‹ Traité de l'épuration des eaux naturelles et industriellesChapitre 54 sur 97 · FER · texte numérisé non relu

FER

On sait depuis longtemps que les eaux en contact avec le fer se dépouillent d'une partie de leur matière organique et, en particulier, des matières colorantes qu'elles peuvent contenir.

En 1857, le docteur Medlock prit une patente pour l'emploi du fer à la purification des eaux.

G. Bischof, dbc-huit ans plus tard, imagina un filtre domestique qui jouit d'une grande faveur en Angleterre.

Dans ce filtre, l'eau est clarifiée d'abord par une filtration sommaire, puis passe au travers d'une couche de fer à grains grossièrement granulés, ensuite elle traverse du peroyde de manganèse natif, puis enfin filtre à travers un lit de sable fin.

Le fer est dissous, grâce à l'acide carbonique et à l'oxygène qui

sont en dissolution dans Teau. Le carbonate ferreux et Thydrate de fer se peroxydent, et agissent sur les matières organiques qu'ils brûlent ou précipitent.

Bischof a imaginé d'autres dispositions de filtres pour la filtration de grandes quantités d'eau ; ces filtres ont été employés à Anvers, notamment pour la filtration des eaux de la Nèthe dont on prend les eaux pour l'alimentation de la ville.

Plus récemment, W. Anderson a proposé de traiter les eaux, non plus par la filtration sur le fer, mais en agitant le fer divisé au contact de l'eau, de façon à maintenir nettes les surfaces métalliques et faciliter l'attaque. Ce procédé étant employé principalement au traitement des eaux contaminées; nous l'examinons dans le dernier chapitre, traitant des eaux résiduelles et de leur épuration.

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