‹ Traité de l'épuration des eaux naturelles et industriellesChapitre 81 sur 97 · NUMÉROS · texte numérisé non relu

NUMÉROS

solides

parcourues en

restées dans Tcau

d'ordre

milles

Poids ea kilogrammes

Taux p. 100 rapporté au poids total

Taux p. 100

Appareil de Meyer. — La disposition de Meyer (fig. 134) est une modification du celle de Schau. Elle comporte un décanteur muni d'un robinet de purge.

La vapeur arrive dans le dôme par Torifice e ; Teau arrive par le tuyau g, passe dans a, subit un choc en b et se répartit sur une série de plateaux c, sur lesquels elle s'échauffe; elle coule par les tuyaux A, avec les précipités, dans Tespace b où se fait le dépôt des boues. La purge se fait par le robinet r.

Appareil d'Haswell. — Une disposition difTérente des précédentes est celle d'Haswell qui place son appareil, non dans le dôme, mais horizontalement dans la partie haute de la chaudière.

La figure 13S représente une coupe en travers de cet appareil, la figure 136 une coupe longitudinale et la figure 137 un plan.

* Fischer. Chemische technologie des Wassers,

L'eau arrive par le tuyau d'alimentation, coule dans le tuyau demicylindrique A, ouvert à sa partie supérieure et dans lequel se trouvent de nombreuses chicanes; elle s'échauffe, se dépouille d'une partie de ses sels, et coule par Téchancrure e dans le générateur.

Fig. 134. — Réchauffeur de Meyer,

L'appareil, suspendu librement par des tirants, peut être enlevé par un trou d'homme ménagé à Tavant de la chaudière.

Cette disposition a été reproduite depuis, avec quelques modifications, par plusieurs constructeurs. Dans ces dernières années on a proposé, entre autres, un appareil de même genre, dit appareil Garoll, plus simple, mais moins efficace.

Appareil de Pauksch. — Pauksch place le réchauffeur dans Feau

lAUX NATURELLES

Fig. 135.

Fig. i30.

Fig. 135 à 137. — Réchauffeur Haswel.

Fig. 138.

de la chaudière même. La figure 138 donne une coupe en travers et la figure 139, une coupe en long de cet appareil *.

Sur un tuyau a, occupant la longueur de la chaudière, sont disposés des tuyaux verticaux rf,rf, /,'facileraent démontables, dont Tun, /a son extrémité ouverte au-dessus du niveau de Teau.

L*eau d'alimentation entre par le tuyau e, se répartit dans la longueur du cylindre a, monte dans les tuyaux rf, en s'échauffant au

Fig. 139. — Rechauffeur de Pauksch.

contact de ces tuyaux plongés dans Teau de la chaudière et vient couler hors de ces tuyaux dans Teau de la chaudière même à laquelle elle se mélange. De temps en temps on ouvre la soupape et Ton évacue les boues.

Le cylindre a est démontable et peut être sorti de la chaudière. Les tuyaux d s'enlèvent facilement par Fintérieur de la chaudière même, ce qui permet de les nettoyer à fond de temps à autre.

Dispositif de Holcroft et Hoyle. — Un certain nombre de constructeurs disposent dans leurs générateurs des cloisons protectrices disposées de façon à recueillir les boues précipitées et les empêcher de tomber au coup de feu. Une des dispositions les plus anciennement connues est celle de Holcroft et Hoyle qui placent dans le corps cylindrique des chaudières à 0™,08 ou 0™,10 du fond un coUec-

• Fischer. Chemische technologie des Wassers,

EPURATION DES EAUX

leur en tôle mince concentrique à ce fond, dans lequel se dépose le tartre que Ton expulse par un robinet de vidange.

Dispositif de Prégardien. — Dans la chaudière Prégardien ' (fig. 140), composée d'un corps cylindrique et de tubes pendentifs,

Fig. 140. — Dispositif de Prégardien.

on préserve le fond de la chaudière et les tubes au moyen d'une tôle sensiblement concentrique aux parois, mais présentant une légère pente.

A rintérieur de cette tôle enveloppe, se trouve une tôle BF, inclinée en sens inverse ; sur cette tôle ainsi que sur la partie inférieure de l'enveloppe, sont disposées des cloisons verticales E, qui ont pour effet de retenir les dépôts.

Cette enveloppe s'étend jusqu'auprès des parois latérales de la chaudière et s'approche de ses deux extrémités C et F, sa partie supérieure s'élève au-dessus du niveau le plus haut que l'on puisse atteindre. La hauteur des cloisons augmente de A vers B et de G vers D, afin de présenter une résistance constante à l'entraînement des matières précipitées qui deviennent de plus en plus rares et légères. La tôle BF est traversée par des tuyaux courts et verticaux qui donnent passage à la vapeur formée à l'intérieur de l'enveloppe. La vapeur qui se produit dans les tubes passe entre les

• iJinglerspoL Journal^ t. CCLIV, p. 425.

parois de la chaudière et l'enveloppe intérieure. La boue se dépose d autant plus facilement que Tenveloppe n'est pas en contact immédiat avec les gaz chauds du foyer : tout est disposé de telle sorte que les cloisons puissent être rapidement nettoyées même à Tintérieur de la chaudière.

Tous ces dispositifs qui compliquent singulièrement les générateurs ont l'inconvénient grave de ne pas localiser la totalité des sels incrustants, à l'état de boues, dans un organe facilement nettoyable, et par conséquent de ne pas atteindre le but visé, gr&ce auquel ils pourraient devenir acceptables. Il échappe, quoi qu'on fasse, une portion du carbonate de chaux qui se répand dans la chaudière et y forme des dépôts, et la presque totalité du sulfate de chaux dont la cristallisation persiste à se faire et cela en dehors de l'appareil, aux points qui reçoivent l'action de la flamme.

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