Traité de l'erysipèle
Vous avez dit souvent à vos élèves que les adénites lymphatiques chez les sujets scrofuleux étaient dues principalement à une irritation de voisinage négligée.
Séduits par une théorie dont les éléments semblent d’autant plus échapper qu’on les poursuit avec plus de persévérance, les partisans de diathèses ont refusé d’admettre cette idée aussi simple que saisissable. 11 y a, on ne sait pourquoi, dans certains esprits, une répugnance à admettre les choses naturelles.
Plus désireux de poursuivre l’étude des maladies, en allant du connu vers l’inconnu, je mo suis préoccupé surtout des conditions de développement de l’érysipèle
et de leurs rapports avec la lésion élémentaire de cette maladie et de celles qui s’en rapprochent. J’ai suivi ainsi des principes que vous nous avez inculqués. Je n’ai donc rien inventé ; j’ai déduit. Aussi ces quelques lignes ontelles pour but de vous restituer une large part d’une idée que vous avez déjà fécondée.
Du reste, c’est près de vous que j’ai amassé la plupart des matériaux réunis dans ce livre. Ce serait encore là un devoir pour moi de vous en offrir les prémices, si je n’avais conservé de vos leçons et de vos conseils un profond sentiment de reconnaissance et si je n’aspirais à me ranger au nombre de ceux qui aiment le travail et dont vous êtes le plus glorieux modèle.