DISCOURS TROISIÈME
»i l’esprit doit être considéré comme dn don de la NATURE , OU COMME UN EFFET DE l’ÉDUCATION.
Pour résoudre ce problème, on recherche, dans ce Discours, si la nature a doué les hommes d’une égale aptitude à l’esprit , ou si elle a plus favorisé les uns que les autres; et l’on examine si tous les hommes communément bien organisés n’auraient pas en eux la puissance physique de s’élever aux plus hautes idées, lorsqu’ils ont des motifs suffisans pour surmonter la peine de X application.
Chapitrf. premier. Page ire
On fait voir, dans ce Chapitre, qne, si la nature a donné aux divers hommes d’incgales dispositions à l’esprit, c’est en douant les uns préférablement aux autres d’un peu plus de finesse de sens , d’étendue de mémoire ou de capacité d’attention. La question réduite à ce point simple, on examine dans les Chapitres suivans quelle influence a sur l’esprit des hommes la différence qu’à cet egard la nature a pu mettre entre eux.
Chap. II. De la finesse des sens. 8
Chap. III. De l’étendue de la mémoire. 12
Chap. IV. De l’inégale capacité d’attention. 25
On prouve, dans ce Chapitre, qne la nature a doué tous les hommes communément bien organisés, du degré d’attention nécessaire pour s’élever aux plus hautes idées : on observe ensuite que l’attention est une fatigue et une peine à laquelle on se soustrait toujours , si l’on n’est animé d’une passion propre à changer cette peine en plaisir; qu’ainsi la question se réduit à savoir si tous les hommes sont, par leur nature , susceptibles de passions assez fortes pour les douer du degré d’attention auquel est attachée la supériorité de l’esprit. C’esl pour parvenir à cette connaissance qu’on examine, dans le Chapitre suivant, quelles sont les forces qui nous meuvent.
4gO -(TABLE SOMMAIRE.
Cn.AP. Y. Des forces qui agissent sur notre ame. Page 49
Ces forces se réduisent à deux : l’une, qui nous est communiquée par des passions fortes; et l’autre, par la Laine de l’entmi. Ce sont les effets de cette dernière force qu’on examine dans ce Chapitre.
Chap. VI. De la puissance des passions. 57
On prouve que ce sont les passions qui nous portent aux actions héroïques , et nous élèvent aux plus grandes idées.
Chap. VII. De la supériorité d’esprit des gens
passionnés sur les gens sensés. 67