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C.hap. VIII. On devient stupide dès qu’on cesse

d’être passionné. 79

|iprès avoir pronvé que ce sont les passions qui nous arrachent à la paresse ou à l’inertie, et qui nous douent de cette continuité d’attention nécessaire pour s’élever aux plus hautes idées, il faut ensuite examiner si tous les hommes sont susceptibles de passions et du degré de passion propre à nous douer de cette espèce d’attention. Pour le découvrir, il faut remonter jusqu’à leur origine.

Chap. IX. De l’origine des passions. 88

L’objet de ce Chapitre est de faire voir que toutes nos passions prennent leur source dans l’amour du plaisir ou dans la crainte de la douleur, et par conséquent dans la sensibilité physique. On choisit pour exemples en ce genre les passions qui paraissent les plus indépendantes de cette sensibilité, c’est-à-dire l’avarice, l’ambition, l’orgueil et l’amitié.

Chap. X. De l’avarice. 9^

On prouve que cette passion est fondée sur l’amour du plaisir et la crainte de la douleur; et l’on fait voir comment, en allumant en nous la soif des plaisirs, l’avarice peut toujours nous en priver.

Chap. XI. De l’ambition. v‘ 9^

Application des mêmes principes, qui prouvent que les memes motifs qui nous font désirer les richesses , nous font rechercher les grandeurs.

Chap. XII Si, dans la poursuite des grandeurs, on ne cherche qu’un moyen de se soustraire à la douleur, ou de jouir du plaisir physique, pourquoi le plaisir échappe- 1- il si souvent à l’ambitieux? 10~

On répond à cette objection, et l’on prouve qu’à cet égard il en est de l’ambition comme de l'avarice.

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Chap. XIII. De l’orgueil. Page n5

L’objet de’ce Chapitre est de montrer qn’on ne désire d’être estimable que pour être estimé , et qu’on ne désire d’être estimé que pour jouir des avantages’que l’estime procure;] avantages qui se réduisent toujours à des plaisirs physiques.

CnAP. XIY. De l’amitié. 122

Autre application des mêmes principes.

Chap. XY. Que la crainte des peines ou le désir des plaisirs physiques peuvent allumer en nous toutes sortes de passions. i36

Après avoir' prouvé, dans les Chapitres précédens, que toutes nos passions tirent leur origine de la sensibilité physique, pour confirmer cette vérité ,. on prouve dans ce Chapitre que, par le secours des plaisirs physiques, les législateurs peuvent allumer dans les coeurs toutes sortes de passions. Mais en convenant que tous les hommes sont susceptibles de passions, comme on pourrait supposer qu’ils ne sont pas du moins susceptibles du degré de passion nécessaire pour les élever aux plus hautes idées, et qu’on pourrait apporter en exemple de cette opinion l’insensibilité de certaines nations aux passions de la gloire et de la vertu, on prouve qne l'indifférence de certaines nations, à cet égard, ne tient qu’à des causes accidentelles, telles que la forme différente des gouvernemens.

Chap. XVI. À quelle cause on doit attribuer l'indifférence de certains peuples pour la vertu. 1^5

Pour résoudre cette question, on examine dans chaque homme le mélange de ses vices et de ses vertns, le jeu de ses passions, l’idée qu’on doit attacher an mot vertueux; et l’on découvre que ce 11’est point à la nature, mais à la législation particulière de quelques empires, qn’on doit attribuer l’indifférence de certains peuples pour la vertu. C’est pour jeter plus de jour sur cette matière que l’on considère en particulier, et les gouvernemens despotiques, et les états libres, et enfin les différens effets que doit produire la forme différente de ces gouvernemens. On commence par le despotisme, et, pour en mieux connaître la nature, on examine quel motif allume dans l’homme le désir effréné du pouvoir arbitraire.

Chap. XVII. Du désir que tous les hommes ont d’etre despotes; des moyens qu’ils emploient pour y parvenir, et du danger auquel le despotisme expose les rois. 160

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Chap. XYIII. Principaux effets du despotisme. Page 16g

On prouve, dans ce Chapitre, que les visirs n’ont aucun intérêt à s’instruire , ni de supporter la censure; que ces visirs, tirés du corps des citoyens, n’ont, en entrant en place, aucuns principes de justice et d’administration , et qu’ils ne peuvent se former des idées nettes de la vertu.

Chap. XIX. Le mépris et l’avilissement où sont les peuples entretiennent l’ignorance des visirs; second effet du despotisme. 177

Chap. XX. Du mépris de la vertu, et de la fausse estime qu’on affecte pour elle; troisième effet du despotisme. 18a

On prouve que, dans les empires despotiques, on n’a réellement qu« du mépris pour la vertu, et qu’on n’en honore qné le nom.

Chap. XXI. Du renversement des empires soumis au pouvoir arbitraire; quatrième effet du despotisme. 18g

Après avoir montré , dans l’abrutissement et la bassesse de la plupart des peuples soumis au pouvoir arbitraire, la cause du renversement des empires despotiques, on conclut, de ce qu’on a dit sur cette matière, que c’est uniquement de la forme particulière des gouvernemens que dépend l’indifférence de certains peuples pour la vertu; et, pour ne laisser rien à désirer sur ce sujet, l’on examine, dans les Chapitres suivans , la cause des effets contraires.

Chap. XXII. De l’amour de certains peuples pour

la gloire et la vertu. *9®

On fait voir, dans ce Chapitre, que cet amour pour la gloire et pour la vertu dépend, dans chaque empire, de l'adresse avec laquelle le législateur y unit l’intérêt particulier à l’intérêt général; union plus facile à faire dans certains pays que dans d autres.

Chap. XXIII. Que les nations pauvres ont toujours été et plus avides de gloire et plus fécondes en grands hommes que les nations opulentes. 201

On prouve, dans ce Chapitre, que la production des grands hommes est, dans tous pays, l’effet nécessaire des récompenses qu’on y assigne aux grands talcns et aux grandes vertus; et que les talens et les vertus ne sont nulle part aussi récompensés que dans les républiques pauvres et guerrières.

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Chap. XXIV. Preuve de cette vérité. Page 207

Ce Chapitre ne contient que la preuve de la proposition énoncée dans le Chapitre précédent. On en tire cette conclnsion : c'est qu’on peut appliquer à toute espèce de passion ce qu’on dit, dans ce même Chapitre, de l’amour ou de l’indifféicnce de certains peuples pour la gloire et pour la vertu : d’où l’on conclut que ce 11’est point à la nature qu’on doit attribuer ce degré inégal de passions dont certains peuples paraissent susceptibles. On confirme cette vérité en prouvant, dans les Chapitres suivans, que la force des passions des hommes est toujours proportionnée à la force des moyens employés pour les exciter.

Chap. XXV. Du rapport exact entre la force des passions et la grandeur des récompenses qu’on leur propose pour objet. 212

Après avoir fait voir l’exactitude de ce rapport, on examine à quel degré de vivacité on peut porter l’enthousiasme des passions.

Chap. XXVI. De quel degré de passion les hommes

sont susceptibles. 22a

On prouve, dans ce Chapitre, que les passions peuvent s’exalter en nous jusqu’à l’incrovahle; et que tous les hommes, par conséquent, sont susceptibles d’un degré de passion plus que suffisant pour les faire triompher de leur paresse, et les douer de la continuité d’attention à laquelle est attachée la supériorité d’esprit; qtr'ainsi la grande inégalité d’esprit qu’on aperçoit entre les hommes dépend et de la différente éducation qu’ils reçoivent, et de l’cnchainement inconnu des diverses circonstances dans lesquelles ils se trouvent placés. Dans les Chapitres suivans , on examine si les faits se rapportent aux principes.

Chap. XXVII. Du rapport des faits avec les principes ci-dessus établis. 1 3i

Le premier objet de ce Chapitre est de montrer que les nombreuses circonstances dont le concours est absolument nécessaire pour former des hommes illustres, se trouvent si rarement réunies, qu’en supposant dans tous les hommes d’égales dispositions à l’esprit, les génies dn premier ordre seraient encore aussi rares qu’ils le sont. On prouve de plus, dans ce même Chapitre, que c’est uniquement dans le moral qu’on doit chercher la véritable cause de l’inégalité des esprits; qu’en vain on voudrait l’attribuer à la différente température des climats ; et qu’en vain l’on essaierait d’expliquer par le physique une infinité de phénomènes politiques qui s'expliquent très naturellement par les causes morales. Telles sont les conquêtes

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des peuples du Nord, l'esclavage des Orientaux, le génie allégorique de ces mêmes peuples; et enfin, la supériorité de certaines nations dans certains genres de sciences ou d’arts.

Chap. XXVIII. Des conquêtes des peuples du

Nord. Page 237

Il s agit , dans ce Chapitre, de faire voir que c'est uniquement aux causes morales qu’on doit attribuer les conquêtes des Septentrionaux.

Chap. XXIX. De l’esclavage et du génie allégorique des Orientaux. 249

Application des mêmes principes.

Chap. XXX. De la supériorité que certains peuples ont eue dans divers genres de sciences. 261

Les peuples qui se sont le plus illustrés par les arts et les sciences sont les peuples chez lejquels oes mêmes arts et ces mêmes sciences ont été plus honorés : ce n’est donc point dans la différente température des climats, mais dans les causes morales, qu’on doit chercher la cause de l’inégalité des esprits.

La conclusion générale de ce Discours, c’est que tous les hommes communément bien organisés ont en eux la puissance physique de s’élever aux plus hautes idées ; et que la différence d’esprit qu’on remarque entre eux dépend des diverses circonstances dans lesquelles ils se trouvent placés, et de Y éducation différente qu’ils reçoivent. Cette conclusion fait sentir toute l’importance de l'éducation.

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