DES DIFFERENS NOMS DONNES A LESTRIT
Pour donner une connaissance exacte de l’esprit et de sa nature , on se propose, dans ce Discours, d’attacher des idées nettes aux divers noms donnés à l’esprit.
Chap. premier. Du génie. 277
Chap. II. De l’imagination et du sentiment. 290
Chap. III. De l’esprit. 3io
TABLE SOMMAIRE
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Chap. IV. De l’esprit fin et de l’esprit fort. Ciiap. V. De l’esprit de lumière, de l’esprit étendu,
de l’esprit pénétrant et du goût.
Chap. VI. Du bel esprit.
Chap. VII. De l’esprit du siècle.
Chap. VIII. De l’esprit juste.
On prouve, dans ce Chapitre, que, dans les questions compliquées, il ne suffit pas, pour bien voir, d’avoir l’esprit jnste, qu’il faudrait encore l’avoir etendn; qu’en général, les hommes sont sujets à s’enorgueillir de la justesse de lenr esprit, à donner à cette justesse la préférence snr le génie; qu’en conséquence, ils se disent supérieurs aux gens à talcns, croient, dans cet aven, simplement sc rendre justice, et ne s’aperçoivent point qu’ils sont entraînés à cette erreur par une méprise de sentiment commune à presque tons les hommes, méprise dont il est sans doute utile de faire apercevoir les causes.
CnAP. IX. Méprise de sentiment. ' 379
Ce Chapitre n’est proprement qne l’exposition des deux Chapitres suivans. On y montre seulement combien il est difficile de se connaître soi-même.
Chap. X. Combien l’on est sujet à se méprendre
sur les motifs qui nous déterminent. 38o
Développement du Chapitre précédent.
Chap. XI. Des conseils. 3g5
Il s’agit d’examiner, dans ce Chapitre, pourquoi l’on est si prodigue de conseils, si aveugle sur les motifs qui nous déterminent à les donner, et dans quelles erreurs enfin l’ignorance on nons sommes de nousmêmes à cet égard, peut quelquefois précipiter les autres. On indique, à la fin de ce Chapitre, quelques uns des moyens propres à nous faciliter la connaissance de nous-mêmes.
Chap. XII. Du bon sens. A08
Chap. XIII. Esprit de conduite. 4 1 3
Chap. XIV. Des qualités exclusives de l’esprit et
de l’ame. ' 427
Après avoir essayé , dans les Chapitres précédens , d’attacher des idées nettes à la plupart des noms donnés à l’esprit, il est utile de connaître quels sont et les talens de l’esprit qui, de leur nature, doivent réciproquement s’exclure, et les talens que des habitudes contraires rendent, pour ainsi dire, inalliables. C’est l’objet qu’on se propose d’examiner dans ce Chapitre et daus le Chapitre suivant , où l’on
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s’applique plus particulièrement à faire sentir tonte l’injnstice dont le public use, à cet égard, envers les hommes de génie.
Chap. XV. De l’injustice du public à cet égard. 444
On ne s’arrête, dans ce Chapitre, à considérer les qualités qui doivent s’exclure réciproquement que pour éclairer les hommes sur les moyens de tirer le meilleur parti possible de leur esprit.
Chap. XVI. Méthode pour découvrir le genre
d’étude auquel on est le plus propre. 460
Cette méthode indiquée, il semble que le plan d’une excellente éducation devrait être la conclusion nécessaire de cet ouvrage : mais ce plan d’éducation , peut-être facile à tracer, serait , comme on le verra dans le Chapitre suivant, d’une exécution très difficile.
Chap. XVII. De l’éducation. 47^
Ou prouve, dans ce Chapitre, qu’il serait sans doute très utile de perfectionner l’éducation publique , mais qu’il n’est rien de plus difficile; que nos mœurs actuelles s’opposent, en ce genre, à toute espèce de réforme; que dans les empires vastes et puissans, on n’a pas toujours un besoin urgent de grands hommes; qu’en conséquence, le gouvernement ne peut arrêter long-temps ses regards snr cette partie de l’administration. On observe cependant, à cet égard, que dans les états monarchiques, tels que le nôtre, il ne serait pa9 impossible de donner le plan d’une excellente éducation , mais que cette entreprise serait absolument vaine dans des empires soumis au despotisme, tels que ceux de l’Orient.
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