‹ Traité de l'existence de DieuChapitre 4 sur 81 · Publié en · texte numérisé non relu

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SUR FÊNELON. V

n avait trouvé dans Bossuet un attachement qui devait être moins durable. Admis à la familiarité de ce grand homme, il étudiait son génie et sa vie. L'exempte de Bossuet, dont la religion toute polémique s'exerçait par des controverses et des conversions, inspira sans doute à Fénelon le Traité du ministère des pastewrs^ ouvrage dans lequel il combat les hérétiques avec plus de modération que n'en montrait son illustre modèle. Le sujet, le mérite de cet ouvrage, et le suffrage tout-puissant de Bossuet engagèrent Louis XIV à confier à Fénelon le soin d'une mission nouvelle dans le Poitou. L'uniformité rigoureuse que Louis XIV voulait étendre sur toutes les consciences de son royaume, et la résistance qui naissait de l'oppression, obligeaient souvent le monarque à faire soutenir ses missionnaires par des soldats. Fénelon ne se borna point à rejeter absolument l'odieuse assistance des dragons ; il voulut choisir lui-même les collègues ecclésiastiques qui partageraient un ministère de persuasion et de douceur. Il convertit sans persécuteri et fit aimer la croyance dont il était l'apôtre.

L'importance que l'on attachait à de semblables missions, attira plus que jamais les regards sur Fénelon, qui s'en était heureusement acquitté. Un grand objet était offert à l'ambition et au talent. Le duc de Bourgogne, petitfils de Louis XIV, sortait de la première enfance; et le roi cherchait en quelles mains il confierait ce précieux dépôts La vertu, aidée de la faveur de Mme de Maintenon, obtint la préférence. M. de Beauvilliers fut nommé gouverneur , et il choisit et fit agréer au roi Fé*

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