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houille qui le produisent, quand bien même ces communications seraient remplies d'efiu , parce que le dégagement peut avoir lieu sous des pressions considérables. Il résulte de là que Ton doit regarder comme suspectes toutes les excavations situées dans le voisinage des couches de houille à grisou, même lorsquUl n'existe pas de galeries entre ces excavations et les couches , les fissures naturelles du terrain pouvant suffire pour y amener le gaz.
Insuffisance des agents chimiques pour détruire les gaz méphitiques dans les mines.— Lorsque Pair d'une excavation est impropre à Tentretien de la combustion , ou lorsqu'il contient une assez forte proportion de gaz inflammable pour que le cylindre en gaze métallique de la lampe de sûreté se remplisse de flamme , il y a toujours danger imminent à y pénétrer et à y séjourner quelque temps. L*emploi des agents chimiques , pour absorber ou dénaturer les gaz nuisibles, est tout à fait insuffisant, soit parce que Ton ne peut établir un contact assez intime entre l'agent chimique employé et les gaz sur lesquels il devrait agir , soit parce que les gaz nuisibles se reproduisent rapidement par suite des mêmes causes qui ont contribué à les former d'abord. Ainsi , par exemple , si l'on jette un lait de chaux ou des dissolutions d'alcali caustique dans des lieux infestés diacide carbonique ou d'un autre gaz acide , l'action de l'alcali est purement locale , et ne saurait purger l'air dans toute l'étendue de l'excavation. €e moyen même est inefficace (nous en avons fait l'épreuve) pour des bouts de galeries fort étroites qui reçoivent de l'acide carbonique par les fissures du terrain.
Dans les mines infestées de grisou , il était assez ordinaire, autrefois , de mettre le feu au gaz accumulé dans certaines parties de la mine , afin de s'en débarrasser. Cette méthode était dangereuse pour les ouvriers chargés de mettre le feu et pour les mines elles-mêmes qui pouvaient être incendiées. Elle avait en outre l'inconvénient de remplacer le gaz inflammable brûlé par de l'acide carbonique et de la vapeur d'eau , en faisant disparaître deux volumes d'oxygène pour un volume de gaz brûlé, de sorte qu'elle viciait l'air d'une autre manière. Elle est proscrite aujourd'hui avec beaucoup de raison.
Enfin, il serait de la dernière imprudence de compter, pour neutraliser l'action délétère de l'hydrogène sulfuré et des miasmes, sur Taction du chlore gazeux, comme on l'emploie dans les salles d'hôpitaux , parce qu'il y a lieu de craindre que les miasmes et l'hydrogène sulfuré ne soient répandus ici en beaucoup plus grande quantité.
Nécessité d'un aérage actif et continu. — On ne peut assainir les
raines et toutes les excavations souterraines , qu*en délayant les gaz oaisibles dans une masse d*aîr atmosphérique suffisante pour les rendre inoffensifs. Or , comme ces gaz se développent d*une manière continue , il est évident qu*on ne saurait atteindre le but qu^n renouvelant aussi , d'une manière continue , Tair dans toutes les parties des exèavations , c'est-à-dire en y déterminant un courant d'air incessant venant du jour, et retournant dans l'atmosphère par une autre issue qui entraîne au dehors les gaz qu'il aura rencontrés et délayés sur son passage. On dit d'une mine qu'elle est bien aérée lorsqu'elle est assainie par un semblable renouvellement d*air.
Pour que l'air soit salubre et sans influence nuisible sur la santé des ouvriers qui le respirent tous les jours, pendant huit, dix ou même douze heures, il ne suffit pas qu'il soit propre à l'entretien de la combustion et qu'il ne soit pas explosif; le danger peut exister sans être imminent. C'est ainsi que , dans les mines mal a^*ées , les ouvriers sont attaqués , au bout de quelque temps , d'une maladie particulière à laqudle on donne le nom d'anémie. La pâleur de la face , une débilité croissante en sont les symptômes. La guérison en est longue , difficile, peut-être même devient incertaine, lorsqu'elle a fait <des progrès considérables. On ignore si certains gaz, par exemple des traces d'hydrogène sulfuré, des miasmes, ne sont pas les causes principales qui la déterminent; mais, enioufi cas, l'activité de la ventilation est l'unique moyen d'assainir les ateliers souterrains où elle se développe*
Il y a des circonstances dans lesquelles il est urgent de pénétrer dans des excavations remplies d'un air infect ou explosif avant qu'on ait pu le renouveler, par exemple, lorsqu'il s'agit de retirer des hommes blessés ou asphyxiés, de sauver la raine d'un péril imminent par l'exécution de certains travaux. Nous Indiquerons dans le dernier chapitre les précautions à prendre et les appareils à employer dans ees cas purement exceptionnels. Auparavant nous devons faire connaître les moyens d'assurer la salubrité constante de l'air des mines par un renouvellement d'air suffisant dans toutes leurs parties.
Propriétés générales des fluides aériformes €t lois du mouvement, — Les fluides aériformes exercent sur les parois des vases qui les contiennent, et sur la surface de tous les corps plongés dans leur intérieur, une pression que Ton mesure au moyen du baromètre. Cet instrument fait connaître la hauteur verticale de la colonne de mercure qui peut être soutenue par cette pression.
Par exemple, si la hauteur du mercure , dans le baromètre , est de 75 centimètres , la température du mercure étant de degré centi-
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grade , on saura qu^e la pression du floide aérttonnequi est en contact avec la surface libre du mercure , soutient une colonne de mercure de 75 centimètres de hauteur. Or, te poids du mètre cube de mercure, à la température de degré , est de 13.596 kilogrammes. Un prisme de mercure qui aurait pour base un mètre carré et 75 centimètres de hauteur, pèserait en conséquence 13.598X0,75» 10. 196 1^1.50. Ainsi, rindication barométrique DOits montre, dans ce cas, que la pression que le fluide exerce «m* une surface d^un mètre carré est de lO.lOS^'iJ-jBO.
On appelle tension on pmêùm d'an fluide aé^iforme la pression , exprimée en unités de'potds, que ce fluide exerce sur Tunlté superficielle. L'exemple précédent montre eomment on conclut la pression ainsi définie de robservatioin barométrique.
Le poids spécifique ou le poids du mètre cube de mercure varie avec la température. Ainsi , pour déduire d'une observation barométrique la valeur exacte de la pression , il faut tenfrcompte de la température du mercure, qui est ordinaitement donnée par un thermomètre, fixé sur la même monture que le tube barométrique. Les physiciens ayant constaté que le mercure se dilate , pour une élévation de température de 1 degré centigrade , de 1/5550 de son volume & degré , il s^ensuft qu'à une température de t degrés , le poids du mètre cube de mercure
est moindre qu'à degré dans le rapport de 1 à 1 X ggj^. Ce poids est
donc exprimé en kilogrammes par :
Lorsque ron veut déterminer la pression d'un fluide contenu dans un réservoir, on emploie ordinairement un manomètre. Cet instrument «insiste en un tube recourbé à trois branches (Pl.XXIll^ftgA)^ ouvert à ses deux extrémités. Dans le coude inférieur c du ^Imn formé par les deux branches fwo, «0, on place un liquide, dumercure , de l'eau ou de l'alcool. L'exirémité de la branctee mp du tube est insérée dansle vase par une oaverttre ménagée dans la paroi AB , de sorte que le liquide remplissant le coude est pressé sur sa ^rfacea par le fluide contenu dans le vase, et sur sa surface b p« par l'atmosphère. La différence desbauleurs verticales dit ti^uide«anométrique dans les deux branches mo^nc mesurera la diflBércnce des pressions du fluide contenu dans le réservoir et de l'aliaofipbôrc;
comme d*ai Heurs la pression atmosphérique pourra être mesurée par le baromètre, on connaîtra aussi la pression absolue du fluide dans le réservoir.
Si le liquide manoroétrique est du mercure , et si A exprime , en mètres 9 la diffërence du niveau dins les deux branches mo et ne, t étant la tempéra|ure du mercure en degrés centigrades,