‹ Traité de l'exploitation des mines (volume 2)Chapitre 7 sur 25 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

On fètàii cottetraire un disque en tonte , auquel on fixerait plusreurs 8éPi6S circulaires de trépans aciérés capables d'entailler et de broyer la roche. par percussion. Ces trépans seraient saillants sur la face inférieure du disque , auquel on donnerait un diamètre plus large de )5 à ^ centimètres que celui du cylindre circonscrit an cuvelage que ' Ton enfoncera plus tard dans le puits. Ce disque serait fixé à une tig^e rigide en bois ou en fer , composée de parties jointes entre elles par des emmanchements, comme le sont les tiges de sonde , ayant toute •la profondeur du puits, et suspendu à un câble , pour être manœuvré à la manière des outils de sondage qui agissent par percussion. Pour 'guider le disque dans sa chute , on adapterait à la tige , vers sa partie 'SU|>érieure , un cylindre d*un à deux mètres de hauteur, et on fixerait aux cadres supérieurs établis à la tête des pieux, des solives disposées suivant une surface cylindrique d^un diamètre un peu plus grand que «eluidu disque, qui embrasserait le cylindre adapté à la tige, et dont ^raxe 8« conlOndrait avec celui de Tenceinte vidée de sable. Bli adoptant une disposition convenable pour les trépans fixés au disque circttlaire dont j^ai parlé , on arriverait sans doute à entailler la roche .solide sur une profondeur suflisante pour que le fond de cette entaille -présentât une surface horizontale assez bien dressée pour recevoir !e oovelage que Ton descendrait dans le puits plein d'eau. Les fragments •de roche broyée seraient extraits au moyen de seaux à soupape ana- ^ogfUes à ceux dont on fait usage dans ^opération du sondage.

Le travail indiqué ci^dessus n*est, au reste, qu'un sondage sur un diamètre inusité. Il serait possible qu'il pût être exécuté avec plus de facîHté, en forant d'abord dans l'axe du puits un trou d'un diamètre inéindre, 30 à 40 centimètres par exemple, pour lequel on se servirait *è\tfre sonde et àes outils de sondage ordinaire. La sonde serait guidée, dans ce premier forage, par un cylindre en tôle ou en fonte établi dans i'axe dupuits, et fixé aux cadres^qui auraient servi t diriger les pretrx. Quand ce premier trou aurait été poussé à une profondeur de 5 à mètres, on enlèverait le tube, et on opérerait seulement alors 'avec le large disque garni de trépans que j'ai indiqué, et dont le trépan cehtral serait remplacé par un cylindre plein , qui s'engagerait dan^ le irOu déjà tore et servirait à guider l'instrument.

Dne tois qU*on serait parvenu à dresser une banquette horizontale circtilaire capable de servir d'assiette au cuvelage, il serait aisé de (ièsoendre dans le puits un cuvelage en tonte ou en bols, formé par des pièces superposées que l'on assemblerait successivement lésâmes sur les autres à l'orîfice du puits : le cuvefàg'e étant mis en place, on coulerait dans l'intervalle compris entre son contour extérieur et

GUYELAGS DES PUITS. 85

VeBcewte <l6 pieux ur bétoo composé de eheax hydraulique , de sable et de petite cailloux. Ce béton tassé fortement , de manière à remplir tout Tespace vide , ferait bientôt prise dans Teau , et Tépoisement dans J'intérieur du cuvelage serait alors rendu facile.

Mfmchineà air comprimé de M. Triger,—Je citerai ici le procédé •ingénieux imaginé par M. Triger pour exécuter un travail de ce genre dans les sables mouvants et très-aquifëres qui recouvrent le terrain bouiller existant sous le lit même de la Loire et près des bords de ce •fleuve, à la hauteur de Gbalonnes (Maine-et-Loire). On était parvenu, en suivant des méthodes analogues à celles <f«i sont usitées dans les travaux de sondage, à enfoncer un tube en télé de 1»,33 de diamètre intérieur et 12 millimètres d*épaisseur, à travers les sables mouvants dont la puissance est d^environ 20 mètres jusqu^au roc solide , et -à extraire les sables contenus dans rintérieur de ce tube. Mais les eaux arrivant abondamment par dessous les bords inférieurs du tube , on n'avait paS de moyens suffisants pour les épuiser. Il fallait cependant, pour arrêter les eaux, établir une jonction entre le tube et la roche solide. Pour y parvenir, M. Triger imagina de placer à Torifice du puits un appareil qu*il appelle un sas à air. G*est une boité de forme quelconque qui s'adapte à la partie supérieure du tube en tôle par un disque circulaire garni d'étoupes , afin d*oblenir une jonction aussi parfaite que possiUe. Un tuyau traverse cet appareil, débouche dans le puits par une extrémité, et communique par Taulre avec une pompe à air , dont le piston est mené par une machine à vapeur. On pouvait ainsi fouler de Tair dans le puits. La pression de Tair devenue assez forte forçait Teau à rentrer dans les sables , et Tempéchait de passer des sables extérieurs dans le puits. L'eau était aussi élevée au jour par un tuyau traversant Tappareil, dont Torifice inférieur plongeait dans Peau , et qui débouchait librement au jour. Le sas à air est muni d^une porte ou soupape sViuvrant vers rintérieur, par laquelle les hommes peuvent s^y introduire. Le disque appliqué sur le puits est muni d'une semblable porte ou soupape s'ouvrent du côté du puits,. et par laquelle les hommes peuvent passer du sas à air dans le puits. Un robinet permet de mettre à volonté l'intérieur du sas en communication avec l'atmosphère , et un autre robinet permet de faire communiquer l'intérieur du même sas avec le puits.

Cela posé , en faisant marcher la pompe foulante , on comprimait l'air dans le puils, et si le deuxième robinet; adapté au disque du sas à air , était fermé, ainsi que la porte adaptée à ce même disque, rintérieur du sa&demeurait rempli d'air à Ja pression atmosphérique ]>es ouvriers pouvaient s'y introduire. Une fois entrés , ils fermaient

3Q CflAPITIlE TI.

. la porte par ]ac{iieUe. ils étaient eûtrés , ainsi que le robinet qui meltaK le sas en communication avec Tatmosphère. lis ouvraient, au contraire, le robinet servant à établir la communication avec le puits. Le sas se remplissait alors, comme le puits, d'air comprimé. Il devenait possible d'ouvrir la porte de communication adaptée au disque du sas, et les hommes pouvaient descendre dans le puits, y travailler, i'I élever dans Tintérieur du sas , au moyen d'un tour à bras qui y «tait installé, les matériaux solides provenant du creusement. Lorsque Tintérieur du cylindre commençait à s'encombrer de ces matériaux, il était nécessaire de les rejeter au dehors. Pour cela, il suffisait de fermer la porte et le robinet de communication adaptés au disque inférieur du sas, et d'ouvrir ensuite le robinet de communication avec l'atmosphère. L'air du sas se mettait en équilibre de pression avec l'air atmosphérique, la porte extérieure s'ouvrait et permettait lie rejeter au dehors les matières extraites.

La plus grande difficulté de ce procé Je, qui a bien réussi à M. Triger, me parait être d'obtenir une jonction suffisante entre le terrain à l'oritice du puits, et le sas à air. Cette jonction ne doit pas être hermétique. 11 faut qu'elle laisse passer une quantité d'air suilîsante pour le renouvellement de l'air nécessaire à la respiration des ouvriers et à la combustion des lampes. Mais il suffit , pour cela, quand la pression est un peu considérable , de fissures extrêmement déliées. Si la jonction est au contraire trop imparfaite, on dépendra une quantité de travail énorme pour maintenir dans le puits une pression suffisante au refoulement des eaux dans les sables.

M. Triger a constaté que les hommes pouvaient travailler , sans inconvénient grave pour leur santé, dans un air comprimé à trois atmosphères, et même trois atmosphères et demie. Les chandeHrs brûlent avec une activité extrême dans cet air comprimé. Dans le commencement de Topéralion, aussitôt après la mise en place du sas à air , l'eau du puits fut vidée sous l'influence de la compression de l'air, par le tuyau qui traversait le sas , et débouchait par un bout dans l'eau du puits, et par l'autre bout dans l'atmosphère.

Quand l'eau eut été refoulée jusqu'au niveau de l'orifice inférieur du tuyau élévatoire, celui-ci se remplit d'un mélange d'eau et d'air , uu d'une eau mousseuse qui jaillit par l'orifice supérieur du tuyau à une hauteur que M. Triger évalue à environ 20 mètres, ce qui correspondrait à une élévation totale d'environ 40 mètres au dessus du niveau de l'eau. La pression totale de l'air comprimé accusée par un manomètre n'était dansée moment que de trois atmosphères, cVstà-diredeux atmosphères en sus de la pression atmosphérique. M. Tri-

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g€r en conclut qu'il est possible d^éleTer Teau , par la pression de Tair, à une hauteur beauecup plus grande que celle qui mesure Texcèsde pression de Tair comprimé au-dessus de la pression atmosphérique, et il proHta, en e£Pet , de cette possibilité , dans la suite du travail, pour élever Teau à 25 mètres de hauteur environ, sans pousser la compression de Pair au delà de deux atmosphères. Pour cela, il pratiqua une ouverture latérale dans la paroi du tuyau d'ascension, à un tiers environ de sa hauteur à partir de Toritice inférieur. L*air qui sMntroduisait par cette ouverture s'interposait entre les particules de Teau soulevée, et la colonne formée d'un mélange d'eau et d'air, rendue plus lé{;ère, pouvait être soutenue par une pression intérieure beaucoup moindre. D'après M. Trijper, l'eau mousseuse ne cessait de se déQSiQer par l'orifice supérieur du tube de 25 mètres de hauteur verticale , que lorsque le manomètre accusait moins d'une demi-atmosphère de pression en sus de la pression atmosphérique. Ces effets sont analogues à ceux que l'on obtient avec la pompe spirale décrite dans les notes de M. Navier sur l'architecture hydraulitiuc de Bélidor. Du reste, il serait évidemment préférable, pour l'économie de la puissance motrice, que l'air fût suffisamment comprimé pour soutenir dans le tuyau et y faire circuler une colonne d'eau sans mélange.

Quand Teau du puits fut vidée jusques en dessous des bords du tube, l'air comprimé pénétra dans les sables, par Tintervalle exis« tant entre la roche solide et le bas du tube. Cet air venait se dégager dans le lit de la Loire dont il faisait bouillonner les eaux, tandis que du sable fin coulait abondamment dans Tintérieur du puits. On arrêta les sables en plaçant un tube en tôle provisoire vers le bas du premier tube; mais la jonction ne put être assez bien établie pour intercepter toute communication de l'intérieur du puits avec Textérieur , et il arriva encore beaucoup d'eau qu'il fallut épuiser, en la refoulant au dehors par le tube ascensionnel. C'est surtout dans cette circonstance qu'on mit à profit le mélange d'eau et d'air , atj;i d'éviter d^avoir à comprimer l'air jusqu'à 3 atmosphères 1/2, comme il aurait fallu le faire, pour élever une colonne d'eau sans mélange d^air à 2o mètres de hauteur.

Enfin on parvint à approfondir le puits de 6 mètres dans la roehe solide , et l'on établit un cuvelage en bois avec trousses picotées, que l'on lia par un picotage au tube en tôleenfùncé dans les sables supérieurs. L'opération terminée , les fil traitons d'eau furent à peu près complètement arrêtées , et M. Triger dit qu'il n'arriva plus dans lepuiis que deux hectolitres d^eau par vingt-quatre heures (Cvmptu

rendus des séances de CJeadémie des sciences , (onfe XlII , paçe 884, séance du â novembre 1841).

Puits creusés par enfoncement d'un tubage en fonte dans le terrain. Dans les environs de Londres, les puits destinés à donner de l'eau pour les usages domestiques ou autres, doivent être creusés à travers des couches de sables coulants et d'argiles sans consistance superposés à Targile de Londres (London cla/) , à la surface de laquelle se trouvent les sources. On traverse ces bancs dont Tépaisseur est de S à 10 mètres, au moyen d'une colonne de tuyaux en fonte de fer de 1^,20 de diamètre intérieur, qu'on enfonce par pression , en chargeant de poids sa partie supérieure. Voici les dimensions des tuyaux que j'ai vus employer pour cet usage dans l'imprimerie de M. Clowes à Lambeth. Ils ont 1»,22 de diamètre intérieur, 22 millimètres d'épaisseur, et 1™,10 de longueur. Us sont terminés à leur partie supérieure et inférieure par des collets ou brides tournés en dedans dont la largeur est de 9 centimètres. Le tuyao inférieur qui pénètre 1p premier dans le terrain n*a de fjrkàe qu'à sa* partie supérieure. Ces tuyaux s'assemblent avec des boulons à vis et écrous, qui traversent les brides entre lesquelles cm in<eri>ose un joint formé d'une couronne plate en plomb ,* ou d'un cercle plat eir fer entouré d'une étoffe de laine fortement goudronnée. Après avoir extrait la terre ^^égétale jusqu'au terrain mouvant , on met en place* le premier tuyau , sur lequel on en assemble un second , puis \xn troisième. Si la colonne ne descend pas dans le terrain par son propre poids, on ia charge avec des saumons de fonte , de plomb , ou autres corps lourds, pour déterminer l'enfoncement. On allonge Va colonne à mesure qu'elle s'enfonce, en ajoutant de nouveaux tuyaux à la partie supérieure , et, s'il est nécessaire, on extrait les sables de Tin-, térieur , soit avec un cylindre à soupape, soit en faisant descendre des hommes , quand le puits est sans eau , ou qu'il est possible d'épuiser celle-ci. La colonne de tuyaux s'enfonce en général lentement sous les poids dont on la charge, et va s'appuyer par sa base sur les argiles dans lesquelles elle pénètre à une petite profondeur. Quand elle a traversé les sables mouvants, on extrait facilement ceux-ci jusques à l'argile, après quelle puits est iermisé. Le puits foncé ainsi dans l'imprimerie de M. Clowes avait 7»,62 de profondeur. La colonne était formée de sept tuyaux superposés , et on avait employé un moispour i'enfbnoer et extraire les sables. La fig, 10, PL Xf^ll^ représente trois tubes en fonte , à brides rentrantes , snperposés. Dans les districts de mines de la Grande-Bretagne, là où l'on rencontre à ta surface même des sables mouvants sur une |>eiite épais-

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ttur , on les trtferse de la même maatière , avec dits tubes ctt fonte : . mais comme ceux-ci doivent avoir un plus grand diamètre , ûDcom*< pose chaque tuyau partiel de (Husleurs segments assemblés par des hndes disposées suivant les génératrices de la surface cylindrt^ine.. On a ainsi des joints verticaux en même temps que des joints bori- 4onlaux, comme dans les covelages en fonte.

Toura en maçonnerie enfoneéee dans les terrains temi-fluides: •r-On a enfoncé quelquefois dans les terrains semi-fluides, dont noua Aoys occupons y des tours en maçonnerie. Les fig. 11 d 16, Pi^ XFIJ^ représentent un travail de ce genre tel qu*il était exécuté autrefîoU dans le district de Tarnowitx en Silésie. La description sui* vante est empruntée au mémoire de H. Thumagel déjà cité si souvent, et imprimé dans le vol. 5 de Tirchiv. de M. Karsten ,p. 108.

On auppose que le puits a un peu moins de 2 mètres de liiamètra intérieur ; Tépaisseur de la maçonnerie est de 0*^0. • On creuse d*abord à la manière ordinaire, dans remplacement du puits , une excavation boisée , fig. 13 , carrée, et dont le côté dépasse de 9 mètres environ le diamètre du puits , y compris Tépaisseur des murs. Au fr>nd de cette excavation qui est approfondie , jusqu'à ce que Ton soit gêné par la nature trop fluide du terrain, on en creuse une autre de section moindre, et dont l»largeur ne dépasse pUis que d*un mètre environ le diamètre extérieur de la maçonnerie. On dresse suivant un plan borizonlal le fond de cette dernière excAvatioD, et on y établit le rouet en cbarpente a a sur lequel la maçonnerie doit être construite. Ce rouet, représenté à part, fig^ Il et 1^, est formé de trois couronnes superposées, en planches de 9 à 8 centimètres d'épaisseur. La couronne supérieure (profil, /^r. 13) a le même diamètre Intérieur que la maçonnerie , et une largeur égale à répaisseur de celic*ct. La couronne intermédiaire ayant mêsM diaMètre iniérienrque la première, débonle ceUs<^i extérieurement 8u^ une largeur de 5 à 8 centimètres -..sur cet espace est ertuaée une^ fotiiilure. circulaire de $ centimètres de prefeAdeur et 1 1/9 à 5 centimètres de large, destinée à recevoir leaextrémétés des plànchei qui doivent enceindre la maçonnerie e( rempêd^er deêroUer contre le terrain. Enfin la couronne inférieure , ayant même diamètre xth ^ieur que l(»s deux autres, a une largeur moindre de | 1/9 à Scan* tinètres que celle de la couronne intermédiaire, ^r le eontouf. de cette couronne inférieure est fixé , avec de longs et foKs clous , pu anneau tranchant en fer, fortement aciéré , de 1 1/9 à 3 centimèlreil d'épaisseur, de 10 à 13 centlioètres de longueur t et légèr^mcHiftP^ couri)é en dehors , ainsi que Tindique la (^ure. Ces trois cpuronnfi^

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assemblées avec des chevilles Tune sur rautre , constituent le rouet qui sert de base à la maçonnerie. Après Ta voir posé sur le sol horizontal du puits creusé au fond de la grande excavation , on dresse sur son contour extérieur des planches de 4 mètres de long qui re* posent par leur extrémité inférieure dans la feuillure circulaire pratiquée sur le contour de la couronne intermédiaire; on cloue les extrémités supérieures de ces mémos planches contre le contour extérieur d'un rouet en charpente c^c, formé de deux couronnes superposées y et qui est à 4 mètres au-dessus du rouet inférieur. Les planches qui ont environ 1S à 15 centimètres de largeur forment un cylindre droit circonscrit aux rouets^ et dans Tintérieur duquel on construit une maçonnerie faite avec beaucoup de soin. Quand elle est élevée de S mètres , on Tarase horizontalement , eUon pose dessus un autre rouet formé aussi de deux couronnes superposées, sur le contour extérieur duquel on cloue encore les planciies d'enceinte par le milieu de leur longueur. Par dessus ce rouet qui est représenté à part, ftg^ 11 , on pose deux traverses horizontales en bois marnée 15 à 16 centimètres d'équarissage , lesquelles vont se trouver engagées par leurs extrémités dans Tépaisseur de la maçonnerie qu^on élève jusqu'au rouet supérieur. En même temps ^ on remplit de pierres ou de déblais Tespace vide t?, v qui est resté autour de l'enceinte de planches, à partir du fond de Texcavation supérieure la plus large.

On a d'ailleurs établi d'avance sur l'orifice de celle-ci , les deux tours à bras dont on se sert pour descendre aux maçons les maté* riaux de construction , et qui serviront plus tard à l'extraction des déblais. La maçonnerie étant élevée de 4 mètres , c'est-à-dire jusqu'au dessous du rouet supérieur, on commence à déblayer le ter* rain , à partir de Taxe du puits, en s'approchant du pourtour et sur toute la circonférence à la fèis , jusqu'à ce que la tour en maçonnerie commence à s'enfoncer, par son propre poids , en faisant ébouler dans rintérieur du puits les terres qui sont coupées et séparées du massif par Tanneau tranchant.

Si la consistance du terrain ne permet pas encore à la maçonnerie de descendre, on creuse cylindriquement à Taplomb de la paroi intérieure de la maçonnerie, puis deux ouvriers , placés aux extrémités d'un même diamètre et se tournant le dos, excavent horizontalement au dessous du rouet. Ordinairement la descente a lieu ainsi : cependant il arrive quelquefois qu'on est obligé de creuser sous le contour entier du rouet. Mais alors il est à craindre que la maçonnerie ne se divise et ne descende pas tout d'une pièce. Pour prévenir cet acci*

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dent, on place quatre fortes ancres en fer qui ont chacune 1 1/^ pouce (On ,04) de côté. Ces ancres sont terminées en bas par une patte «lui saisit le dessous du rouet, et en haut par un pas de vis qui passe dans des trous pratiqués dans les traverses horizontales posées sur le rouet supérieur. Des écrous vissés sur les tètes des ancres serrent fortement les pattes contre la face inférieure du rouet. Quand on a pris cette précaution , on peut excaver sans crainte , sous le contour entier de la maçonnerie, et si elle ne descend pas alors par son propre poids, on va jusqu'à Tanneau tranchant que Ton met à découvert, en ayant soin toutefois de ne donner à Tentaillc faite dans le terrain qu*une liauteur qui ne dépasse pas 30 pouces. On sort du puits , on recouvre la maçonnerie d'un plancher que l'on charge de pierres ou d'autres corps lourds jusqu'à ce que la descente ait lieu. Quand le mouvement vers le bas a cessé, on procède de la même manière et l'on continue jusqu'à ce que la maçonnerie soit descendue de telle sorte que le troisième rouet soit venu au niveau du fond du grand pulls carré maintenu par un boisage.

On cloue alorsde nouvelles planches sur le contour extérieur du rouet qui couronne ia maçonnerie enfoncée; ou iloue ensuite les extrémités supérieures des mêmes planches contre un rouet composé et placé comme les premiers, et on élève en dedans de ce cylindre de bois une portion de maçonnerie^ après avoir eu la précaution de poser sur le rouet inférieur des traverses parallèles à celles que l'on a déjà établies pour le second rouet de la première portion. La maçonnerie s'élève ainsi , par portions d'un lachter (9m,08) de hauteur séparées les unes des autres par des rouels sur lesquels reposent deux traverses parallèles en chêne, lesquelles sont liées les unes aux autres par des barres de fer terminées par de larges pattes courbées d'équerre, qui s'engagent au dessous de la traverse inférieure, saisissent en dessus la traverse supérieure, et sont serrées avec des coins. Ces barres que l'on enlève, quand le puits est terminé, établissent une solidarité générale entre toutes les portions de maçonnerie séparées les unes des autres par les rouets.

En continuant de la même manière , on bâtit et on enfonce successivement dans le sol les portions de maçonnerie exécutées, jusqu*à ce que Ton arrive à des bancs de roche solide qui puissent supporter le poids de toute la maçonnerie, et dans lesquels on continue alors rapprofondissement du puits en le muraillant s*il est nécessaire, par portions successives, de haut en bas, suivant le procédé ordinaire qui sera décrit plus loin.

On doit surtout avoir soin, dans les travaux du genre de celui qui

vient de nous occuper , que renfoiicemeiU de la lour en maçoontrie ait Ii«u bien veKicalement. Il faut, en conséquence, tenir des fils & plomb suspendus à la partie supérieure « et quand renfoncemékit n^n pas lieu verlicalemeni , on y pourvoit en creusant sous le rouet du coté où la tour s^enfonce le moins.

11 faut aussi ^ avant de procédera renfoncement, avoir soin éé sonder avec une barre de fër pointue le terrain au dessous du rouet, de manière à s'assurer s*il n*existe pas de gros fragments de quarts eu autres roches dures qui éraousseraient Tanneau tranekant et empêcheraient renfoncement de la tour. Quand cela a lieu , ou lorsque Fon rencontre un banc d'argile solide , il est prudent d^arréter le travail ; d'approfondir le puits en dedans de la maçonnerie de 90 à 40 pouces, jusqu'au dessous des pierres qui forment Tobstaôle, ou àe la couche d'argile dure. On ))ose un cadre sur le fond du puits ainsi creusé, et sur ce cadre des étais coin*(s supportant des traverses ho*rizontales qui s'engagent sous le rouet et soutiennent toute la tour* On enlève alors les grosses pierres au dessous du rouet, ou bien onéreuse, dans la couche d'argile, jusqu'à un pouce au delà de Panneau tranchant: on peut alors procéder à renfoncement, en creusant audessous du cadre porteur qui s'enfoncera sous la tour, fig. 16. ùn^ pourrait même se dispenser de placer un cadre , si l'obstacle provenait d'une couche d'argile dure, parce qu'alors la maçonnerie pour-: rait être soutenue par de simples étais verticaux placés au desaous» du rouet et posés sur des semelles courte» que Ton enfoncerait de la même manière.

Dans le cas où l'on opère dans des terrains très-coulants , on doit prendre des précautions contre une chute trop rapide; pour maUriser l'enfoncement, on peut lier la maçonnerie par de fortes ancres de fer à des pièces de bois horizontales établies au jour sur des étala verticaux. Si l'on abat les étais, Ta marçonnerie ne descendra chaque fois que d'une quantité égale à leur hauteur verticale , et si l'on veut remplacer les étais par des étais plus courts , on parviendra à faire descendre la maçonnerie aussi lentement que l'on voudra. On peut aussi établir au fond du puits un cadre dont deut côtés se prolongent sous le rouet de fondation , de telle sorte que l'enfoncement de ce cadre doive précéder celui de là tour. On augmentera ainsi la réaia* tance à l'enfoncement , autant qu'on le voudra , en augmentant lea dimensions des pièces de ce cadre , ou simplement en le posant Ini-; même sur d'autres s^nelles en bois, au lieu de le poser sur le sol*

La tour par laquelle on descend dans le tunnel, soUs la TâiBiae, dir côté de Rotherhitte, qui a 45 mètres de diamètre intérieur, et un

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