‹ Traité de l'exploitation des mines (volume 3)Chapitre 11 sur 50 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

i4d CHAPITRE III.

de manière à former une cartouche que Ton doit pousser Jusqu^au fond du trou, non pas avec le bourrotr en fèr,.mais avec une tige en bols. On n»t ensuite en place Tépingletle ^ que Ton enfonce jusqu'au quart ou à la moitié de la hauteur de la caKouche ; immédiatement aii-dessua de celleHïi, on place un petit tampon de bois tendre d'un f^amètre un peu moindre que celui du trou sur le contour duquel on aménagé une échancrure , pour le passage de répinglelle , ou bien un tampon d'argile bien esempte de quartz , que Ton tasse doucement , et Ton bourre ensuite par dessus ce tampon , avec les matières convenables que Ton tasse par petites parties avec le bourroir. Si on ajoute à ces précautions l'emploi d'une épinglette en cuivre, ou terminée par une pointe en cuivre , dont la hauteur soit un peu plus grande que celle de la charge , ou , mieux encore, si l'on se sert des amorces de Bickford , l'usage du bourroir en fer ne parait pas présenter de danger.

Les ouvriers mineurs sont bien loin de procéder avec ces précautions; le plus souvent ils versent la poudre dans le trou , placent immédiatement au-dessus un tampon de papier qu'ils poussent avec le bourroir en fer, et bourrent par dessus ce tampon, ou même sur la poudre , sans intermédiaire.

Lç tampon de papier mis au-dessus de la poudre , a un inconvénient grave. Il peut arriver que la mèche ou amorce , quelle qu'elle soit, ne porte pas d'abord le feu jusqu'à la poudre , et allume seulement la partie supérieure du papier. Gomme le feu se conserve et se propage lentement à travers la masse, le coup pourra tarder longtemps, et l'explosion n'avoir lieu qu'au moment où le mineur , persuadé que l'amorce n'a pas pris , reviendra pour en mettre une autre à la place. liC tampon de bois , usité dans les mioes métalliques de la Saxe , ou les tampons d'argile préparée , sont bien préférables.

Tube de Chenalls pour porter la poudre au fond du trou, — Chenalls , capitaine de mines de Saint-Just , dans le comté de Cornwall, a proposé, depuis longtemps, un appareil pour porter la poudre au fond du trou , sans être obligé de l'envelopper dans du papier. Il consiste en un tube de cuivre , /î^. 13 , jP/. /X, de 0^,60 de longueur et d'un diamètre extérieur un peu moindre que celui du trou de mine , dans lequel se meut un petit piston tenant à une tige divisée : on retire le piston , de manière à ménager un vide capable de contenir la charge de poudre jugée nécessaire , que l'on verse dans le tube ; on bouche ensuite celui-ci par un petit bouchon d'argile grasse ^ on le retourne et on l'introduit dans le trou , au fond duquel on laisse la poudre , en enfonçant la tige à plusieurs reprises. On retire le tube ,

MOYENS D^ENTàILLER LES ROCHES. H7

et on procède comme à rordinaire. L'appareil de Ghenalls ne peut être employé que dans les trous inclinés vers le bas ou faoriiontaax; dans ce dernier eas , il est utile de placer sur le piston , avant de ?er»er la poudre, un tampon d*argUe grasse qui suiBirait, peut-être, pour retenir la poudre dans les trous légèrement indinés en montant.

Si Ton employait comme étoupille, un tuyau de plumes, oir le» cordes patentées de Bicktord , on pourrait appliquer à la paroi du tube de Gbenalls, un petit tuyau cylindrique intérieur destiné à contenir celte amorce, que Ton placerait en même temps que la charge.

Il n'est pas douteux que l'appareil de Ghenalls ne soit à recommander, partout où Tonne voudra pas prendre la peine d'envelopper d'avance la poudre dans du papier. Mais celte préparation exige si peu de peine et de dépense qu'on la proférera généralement à l'emploi d'un appareil particulier,

B&urroirdeM. Fournet, —Enfin, M. Fonroet, directeur des mines d'Aniche (Nord) et autrefois de celles delà Grande-Croix (Loire) , a proposé de placer l'éptnglette, dans l'axe du trou, au milîen de la masse qui sert à bourrer , au lieu de l'appliquer contre la paroi et de faire usage d'un bourroir formé d'une tige de fer terminée au bas par un disque en bronze , percé d'un trou central pour le passage de Pépinglette , qui est maintenue appliquée contre la tige par ôeu\ anneaux dans lesquels elle passe. M. Fournet emploie également des épinglettes terminées en bas par une pointe en bronze (voyez Annaleê des Mines , S» série , t. XIII , p. 519).

Résumé des précautions à prendre vontre ieà ùccidents, — Nous avons dû faire connaître tous les moyens qui ont été proposés , à notre connaissance , pour prévenir les accidents dans le tirage à la poudre. Nous reviendrons maintenant sur les mesures simples qui nous semblent devoir être prescrites par tout directeur d^xploltation qui aura à cœur la conservation de ses ouvriers. Quelques-unes de ces mesures nous paraissent de nature à être rendues obligatoires par des règlements d'administration publique :

!« Partout où la roche contiendra des parties susceptibles de don« ner des étincelles sous le choc de l'acier , proscrire l'usage des épin* glettes en fer , et n'employer que des épinglettes de cuivre ou de bronze , soit en entier^ soit au moins sur le tiers de la longueur totale à partir de la pointe. S'il était démontré que l'emploi des amorces de Bickford fût économique , ou n'occasionnât qu'une légère augmentation de dépense , leur usage devrait être prescrit par l'administralion dans presque tous les cas.

2o Exiger que les ouvriers mineurs fassent des cartouciies , en.en-

148 €HAHTRE IH.

vdopiMnrt la pMiAn» diliiê «tu papier toH , ef levr défendre exprMsé-

me&t de rennew I» p<mdfe datis tes trous de iMne.

3* Exiger qét chaque dvVrier soit muni d*tme it^e en bols servant à pousser la cartouche Itisqn'^a fbnd du trou.

4» rre»ploT«r ? P^m*' ^« bomtage , que des ihatières exemptes de ^ubrtr, el faire prépaie au besoin , pour cet objet , des boudms d*ar- 0ile bien débarrassée de quartz.

6* Placev immédiatement sui* la carteudre , soit le tampon de bols dont on fait usage en Saxe , depuis fort longtemps , soit un tampon d*argUe grasse bien lavée , et dégagée de parties pierreuses.

Oo Recommaader aox ouvriers mineurs de ne retenir vers vn (fou de mine qui ne part pas , qu*après un temps égal à 8 on t# fMs celui qui est nécessaire ordiviairement , pour porter le feu jusqu'à la poudre.

Tirage dans les roches aquifères et sous Teclt». — Lorsque la rocbe est bsmide , le couf est souvent ^erdn , parce c^e la poudre se mouille , quoiqu'on ait te soIb de dédiei* le trotf , à ravanoè, avec ttn tampon d'étoupes fixé au bout de ta curette Les sacs de toile goudronnée et les amorces de Bidtférd sont d*un usagé sur danls ces elrcoostanceSi,

Le même procédé avec des éteupilles préparée» exprès et dites êump fusées^ et en prenant les précautions décrites précédennent, servira à faire sauter tes rochers sous Veau , à toute pi^ôfôndeor , soit que Tcfn fasse usage 9 pour percer et charger les trous , de la clocbe à plongeur , soit que les trous soient simplement percés avec de lengs fleurets dont rextfémtté sopérieure s*élêve mi-dessâs de ta snrface de reau.

BûUrrûge a/teo de$ Mns pùnr le tirage ê$us l^u, ^ Au lie» de bourrer sur la charge, à la meferiôre ordinaire , Daniel Thunberg , dans les travaux exécutés à Garlscrown en Suède, a employé un moyen I^iis expédittf et d*itn effet sûr , dont M. Baillet a publié la deScriptlOii dans le JùUrwU des MiMs. & consiste à remplacer la bourre par deux coins en fér représentés ftg. 15 , PL IX, Chacun de Ces coins est térnliné par une faee plane circulaire , d*ttn diamètre tm peu plus petit que celui dU tube en ler-blanc, dans lequel on place la charge de poudre pour le tirage bous Teau. A la base du premier coin on attache la charge de pciudre, contenue dans un sac de toile ou de papier , dont on serre les bords autour de la base du coin avec du gros fil. Le second coin s^appUque sur le premier par sa face inclinée , et est surmonté d'une tige en fer qui s*élève au-dessus de Torifice supérieur du tube en fer-blanc. Sur les faces des coins en contact est creusée , à la lime , une rainure qui va jusqu'à la poudre et qui se prolonge ,

MOYENS D'fiNTAlLlSa LES ROCHES. 149

çootre les parois du lube , par une r^le en boîi» «reiiate en kmiItière, que ron atUcbe à la Ug« du eoinaMpérl^ur , «prte r avoir logé rétoupiU« deaUaée -à comaiiiiûvA^r k Mi à la poudre. « oM une aè* cbe appliquée à Texibrémité do rétoufille. BC aonté^x radeanxfai servent aux ou?riers pour percer la.piorre oi la faire sauter.

I> ^st UBoyisase qui onpéoh.o ia Uf^o do fer supéiieuro d'étroropoussée trop (oîd quapd le eoiy fkaru

Quapd OB a^ait percé le rocbef avoo unflouret svAsanneBit long et d^un calibre assez fort, on y introduisait un tuyau de lèr^btasc, fermé inor le bas, et contenant le oboiBenuntqiii avaiiéléptocé'drayance. On plaçait la mèche «; on .posait ila nasse aunlefloiia de la Uge et on «leUait le fou : ToxplosiOB avait Uou ^ rimlant; te ooin b était chassé, mais le coin c no pouvait céder et les doux ooins ffémio contenaient ainsi la cbarge dont l'effet ne monquait Jamaîs» ninoi 4uo rexpérionce Ta démontré.

On perdait ordjnairfm^tquatro pieds dotuyauit et le ooin IniéHour, mais le coin supérieur p^v^t sorrir à de nouvelles cInribos, pavée qu*il n*étaU paoondommagé.

H. BaiUçt , à la suilo de «la traduction j^édonii de ia nott^f de Daniel Tlxumberç, a proposé do su^tituer au tube en to-bl^nc, une cartaucbe vernissée d'où p^rtiMit on UM flexible, q«i se logerait entre les deux coins ^t s^éléver^it au^^os^s de TeoUs ^ ^ substituer au coin de fer supérieur, tm ooin de bois dur et trésrseo. ia carlouobo vernissée et le tube flexible proposés par M. QaiUet sont iftpédiément les moyeus aujourd'hui mis en jtratiquedans les tcav.a^x ii^usl'oou moyennant les éUuq^Ues gpudroupées do mcMord,

IXin9r*$afid^s4e bouêffttge». — Désossais noBil^ioiiK etnt été luts à divoc9>os ^^iques, et dans ^wioiv ^ looelités, soit pour dispenser le mineur de Popération du bourrage, soit pour augmenter Teffet de la poudfosurlesTfcbos, ouaoe qui est la né«e^ooe,^ur obtenir une économie de poudre. Jîous allons^on rendw^ compte.

Baurre de ooMle. ^ AL 4essop a fait ^:oonaitre , on Angleterre, le procédé suiv^por quelques ouvriers mineurs qui se di^nsaient do bonrrer les trous inctiaés Gobant en bas, et seoontentaieiilde les remplii* do sable, opràs avoir .placé sur la charge 4e poudre «n ou deux tampo9a.4e bois, joignont assez md les paroio, et destinés seulement h séparer lapaadio de la masse sableuse. On s'^empt essa d'esss^er ooUo métbode, coomo^us le nom do méthode de Jessot , 4«ais plosieum endtmisdoréjiiglelerpeet du ooofttneiit. i la demande et sur les tndioatiotts de M. Fictet, on on ftt Tossai 4ans les travaux de la routo du Simidon. On roûowut que le4on , la sciure de bois et d'autres oorps

150 CHAPITRE lîl.

pulYérBlents produisaient le même eifét que le sable; M. Baduel, ingénieur chargé de Texécution des travaux, reconnut que les pétards dont la bourre ordinaire était ainsi remplacée par du sable étaient d*un effet moins sûr que les autres, et que, dans quelques cas, le sable était expulsé sans que la roche éclatât.

Des essais faits au Mont^Cenis par M. DecandoUe, auraient au con • traire indiqué que Teffet de la poudre sur le rocher était plus grand , quand le trou était rempli d» sable, que quand il était bourré à -la manière ordinaire.

Des expériences faites en Allemagne par MM. Héron de Vilkfosse, de Bonnard et le professeur Gilbert, en 1807, il paraîtrait résulter que Télasticité, dans la matière employée pour recouvrir la poudre, est une circonstanee plus essentielle, pour l'intensité de TefiFet, que la pesanteur et la parfaite égnlité du grain, et que le tirage au sable peut présenter un avantage réel pour les trous pratiqués de haut en bas, dans tous les endroits où il est plus Aieile de>e procurer le sable quartzeux que Fargile usitée pour bourrer. {Richesse minérale, t. Il, p. 104.)

Les essais faits aux mines de Pesey et dont il est rendu compte par M. Lelivec, dans le Journal des Mines^ t. XIX , p. 235 , sont décidément contraires à Tefllcaciié de la méthode de Jessop. Sur huit ou dix trous de 0»,03 de diamètre et 0»,30 à Oa,40de profondeur, on en chargea quehiuesHins diaprés l^incienne méthode et les autres d'après la nouvelle, en laissant Touvrier libre de mettre la poudre qu'il jugea convenable. Toutes les mines bourrées firent sauter le rocher; les autres ne le fendillèrent même pas;. On n*eul pas un meilleur résultat , en doublant et même triplant^ dans quelques-uns de ces derniers, la dose de poudre. La dose ordinaire suffit au contraire pour faire éclater la roche, quand onbourra les trous à la manière ordinaire, au lieu de les remplir de sable.

Les expériences feites dans d'autres mines ont si bien confirmé celles de Pesey que le bourrage avec du sable, ou autres matières pulV^*ulentes, a été abandonné partout, malgré l'économie de maind*oeuvre qu'il procure. Le général Burgoyne conclut des nombreuse» expériences qu'il rapporte dans la brochure déjà citée, que le sable, quels que soient la finesse du grain et son poids spécifique, qu'il soit tassé ou simplement versé dans le trou, est parfaitement sans efi^t dan» ées trous peu profonds, et avec de petites doses de poudre; il est alors rejeté hors du trou, et le rocher n'éclate pas. Un quart d'once de poudre suffit pour expulser complètement la bourre en sable d'un trou d'un pouce de diamètre, et deux pieds de profondeur, tandis que trois onces de poudre ne peuvent chasser une bomrrë en argile fortement tassée

dans UQtroiides nàènies dimensions. Le sable employé comme bourré, dans des trous ayant au moins neuf pieds de profondeur sur deux pouœs et demi de diamètre, est manifestement inférieur ati bourrage ordinaire svec de Targile. G*e8t une confirmation complète des expériences de Pesey.

B'après d^autres expériences du général Burgoyne, Targile exempte de pierres, façonnée en boudins et desséchée fournirait une bourre plus résistante que la brique ou des fragments de pierre piles dans le trou.

On conçoit bien qu*une colonne de sable ou autres matières pulvé* rulentes , même assez courte, mise au-dessus de la poudre, suffise, malgré le foible effort qu*exige son déplacement, pour làire éclater la roche , parce que son expulsion ne peut aroir lieu sans que la pression des gaz de la poudre , et le mouvement que cette pression tend à imr primer, se transmettent d^une extrémité à Taufo^e de la colonne i et que la durée nécessaire pour cette transmission peut être assez grande comparativement À la durée très-courte de Tinflammation de la poudre; mais on conçoit aussi que la durée de cette transmission soit plus grande pour une colonne d^argile tassée fortement avec le bourroir,et dont la roldeur est très-petite, que pour une cdonne de même lonh gueur de matières pulvérulentes , qui ont en outre rinconvénient d/e laisser fuir les gaz à travers le» interstices- qui les séparent, bien plus facilement que la colonne d'argile adhérente aux parois dM trou. 11 esx donc tout simple que la bourre ordinaire en argile tassée soit plus efficace que la bourre en sable , dont remploi a séduit d'abord par le coptraste piquant entre la grandeur de la résistance de la rocbe à la rupture , et la faiblesse apparente de robsiaclequ'on opposait à Ténorme pression développée par les gaz de la poudre.

Espace vide ménagé près de la poudre. — On sait qu'un canon de ftisil crève le plus ordinairement lorsqu'on laisse un espace rempli d'air entre la poudre et les projectiles ; on dit même qu'il suffît , pour déterminer la rupture du canon , de boucher légèrement son extrémité par un petit tampon d'argile, de neige etc. ; ou de l'engager de quelques centimètres dans l'eau ^ au moment de l'inflammation de la poudre. On ^n a condu , par analogie, qu'on augmenterait l'aclion de la poudre sur les parois du trou , c'est-à-dire, sur la roche , en laissant un espace rempli d'air, suit entre la poudi^.et le fond du trou, soit entre la poudreet la bourre.

If. Héron de Yillefosse , rapp<wte , dans la Riçkeèse minérale , t. Il, rp. 104 et 105, que la méthode de tirage qu'il appelle Méihodeau taneaupar dessous a été trouvée coustammeiU plus avantageuse que toiiles les auùres, dans des expériences mulUpUées faites en l$07, tant

152 CflaWTOT; II!.

ét^m l«s miiiettlii H&rlB <|iie<laiis le psysilt IfanlMé* OU sTeal «niué, » 4ii4l| « a^Fè» avoiriiré aMi t^emi&nft j^Osieim temainei éai» toaC » ua diftiriet des mines du Hoits , ei leinnt note extctie dM rëMlUts ^ « que cette méthode était eaiwble d^^^arguer un quart de Ift poudre qui » est dépensée pour obtenir le même effet par le tirage à la bpurtîB wd'ifTffUe, Elle esi pitliquée avec le méoae aiieote «d NflVw^^'d'où . > U* fiau&roau irous rafilit ra^pott^e. •

6ette mélhodfs am tama» pmr^i08Bdu$tamiai» à ihéiiaver un uipaoe MBIpli d*3âr au fond du trou, aii^dearotia de lacartoUdUev ▲ cet «ffet OD ^Mploit un tariseau 4e bois ayant ,1a forme d%u cdife iroaquévur ià ^HMe kote duqudl uvtM un cytiadfttde la kautetAr tt*UBbtladM à Jouer, d^]i4}am«tre é^ â *eéliii d« Crou , et «nr fe contour éBiqmél -tout ménages i^oaitrie p«tfléi èmiâlM ou éebancrota lonl^tedinales , 'paralliléii a rax« du «aMéa«i qui a éii tout six à Inm eentkniètres^e lon- 'l$«Mt»r; iMi elifdtiéë «è IdMéffù dWfafis le IrOtt ^ de manière que !aj[>etite base du'firoilc dé ««ttie a^ippufë ^kst lé ftmd ; on dépogela cartouebenir te (a^eau , et on beurre ImmédiateaMnl pur desaus Uf«c ^el^Qgtte, «ooMiMe a f Ol'diilàfré. Le iJat^enû tst quèlitUèfoiB Mjetê , ^ la aiitede i^I^dndA; d*amreBfdi8!l^àl^déplMé av«ela madée attaipée, à kK^lKlIe 'il^Oslè ftték

m. IVé^on de VilTeftyssie ftedit t)^, st àsPtkÈ lès'ès^ià ftvits âU mHk ef dans !e)pai|^sde hfoûkfèm,on alMssèaîàxtrotrs dé ittfffé éhiritpéisîat^ taisse^u en dessous, leur )[)1rofondètir ordinaire, ûû si oh leur aM^nêtonie profbndéÙf]pTu^s grande, ettraiâoft de rèspace occupé par le tet^steau, au fbnd do li'oti. l^aAS ce dernier cas , qui paraîtra aèsez probable , *1 JVm >éiaé6faît que, dans tes rainés îAiétsdfrques du HaTt7,la plupart deb'tnMfs de mines n*ont pas au ddà de ^^,45 ^^59 de pt^ârfblldëar iMaA9$t fninératê , t. II , p. t6î) , et qvte le tasseau de ^ à bim^cisiilifliètres 'éecu{yeralt aitasi \ift septiMe euvlréh die la profondeur Ida trmi , lAi pounràit se ddatfaMer silVoonomiè de|»ou<bre obte»i««r&^M tiM(ibpe^a^ée pa^ une afsgméotatlett de dépense eu maiVMrcMnté. Si e»«Sèt -^à ^Miuë |)lus ée pMfèfAdeur aux t»eÉs, de aofiiaière 4uie la «bavge de poudre oocuj^àl toujours à peu prèa ta fuéme véglo» dan» IHntéHenr die la roebe^ avec ou sotaë tasdèM ^ «n iT^lique bien eomaènt iMditlon d*ùhe cavité inférieVife en pàlHie remplie d^r^ a auiitoeMé yieMt de la fièudtv. UèB ^az produits j^r la combmslion Miè la poudre m lépandent en effet dans la cavité existante à la partie InÉ^leorèdalraM; l^ex^Hicitt defaboiaère^, à)a longM«ré|^e,deit èli«m6iMptèiÉi>te, et rinflammation éè la pou^^ plu» cOMplèle ^ car on sait que dans le tirage erdifiaife , beaucoup 4e {((alns de t»oiidre maA ^jctéa hsan du trou , lots de Pexploditto, Ifitadsiet sans être bvûKs, On conçaii donc

MOYENS ^^ENTàlLLER LES ROCHES. 163

4*iuie i»«ri^0 lA.pr^isitti 4év«l«i#^ par les^c miis«e<l«v«iiir Aqtlèn^iitpki&coaaidérable) «algcé l^iûslMce 4% reipace rempli d'air ; il est évident, 4'aillem«^ «ue cette pre«aioii agit «or lee farois de la Mcbe» pe a d mt unplva loi« iatervaile detempa» et 4«'aUe.a?étend enf «Hieeiirfoaq ^ roolM plue «onaidéraMe. i*aii0iiieBtetiaA4*eiel de 4a iMMdMb ffcoii?erte d'-une ptoe to^gaeiir d'angileèouifée) lonHm'on laisse lia espace pkia d'air* en 4ea«9iia de la ehai^. eU de^e aaaec facile k ceaeevw. Cesi ainsi ^e dans les mines «iiliiaii«8,^ le&effeU de la poudre sont moins concentrés , mais plus destructifs au loia, lorupie Tan donne à la ctonbre occupée par la charge^ une câ^^kacité égale à quatre fois le volume de la poudre. {JUémorial de l'Officier d¥ iréme, t.I,p.274

Mais si on laisse aux trous de mines la môme profondeur, et si Ton place la poudre au-dessus dufond du trou, en la recouvrant d'une iMurre dont la longueur soit diminuée de toute la liauteur du tasseau , Veffit du vide inférieur ne S€ra*t-41 pas sauvent compensé « et pf lU^ôtra pbis ipie compensé par la diminution de longueur de la bourra? Cetlofaestion , ainsi ^e réeonon^e définitive qu'il peut y avoir à laire usage du mode de tirage décrit par M, de Yillef^e, ne. peuvent être résolues que par Texpérience , et il semble qu'elle ne s'est pas prononcée bien clairement à cet égarid ; car le mode de tirage dont il s'agit ne s'est pas étendu h d'autres localités , et n'a pas même été conservé au- Bartx.

On a aussi essayé, dans diverses localités, de laisser un espace rempli d'air^ entre la poudre et la bourre ; on se servait à cet efifet d'un tasseau de bois ayant la forme d'une bobine , ou ptaiôt d'un peUt cylindre paHant à ebaipie eaitrémM^ deux dames à joiier« d'un diamètre. 4gal 4 eehiidit trou. Ceéassaaii était enfoMé sur la poudre., et la Jftourre •d'argile tassée par dedftuk Plusteufs expérimentateurs ont prétendu qu^ileftrésttlteii, àdote égaTe de pottdrtt, uae> augmentation d?effet^ ear-à effets égaot , «mè économie dt pondre. QepciHtat il ne pairalt fm qêe •èe proaédé^ -essayé enooreréeemafeeat dans lesmineb de^Fnptefv 0)., ait offert 4e rav»ila«a.On tte cianipoltpas en «Set eaai mca t feikpvlsioii delà bOMM^drairgiito devenue plus courte de taulela Ion- 9Ksrda tancata , aurait pu être retatdée par i'interpotititin ée ee

^1) jénnîiaire Hu Mintim' de Pr^erffiBeri^hifèmditr)^ année

154 CHAPITRE m.

II nous semble que Ton s^est trompé dans les Inductions tirées deee que la rupture des canons de Aisil peut être déterminée par un espace vide d'air laissé entre la poudre et les projectiles.

Dans un fusil , les projectiles occupent une très-^petife longueur au^ dessus delà charge de poudre, comparativement à Tespace occupé par la bourre, dans un trou de mne. La pression de la poudre se transmet donc d^une extrémité à l'autre de la charge d'un lUsil , in« comparablement plus vite que d'une extrémité à l'autre de la bourre. Une colonne d'air interposée entre la poudre et les projectiles contenus dans un fusil , retarde nécessairement l'expulsion des pro^tiles , et réchappement des gaz de la poudre , d'une manière très-notable , tandis qu'il n'est pas probable que cette colonne d'aôr , hrîssée au-dessus de la poudre , dans un trou de mine , retarde l'expulsion de la bourre argileuse , raccoarcie d'une quantité égale à la longueur de la colonne d'air , surtout quand on met un corps solide tel qu'un tasseau de bois , entre la poudre et la bourre.

Mélanges dep&udre ei de diverses SHbêiances pulvénUenies, —

Enfin, il me reste à indiquer les essais faits à diverses reprises pour employer , an lieu de poudre pure , un mélange de poudre et de diverses substances pulvérulentes. On annonça , il 7 a environ vingt ans , que pour faire sauter les rochers , on employait avec succès au Brésil, au lieu de poudre pure , un mélange de poudre et de poussière fournie par les étamines d'une certaine plante. Plus tard, on dit que dans l'Amérique du Nord , on avait employé un mélange de poudre et de chaux vive. Des essais furent faits immédiatement en Allemagne, et principalement en Stlésie.

M. Thomagel, officier des mines prussien , fit essayer dans la mine dite Friedricbsgrube , près Tarnowitz , un mélange à parties égalés en volume de poudre et de seiure de bois. Il résulta des essais une économie de poudre très-notable , et l'om continua à faire usage du mélange de poudre et de sciure de bois pendant deux ans et demi. (Les résultats avantageux de ces essais furent publiés dans Archiv fur Bergbau , etc, , v<^. I et IL) Des essais analogues Airent faits <iaiis diverses: mines d'Alienagne , ea mélangeant la poudre soit avec de la .sciure.de bois, soit avec d*autres substances pulvérulentes , telles <pi^ du colopbouium , de la poudre de lycopode , etc. On obtint des résultats divers , suivant les localités. Dans quelques endroits, le résultat des essais fut décidément contraire au nouveau procédé ; dans d'autres réconomie de poudre fut nulle ; dans d'autres enfin , elle fut trèssensible , comme àTarnowitz. Vers Tannée 1823 ou 1824, M. ThUrnagel , celui-là même qui avuit fait connaître les résultats avantageux

ohimaê dxas les prenâers essais faHs à Tamowitz , entreprit de nouvelles «xpïrîCTces comparatives avec de la poudré pure , et avec des lii^Dges, à parties égales en volume , de pondre et d*autre8 substances , savoir de la sciure de bols , qu^on employait à Tarnovfritz depuis deux ans et demi, de la limaille de cuivre jaune, de la sciure de corne , de la balle d'orge , d*avoiné, de blé noir , de seigle , de la gamnce , de la tannée , enfin de la cbaux vive.

Des expériences nombreuses qui ont été publiées dans le VIII* vol. deT^rcAt^^ !>• partie, page 140, il parait évidemment résulfer :

^ On*il nY a pas d*avahtage marqué à employer un mélange de poudre et de sciure de bois, ou de toute autre matière, au lieu de poudre pure, et que les effets produits par les mélanges de poudre avec les diverses substances indiquées ci-dessus , sont à fort peu prés proportionnels à la quantité de poudre qu*ils conlienoent , de sorte que cette qoantité ,. placée seule dans le trou , produit sensiblement le même effet que le mélange.

2^ Que réconomie obtenue dans la mine Friedriebsgrubey lors des premiers essais » éconcnnie qui s'était soutenue depuis deux ans et demi , devait être 'attribuée , pour la plus grande partie au moins , et peut-être pour la totalité, à ce que précédemment les ouvriers mineurs consommaient plus de poudre qu'il n'en fallait pour obtenir les effets désirés. .

3<^ Que le mélange de poudre et de chaux, à parties égales en volume 9 produit un effet moindre que la dose de poudre contenue dans ce mélange employée seule ; que les mélanges de poudre et de chaux , dans lesquels la chaux entrerait en moindre proportion , pour un tiers, un huitième ou un douzième, sont moins efficaces que les mélanges dans lesquels la chaux serait remplacée par delà sciure de bois« . Enfin, l'emploi de la chaux mêlée à la poudre^ quand même il serait utile sous d'autres rapports , ce qui n'est pas, aurait , dans les mines, l'inconvénient très-grave d'augmenter l'incommodité provenant de la fumée et des vapeurs qui succèdent .à l'explosion. La sciure de corne, la poudre de colophonium , etc. , sont dans le même cas.

D'après les faits que j'ai rapportés en dernier lieu , il ne parait pas douteux que les avantages qu'on avait cm trouver dans la substitution à la poudre ordinaire, pour les coups de mines, de mélanges de pondre avec diverses matières pulvérulentes, n'ont rien de réel. Les essais de ce genre ont eu néanmoins de l'uliFiié dans les localités oil Ton consommait plus de poudre qu'il n'était nécessaire.

Quant à la bourre de sable substituée à la bourre d'argile tassée , on ne saurait en recommander l'usage, si ce n'est dans le cas où on au-

rati trop 4e j^iae à «e i^roMoror àM vaUères «wteii%|s mi ««Im^, exemptes de quartz, i^our lV>péra(UMi 4u boMn^^e : car H ea ;4ifn cefflaifl fue Té^oiiomU dei^udre i^éeultoot de Temiploi 4M l»PUffrwmi sable MbstiUié h H bourre é^êurg^ ««t ihm pure ehindift.

Un espace vMe d*air laissé entre la earlpuche et la bourvo iMwsait être pliitttBttisible qu'ixtih , d*après les eipévienoesféetDtes l^iles^ Freyberg , et dont les résultnte sMMt Mkim^émifi rAiiiMi»ife4e TAefl* demie de Treybei^ tM>ur 1940.

De Un» Us procédés de tsifl«eB ettUf es , il ne resle «diM)Q ^ne adûoi du tU^ve m» iBf J8a» |Hir cAMtoiis.^iiveo vide MériHv à 19 cavtoi^^ décrit par MJf. EausBBKnm etB<roii de YilkiMflé,^ powrait ainiir un «mtagei«éel'et décidé satlepiocé^é ovéiiiBire^ il existeppurCuil» contre ecitemélbode , une f»rés»iBptlQn défafomble, c'est qne BAlsfé les a vairtages appavents obteKSS en Horwige «t «i Kaitz , «Taprto ici auteurs ^ue fn cités, Mn «sage ne e^t pa»propiagé , al nêne conservé au Hartz.

Moyens qtii paraiÉBetH propfw é pMker une 4conomlûe -de poudre. — Cependant, si INm feit attention «pie le tirage ft' la poudre est presque «oi^ours accompagné de projections des débris de in fodKfr f^actarée , à des distances considérables , tandis que le but de Popération est seulement de vaincre la cobésion de la roche , sans en ^pro^ jeter les fragments, on en conclura que toute Taction de la poudre, ou plus exactement Sont le travail motenr 'développé par Pexpansiott des gaz qui résultent de sa eombustlon , n^esl pasntflemenC emplofé à produire TeAFet t|iie f\m « en vue , cft qn^l y a Heu de eroine ^^ne modification convenable des procédés ordinafre» pourrait conduire à one économie nssez considéraMe ^ét pondre. Mais le» essais qn*OB pourra faire à ce sujet ne condntrent à tm résttltet utile, -qt^autant qu*lls seront dir^és confbnBénenl auli vrais i>riiieipes ^ la mécanique, et non à des idées préconçues et à ^es analogies tout à fait Incoraplètes entre les effets observés dans les armes à Isa , et cenx de la poudre dans les4rousde mine».

Une roche que Ton aittaque k la {poudre a toujours une forte Sétaett^; elle est en cutre f6rt peu compNssibie et tffès<-roide; en d'anlies termes un trôs-t»etit écartement entre les piHiiee Â^uma roche aufltt pour produire la rupture, la séparation définitive 4e cei^ (Parties.; niaîa il faut luie très-grande pression pour déterminer cet écartement. Or les gaz de la poudre , au moment de rinflammation, où ils se trouvent resserrés dans le petit espace qu'occcupait la poudre solide , exercent une pression énorme ^ue &nmford a évaluée jusqu'à j^,000 atmosphères , mais qui , plus probablement , ne dépasse pas 2000 atmos-

MOYENS D^tNTAILLER LES ROCHES. 157

phèreft, ou 9O,MM^0O klte^. par mètre carré niptriicleU Mbvaul ï-é^ valMItii ée liitUw. Cette preaiian initiale est d*attteiirft la mèi»» , (fael qiM^nattoT^ain dt pdudre esflafflmte, lauf 1«6 perte» dtieA m rtfroidbsefllent par oonlact a?ec ica patois 4e Tespaec qœ. reoiplit ta pnkÊêft^ pertta qvA crâisieiit satalKlIemeiit airee retendue relative dès pffiMiS; et sont par conséquent plus considérables pour un petit i|Éepoiir «n grand Tahinte de poudre. Mais encore la peiîbe de chaleur wtmà p« iDêtantànée , et par eanaéqueai Un pression doit demeurer à peu près la mékwe » dans H premier instant , toutes lee fois que TacUon des pam\3 n» coiHHbBe poi à proloos^er la durée 4e rinllaiBBiatioft de la pottdve. Cela posé, il parait évident fue la fsÉnlae cylindrique dcanéesMx tfons de mines n*est pas , à beaucoup pr^ , favorable à TédSnondfB de la poudre ; car la pression exercée par les gai de la poudre , dams une difeelion queleon^ue ^ est égale à la pression sur Tunlté SO pe r fici cille , noltipltée par Taire de la section rectangulaire du cylindre de poudre par un plan conduit suivant son axe. Ces pressions égale» dans toutes les directions , autour de Taxe du cylindre , ne contribuent pas toutes efficacement à TelOPet que Ton veut produire. Car la roche que le mineur fait sauter a toujours été au préalable dégagée sûr un ou plusieurs de ses côtés ; de sorte qu'on peut prévoir d^avance , avec certitude , le sens dans lequel se fera la déchirure principale , et la direction moyenne que prendront les éclats , projetés après la rupture. Or , il est évident que si Ton peut obtenir la même pression initiale dans le sens perpendiculaire à la déchirure qui tend à se pi'oduire avec une moindre quantité de poudre , en diminuant seulement les pressions qui ont lieu dans les autres directions, on pourra produire les mêmes ruptures dans la roche » en réalisant une économie de poudre.

Supposons , par exemple , que Ton veuille faire sauter à la poudre un gradin de rocher ABC , fig. 26 , PL IX ^ dégagé sur ses faces supérieure et antérieure. On pourra placer un trou de mine en A, au pied deVescarpemeutD; si le gradin n'a pas trop de largeur , et si d'ailleurs la roche est passablement homogène , il est évident que la masse de rochers détachée par le pétard aura une forme analogue à skt et sera projetée dans le sens X. La ligne de déchirure passera à peu près par Taxe du trou. Au moment même de Pinflammation de la poudre, la déchirure commencera des deux côtés du trou , et se propagera départ et d'autre vers $ et vers t, La roche étant extrêmement roîde , la rupttfre se propagera à une assez grande distance, pour un écartement extrêmement petit des parties disjointes dans le voisinage du trou A par conséquent la rupture sera complète , avant que l'espace dans

158 CflAPITBE IlL

lequel pourront se répandre les gaz de la pwulre ait eoiisld<kabl«nefit augmenté. Il résulte de là que si les choses sont disposées de mamire que la pression initiale des gaz de la poudre dans le sens de la flèche X, et dans le sens directement contraire , reste la même , les effets seront à peu près aussi les mêmes , quelle que soit d*ailleurs la quantité totale de poudre placée dans le trou. Or si au lieu de charger le trou à la manière ordinaire, on introduisait au fond de ce trou , un tampon de bois demi-cylindrique qui le remplirait à moitié, et dont la face plane serait disposée suivant la ligne tnn perpendiculaire à la direetioii X? la pression initiale des gaz de la poudre resterait la même , quoique la quantité de poudre fût réellement diminuée de moitié, sauf toutesfois TinCluence qu*exercerait raûgmentation de 1-étendue des parois toucliées par la poudre sur la rapidité avec laquelle elle s^eiiflamineralt. I! y a lieu de croire que par cette disposition, la masse de rocher détachée resterait à peu près la même , pour un poids de poudré moitié moindre; seulement les fragments de rocher détachés seraient moins brisés , et projetés à des distances plus petites , ce qui est indi£Férent p3ur le but qu'on se propose.

Les mêmes considérations conduisent à cette conclusion, que la meilleure forme à donner à Tespace occupé par la poudre , ne serait pas la forme demi-cylindrique , mais bien la forme prismatique à base rectangulaire, le plus grand côté de la base étant disposé perpendiculairement à la ligne de moindre résistance. Quant aux rapports des deux côtés de cette base , il devrait sans doute varier avec la quantité totale de poudre employée , pour que Tinfluence des parois ne diminuât pas trop VacUvùé de la poudre , en prolongeant la durée de Tinflaramalion. Les trous de mines ne peuvent guère être creusés que cylindriquement; maison peut en remplir une partie avec des tasseaux de bois , ou bien préparer des cartouches dont une partie serait occupée par un ou deux tasseaux de bois convenablement disposés. Reste à savoir si Téconomie très-probable de poudre qui résulterait de ces procédés , ne serait pas compensée par la dépense en maîn-d*œuvre nécessaire à la préparation de tasseaux de forme appropriée, et des cartouches.

Il me suffit ici d'avoir indiqué le genre de modification que Ton peut raisonnablement essayer d*apporter aux procédés généralement usités dans le but d'obtenir une économie de poudre , et d*avoir rappelé les vrais principes de celte question , qui a occupé beaucoup de mineurs. J'ajouterai que plusieurs éléments de cette dernière discussion m'ont été suggérés par un entretien avec MM. Poncelet etPiobert, que je me

fait un devoir de rappeler ici, en les priant d*en agréer met remerciements (1).

Compo8ition.et qualité Bwtèrieureê de la poudre, ^ La poudre de mines diffère par sa composition de la poudre de chasse et de la pondre à canon. Les dosages adoptés pour la falirication en France, sont les suivants :

Salpêtre.

Charbon.

Soufre.

Poudre de guerre. .

Poudre de chasse. .

Poudre de mines. .

Dans les mines militaires, on calcule le côté intérieur du coff^ cubique dans lequel on renferme la poudre , en admettant que le décimètre cube de poudre (un litre) pèse 941 grammes.

Les qualités extérieures d'une bonne poudre sont d'avoir le grain égal , dur et bien dépouillé de poussière. L*égalité du grain se juge à la vue , la dureté en cherchant à Fécraser dans le creux de la main , l^bsence de poussière en roulant sur le dos de la main un grain de poudre qui ne doit pas laisser de trace.

La poudre doit être conservée en lieu sec, dans des barils ou des sacs de cuir. Elle perd beaucoup de sa force par riiumidité. La poudre hu-> mide recouvre sa qualité par la dessiccation au soleil; mais la poudre qui a été humectée ne peut plus redevenir bonne.

(1) M. Tofficier du génie Leblanc ( J.-J.) , dans un mémoire très-intéressant sur la Théorie des pétards^ publié dans le septième numéro du Mémorial de l'officier du génie, p. 216, après avoir montré que Teifet de la poudre , dans les pétards , dépend surtout de la pression initiale , propose de placer dans Taxe de la cartouche un noyau cylin* drique en bois, par lequel on remplacerait un certain volume de poudre , qui serait économisé. La poudre formant la charge remplirait Tespace annulaire compris entre le noyau et les parois cylindriques du trou. Il nous parait évident qu'il serait préférable de placer dans la cartouche un noyau de bois demi-cylindrique remplissant la moitié du trou , et placé de manière que la face plane du demi-cylindre fût perpendiculaire à la ligne de moindre résistance, ainsi que nous l'avons indiqué dans le texte. La masse de poudre s'enflammera ainsi beaucoup plus complètement, parce qu'elle sera en contact avec des surfaces extérieures d'une étendue beaucoup moindre, et, de plus, la préparation des cartouches nous parait devoir être plus facile et plus économique. Il faudra seulement avoir soin de tourner la cartouche dans le ^ns convenable eu la plaçant dans le trou.

t60 CflAPITIèfi m.

Jéjutuee db (# poH4re àû09tom dam VmriéÊMe, Lat^oiArtà GanM

est éprouvée dans rartillerie de la manière suivante • On se Hor i Ahm niprti«ir. d'épreuve qui ^ ^««lOtl^ 4e 4iamlU'e ât Tâme ei «n |i«ii pfos d*iia d'vamMra d^ l0^g^el^r« La ct^mbre ^quà Q9icyliii(lriqiM , t^nimi SStgramfBea 4e p(ra4re. li «it coalé.sur seoielle ^.à l'ansle con^tiot die 45 degrés.

Le boulet ou globe d'épreuve en cuivre se met sur le tour au calibre juste de Oin,t8949 et pèse 2^ wt.^ 5704 (60 livres anciennes) ^ On pbtient ce poids exact, en lorant un trou dans TintériQur duglob^* {«a coudre est introduite dans la chambre av^c unçntonpoijr,^Ji'oA 0/e49^t|uciHie espèce de bourre entre elle et le globe qui, reposant sur les bords de Tortâce de la chambre, nVcamonne oi ta^seowdnt, ni ^^gmmamk dass la diarge. On aoKMrce avec une mèche à étoupille*

La poudre neuve est reçue , lorsf u€( le globe 4*épreuve est porté â î^ mètres 4è distance h^iKkntale,

La résistance de l'aif a» mouvement du ^oibe est tr^-feiible à eaii^ de hi f«ttie «fuaiitiié de poudre êomf arée a« poids 4u globe. Qn |^t donc admettre que sa trajeetoire nediffère pas seBSiblement de la parabole qu'il décrirait , s'il chemmatt^ dans un eapace Tide , «t calouler en co»s6<|iieMe4a Jvitiesae Imliala corKflj^OBd^te à la jpioK($e 4e t95 mètre». Or e« 4é«i«iiaAl^ pag'^i'UwiWmaiswi de la vitesse initiale aur

l^horiîon , Pamplitude du jet est donnée par Téquation rf=:— 5?— i

dans laquelle d est l'amplitude ; v la vitesse initiale , et ^ la gravité =sâ«i.»âûâ& (YoyeiUa Traitédemécanigua de llPâissoii);pour le mortier d'épreuve «=45» sin â«=l. c/s=:235 mètres : en substituant ces valeur» ttua[iéiriqu«8^,l'éqfuaiioftpréeééeiile dôme ^nr la grandetir la ^tesse inittale dn globe d'épreuve v 2=l6n,97. La demi-^ree vive de correspondante à cette vitesse initiale est égale à :

Ë^ Xlp7-= ^ X 2W- 5501.

Cette demi-force vive est, d'après les principes eoonusdeiaméoa*mque , la mesure du travail moteur transmis an globe d'épreave, par l'action de la poudre , ce travail étant exprimé en kilogrammes élevés à un mètre de hauteur. La charge du mortier d'épreuve étant de 93 grammes de poudre, on trouve qae le travail moteur d'un kilogramme de poudre serait ^ dane les «taas cinoBStanoea, de S$^IM kilogrammes élevés à 1 mètre.

Quantiléa de travati uiUîséea dans les bùuohes 4 féu* **- l^ao0 let bouches à feu de gros calibre chargées avec un poids de poudre égal

MOYENS D'ENTAILLER LES ROCHES. 1<it

au tiers de celui du boulet , le travail moteur de la poudre , calculé d*après les vitesses initiales imprimées aux projectiles,est à peu près égal à celui qui est réalisé daus le mortier d*épreuve. Ainsi, diaprés M. Poncelet (Hfécanique industrielle, p. 180) , un boulet de 19 kilogrammes cbassé par 4 kilogrammes de poudre, prend une vitesse initiale deSOO mètres par seconde: en tenant compte de la force vive imprimée à la pièce qui recule, le même auteur trouve 153,415 kilogrammes élevés à 1 mètre pour le travail moteur développé par les 4 kilogrammes do poudre, ou 58,354 kilogrammes à un mètre par kilogramme de poudre. Le travail moteur transmis au projectile diminue avec le calibre des pièces,et éprouve une réduction d*un tiers environ dans les fusils de mnnition ordinaires, où les balles de dix-neuf à la livre,cbas8ées par moitié de leur poids de poudre^prennent aussi,d*aprèsM.Poncelet(ifécafttgifo industrielle 9 p. 183 ) , une vitesse initiale qui est moyennement de •500 mètres par seconde*

Dans le mortier d'épreuve comme dans les pièces de vingt-^vatre , le volume occupé par les gaz de la poudre , au moment où le projec* tile sort de la pièce est de sept à neuf fois aussi grand que le volume delà charge de poudre. Ces gaz se détendent done, pendant leur action sur le projectile et la pièce, jusqu'à occuper un espace égal à sept ou neuf f6is leur volume primitif. Le travail moteur dû à leur expansion ultérieure, après la sortie du projectile , est perdu pour Teffet que l'on a en vue.

Le travail moteur des gan de la poudre utiUsé dans les trous de mines, est encore moindre que dans les 6oficAe«<l/Wi.— Dans letirage des rochers à la poudre,le travail moteur de lapoudre réellement utilisé pour l'opération, est celui qui correspond > la détente depuis le volume primitif de la poudre. Jusqu'au moment où les particules de la roche ont été suffisamment écartées pour qu'il y eût rupture. Or , à cause de la grande raideur, du peu de compressibilité etd^xtensîbilité des rochers , il est évident que les fissures se font presque instantanément 4ans toute leur étendue, et ont lieu avant que les dimensions de l'espace occupé par la poudre aient beaucoup augmenté. Ainsi,le travail moteur que la poudre est susceptible de développer , parait être encore mieux utilisé dans le tir des bouches à feu , que dans le tirage des mehers, où les efiFèts de projection sont tout-à-ftiit inutiles.

Cependant le travail moteur retiré de l'action de la poudre^ même dans les bouches à feu , revient À un prix excessivement élevé , quand on le compare à celui du travail moteur développé par la combustion de la houille dans les machines à vapeur les plus médiocres^Les foyers de ces machines brûlent en effet à peu près 5 kilogrammes de houille

TOHK I. 11

W2 CHAPITRE ni.

par force de cfievài et par heure. Or comme Tespèce d'ûbllé désignée dans la iiiécahiqtle appliquée par le mot forcé de cheval , exprime un tHvail de 75 kilograkinë^ élevés à un mètre dé hauteur daris urië seconde de iettipà , Il s'ensuit que le Iratail moteur de 5 kiiogramniés dé hoûfîlé èsl de 75 X 3,6W=kilogr. èl. à lin niélre , et celui dé 1 kilogramme de i^oUdré de 54,tK)0 kllëgf*. él. à lih bdè'tre , ënVirôii moitié en ^Ù6 de celui qtîi est transmis âiix prëjéctilèè -j iiàr un kilogramme de |)biidrieàcàilbh,dàns lé Môrtié^ d'éprëtiTe et les bouchés â feu dé ^toè calibre. Or , le kilogramme de houille ne vàul pas généralement en Frahce plue de fir. SÔ t. Sur les houiitères , i) ne vaut qiie la moitié de ce pHx , tandis qiie iè kilogramfaie dé poudre dé mihe coûté 2 fr. ié cent. , sept fois autant.

// èeraft^ datte certaine càSypluà économique de hrojrer te rcfthei' atec ife» otlItAr aeiérêà , que â^eMpïoy^V là poudre, —ta poudre est donc un agent très-énergique susceptible de prbdnirë deé pressions én^Hnes , mais dont lé trûmû nméur umtsê retiëilt S im pnx trèsélevé. Si son emploi dafls lës nfhieS à prdââit une éeohoriiië cotisidètflblë i cela tieht â ce q«*il A été substitué à là maih de l^homme qui ne pouvait foire usage cjue d*oiJtils extrêmement Simples, les coins et lès marteaux , pour attaquer des roches d'une téhatiité énoirmè , et qui, en outre j travaillait habituellement dahà des enârbits resserrés , «Ce il était obligé de prendre une position ^éhàntë qui ne lui permettait pas de tirer de sa force le meilleur parti possible.

Aujourd'hui que l'on sait utiliser les agents natiiréls beauëôu^ mieux ipf â l*époque de la découverte de la poudre , il sèihblè probable quîl y iiîi'aît éëoftôniie à ftiîre iisàge de hiacHlnes à vapeur , pour certains l?irtâUx qui sdAt étéèutéâ à la poudre , par e^téàipTê , i>our le creuseiAêfiî des pUits vëi*tlbâlix ^ àéûi des k*6ëhes dures. Ici la roche pouri^alt 6trè broyée par pétèùsslon ; sdiis le choc d'uh large mouton ài*nié iTèlittls aeiéréâ de éoriâé appropriée , et suspendus pat* uàé chaîne à tflî mglû étètbii ^r lé piiits. Là percussïoh i)oiirràli être produite par tiffe màchitfë à vapëilr j ad tabféh JTun tuécànîsihë trè^-simplé , et îl Sè¥brC él^afeiiiebt facile imprimer au mdùîoiâi , i)endant qu'il serait sbiilévé , Uii tnouveiheht dé rotation , par la machine bii à bras dIkbîiHne.

L'extraction des eàùx serait inutile , pendant ïe creusement , et nécé^ire seulement, dans le cas où il faudrait soutenir lés parois de l'éxcàvalîon par un boisage ou muraillementj bu quand on aurait bc- Soiti de descendre au fond du puits, pour extraire des fragments d'outtls brisés accidentel leliient , qu'on ne pourrait retirer autrement. On pourrait méffie, afin d'évité^. dèé dépenses d^utsétuent, faire usage

MOYENS D'ESTÀlLLEli LfeS ROCHES. ÎG5

d'oné 'cloche à plongebr. L'es débris He Voches broj^ées seraient vîdé^ avec âés cylindres à soupapeâ. Eh iin niot , ce serâieht des sondages d'un 'trés-grând diânaèlre, eiécbiéà dans des loches hôri 'éï)oùléûscs ; BU moyen de machines â vapeur, et avec bnè faible aépenséde main - U'œëvrfe.

Aiiî àêpfeiisès de poudre sèWieht stlb'slltii'ées les îteiiérises de cbmbustibic pour ïè ïbj^er dé Tapparell motëûV , élîeiî fraîà , du l-este assék àli^sMiii'ablés , d^eto'elieii dès ontHs é'ciisVés qui âllaiîOeràient dlrecténàenl là i'dché. It me semble qb)e , isiÛ'ôA todJ<Mtr8 j dn moins dans teàtlèbut> 'dé câB , ce tlrocédé àet*9it ^lus écoDônil^ue qttt lès procédéis de fôii^t^ à râilde d^ là {[^ddh, pourvu que lés outils , qui seraient d^àillëiiH analogies aux Vré^^ns orditiàires , fussent clMiveiiabîémènt ttist^ô^èy ^b-dëss5ù§ de la fflate-fbrme dtt diàqdë ; bu moutoii en fonte , au<tfrël flâ ^erafent àâ^iéi:

Jttà^êé^sMplày'é éû Jfnéfîéflté^ p6u¥fà.{rè dtspQ^mîtYû âeh rochers M9à lé ïtfdèè fleUteà, -^ k rapiiui dé$ ^éflèxfoiis t>réGédèntes ; je cltët^l ib procédé M^étiiëblt qui à été employé eii Amérique , pbnr apprbfidftdi)* re bbéilàl de liayf^afîoa ; dàtis dèi$ endroits ott le Ht de ceriàini i!%tlvi&S élîait ehcombbé dé fébhéH; éii ûtiliâàrit î^our cela Û Force fttiiiteisliré Ha coUriàiït. Oti à Ihétallé sur Un bslteàu, uil t>eu ters rart>félr« ; uh ârb»>é 'de twM hdrizdnUl débdrdâttt \ii brtrds du bàteati pir ièê dêilt e:drétttltés -, dohï ehH'cUiie poKe une roiie â palettes fîiiîiierjgléë dans Ib bloùràtti. L'atbre est garni, dans là partie cbîiiprise entré liés bbrdé ; dé pitikiébrs rïingées d'e carnée , ^il^posée's comme celles de rairbi*e d*uti bocard. À Savant du baléaù sèht disposées , sur tîîïé ttfeîié péiiendïcliiàlre à Taxe; dôs flèches vèHibaléà eh bois, ar- Ûéëi i ifeirf basé d'un iihoi en fer iciévé destihé â Broyer le rocher par pléircirgr^ibnj ellis sont guidée^ , comme les flèches d'un bocard , par des moises ou prisons fixées à la cfaiarpente du bateau ; elles sont foblèvéëi aiiëryfivéîhém parles cain'es piaicées sur l'arbre dés roues, an iteôftii de ifevîei'S en bbîé , dont lès points d'appui âoni situés sur flbfe îiéné i^Sralll^ië S t'iàri)l*e 'âè là rôiié , entre les pilons et l'arbre , de ibrtë qUe lès càfiieS appuient sut* une deâ extrémités de ces leviers <k Bénîi^lëé , dont ralUtre éxtrëriditë soulevé les flèclies dés pilons, le Kbfeàii ëslt âitihi d^ifi gôiiyérnâîl.

KH^â bn vëili âéiriiifë lés k*ockers qûî encombrent une portion du lit, etfbrment un rapide^ on amarre le bateau, aii moyen dé cdiilâ§eâ ; à Ubs ]p6Mi àûs plàééâ i^ur lé kyage , de niatiiëre que les siHS^lirèsl dék p^lSriis cbtfèspondënt âû poiht fe plus bas dii rapide. Gomme lei i^iiorls Wiit à t*atant , lé bateau ké trdiive alors tout entier eH dëisbhs dè^ ^hèrs , dans tin endroit oâ il peut flotter, t'impul-

sion du «onrant iroprime un mouvement de rotation à V^rbre qui porte les roues et les cames, et le choc des pilons broie le rocher dont les débris sont entraînés par le courant. A mesure que le rocher est broyé sur une place , on remonte le bateau en se halant avec les cordages sur les points fixes. On le déplace aussi dans le sens transversal pour élargir le chenal. Un ou deux mariniers suffisent pour surveiller ropération et manenivrer le bateau, quand il doit être déplacé.

Quand les rochers ont été broyés sur une profondeur et i^^^ togenr suffisantes , pour ouvrir un chenal praticaUe à la navigation , il reste néanmoins un courant très-rapide que les bateaux ne peuvent remonter qu*à Taide d^une ftwce considérable. I^e bateau qui a servi à détruire les rochers est alors utilisé comme remoirqufAir. On le débarrasse de sa batterie de pilons , et Ton remplace la garniture de cames par un tambour sur lequel s*enroule un câUe amarré par le bout à un peint fixe établi sur le rivage , en luonont du rapide^ Ce tambour peut, à volonté, être fixé sur Tarbre par [une griffa é^embrayage, ou en être rendu indépendant , 4e ipanière ii ce qi^ l^ai^re pnisse tourner dans son intérieur. Quand on yei4t remontée uA.e#|iVoi de bateaux, le remorqueur étant au bas du rapide et ks baUaii^Aiés au remorqueur, on embraye le tambour j rinaipulsl^ 4u çoiir^ «ur les roues remonte le convoi. Q^and celuirci a Iraneht le rapide» il suffit de débrayer le tambour pour que le bç^u 4eseendis<, entratn^par.le couiant. On peut d*ailleurs modérer la vitesae à la descente en. pf«ssaïA la circonférence du tambour » entre les mâchoires d'un frein. (Babbage , Economx of Manufactories^ 3« édition , p. 43.).

Il me suffira d*avoir présenté ces considérations.. Bes détails p^us étendus sortiraient du cadre de cet ouvrage dont le but n'est point de proposer des méthodes nouvelles , mais d'exposer et de discuter celles qui sont connues et généralement adoptées.

Effets de la poudre sur les roches. — Je reviens au tirage de» roches à la poudre. Il est impossible de présenter des données précises concernant les efiFets de la poudre. Ces effets varient avec les circonstances locales , qui changent elles-mêmes , non-seulement d*une mine à Fautre , mais d'un point à l'autre , dans la même mine. Je citerai donc simplement comme exemples^ et en prévenant qu'on ne peut pas les prendre pour bases de devis exacts applicables partout , les faits suivants.

A Montmartre , dans les exploitations à ciel ouvert , ou par gradins dans des galeries de très-grandes dimensions , un demi-kilogramme de poudre arrache environ 8 mètres cubes de pierre à plâtre.

D'après M. Baiilet de Belioy, dans des galeries de mines de petites

dfanensions , 9 onces (19i grammes) de poudre déCâcheui do 10# à 150 kilogrammes de roche quarUeuse.

▲ Ronchamps , 135 grammes de poudre sufltoent pour abattre jusqn*à 4 mètres cubes de houille , après un havage préalable.

'M. Babbage rapporte le fait suivant : un des blocs de calcaire e^raits pour la construction du brise-lames de Plymouth, a 26 pieds 1/3 de long 9 sur 16 {Âeds de large et IS d'épaisseur, en mesures anglaises. Pour détacher cette masse du poids d*environ 400,000 kUogrammes , on péiarda trois fols ; deux charges de 50 livres avoir-du-poids furent sueeesatTement placées dans un trou de 13 pieds de profondeur, S pouees de diamètre en haut et 3 1/9 au fond. Ces deux explosions déternnnèrent une dédnrure dans laquelle on mit un pétard de 100 livres de poudre , qui détacha la masse. Ainsi , chaque livre de poudre (45S grammes) détacha à peu près 9000 kilogrammes de roche.

Le général Burgoyne cite Texemple suivant : dans les carrières de granité des environs de Kingstown , où les enCrepreneuradoivent livrer des Uoes de 40 à 60 pieds cubes chacun , on emploie souvent des «barges de poudre de 60 , 60 et 70 livres avoir-du-polds , qui remplis^ naA eux 9^des trous de5 1/9A 4 pouces de diamètre, sur une vingtaine de pieds de profondeur. On choisit, peur cela, des pointa o* la poche soit à déeeuvert.sur une surface verticde étendue, et on obtient généralemimt de fort grands effets. Ainsi , dans un trou de 5 pouces 1/9 (0»^1«Q de diamètre , sur 19 pieds 7 pouees (5*,97) de protondeur, on mit une charge de 75 livres (S4i^,01) de poudre qui remplissait le trou, sur 8 pieds 10 pouces (9«,60) de profondeur. La masse détachée ou Itfgement fissurée cubait 1900 yards cubes (017 mètres cubes) et pesait 9400 tonneaux de 1000 kilogrammes.

La dépense fut de 6 livres 15 sbiHings 6 deniers (171 f^.) , comme il suit :

fr. c.

9 mineurs pendantquaiorze joursà 1 s. 8 d. (9 fr. 10 e.) par Jour. 58 80 1 manœuvre pendant quatorze Jours à 1 s. 6 d. (1 fr. 89 c.) par

'" jour. 96 46

'75 livres de poudre. . . .' , 60 49

titodpîUe de Bickford. 9 59

Fer, acier et maiki-d*œuvre du florgeron 69 80

Total 171 n

Bien entendu quHl fallut plusieurs autres petits coups de mine , pour dépecer les énormes blocs détachés par la première explosion.

166 Ç|^4PlTflE Ili.

Nous ci^roni qu«^u$9 WM*^ exeioples 4%i^ le 94i.^itre 9Ù nous Irailerons du creusement des excavations soutecrainçs.

Mode d'excavation par le feu»

Mode de travaU dan» ieê mitwê de la Hongrie^ d^^ptèê Deli^u^-^ La méthode du torréfiaçe des rocbes est fort ancienne et antérieure à rinlroduction du travail à la poudre dans les mines. Elle est encore aujourd'hui usitée dans quelques localités où le prix des bois et la nature de la roche la' rendent plus économique que T-empIoi de la poudre. Les mines de Felsobanya en Hongrie, d^Altemberg en Saxe, du Rammelsberg, près Goslar, au Hartz , etc. , sont dans ce cas. L'action du feu rompt l'adhérence des rochers et les fendille, par suite de la force élastique qu'acquièrent Teau ou d'autres substances volatiles contenues dans leurs pores ou fissures naturelles, par l'accroissement de tempêta- (nre. Les parties des roches désagrégées par le torréfiage se laissent' facilement détacher au pie, quand elles ne tombent pas par leur propre poids. D'après Itelius , le mode dç travail usité aux mines de Felsobanya en Hongrie , est le suivanl : pour torréfier le bout 4i'utte galqrie , on tait usage d'4]ne grille de SS pouces de longueur, 14 pouces de largeur à l'extrémité que r.on met en contact avec le rocher, et 33 pouces de largeur à l'extrémité opposée. Cette grille , portée sur qualrç pieds^ est un peu boofibée et inclinée de l'arrière à l'avant, d'eavtron 9 pouces. Au-dessus et sur les faces sont des plaques de tôle. Après avoir chargé du bpis sur la grille , on l'établit conjtre l'extrémité de la galerie yers le bas, et on allume le feu. La.iamme se porte à Tavant contre la cûçbe, ejL s'élève swc le â^ont de la galerie. La iumée et l'aîc chaud sortent par la partie supérieure. Les ouvriers ont une fourche et un crochet à longs manches , pour retirer le feu ou remettre du bois sur la grille , en se tenant à une certaine distance du fourneau. Les fig, (1), a^b,c, PL Xf prises dans l'ouvrage de Delius , représentent en plan et en coupe la grille idete sont les plaques de tôle du dessus et des faces latérales ; /*, gr , la fourchette et le crochet.

La roche n'est ainsi torréfiée que sur une largçuir de % pi^ et V3 environ , et quelque^ pouc.es dis profoodeur. On.d6tache les pacties désagrégées, et on prolonge l'entaille, en répétant la même opération. Ordinairement on achève le sol à la poudre.

Pour élargir, on pose sur l'un des côtés de l'entaille , /^. 5 et 4 , PL X, à(^s bûchers f)Ç)|:9ié5. d^ Uj^s d^ biches ^e çi:Qtsantohli4i)xemejit , et terminés en haut pai: des \^(Hfike& inclinées vers le bisuit et appuyées

MOYENS D'EIfTAlLLER LES ROCHES. 107

contre la focl^e. Qn répète la même opéfatiop (le Taqtre cdti, et eq^n on ei^bausse ta galerie eo dressant |in l^ûcber formé de plusieurs Ifts 4e bûches croisées ^ angle droit , /î^^. 5 , €|Mi 3'^teod suivant Taxe de la ^lerfe , e^ qu'on laisse entièrement décpuvçrt pour (^ue la flamme agisse direc.(e{nent çur |e faite.

La /S^. représente les travaux d*exp.loitatioii Ultérieurs dans la ifilne de Felfpbanya. Oi^ a ^ivisé ^'abord le gîte e^ loi^gs massifs rectangulaires , pfir. ui^ $y9téq[)e de ^leriijs horizontales distantes de 9 tp^es, et d(E) ^eqûoées ii^çUnées suivant le gUe , distantes de 40 à 50 toises. On établit les bûchers sur le sol des galeries horizontales ^ si^ tpute la diistance qi^ sépaçe deux ^j^eries inclinées , de manière que la flamme torr^^ei les roches au faite de ces galeries, ^«orsque le faite est d^à t|CQ|i éley^ ^^ qu^ la flamme des bjûcl^ers é^bliç çiur le sol des^ g^lfirlef puissft^gûr ^cacemen^ , qp fo^W ^^ec des pierres sternes u,9 m^^ dp ^ui^MT f^Hivenable sur lequel oji dépose les bûchers. Quand ojjL^ ^teipt une h^vttçui: de. I^ à \n, pieds , on fait un échafaud en t>ois dq^ g^ed^ de )^^uteur, qp Xp gar^H de planches ^ue Ton couvre de 2 OU 3 pl^ds (l*ép^|s^eur de pierre , po,ur les garantir de Taclion du fe^, et on établit les bûchers p^ dessus. K mesure qi^e Texcavation s'élève ^ V^Q exh^u^se aussi, avep les pierr#s détachées antérieurement le spl d^ ];)(^çher§. Gomme les r^çhe^ détao^iées. foisonnent, il faut en e](lr2|irç upe p^r^e au debprs^ Op ménage k cet e^et ^ ^ travers les débris 4e rqchpr^ apippçel^s sur Téchafai^dage , de petites cheminées muraillées eft piç,çrç^ ?èchf9» et Ton jette ^es débris surabondants par ces trppa pu ç^t^fiu^pées de déçhafge. Arrivé à une petite distance de la galerie sup^^riçuçe, on ^imipue la largeur de Texcavation , de o^a^ ^ère qu'elle s,e termipf çp YQût^, et pn laisse un niassif de Tépaisseur ^^pp^ ^Ise ^i^yiron. Les espaces ainsi excavés^ demeurent vides après renlèvep^enides iplAerais ,.ce qpi (ijpnpe assez souvent lieu à des éboulements considérables.

Trqpqif p(^n Iç [e^ at« Iiamn^e(sberffr, -r Le mode de travail usité à^ Ip mine du |laifpelsb,er^, çt décrit par M. Héron de Yillefo&se , est à peu près le ni^e qu'à Fel^obanya. Au Rammelj^berg , oa rejoint d*abord le gîte par des galeries qui arrivent au mur. A partir d^ ces galeries, on entaille à la poudre le mur sur une assez grande longueur , puis on pose sur ce mur un lit de bûches de sapin horizontales , pardessus lequel on é^blit d*autres bûches pi>e^que vertlc^s , qui s'ap . puient sur le toit de minerai que Ton veut attaquer. On met ïe feu , et la flamme frappe ainsi directement la nasse de minerai. Lorsque , après ^.e^ueç op^raUons semblable;/;, le toit est exhaussé, on coasiri^jt sur le mur up krrassepiept en ^Isfis sur lequel on pose un l)ù-

cher construit de Ta même manière. Après un certain nombre cTopérations, le toit prend la forme d^une voûte élevée ; et alors , pour Télargfr encore , on amasse sur le sol des déblais qui s^élëvent au moins jusqu*à deux mètres de distance du dôme de ta voûte. Sur ces déblais dit construit le bûcher formé de lits de bûches horilfonfaTes en ttoït les mies sur les autres , et ayant la forme â*un paralfétlpipède à base rectangle. G*est ordinairement le samedi que Ton met le foir à iàùi' les bûchers, en commençant par ceux établis dans Ifts étages snpérlears; la mise en feu dîii'e depuis quatre heures du matiii jusqifft tirofi hevàres du soir.

On laisse brûler, sans qilé personne desëèndtedan!s1âliiiitcf depuis te samedi jusqu'au lundi matin , jour auquel le garde-fou et ses aides achèvent d'éteindre le brasier. Le lundi on dispose encore quelques nouveaux bûchers dans tes points où les premiers n'ont pas produit tout refifet nécessaire. On les allume le soir, et le mardi matin on s'occupe d'extraire les minerais , de détacher les parties devenues ébouleuses , de trier le minerai , de remblayer et de préparer de nouveaux bûchers pour le sam^i suivant. La chaleur est horrible dans la mine du Rammelsberg et les ouvriers y travaillent nus.

Excessive ténacité de la roche au Rammelsberg. — La ténacité du gîte est très-considérable, particulièrement sur quelques points. H. de Yillefosse rapporte qu^en 1809, on attaqua , sur un point, par un trou de ffeuret , le minerai qui était une pyrite de fer et de cuivre très-eompacte. Après 11 postes , c'est-à-dire 88 heures, d'un travail opiniâtre, Touvrier exactement surveillé n'avait pu pousser le trou qu'à la profondeur de 14 pouces , avait mis hors de service 12 fleurets, outre que 26 autres avaient été regarnis d'acier, et deux cent un aiguisés, et avait dépensé 6 livres un quart d'huile pour l'éclairage. 11 avait fallu ensuite une demi-livre de poudre pour faire sauter la roche. Il résulte de ces faits que chaque pouce de profondeur du trou coûta à peu près 5 ftr.

Au Rammelsberg , un atelier composé de quatre mineurs et deux ou trois aides extrait par semaine 40 tonnes de minerai de diverses natures , ayant chacune une capacité de 7 pieds cubes et demi (M. de Brunswick) , et pesant :

Quintaux. Livre*.

En minerai de plomb. ..... 61 37

En minerai de cuivre. ..... 5 89

En débris de bûches. ...... 6 »»

En minerais vitrioliques. »... 8 15

Ces 40 tonnes coûtent tout compris 12 reicbstallers et demi en exploitant par le feu , et couvraient 58 à 40 reichsthalers en exploitant

à la poudre (le reichsthaler vaut 3 f. 70 c). C'est rttat qui fournit le bQi$ aux mines de Rammelsberg. Il n'est pas passible de tirer de là un renseignement précis, sur les dépenses relatives auxquelles donnerait lieu remploi des deux procédés dans d'autres localités.

Je trouve dans une brochure de Cari. Kock, publiée à Goslar en 1837, que les efifets des foyers au Rammelsberg sont d'autant plus considérables que les nunerais sont plus abondants et plus compactes dans la ifocbe attaquée. I) est quelquefois arrivé qu'un bûcber de 100 pieds cubes de bois a produit mille qiiintaux et plus de minerai ; mais en général l'efiFétde la combustion d'un pareil bûcher est regardé comme saliafanant, lon^'H donne un produit d'environ 100 quintaux.,

! ' M ' ?jj jf ' iy ?* !»} i."<| J ' j '» »» * » *q»**'

Dans tii^ cas or\ p$:a\i(im tk^ e^ajtvqUfim à ciel Quvari. — Locsque les giles que Ton veut exploiter sont situés , en tout ou en partie , à une médiocre profondeur au-dessous de la surface , et recouverts seulement par des terrains d*une ténacité assez peu considérable , le mode d'exploitation le plus économique et quelquefois même le seul possible , consiste à enlever les terrains supérieurs au gite , pour le mettre entièrement à découvert. Les dépôts de tourbes, beaucoup de carrières de pierres , les dépôts de minerai d'étain d*alluvion, d'autres gttes métalliques , et même quelques portions de couches de houille puissantes, sont exploités avec beaucoup d'avantages de cette manière. Ces exploitations à ciel ouvert donnent lieu à des excavations de fort grandes dimensions , et d'une profondeur souvent considérable.

Le mineur pratique aussi fréquemment des fossés ou tranchées à ciel ouvert, pour découvrir ou explorer des affleurements de giles, et quelquefois pour tenir lieu de galeries souterraines, qu'il faudrait creuser et maintenir ouvertes dans des terrains sans consistance , à une petite profondeur au-dessous de la surface. Les règles à suivre dans les exploitations à ciel ouvert , ne diffèrent pas en général de celles que l'on observe dans les travaux analogues exécutés par les ingénieurs militaires , ou les ingénieurs des ponts et chaussées.

Lorsque les excavations ne sont pas destinées à demeurer trèslongtemps ouvertes , et doivent être comblées ou remblayées peu de temps après leur achèvement , ainsi que cela arrive dans beaucoup de cas, le mineur ne s'astreint pas à donner aux talus de ces excavations l'inclinaison nécessaire pour une durée indéfinie. Il se borne aux précautions indispensables pour la sécurité des ouvriers ; et soutient les terres par des planches appliquées contre elles, maintenues par des étais transversaux en bois. Il ne construit des murs derevêtement susceptibles de procurer une durée indéfinie , que dans les tranchées destinées à rester ouvertes , comme celles qui prolongent , dans les terres meubles et peu profondes , des galeries d'écoulement. Dans ce dernier cas , si

EXCAVATIONS A CIEL OUVERT. 17t

les i^p^es ne ^^^pas parUcvili^j^v^i^t ^pule^f^ef, dç «i9Ud^ lours de 0"»,65 d'épaisseur , construits ay^ç npiQjrtiejr. hydrauljquç , «i quRj-: qu^efois ïQfiyofi ^jijL pierre &èclie , sufi^nt poMr \e^ sou^çnir.. Çtmk^ les tçcre^ so^^ de i\9f^rii à eiperçer ^^jç f<>i;te ppus&ée , U çs( b^ç^ iffôférabl€ d'^labUr daos U (rAoqh^e une VAÀ^ft sur. laquelle oa rejette les tecc^a qu\>A a cetcotisaie^ su£ les hovàs. , locs du creusement. C*«st d-aiUciuc& le pactt quUl cQii,vkDt de prendre toutes les fois que la trancbée a une prptodeur un peu considérable.

Noua reviendrons sur les moyens de soutènement provisoire des parois de la tranchée , et r«i(écution de la, voûte « en traitant des ex* cavaliona souten^aines.

Principes généraux à suivre , dans les exploiMions à ciel ouvert, — ■ Dans les exploitations à ciel ouvert proprement dîtes , on se dirige généralement diaprés les principes qui suivent :

l"" Il faut mettre préalablement à découvert une partie suffisamment étendue du gîte exploitable , pour que Ton puisse abattre et extraire facilement lès substances à exploiter , et s'enfoncer soit jusgu'au mur du gUe, Iors(;|ue celui-ci est une coucbe horizontale, ou un amas clr^ conscrit de toutes parts , soit jusqu'à de grandes profondeurs^ ^luand il est en l)ancs inclinés , sans être gêné par les éboulemepts des parois de Texcavation.

2o Se ménager les moyens d*épui$er le^ eaux , quand il doit s*en ramasser au fond de l'excavation , et pour cela les réunir toutes dans un puisard situé à la partie la plus basse , svir lequel ojx aura installé Içs pompes ou moyens d'épuisement; souvent ce. puisard sçifa creusé en dehors de l'excavation principale . et mis efl communication î^vec son fond , par un aqueduc, pu galerie souterraine.

3o Quand la première eçitaiUe e;&t fpuisé^, çn ^ çiçmblaye géni^jraleqjeç,^ ayjçic le;? iWfes pçoyei^nt de la déçouvej;!^ de la partie çpntigue AVi S^ \ ^^ \^^ u^éi^age spus Içs remblali^ un aqujeduc au gs^îerie qui (^fltinuQ de cpjiduire l^s ^a^% aut p.^isard*

4^° La po&Uion ^ la p^e^re en|^.iUjÇ., rojr^^e à suivre dan|& Içs^ tra- ^^ï^\ ^^p$;p^c^ à la ^is çt de ki^nae du gite et de la forme de la aurfî^çg d}f, SQ^ Aiç^ ça conçoit qu'en pays. 4^ montagnes , çu aU^- ^Ug^a fur. }e^ P^^^ 9. ^^ de ];çjp^<^çi lie transj^çct et la déçl^arge des ^Vfi^.,^yÀ^9R^Wi^A râbatta|;e des tçri;e&plus f0;Çile, etd'obte- ¥!) WK ^P^^WPf" ^^^^.^^ ^^^* V^^^ ^^ fond des vaUéeç, pour des 1^1^. ^ peif pç^si l^ç^ri^pntaux , op. devra éyidemu^nt commencer au bas des vallées , afin dç se mjçnager 1^, pep^e uécçssa^£ à T^cor- ^n;eAt ujltériemr des e«^ux , ci faciliter les mpju\emjçnA& d.ç termes, et

m CHAPITRE IV.

on exploitera par tranches transversale^ perpendiculaires ft Taxe longitudinal du gîte, en remontant.

On sent au reste que la disposition d^ travaux doit être variée h Tinfini , avec la topogi^apbie du pays , Tallure , la consistance du gMe. Pour arrêter le système d^exptoitation le plus économique dans chaque ca^» il est indispensable de s^étre procuré , par «ne étude antérieuref et au besoin par des travaux de recherche iwélUninaires^ dos^oonnos* sauces précises sur la forme du gtte et surtout sa profondeur en divers points au-dessous de la surface du sol : si Ton possède des données passez certaines pour pouvoir se représenter fidèlement ^ à. l'aide de plans et de profils, le relief de la contrée^ du gtte et du terrai qui le recouvre, il sera difficile que les lumières du simple ho«i sens ne conduisent pas celui qui aura quelque habitude den iravauxiau système qui sera le mieux adapté aux localitéa. L'essenUel est iel, cpmme du reste .dans les cas les plus difficiles, de ne pas commencer les travaux au hasard» avec une connaissance erronée au imparfaite du gîte, mais de procéder d'après un plan mûrement étudié, bien arrêté à ray;ani;e , auquel les faits découverts pendant TexploiitatiiNi même ne pourront apporter que des modifications de détaiL , Organisation des utelfers de déblaiement des terres. — Les travaux de déblayement des terres constituent la partie la plus eonsidjérable des f^ais de la plupart des exploitations à ciel ouvert. Us occupent généralement un grand nombre d'ouvriers , et il importe de les organiser de la manière la plus économique.

Dans le déblayement des terres , il y a trois opérations distinetes , savoir: Tabattage et le piochage des terres, quand elles ont assez de consistance pour qu'elles ne puissent pas être prises directement à la pelle ou au louchet; le chargement dans les vases, brouettes , tombereaux, camions ou wagons ; le transport.

Les nombres d'ouvriers employés à ces trois genres d'ouvrages doivent être dans un rapport tel, qu'il n'y ait point d'arrêt, ni de suftpension de travail pour aucun d*eux. Les piocheurs doivent fournir de la terre aux chargeurs, ceux-ci doivent avoir toujours desvaflès à remplir, et enfin les hommes employés au transport, les reidenrs , doivent trouver , en arrivant à Tatelièr de déblayement avec un vase vide , un autre vase entièrement plein et prêt à partir. Il résulte de là que les rapports entre les nombres de piocheurs , de chargeur&et de rouleurs doit être déterminé d'après la pâture des terres , la capacité des vases employas au transport , les temps nécecsaires pour remplir ces vases et les pousser à upe distance déterminée.

Transport des terres à la brouette. — Le transport des terres s'exé-

cute le plus habituellement dant des brouettes , lorsque les dBtanees I à parcourir sont petites et que les masses de terres à déblayer ne sont I pas três-considérables. tes bases d*après lesquelles on régie les travaux de déblayement à la brouette sont encore celles qui résultent d es observations de Vtsiuban: <hr admet que la brouetté peut recevoiir uil tréli^rae de mètre cirbè de terre mesurée sur place , ce qui, eu égard an fbisonnemefit ûëé terres plochées , nécessite une capacité d*un de^ mi-hectioGfre environ; tfti'ouvrier peM transporter , dans sa Journée , I 1$ mètres cubes â'tine distance de 30 mètres , en plâfine , c'est-à-dii^e

qb'fl ' feit 490 Voyafees fi' celle distance , et parcourt 27,00e mètres , I domt moitié en lassant la brouette chargée et moitié avec la brouette

vide. Bnfîn, tiii bomme peut remplir une brouette de terres meubles , dans le temps nécessaire à un rotaleur pour j^arcourir une ifistance I de 30 mètres, en plaine , avee une 'brouette* plethe et revenir avec

une brouette' vide. H réMcé de là que, pour la bonne conduite du travaa^ il faudra ditiser la- distance tt»tale à laquelle les terres doivent être portées , en relais de 80 mètres chacun ; placer sur chaque reTài BB oértain nombre de rouleurs , qiU prendront les brouettes pleines amenées par les rouleiirs ds relai précédent , et remettront à ceux-ci les brouettes vides qu*ils auront reçues des routeurs du relai inrivant ; placer è Patelier de chargement un nombre de chargeurs égal à cehti des rouleurs , divisé par le nombre des relais de 30 mètres y et avoir un nombre de brouettes égal au nombre total des chargeurs et des rouleurs. De cette foçon les brouettes vides ramenées à Tatelier de chargement par les rouleurs du premier relai seront remplies pendant le temps que ces rouleurs mettront à conduire les brouettes pleines qu'ils auront trouvées à Tatelier , et à y ramener d*autres brouettes vides.

Si les terres à déblayer ne sont pas naturellement meubles , il faudra , Indépendamment des chargeurs , avoir un certain nombre de piocheurs qui dépendra de la nature des terres , et que Ton déterminera par une ou plusieurs expériences [trélimlnaires.

Dans les travaux du génie militaire , on apprécie la qualité de la terre , sous le rapport de la difficulté de la fbuille , de la manière suivante: Tentrepreneur des travaux fournit un ouvrier chargeur , et rofficter du génie un ouvrier piocheur. Après que celui-ci a travaillé pendant un certain temps , dont on tient note , la terre qu'il a fouillée est chargée et mise dans des brouettes par Touvrier chargeur de Tentrepreneur : on tient note du temps. Soient t le temps employé à la feuille , f le temps employé au chargement de la terre fouillée ; le

rapport -p^ est celui qui doit exister entre le nombre de piocheurs et

iU CHAWtRfi ÏV.

celui d^ chargeurs j[>oar que les (ireihlers poissent fournir cbhstam-

mént de là terre aux seconds. Quand le rapport -^ =» 1 » on dit que la

terre est d deux liammeê à la fouille^ quiQd -jr ^ 1 1/3 , on dH

iqUë la t^erfé est à deùtc Tiommes et demi à là fouille , il faut alors

trois fnoicheQrs J)our deux cttar^uts % fatelRîf ; fel p- =±= 2 ', fe tferi^

est dite à trois hommes à la fouille ; il fout deux piocfaeurs pour un chargeur et ainsi de suite. Les terres qui n*ont pas besoin d*èlre piochées sont à un homme à ta fouiUe, Si Ton syoute à ces données la connaissance du prix de la Journée de Touvrier et Tusnre des ontils , on aura tous les éléments de ta déterminatidn des pHx d'e revieiit du mètre cube de débhri.

Ce «tue nous venons de dire %h hpj^iie afax dfilàbces pàircféurnes inl ptliine. Si les transports otit lieii eti deibehdâÂt; stiîvant une p^le ^tii ae toit pas trop rbide , pouf qne là rembHté de la brdùétte soU trop pé^ inUe, on ealeule conlme en plaine. Si les transports doitéht atoir lièù en montant , il contient d'étdblfr les râmt>és de fàçoh qii'ellès n'aieii^ pas plUA d'un doaziêihe de petite; et Tbh adoiët qû^un i>élai en râmpè inclinée au dduziéteie ; de ^ ibètrès de bài^ bb dé distance horfzdiilâle , équivaut à un réiai die ^0 mettes en plMne.

Iljr aàmntà^ û aughiénter îà capacité dès Brôûettéà.'^ tés évàlnationii ci-deàsus sont celles de Tatiban'ét die Goiilbmb. Ce dernie^ estifl&e à 70 Idlograihmes le poids du cohfèmi d^une brouette à SO kilogrammefc le poids de la brdUétté' vidé , â 18 ou âO kllôgràmnies fà pression sur le bras de Touvrier rouleur , et à 2 ou 5 kilogrammes la ftMttcf nécebàanw pour la poitiSBer Siir un terrain sise et unL Tai vu ompldyer, dans quelques ateliers d'exploilalioh a biel ouvert , des brouettes d\ine capacité plus grande , avec beaùcdhp d'aVatitagê. EH roulant sur un chemin bien sec , que Ton eroirvre au bieàoin de maUtaitfes planchée, et en donnant ùde légère inclinaison du cétê oii les terres doivent être trahspOrtées, oh peut employer de^ brouettes^ dont le poids tt*excédiera guère SO kilogrammes , et dont chacune côhUëtrdra un vingtième de mètre cube de terre me^h^éë sur lé terrain , bn trois quarts d'hectolitre environ y compris le fofsonnemëiit; le poids sera d'environ 100 kilogrammes. L'ouvrier li^én parcourra pa''^ inotiis de 27,000 mètres dànd ^ Journée de travail et pôabtà hîté 300 tbyagëi^, aller et retour , à liné distance de 45 métfes. Pëifdàht qde le routeur parcourra deux fois cette distance , un chargeur aura rempli une

EXCAVATIONS À CIEL OUVERT. 17fe

auire brotiette. D conviendra , daiis ce cas , de diviséi* la di^ahce en relais de 45 mètres de Ibngiienr:

Les travaux de déblaiénieiit;, dans l^exifldUâtibtf ^ déi)«t dé ttHnieràfi d'étain d'aiinvion de Pentowan \ dans le eornouailtes , iKAd exfkîulés avec des iM'oiiett^^i d'omt. eapaiâté à peu pfès égaie à celle qné Je Tiéffli d'indicfuer ^ et en comparant le iilrix payé à Teiltreprisé poul* leirAix^ port de la toise cube de déblais , à la distance moyenne parcourue^ et au salaire âek ouvriers du jiays , je me suis assuré que le travail journalier du routeur devait èlre au moins de 15 mètirés eiibésUraniiportés à 45 mètres; Les terres sont prindpatement demposées dé sables ^aartlseia et par conséquëiit d'un poids spédfiqtfé plutôt supérieur ^*ififérléur aux terrés «Hlinafres. Le rtfuhrge a iiéU sut fêë banquettes légèrement inclinées dans le sens du transport , suivant lesquelles sont taillées les parois latérales de Texcavation. Il est évident , au surplus , quHme grande partie du travail du roMeur céfnsi#tant dans le Irahspbrt de son propre ptoids ^ it t a avantagé à ao^ menter^ autant que le permet là fbrce dé Touvrier et là nature du €ol,1a capacité du vase, dans lequel s*exécutent les transports , et dont le poids est loin d'augmenter proportionnellement à sa capacité.

La brouette est employée dans presque toutes les exploitations dte {tourbières et de carfièréS à ciel ouveM peu étendùèà. On se sert , quand les distancés à parcourir sdtit Un (teu tilus grande^ , dé toriibe^ reaux tralhéà par des chevaux , et presque toujourtf oii emploie des w&ggOQS rotilant sur deé Mild en fer , lorsque les ihàssés de terres à déblayer sont considérables.

Déblaie au tombereau, — LeS tombereâtll ordinaires éttelék d^ilh cbeval de fbrce inédiocre ^ contiennent ofdibairèmêht 5 hectolitres dé terres. Avec de bons chemins et de forts chévaiix , ein petit dbildeir à la caisse dit tombereau, une capacité de 8 hectolitres. Le diargeme^it des terrés dans les tombereaux est plus pénible que dans les brouettes, et Ton éêfitùfè qu^ùn ouvrier ne pieut charger que 12 mètres cubés de terres ameublies dans sa journée.

Gai ektimie en evitte qtté te cheval pâi'bourt thôyeiiiieméyt , en (rainant le tombereau chargé et revenant à vide ^ titiè distance de Klf à 50 mètres par minute ; on emploie deux minutes à vider un tpmbereau, et à le remettre en marche.

On pteutcdniptër lObenresdetraVâil effectif des terrassiers, Hbcbéurs ou chargeurs dans la journée , et admettre une durée égale peur le travail du cheval , ce travail étant toutefois interrompu , pendant la durée du êharg*ethent dé tombereau à ratëliér , qui sera un quart , ou au m<M^ m êittqUièine de la durée totale de la journée , de telle sorte

176 CHAPITRE iV.

que , sur les 10 heures de travail , le cheval ne soit en marche qms pendant 8 heures au plus. L'espace total quMl parcourt dépendra du nombre defdéchargements dont chacun prend à peu près deux minutes. En supposant par exemple que les terres soient transportées à 1000 mètres de distance , et que le cheval soit en mouvement pendant huit heures, les deux autres heures étant employées au chargement

du tombereau , il emploierait h peu près -^ = 44' , 44 à parcourir

deux fois la distance de 1000 métras, et 46 minutes et demie à faire le voyage entier , y compris le temps du déchargement. 11 forait donc dix voyages par jour et parcourrait une distance totale de 20,000 mètres .'moitié avec le tombereau chargé , moitié à vide. On peut ad^

mettre qu*un seul terrassier emploierait -js d'beure , ou cinquante minutes à charger un mètre cube de terre dans des tombereaux, ou 5 minutes à charger un hectolitre., et qu*ainsi la durée du chargement de chaque tombereau est égale en désignant par N la capacité du tombereau en hectolitres, et par n le nombre des chargeurs à 5 X "^

minutes.

Enfin on peut employer 3 ou 4 chargeurs, au plus , à Jeter de la terre dans un tombereau. On organisera , d*après les bases précédentes , Tatelier de déblaiement avec des tombereaux , de telle sorte que les chargeurs à Tatelier soient constamment occupés , et que la durée du chargement de chaque tombereau ne soit pas plus du quart de la durée d*un voyage , aller et retour. Le conducteur des tombereaux pourra aider au chargement , pendant que son cheval se repose et être compté comme un chargeur. Ainsi les terres étant conduites à 1,000

. QAAA MM

mètres, chaque voyage durera -r^ 4- 3 == 46 minutes -j^ : la durée

du chargement du tombereau devra être tout au plus le quart de cela,

c^est-àdire de 12 minutes et demie.

Si la capacité du tombereau est de 8 hectolitres , trois chargeurs eonsUmment à Tatelier , et le conducteur rempliraient ce tombereau dans 5 X *j 10 minutes.

Si on ne met que deux chargeurs' constemment à Tatelier , la durée du chargement sera de 5 X 4- = 15 minutes.

On peut admettre ce nombre. Chaque tombereau fora alors 10 voyages par jour : pour que les chargeurs soient const^nment occu-

EXCAVATieNS A aCX. OUVERT. 177

pés , il faudra éyidemment employer un nombre de tombereaux , que

Ton obtiendra en dirisant la durée totale d*an voyage par la dorée

du c^ari^ement. De cette façon un tombereau vide seraR de retour à

râtelier 9 au moment où un tombereau plein en partirait; il faudrait

46 44 donc ici «^^p» =:= fSf 1/9 , 9 tombereaux et* demi , pour 9 chargeurs

constamment à ]*atelier , ou 7 tombereaux pour 4 chargeurs.

Le nombre des piocheurs sera d^ailleurs déterminé d*aprd9la nature et la conslstaijtce des terres,, comme dans le cas des déblai3 h la brouette.

^ A j^ette dislance de 1000 mètres , si les transports se fesaient à la brouette ^.11 faudrait 33 rouleurs et un chargeur, en tout 34 terrassiers pour charger et transporter 15 mètres cubes de terres.

Admettant que le prix de la journée du terrassier fût de 1 fir. 50 c. ,

le ^rix dB déMaiemaiit serait par anètn cuba , de !lcli:22.s:sB Silr^

- 40 c. : en employant des tombereaux d^une capacité de 8 hectolitres

chacun , traînés par de forts chevaux , 7 tombereaux et 4 chargeurs à râtelier suffiraient pour charger et transporter à la même distance 70 X 0,8=56 mètres cubes de terres dans une journée.

Si la location du cheval , du tombereau , et le salaire du charretier coûtent 6 fr. par jour,

Les dépenses seraient

Cf. c

Pour les sept tombereaux et les conducteurs. ... 43 » Pour les quatre chargeurs à 1 fr. 5(1 c 6 50

Le prij^ par mètre cube serait donc de =g = 0f'-,857.

Si les Chevaux étaient faibles , ou les chemins mauvais , de telle sorte' qtt^ohlne* pût employer que des tombereaux d*une capacité de 5 hectolitres , on serait conduit par les eonsidéPAtions précédentes à dlmittuer lo nDmbre des^ cbargeura à TateHer eorrespondant k m même Bomlwe de tomli^rea^x. Ainsi' 3 hommes , savoir le chargeur ^ l\rte- Her , et le conducteur auraient chargé le tombereau en 19 minutes et demi , ce qui «st à peu près le quart de la durée complète d*un voyage à 1000 mètren. On attirait donc m chargeur à Tatélief , ponr'4 tombereaux, les condncteurs aidant au- chargement.

Les 4 tomliereaox feraient toujours 10 voyages chacun dans la journée-^ et transpor«ê»adent seulement 90 mètres cubes ï 1000 mètres. Les dépenaes de chargement et de transport seraient :

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