‹ Traité de l'exploitation des mines (volume 3)Chapitre 14 sur 50 · de ter · texte numérisé non relu

de ter

Ces ouvriers gagnèrent de très-fortes journées , d'abord parce que travaUlant seuls et pouvant revenir à Touvragepar intervalles» ils fournirent par Jour ^ jusqu'à 9 heures de travail effectif, et ensuite parce que la roche devint beaucoup moins résistante sur la seconde moitié de la distance.

Une galerie de 41n,50 de longueur, et de dimensions à peu près égales à la précédente , exécutée à prix fait dans une roche de gypse extrêmement résistante , fut payée moyennement 59 fr. 8 c. le mètre courant. Les consommations furent par mètre courant :

S53 C3IAPITRE T.

kil.

10,48 de poudre.

1,87 d*aGier.

4,63 4e ter.

84a, 78 d'une galerie de roulage de dimensions ordinaires, exécuta à prix fait , dans la mine de M orgenslen , au toit d'une couche exploitée de schiste cuivreux, furent achevés en 36 semaines par deux hommes , à raison de 15 flr, 90 c. par mètre courant. Le mètre courant exigea :

kil.

1,56 de poudre.

0,40 d'acier.

1,56 de ter.

4,8 journées d'ouvrier.

Le salaire journalier de l'ouvrier, ressortit à 80 c.

M. D'Âubuisson a publié dans le vol. 17 du Journal des Mines f plusieurs exemples de galeries , ayant moyennement 1 mètre de large sur S mètres de hauteur , exécutées sur divers filons des environs de Freyberg , ou dans la roche encaissante.

Le prix moyen du mètre cube d'excavation ressort à 21 fr. 69 c. , et le mètre courant à 43 fir. 38 c. Les deux prix extrêmes sont par mètre courant , 20 fr. 70 c. et 64 fr. 64 c. Le prix de la journée d'un mineur de 6 heures de travail efiPectif é(ait de 00 c. ; il gagnait généralement un peu plus à prix fait. La poudre et les autres matériaux coûtent à peu près le même prix qu'en France. La roche des environs de Freyberg est un gneiss généralement fort dur ; un mineur faisait ordinairement , dans un poste de 6 heures, deux trous de 0^,35 à 0»,40 de protendeur. La matière des filons est aussi généralement fort dure , tantôt adhérente , tantôt non adhérente aux épontes. Leur puissance est ordinairement faible, de sorte qu'on est obligé d'entailler la roche. I)ans ces exemples tirés des mines de Freyberg , la dépense de main-d'œuvre est à peu près les deux tiers de la dépense totale. Ainsi dans une galerie qui a coûté 10 fIr. 55 c. par mètre cube (20 fr. 70 e. le mètre courant) , les dépenses ont été par mètre cube :

EXGAVAT10!IS SOUTERRAINES. 95S

* fr. o.

EamaiB-d'œuvre, pour 4,6 Journées de mineur. . • 7 88

Poudre 1 46

Forgeage des outils 1 01

Déchet des outils > 50

Ensemble. ... 10 55

Pour une autre galerie qui a coûté 18 ftr. 87 c« le mètre cube , les dépenses ont été:

fr. e.

En main-d*œuYre, pour 8|79 journées de mineur. • . 8 89

Poudre 2 67

Forgeage des outils 1 34

Usure des outils » 67

Ensemble. ... IS 57

Une galerie de 9 mètres de hauteur sur 9 mètres de largeur, dans la bouille solide , pouvant se soutenir plusieurs jours sans boisage , et assez résistante pour qu*il soit avantageux d'employer la poudre^ coûte 5 à 7 fr. par mètre courant , pour Texcavation seulement. A ce prix , il faut ajouter les frais de transport et d'extraction au jour de la houille abattue.

Lorsqu'une galerie doit servir à la fois à l'écoulement des eaux et au 'oulage des minerais, et que les eaux sont assez abondantes pour couvrir le sol sur une épaisseur de plusieurs centimètres, on la divise en deux parties , par un plancher horizontal sur lequel est établie la voie de roulage, et au-dessous duquel coulent les eaux , /î^. 9, PL XTI; le plancher est élevé de 35 à 40 centimètres au-dessus du sol , et on donne habituellement à ces galeries une hauteur de 1»,80 au-dessus du plancher, soit 9>b,15 à 9>»,90 de hauteur totale» Dans la roche solide, comme nous le supposons ici , le plancher est formé de planches de 8 à 5 centimètres d'épaisseur, clouées sur des solives ou traverses équidistantes, appuyées par les deux extrémités dans des entrailles faites dans la roche, ainsi que le représente la figure. Une des deux entailles doit présenter un évasement ou entrée , dans le sens horizontal , aussi bien que dans le sens vertical, afin qu'on puisse mettre en place la traverse, dont la longueur totale est un peu plus grande que la largeur delà galerie.

Galeries à grande secHon, dansleêterrain8dur8.'-l>am les gale-

1S4 CliiPITUT.

ries à grande iecUon , que Ton exécute astex touvfint gur le tracé des routes, des grands chemins de fer et des canaux, le travail est condiâtpar gradins , c'est-à^irtquè rcxtirtelilé de U galerifi préMBtè la forme d'un escalierà deux ou trois marches^assez étendues dané ledens hofiiontal, pour qu'un groupe d'ouvriers puisse Se pkter sur bbât;Une d'elles. La roche n'est ainsi engagée sur cinq de ses ^aces , que sur le gradin supérieur , et dans lé reste de la galerie , elle est dégagée sur la face supérieure aussi bien que sur la face antérieure, ce qui facilite beaucoup le travail. Dans Céd galeries ^ l'abatUge du mètre cube de roche est beaucoup moins cher que dans les galeries ft petite seeiion que l'on pratique pour l'exploitation des mines, non-seulement par suite de la disposition du travail en gradins, mais aussi parce que la grandeur de l'espace facilite le travail de l'ouvrier, et que le Volume de la masse totale de roche à détacher, est plus grand par rapport à retendue des surfaces de contact, il est fort rare que le pril de l'abattage du mètre cube de roche, dans des galeries ayant environ 4 mètres de largeur sur 6 mètres de hauteur , ou plus , dépasse 30 ftr, , et il est ordinairement beaucoup moindre. Ainsi , la galerie exécutée sur le tracé du chemin de fer d'Andrézieux à Roanne^ dans une roche porphyrique ou granitique très-dure, n'a coûté que 16 à 17 hi par mètre cube , y compris le transport des déblais au Jour.

La galerie exécutée sur le chemin de fer de Saint-ÉUenne à Lyon , entre Saint*-ÉUenne et Saint-Ghamond, sur 3», 30 de largeur et sv 5»,30 de hauteur , a coûté de 12 à 13 fr. par mètre cube. Mais la roche étant assez peu solide , il a fallu l'étayer sur plusieurs points , et murailler ensuite , ce quia augmenté beaucoup le prix du mètre courant.

Voici quels ont été , d'après le m^^or général Burgoyne, les tirais 4e creusement de la galerie souterraine creusée sur la route de Drenodrohur, entre Kenmare et Glengariff , dans le comté de Kerry^ en Irlande. Cette galerie, qui a 589 pieds (177»^) de long , a été prati^ quée dans une roche stratifiée de schiste argileux ordinaire, passant à un sehiste silieeux grantdaire compacte ^ et traversée par des veineade quartz. Elle était tenace et dure sur tous les points « et exoessivemeiit dure sur quelques-uns. Les couches étaient généralement presque ver<ticales , et leur direcli<Mr était perpendiculaire à l'axe de la galerie.

Le sol était incliné en remontant, à partir de chaque extrémité vêts le milieu , d'un centimètre par mètre y de sorte que le milieu de la galerie était plus élevé de 0»,80 , que chacane des extrémités^ On avait d'abord résolu de donner à la galerie une seetaon de 1$ pieds de largeur sur 18 pieds de hauteur ( 5m,49 sur 5«,49 ), mais plus tard, par économie , la largeur à la naissance de la courbe supérieure, fiit ré-

EXCAVATIONS SOUrBRRAINES. SSS

dttRt à 19 cm 17 pi€«8 {4»,57 ft 5«>,18) , et la tàtféXtf en tMS à 19 pU4È

La Toûte se soutint pairfaltemeiit «ans Msagé , <[u«l4tt*ell6 ftt trèsphite,«tqae la flèche ike fOit «|tte de « pieds (1«^,B3). La p&rtie sttlpéHeiaiie ftitexeatée la première ; la section de cette eitcaTatioii , àtait uDre Hv»*^ ftice<fettttr(Hi96 à0O pieds carrés («*• ••**«i,Wà8"^ •«»*,<6);le cube total èUit d'environ 54,t»4 pieds eulMS ( 1,539^ «*)^,18 ) ; la dépense fat de eS6 litres it shillings S deniers (16,)»5 fr. 86 1. C'est lO frs. 7$ c. par mètre cube.

Le corps de la galerie au-dessous de l^arche , avait uiie sectioft de 174 pieds carrés (16«*- o»ré»,io); le cube totol était d'environ 04,S11 pieds cubes ( 2,670»>- oab«,52 ) ; la dépense s'est élevée à 599 livres 1 shilling 11 deniers ( 15,104 fr. 10 c.) | ou 5 fr. 60 c. par mètre cube.

Le coût moyen de cette galerie, par mètre cube d'excavation, a donc été de 7 fr. 53 c, et par mètre courant , de 178 fr. 55. Les matériaux retirés de l'excavation ont été déposés aux deux extrémités ^ dans des dépressions naturelles du sol.

La dépense totale a été ainsi répartie :

fr. o.

Main-d'œuvre , mineurs et manœuvre 15,643 »

Houille et travail de là forge 1,844 S4

Fer, 18,109 livres à l<i,7 par livre (5945^,81 à 0fr*,594

le kilogramme) 2,540 13

Acier , 531 livres à 1 sMUing la livre ( 145^,54 à 3 fr.

78 c. le kilogramme) 404 63

Poudre à canon , 7946 livres à 1 shilling par livre

(S603S83à3fr.78c. lekil.) 10,015 93

ttoupilles de Bickford, 1745 paquets de 8 yards

chacun, à 1 shilling le paquet (12,771 mètres

courants à Ofr. 172 le mètre). •••*... 9,199 57

Dépense totale. ...... 5^446 67

Ce total dépasse de 809 fr. 1 c, la somme des deux nombres 16,585 fr» 56 c.) et 15, 104 fr. 10 €., que nous avons donnés précédemment ; c'est le montant des Irais de creusement d'un puits de 54 pieds de pro^ ftmdeur , que l'on creusa , pour hâter le travail, sur la direction de la galerie ; ce puits ne ftit presque d'auoim «sage , et il ràt été mieux de ne pas le frire.

GtUerieê dtmê les terraim tendre* n^n ébauieux. ***- Les galeries , dans les terrain» qui sont peu durs, san« toutefois ètreébouleux, s'exé* cutei€ au pie et avee des coins en for, sans employer la pondre ; le terrabi se soutient sur une longueur suffisante, et pendant un temps

asiex long, pour permettre de placer sans difficulté les étais en bois, ou de construire les reyétements en maçonnerie qui sont indispensables pour prévenir les éboutements ultérieurs.

L'abattage des roches qui se laissent entamer au pic , est beaucoup moins cher que Tabattage de celles qui exigent remploi de la poudre; aussi les galeries, dans un terrain tendre mais non éboulewL, coûtentelles ordinairement moins cher que dans les terrains durs, malgré les frais de boisage et de muraillement. Cest ainsi qu'une galerie de 1»,50 sur 3 mètres exécutée à Vaury , pour les recherches d'étain dont nous avons déjà parlé, dans un gneiss tendre et décomposé, a exigé par mètre courant :

fr. e.

8 journées de mineur , à 1 fr. 50 c 13 »

3 journées de manœuvre pour Textraction des déblais,

à 1 fr 5 »

Éclairage 1 65

Entretien des outils, à 35 c. par journée de mineur (ce

qui est fort cher) 3 •

ToUl 18 65

Les frais de boisage revenaient , pour les matériaux et la maind'œuvre, à 11 fr. environ par mètre courant.

Le prix de l'excavation est encore beaucoup moins élevé dans certains cas. Ainsi dans les terrains argilo-schisteux tendres et dans la houille tendre , le prix du mètre courant de galerie boisée , sur la dimension ci-dessus indiquée , n'est ordinairement en France que de 8 à 13 fr. , y compris le transport des déblais à une distance de 50 à 60 mètres, sur une bonne voie, et la façon du boisage : le prix des bois reste seul en dehors de cette somme.

Pour exécuter une galerie dont les paroi» auront besoin d'être soutenues , on pratique d'abord l'excavation capable de contenir le revêtement en bois ou en maçonnerie, en laissant le vide intérieur que l'on veut conserver. Cette excavation est continuée sur une longueur variable avec le degré de solidité de la roche , avant qu'on procède à la construction du revêtement. Quant au travail au pic dans la roche tendre , nous n'avons rien à ajouter à ce qui a été dit dans les notions préliminaires , et il ne nous reste plus qu'à traiter des revêtements. Presque partout , le boisage revient meilleur marché que le muraillement; mais les bois se pourrissent ou cèdent à la pression du terrain, et doivent être généralement renouvelés au bout d'un temps plus ou moins long. De là des dépenses d'entretien qui augmentent avec le

EXGAVATIOIfS SOUTERRAINES. Î37

tempi qui t*esl écoulé depuis le creuBement des galeries boisées; tandis qu^un muraillement bien exécuté a une durée à peu près illimitée , «t n*exige presque aucune réparation. Il suit de là que Von boise presque toujours les e^leries de mines dont Tezistence doit être courte, ne dépasse pas , par exemple , deux ou trois ans , et que Ton muraille les galeries importantes , qui serrant au roulage ou à Técou^ lement des eaux de mines étendues , dcrivent avoir une très-longue durée. On comprend au reste que la préférence à donner à l*Un ou à Pautre mode de revêtement dépend du prix comparé des divers matériaux dans chaque localité. Nous nous occuperons d*abord du boisage.

Boiatiffê de$ galeriêê. — Le boisage d'une galerie consiste le plus habituellement en une série de cadres , formés chacun de trois pièces de bois , /?^. S , PL XII , savoir : deux montants appliqués contre les parois latérales de la galerie , et un chapeau appliqué contre le felte et reposant sur les extrémités supérieures des deux premières pièces. La distance des cadres dépend de la poussée que le terrain exerce contre le revêtement , poussée qui n'atteint ordinairement son maximum qu'au bout de quelque temps. Quand la poussée est considérable, les cadres sont contigus ; généralement ils sont placés à distance , et dans les intervalles qui les séparent, le terrain est soutenu, quand cela est nécessaire, par des boU de gamisêoge appliqués contre le terrain en arrière des cadres, et appuyés sur ceux-ci. Ces bois sont des planches de 5 à 6 centimètres d'épaisseur, ou des croûtes (on donne ce nom aux pièces de bois qui sont détachées par la scie sur le pourtour des billes ou tronçons d'arbres destinés à être débités en planches, et qui ont une face plane et une face bombée), ou des bois rondins entiers, ou refendus au coin et à la hache. Il est inutile de dire que les bois de garnissage sont contigus ou écartés , suivant que le terrain tend à s'ébouler en gros ou en petits fragments ; qu'on n'en applique pas sur toutes les faces du terrain^ mais sur celles seulement où cela est nécessaire.

Quand le sol de la galerie est solide , les montants latéraux sont posés par le pied dans des entailles de quelques centimètres de profondeur , pratiquées à cet e£Fet dans le sol contre les parois latérales. Ces entailles sont nécessaires pour prévenir le rapprochement des pieds des montants , dont l'écartement en haut est prévenu par le chapeau. L'ajustage du chapeau et des montants varie un peu , suivant les circonstances. Le mode le plus ordinaire est celui qui est représenté dans la fig, 5 PI. XII. Le chapeau est entaillé aux deux bouts sur une profondeur assez faible , 4 à 5 centimètres. Les montants sont coupés de

S38 CRAPITRB T.

ImigttMir^et quaa^oot «npIoîA des ImHh romi»» on «« conltiil^ 4f lailter à Vifitérieuv une pelite fem pUm» qm «^apiNMA mr 1» «nilUe 4f rcBtâiHe du chameau. CM i^u^g* UtîM^ «w voaftanto (•«(.# lft«r ftece poup réaîBler à to pouisée du tfrrawi; naift ka e&taiUaa ptatir fHéeaaux çiHréniitéa du ohapeau affBôMiaaevt aali»^d> at WtMp»lft pteaskMi du totraiD auftérieiip eat férta, il eat «q^Mé | rami^, a» CQwaaaeBfanl à se déchiset suivante i«ele«0eipe«t dm fond dea ei^ taiHea. L'entre BMde d^ivttage ooniâitft à anteUler éflakoamt lea mr Mniités supérieuMt <jbKs nxml^bs latéraux et: tes. dan» boul» ^ ebir l^u ,/?9. Jl to, delaçQAquA lethoytadu eà2q>eaM rqiafent ImuT entiers sur les montants. Ce second mode doit être adopté, daaa. le . eaa oft la poussée lalèrale du tenatai sur les. mentanta laêéraux est moins f»rte que 1» presalan du tenrataiisupérieut but Ift eluqieaai;»

l.a pose dea eadres et ésa )»ole 4e ga^Qiesage. ae fait aaat dii^M. Après avoir ereusé le» entaities au sol et eoupé k» lM>ia de kMPsoautH Ml BMt dva)ar<^ eu place ks mouUiiia, ipio 1*0R tieM provJMûreaaeMfc écartés. aYee les mains ou aveQ unto pii^e 4e boiatirsuiflveNsile) iwtqu^à ce que V^n. ail wû» )% Qli4V«a¥». Oi^ ast^uiettH aui bea^^ le oad^ avec que^Alea imm c^sa^e euMe Iah.«^ le. (eii;aûi 4i«V»*^ «e. «1^1*09 place les bois de earoiasege* Çm%-^k tmt chjsiAsés ^ coulis de, maaae*: ite doive»! touebef le te?? ain^ et ^tre passés, entité lui et le ciOQtou^ ^ cadre. Quand tes boie de gamssa^e aoni eoi4ti^u&, il, eat. Uèa<iiiHKliS- {»jot, de ne laisser au/cim vide, entre oeux;Tci et le ti^rajn^ Oaoa c;e;inêiiie C9fi » 1»« coura ^e<?e8s^ ê^ bois degaK^^$sage4oi?e||^ se req<mvJâr, de «anii^e <Wfi ^ cowe anAérieur 4éças$e un peu le demec cndre sur kqiA«l i^ «*£)PCtW<B^ t <^ ^ ^uti^ les t^tes^ des boi& du coiwrs mvejit, Qu^d le;^ bpi^ de garoi^ciauene sont pqiut cantigua,, lea ^xt^éoû^ 4e ceuxdH qeurs anjLériew sfi çroi^ei^tavec les extRémitéa.de ceu^ qui appartjean^çpt au çw.r«, si?i.vaii|t ,5 et qw* ajaypuient. suc le lu^me cadre..

l^rsi^uele sol de I4 galerie manque de consisiUnce, lea entsûUes 'aites dans le sol ne préviendraient pas le rapp^ocbement des pije<is des montants : on, fait porter alorsAe« pied;» deeeiuHH siu? une mtre pi^e. posée transver^el«ment çqr le $ol,. et que l'on appelle la M^melifi. I«e eadre de 4 piégea, eçt appelé cadre complets La seineUe sert non- ^uieme.ni^ maiiUenir réQartemntde.^, mettants, latéraux, VKaia epeoi?e quelqi^ois h, conter le sqI. de. U ^erie ^ qjui ,, dana. cerUws (erraiflf , tend à se soulever j^r Vefet de le. pre^^sion des o^aa^ea sp- Udi^s &m! le. terrain çontisfii.. qei$.ejG^.de ^oul^veDie^itt. ^ut fré<;^uen.t8 dans les rpcbes tendrea et feuilleftéea , notamm^ut <Mmis les. ^r^lles scbisteuses. des.teirains bouiUers. I^a semelle remplit.»dân$ ce, der-

nier eas , absolnMieiit le mène rôle <|ue le ebapeau , et il o<m?ieiit de poser sur le sel, «i dessous des seoMlles, des bois de garnissage « comme on le ftilt sur les autres fàees. L^flg. 4 refurésenle la sectioo d^uB cadre oomplel posé daas iwe gakiie, av^ bois de garnissage contigns sur tout son contour. I*e mode d^Justage et d^ntalUemcnt des boots de la semelle et des extrémités InfMeores des moêUantÊ est celui qui conyient 9 dans le oas où la tendance du sol au soulèvement est comparable à la poussée latérale du terrain sur les montants. Tsni ce que nous avons dit de Tajustage du cbapeau sur les mentants est d'ailleurs applieiAle id. Lersf|ue la poussée du terrain est trés-lorte, les cadres complets senlcontigus , et cQUTrent entÀèiement W swrfa^^ du teiraiB mis à nu. Les bois de garnissage sont alors inuliles.

Hans des terrains d>Hme très-M>le consistance , et qui excrceni une très*grmide poussée , on^pratiqiie quelquefois des galeries à trèfl^yie^ tites sections ponrl^éoeulement des eaux, Paérage, eu même Texpioifation ; il est économique de les boiser aTCC des cadres triangulaires , semblables à câul qui est représenté dans la fy. 7» Pi. XII, Les deux montants latéraux , appuyés sur les deux bouts à\m% semelle, sarc* boutent en s^appuyantlHin sur loutre parleur extrémité supérieure. Ce mode de boisage est solide et économique; mais S a IHnconTénient de laisser à la galerie un vide intérieur d'une ferme peu commode , et ne peut s^appliquer par conséquent qu^ des galeries qui ne doivent pas servir au roulage ou à la circulation fréquente des ouvriers.

Dans les mêmes circonstances, et lorsque la poussée du terrain est un peu moins considérable, on emploie aussi le mode de l)Otsage représenté par la /l^. 6 , IV. Xll. Les cadres consistent en quatre madriers de 5 à 7 centimètres d'épaisseur, suivant le besoin, et de 30 à 40 centimètres, de large, lesquels sont appliqués sur les quatre faces latérales de la çalerie, de manière que les extrémités de deux madriers parallèles soient engagées derrière les bouts àen deux autres. L*écartement de ceux-ci est maintenu par des pièces de bois prismatiques clouées dans les quatre angles sur les feces internes des premiers. Ces cadres, qu* <» appelle aussi coffires^ sont toujours contigus. LV>u<vrier excave à la fois la galerie sur une longueur égale à la largeur du cadre ^ et ipet aus^itftt yn cadre en place : il faut qull ait soin de ne pas laisser de vide ^vitour du boisage , et par conséquent de tailler le terrain régulièrement ; dans le cas où il se ferait de petites cloches pu ébouleu^ents,^ il t^çlieiiait de les remplir après avoir mis le cadre e^ place.

On emplQie dja^s les mines militaires des coffires analogues, mais donUej( ina4ciçi:s sept assemblés au mo^en d'entailles prati<(uées <fa-

yance. Ce mode de boisage a cela de eommode , qu*U nV entre pas de pièces de l)ois lourdes et difficiles à transporter. Aussi en fait-on asseï fréquenunent usage dans les galeries Inclinées ascendantes , et dans les antres cas où le transport des matériaux est difficile. On voit plusieurs exemples des modes de boisage indiqués par les /Stjr. 6 et 7 , dans les mines de cui?re de Pembroke , près Saint-Austle , dans le comté de Gomwall. La masse des filons , dans les<iuels les veinules de minerai de cuivre sont ici encaissées, est une roche sablonneuse , peu consistante, et assez fortement pénétrée d*eau.

Lorsqu'on exécute des galeries dans les filons ou les couches , il est fort rare que les parois soient également ébouleuses. Dans certains cas, le fotte seul est ébouleux et a besoin d'être soutenu, tandis que les parois latérales et le sol sont solides; dans d'autres cas, par exemple dans la plupart des filons ou des couches inclinées, il fout soutenir à la fois le foite de la galerie et le toit du gite. On boise alors la galerie avec des cadres incomplets , ou portions de cadre. Ainsi, quand le foite seul est ébouleux , on place de distance en distance des traverses horizontales, qui reposent par leurs extrémités dans des entailles foites dans les parois latérales , et Ton chasse les bois de garnissage entre ces traverses et le terrain. Lorsque la solidité des parois n'est point absolue, et que Ton pourrait craindre que la charge du terrain supérieur ne pût être supportée par les bords inférieurs des entailles , il est bon d'appuyer les deux extrémités des traverses contre des bouts de planche que l'on applique au fond des entailles. On foit entrer à grands coups de masse la traverse coupée de longueur, de foçon qu'elle exerce contre les bouts de planche une forte pression, d'où résulterait, dans le cas d'une tendance au mouvement de la pièce horizontale , un frottement qui viendrait en aide à la roche.

La flg. 5 représente le boisage d'une galerie ménagée dans un filon fortement incliné , au-dessous d'une taille remblayée. Le boisage consiste en demi-cadres et bois de garnissage. Chaque demi-cadre est composé d'une pièce appuyée contre le toit, et s'élevant plus haut que le foite de la galerie, de sorte que son extrémité supérieure est engagée dans les déblais, et un chapeau incliné, reposant dans une entaille pratiquée au mur du filon, et appuyé par l'autre bout sur la pièce précédente. L'axe de ce chapeau forme un angle légèrement aigu en dessus de la normale commune au mur et au toit du filon, ce qui foit qu'il ne peut s'abaisser sous le poids des déblais supérieurs sans se rompre. Les bois de garnissage sont contigus , au toit du filon et sur le foite de la galerie. On remarquera surtout dans cet exemple la position du chapeau , dont l'axe n'est pas exactement normal au toit et au mur du gile. Cette disposition doit être imitée dans tous les cas analogues.

Dans les galeries boisées , qui ont un plancher de roulage , sous lequel doivent s'écouler les eaux , les traverses horizontales, qui supportent le plancher, sont appuyées sur les montants latéraux des cadres , au lieu de s'appuyer sur la roche comme dans la fig, 2. On peut, à cet effet, entailler légèrement les montants, pour recevoir les extrémités des traverses; il est encore préférable de poser ces extrémités sur des goussets en bois cloués contre le bas des montants , qui conservent ainsi toute leur force , ou encore sur des longuerines horizontales qui relient les montants d'un même cdté de la galerie et sont clouées contre eux.

La forme des boisages est sujette à varier avec les circonstances particulières. Un boiseur habile sait économiser le bois, en l'utilisant de la manière la plus convenable , en le plaçant dans le sens où la résistance à la rupture , sous les efforts qu'il aura à supporter , sera la plus grande possible , en l'appuyant sur la roche de façon qu*il soutienne eelie-cî, et que la pression du bois soit dirigée contre la masse du terrain, au lieu de porter sur les bords d'une entaille , quand la résistance de la roche n'est point indéfinie. Ainsi , par exemple, dans le cas de la /S^. 5 , si le toit du gite était assez solide pour se soutenir sans le secours des montants et des bois de garnissage qui y sont appliqués , mais que cependant la résistance ne fût pas indéfinie , les montants latéraux seraient supprimés , les chapeaux seraient placés immédiatement sous le toit; et au lieu de les faire porter sur les bords d'entailles pratiquées dans la roche , on les placerait dans la position indiquée fig. 5 , et on les appuyerait par un bout contre la roche du toit, avec interposition d'une planchette un peu plus large que la section du chapeau ; le chapeau serait mis en place à coups de masse , et soutiendrait alors la roche du toit tout en s'appuyant sur elle. L'interposition de planchettes entre les extrémités des étais et la roche est très-fréquente dans les mines. Elle a le double avantage de mieux soutenir la roche , et en même temps de faire serrer l'étai contre un corps tendre et élastique dont la réaction le maintient en place et modère la pression exercée sur les fibres du bois dans le sens longitudinal, lorsqu'on le met en place à coups de masse. Nous donnons plus loin les nolions élémentaires dont la connaissance est indispensable au mineur, Air la résistance des bois et autres matériaux à la rupture.

Les galeries fort larges sont quelquefois divisées en deux par une file d'étais qui s'appuient sur le sol , et sur les chapeaux des cadres dont la galerie est garnie. Ces étais soutiennent les chapeaux en diminuant la distance entre les points d'appui. Quand on veut se conserver V)ipasssage large entièrement libre et renforcer le boisage, on place

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