TOME I
â58 CHAPITRE Y.
sisUnce élastique des solides ; la première a pour mesure la charge nécessaire pour occasionner la rupture du corps. On conçoit que pour un solide prismatique tiré ou comprimé dans le sens de son axe , la résistance à la rupture doit être proportionnelle à la section transver* sale du solide , etqu*en conséquence , si Ton désigne par Rie poids capable de rompre un prisme dont la section transversale est ^ale à J*unité superficielle , le poids nécessaire pour rompre un prisme dont Jia section est égale à A , sera égal à AX R* Cette proportionnalité des forces nécessaires pour déterminer la rupture aux sections transversales des prismes tirés ou comprimés dans le sens de leur longueor, «st en effet confirmée par des expériences directes. Seulement pour un solide dénature déterminée, le nombre R peut avoir des valeurs trèsdiflSérentes , suivant qu*U se rapporte à la rupture produite par extension , ou à la rupture produite par compression. Le bois, la fonte , les pierres 9 nous ofi!iriront des exemples bien tranchés de cette diffë- •rence.
Parmi les matériaux employés dans les constructions, il faut distinguer ceux qui sont composés de particules disposées toutes de la même manière les unes par rapport aux autres , tels que la tonte de fér , le laiton 9 et en général lés corps fondus et refkroidis en masse sans aucun indice de cristallisation , et ceux qui sont composés de particules , qui sont elles-mêmes groupées entre elles d^une manière particulière , comme les bois qui sont composés de couches concentriques , lesquelles sont elles-mêmes une agrégation de fibres longitudinales , les fers, et surtout les fers laminés qui sont composés de lames ou de fibres bien distinctes, moins adhérentes les unes aux autres , qu*elles ne sont adhérentes à elles-mêmes , les corps fondus refroidis très-rapidement et dont Tenveloppe extérieure est trempée^ les corps composés de cristaux. Pour les corps du premier genre , le fer tondu , le laiton , la résistance élastique et la résistance à la rupture sont les mêmes dans tous les sens; mais pour les corps fibreux, lamelleux eu cristallisés , ces résistances varient suivant que les forces agissent dans le sens des fibres, ou dans le plan des lames, ou suivant une direction perpendiculaire aux fibres ou aux lames.
Résistance des pierres^ briques et mortiers , à Vécrasemmt
Les pierres et les briques supportent ordinairement, dans les constructions , des efforts qui tendent à les écraser ou d les détacher les
RtiSISTANCE DES MATÉRIAUX. ^59
mes des autres , soit par un mouvement perpendiculaire aux foces de contact, par arrachement , soit par un mouvement parallèle à ces faces , par glissement. Les mortiers, qui lient entre eux les pierres ou briques , sont soumis aax mêmes eflRirts de compression et de rup. ture par arrachement, ou glissement. Les expériences que Ton possède sur la résistance des pierres à Técrasement , sont dues principalement à Gauthey , Rondelet , MM. Rennie et Ticat.
On déduit des observations faites par les trois premiers expérimentateurs^ que les qualités physiques des pierres, telles que la dureté, la pesanteur spécifique, la couleur , ne peuTent faire apprécier la résistance, qui ne peut être déterminée que par des expériences spé« ciales; mais que pour des pierres de même nature , les parties les plus dures sont aussi les plus résistantes. Pour les échantillons pris dans un même banc de pierre, ceux qui sont au milieu du banc sont plus résistants que ceux qui sont pris dans le voisinage des surfaces extérieures. La résistance à Técrasement est sensiblement proportionnelle à Paire des sections transversales , pour des prismes semblables; mais elle varie avec la forme de la base et la hauteur des prismes. Elle est la plus grande possible pour les prismes à base circulaire ou carrée ; et quand on fait varier la hauteur du prisme , elle atteint son maximum lorsque la hauteur est égale au diamètre ou à la largeur de la base. Ainsi, le cube serait la forme la plus résistante : les prismes aplatis ou allongés résisteraient moins à la rupture. Toutefois^ ce dernier résultat est contredit par M. Vicat, qui a trouvé que des prismes à base carrée de 1 à 2 centimètres de côté , offraient une plus grande résistance quand ils étalent réduits à Tétat de dalles minces, que quand ils présentaient la forme cubique. Les faces d^appui des prismes de H. Ticat , étaient parfaitement dégauchies , sans aucun porte-à-foux , et garnies de lames de carton , pour que les pressions fussent uniformément réparties, circonstances qui ne peuvent guère se trouver réunies dans les constructions en grand , ainsi que Tobserve M. Poncelet {Méoanique induêtrielUj^, 506).
âdO CHAPITEE Y.
Voici Us résuUaU principaux des expériences de divers Auteurs siv la résistance k l^rasement (1).
H INDKATIOrf
POIDS
CHARGE
NOMS
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du
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des
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en
qui produit
récrasement.