‹ Traité de l'exploitation des mines (volume 3)Chapitre 4 sur 50 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

2 CHAPITRE ï.

conque, le plus ordinairement planes, au moins dans la plus grande partie de leur étendue, mais fréquemment aussi repliées,, plissée^ou «ondulées. Sauf les accidents locaux , la composition et la structure -spnt assez uniformes dans retendue d*une même couche,

L*absence de stratification , et une tendance pronpi^cée des roches qui les composent à Tétat cristallin , caractérisent le^ t^rr^n^ non stratifiés.

Beaucoup demaUéres^xpIpitées se trouvent en couches ,noli|mii^ent la houille et tous les combustibles minéraux, les ardoises, la plupart des pierres de taille.

On distingue dans une couche :

1° Sa direction. C'est celle d'une ligne horizontale trac^ da^ s le plan de la couche, ou plus généralement dans up plan tangent à la couche. Elle est donnée par Tangle que cette ligne forme avec la partie du plan méridien dirigée vers le nord , angle que Ton exprime en délurés sexagésimaux, ou en heures , dont chacune est la douzième partie de la demi-circonférence (1).

T Son inclinaison. C'est Tangle compris entre le plan de la couche et le plan horizontal. Il a pour mesure Pangle plan compris entre la 4igne tracée dans la couche , perpendiculairement à la direction , et la

(1) La direction peut toujours être donnée par un angle aigu compris entre degré et 90 degrés , ou heure et 6 heures , auquel on joint l'indication de la région est ou ouest ^ dans laquelle est comprise la 4igne qui forme, avec la partie du méridien dirigée vers le nord, l'angle aigu énoncé en degrés ou heures. On donne cependant assez souvent une direction par un angle obtus. Mais lorsqu'on dit, par exemple , qu'une couche est dirigée sur 120 degrés, ou 8 heures £st, c'est comme si l'on disait qu'elle est dirigée sur 30 degrés, ou 8 heures Ouest. Les valeurs des deux angles aigu et obtus qui peuvent être pris pour indiquer une même direction , diffèrent entre eux de 90 degrés , ou 6 heures, et ces angles sont compris dans les deux régions séparées par le méridien.

On pourrait convenir de compter toujours les angles avec Iç.fn.é^idien dans un même sens, en tournant du nord vers l'est. Bans ce cas , les valeurs des angles par lesquels une même direction serait indiquée, différeraient entre, elles de 180 degrés ou 12 heures^ et il serait inutile de joindre à renonciation de l'angle , l'indication de la région est ou ouest, dans laquelle serait comprise la ligne formant avec le méridien l'angle énoncé. Celte manière de compter les angles est la plus commode pour les levés de plans ; mais elle est peu uéitée dans les ou* "orages de géologie, et dans le langage ordinaire^

NOTIONS PRÉLIMINAIRES. i

projecUon horizontale de celte ligne A la valeur de cet angle comprise entre et DO», on joint rindicatlon dn sens de Tinclinaison vers ]*an d'es quatre points cardinaux.

5» Sa puisêance. C'est l'épaisseur de la couche, mesurée par une l^erpendiculafre commune aux deux surfaces limites.

40 S<m toit et son mur. On appelle toit la surface limite supérieurev et mur , la surface limite inférieure , ou plus ordinairement on désiigne par t'es expressions les masses contigues à la c»oucbe , dont Tune la rëîbilvre et Tautrela supporte.

tSP Son affleurement. C'est la partie de la couche qui se montre aU jour. "^

'L^indinaison des côucliès qui ne sont pas planes varié d*un point à l'autre, tes couches peuvent être représentées graphiquement, par une suite de lignes de niveau , résultant des intersections du plan de h couche, on plutôt d'une des surfaces limites par une série de plans horizontaux équidistants, jointes 'à des profils ou sections par" des plans verticaux parallèles. On peut suppléer aux profils* avcfè' avantage, en traçant sur les lignes de niveau des flèches, dont la pointe Indique le sens de rinclinaison au point où elles sont Iracéeà , et près desquelles on écrit les nombres qui expriment les grandeurs des inelinài- «ons respectives en degrés.

Accidents des couches, ~ On voit fréquemment des couches planes , fX ^.peu près horizon^lesdans la plus grande partie de leur étendue, .«e relever et se plisser' vers les limites des terrains inférieurs sur lesquels ellest s'appuient. Quand elles sont ainsi circonscrites de toute part 9 elles ont 4 vues en grand , la forme d'une cuvette ou d'un fond de bateau. 11 y a aussi des terrains composés de couches pUssées dans toute leur étendue, et qui présentent une série alternaUve de selles et de fonds de, bateau, dont les axes rectilignes ou légèrement courbes sont ,à peu près parallèles entre eux : dans ce cas les selles les plus proéminentes des couches supérieures ont pu être détruites en totalité ^ ou •;Bflrtifitteinent9.par- le ereusemeat des vallées existantes dans le pays, tandis que les couches inférieures ^ qui n'ont pas été atteintes par les mêmes dêgràfdatlons, se continuent sans interruption et attestent la continuitié primitive des premières. Les terrains houillers nous offrent des exemples nombreux de ces deux genres de contournements. La Pl*.l ^ fig» y , représente une section du terrain houiller des environs ée M«DS, par une ligne dirigée du nord au sud. On voit que les cou- 4:hes ont la forme d'un fond de bateau très-large, allongé de' l'est à Touesty et dont les bords se relèvent au nord et au sud , là où le terrain houiller proprement dit s'appuie sur les calcaires inférieurs. Au

sud le relèvement est brusque et accompagné de ptis tellement prononcés que les couches sont renversées , de manière à ce que le lolt se trouve en dessous et le mur en dessus.

Les mineurs de la Belgique et du nord de la France appellent ;>^aieurs ou plats les portions de couches sensiblement horizontales, et donnent le nom de droits ou dressants à celles dont rinclinaison se rapproche de OO"*. Dans quelques districts , les dénominations opimséef de dressant et de plaîenr ne sont pas relatives aux degrés d^inolina^ son des parties de couches^ mais plutôt à la position respective des assises qui se trouvent au toit et au mur de ces parties. Ainsi lesrdiressantsovX ve%[itci\\ ^mtïii au-dessus ei au-dessous dl'tw^Xes assisesqoi sont au contraire au-dessous et aU'dessus'^e% plateurs^ et vice versâ^ quels que soientd^ailleurs les degrés d'inclinaison des parties de cou^ ches en dressant ouenplateur. La diversité de nature des assises entre lesquelles est comprise une couche exploitée, suffit très-souvent pour qu^on puisse distinguer à ce seul caractère un dressant d*une plateur»

La couche de houille très-puissante exploitée près d« DecazeriMt (Aveyron) présente une suite de plis allongés du nord au sud, et dont les axes sont légèrement inclinés vers le nord. Elle est subdivisée ea plusieurs parties par des masses de schistes ou de grès qui, tantôt ont plusieurs mètres d'épaisseur et forment en apparence des couches distinctes et à parois parallèles , tantôt se réduisent à de simples lits minces intercalés dans la couche de houille. Les affleurements de ce système se développent sur les flancs des montagnes avec des inclinaisons et des directions diverses. Leur continuité est interrompue par les yailées profondes qui sillonnent la contrée, et Ton a regardé cesaffieurementB comme appartenant à des systèmes de couches différents , entre lesquels on n'apercevait aucune relation , jusqu^à ce que les travaux trèSétendus, exécutés dans ces dernières années , aient mis hors de doute l'identité , et même la continuité des couches exploitées, depuis Serons, Lasalle , Paleyret et Lavaysse ^ jusqu'à Firmy.

Les couches sont sujettes à des renflements et à des amincissements locaux , à des brouillages , à des variations dans la structure et la nature des matières qui les composent. Leur continuité est quelquefois brusquement interrompue par des fissures ou des fentes remplies qui traversent tout l'ensemble du terrain dont elles font partie: ces fentes se nomment /iuV/p* ou crains. On donne le nom dQ dykes , emprunté au langage des mineurs et des géologues anglais , à celles qui sont remplies par des roches basaltiques , trappéennes ou porphyriques, semblables à celles qui constituent la masse de certaUiS terrains non stratifiés, dontrorigine ignée est évidente.

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