NOTIONS PRÉLIMINAIRES. S
Les ftminoissemento 4»& couches sont quelquefois poussés à leur exiréme limite; c*esi-à'4ire que le loit et le mur se rapprochent tout à fait, et ne laissent entre eux que de faibles indices de la couche intermédiaire , qui peuvent même disparaître entièrement. Ces amineissemants sont suivis de renflements. Les gîtes d'anthracite exploités dans les départements de la Sarthe et de la Mayenne présentent , dans présqee toute leur étendue , une suite d'accidents de ce genre. Dans ieS'terratns houillers proprement dits , il n*est pas rare que les amin* cissements se trouvent près des plis , aux points où les couches de houille changent d'inclinaison ou de direction d'une manière assez brusque. La fig, ^y PI I^ est une section verticale par un plan normal à la direction , de la principale couche de houille exploitée près de Rive-de^ier (Loire) , dans l'espace compris entre les tjerriloires des Verchères et du Mouillon* Le terrain houiller se réduit , dans la valr lée du Gier , à une bande étroite dirigée du sud-oaesl ou nord-est, à peu près comme la vallée^ et qui s'appuie au nord et au sud sur des montagnes primitives. La couche, sensiblement horizontale ve.rs le milieu da cette bande , se relève au nord et au midi où le terrain vient s'adosser au terrain ancien. Le relèvement au midi est très-brusque et aecompagnéde brouillages, qui dénaturent tout à fait le gisement Au nord , entre les Yerchères et le Mouillon , le relèvement est moins brusque; mais la puissance de la couche, qui est, dans le milieu du bassin , de 10 à 12 mètres , est réduite à Oo'jSO et même moins , sur quelques points , dans la partie la plus inclinée qui correspond au l)ord septentrional de la vallée. Après cet amincissement la couche se dilate de nouveau et s^étend , avec une inclinaison médiocre , sous le plateau presque horizontal du Mouillon , où ont eu lieu les plus anciennes exploitations de la contrée.
Les brouillages sont de divers genres. Us paraissent le plus souvent résulter d'un mélange des matières qui constituent le toit et le mur, avec celles de la couche exploitée, de sorte qu'on peut croire qu'ils sont le résultat d'une ancienne rupture peu étendue des couches superposées, dont les fragments se seraient mêlés ensemble. Ce mélange est quelquefois tel qu'il dénature tout à fait la couche exploitée.
Indépendamment de ces brouillages circonscrits dans un petit espace , les couches sont quelquefois modifiées dans leur nature ou leur structure, sur des étendues considérables. Ainsi l'on a des couches subdivisées par des neîfs , ou litSt de roches stérileis , dont l'épaisseur , d*abord assez petite et uniforme, augmente graduellement de manière à transformer ces nerfs en asajUci épaisses , qui partagent la couche
en plffiâienrs autres qu'il faut expioijter iMléineiiL Lesiieejukifttfl.cjkiçe Qéikré t)«Uvent étt^ smHi considérés «otnne la^réumoB ««ietplostwra céUché^ exploitables en une seule, ^f/arwHe de ramUimsseQiuiiifc éeâ^'^ cdUthëà firtériles înténàédiaires. On les reticttiiiIre'tfèS'fi^nenMEiiiiiÉ!' dans les couches de houille dont la puissance est cddsidéniUeiiqkMriS' râ|>^'élfétdns rexe&plé dëjà dlé des coUèhes ex^(^iiéesrâ»iDeoânVlllè. ^tlp mode d'agrégation est aiiâsi sujet à varier. A\M\ éts- tontuAm* composées' 'd*un gi^és tr^s-s^oTidé ne présentent , dans certâiMili>artiitt9 qu'un sâf)ie ^isàgrégé! . !• /s-j^,:
,|^f^,iji^jtur$,^êine des parties constituantes est modifiée ou hlfeîn^ to^t4,fa«t^jpangé,e^ Ainsi dans les terrains houlllers, oh voit queKjiièfois des scl^;»(es.J)itumineux remplacer la bouille. L'expîoitatfôn à'une couche de houille , dans la mine de La grange , près becazeville , offre un exemple très-remarquable d'un accident de ee genre. La houille y 0si brusquement remplacée par du minerai de fer carbonate compaete elBrubanné. A l'endroit où cette substitution s'est opérée, le toit etiê mur de 1» couche ont conservé leur allure, sans la plus légère mofdificàtiott. La «masse de fer carbonate , dont la décoiuverie tout à faft'lk%fid^nteUe est due aux travaux d'exploitation de la houille , ^ . tei'ôiiilè'pftr un contour arrondi en demi-cylindre qui est «nvetoppé de toutes pàrtà par la houille, ainsi que l'indique la figi 6, PLJ* a. h'dttllte ;&. fer carbonate compacte. • »
Vailles, — Les Failles sont de véritables filons stériles que lé mi^ neur considère uniquement sous le point de vue du dérangement qu'fls occasionnent dans les couches traversées. Ce dérangement n^est pas borné à une simple disjonction, avec écartement des parties; il y à en outre une dislocation très-prononcée du terrain. Il arrivé en effet presque toujours , que les deux parties du terrain séparées par la fissure ou faille, ont éprouvé un déplacement relatif, un glissement l'une sur l'autre, qui a eu pour effet de mettre en regard des parties de couches , séparées l'une de l'autre, dans l'ensemble du terrain , par des intervalles plus ou moins considérables. Il en résulte qiie té prolongement d'une couche interrompue par une faille , se retrouvé au delà de celle-ci, à un niveau différent, à droite ou à gauche, et presque jamais vis-à-vis. C'est ce que Ton exprime en disant que Ist couche est rejetée par la faille.
Nous dirons , à l'occasion des filons , ce que l'expérience a appris sur le sens du déplacement relatif des deux masses disjointes.
La largeur des failles varie depuis quelques millimètres , jusqu'à plusieurs mètres.
Çleljes qui traversent les terrains houlllers , où elles sont fréquentes ,
NOTlOr^S PaiÂLIMmAlRES. T
sotit tte plus ordinairement remplies d*une argile tendre avec fragments des coudiesiùterrompues. Souvent aussi elles sont remplies de roolMS^ Iraj9|iéefifiea ou porpliyriques. La rencontre de failles rempHeb d'argile amène assez souvent des sources abondantes, dueii aux intttniÉions des eaux superfioielles entre les parois de la fente et TargUoi^ilM remplit
QnirotiveiddBS TAtlas de la riciiesse- Minérale-, un^grand nombred'«ifeniples^4€ failles bien* caractérisées. &a ^, 3,iP/. /, est u^e coi^f .^r^ppffuntée à- un mémoire de M; Buddle , du terrain bouiller des environs.de Newcastle (1). La direction de ceKe coupe est à peu pr^j^ i^prd'Sud; réchelle des distances verticales est double de celle des. dist^nce^, horizontales , de sorte que les pentes des coucheà sonf doà' ble$, flans la ligure, de ce qu^elles sont dans la réalité, la ligne d^, a , a , représente la couche de houille dite high main coal , grande couche supérieure ; elle est immédiatement recouverte par un batte de grès puissant, dit Main Post, Neuf autres couches ôé hotillle pa» ralièïes ont été reconnues par les puits d*exploitation. La partie -^de cette section qui est au. sudidela Tyne , sous le marais de Jarrew , sur une longueur d^environ 55 fathoms (tOO* mètres) , s'a ^s élé «k* ploi'ée directement , et a été tracée d*aprè&. les travaux' exéontés sur d*autres points du voisinage. La ligne a, a^ a représentant lai grande, coachesupérieureservira d-horlxon , pour suifire les.disloeatîoQa.^t, casionnées par les nombreux dykes, ou failles, qui interrompant» la continuité de toutes les couches. En -partant du point le plus pro^iOMd au sud, SOUS rétang.dit Jarrow Slake, la grande couche High main coi|I,.s!élèKe suivant un.angle de 10 degrés; elle est d'abord coupée par un.premler dylce qui la relève, ainsi que toutes les assises du terrain, de 12 pieds anglais (S^jTÔ) , et puis par un.second dyke qui.la. relève encore de a fathoms .( 10«,97) . Près, de la rive gauche de la.Tyne un autre dyke coupe le terrain , et rejette les couches de 15 fathoms ( !^7»,20) vers le bas. De là la couche s*étend sans interruption , et avec une pente sensiblement uniforme , jusqu^à une distance d^environ 500 yards (457 mètres) au nord du puits Percy. Ici Hnclinaison augmente brus(iuement, ce qui forme une sorte de dressant dont retendue suivant rinclinaisonc est de 140 yards (127>n,80) ; puis la couche reprend: sop allure ordinaire, jusqu^à un dyke que Ton rencontre à 200 yards au nord du puits Chirton, et qui relève tout le terrain de 40 fathoms (73'»,16). Dans Tintervalle de 150 yards (228«,50) compris entre ce
(f) Transactions de la Société d'histoire natiércUe du Northmnrbexlmd, Durhamet Newcastle-sur-Tjrne,
8 GIi4FlTRE L
dyke et ua autre ftHu4 plus au nord , la cqmib».Uigh.mait^ aTexiste plus { OQ n*y relrpuye que jeç assises du lerraiA et les c^ufcbes de liouille inférieures. La couche rejetée ainsi au-dessus de la surfmce par le dyke de 40 fathoms reparaît au nord d'un autre dyke qui rejette, les assises de 11 fathonis (20<",ti) vers le bas. De là elle s^étend presque horizontalement ^ et à une profondeur médiocre au-dessous de la surface du sol jusqu*au grand dyke , niain dxke , qui rejette le terrain de 140 fathoms vers le bas. Au nord du grand dyke, la couche , située à une grande profondeur , se relève suivant un plan fortement, incliné sur une étendue d'un demi-mille (900 mètres environ); rinclinaison diminue ensuite graduellement ; la couche devient enfin sensiblement liorizontale, et prend même par places une petite inclinaison vers le Jkxaà^ aififsi qvYm le voit dans les houillères de Holywell et de Blackworth; Près du village de Holywell , qui n*est pas représenté dans la section /S^. â , la couche est encore interrompue par le dyke ^ibriar deanrkmrne dcrke qui la rejette de 35 fathoms (64 m^es) vers le bas.
h%fig*^y PL.l^ est une section du terrain houillerde Rondtamp (Haute-Saône) 9 que |e dois à Tobligeance de M. Thirria. Les couches da houille' exploitées sont coupées brusquement par une masse porpbjîriqiie, suivant une ligne formant un angle peu considérable avec leur direction. Deâ sondages exécutés dans la plaine de Ghampagney tSM delà du peint oà les couches ont été interrompues , ont découvert , .à ce qu'il- parait) les assises du grès rouge au-dessous deTalluvion de calHoHX rouléB ^i couvre le sol de cette plaine, et au-dessous de quelques bancs de grès rouge , la masse porphyrique qui paraît former ane proéminence de forme irrégùlière. Le terrain houîUer et les couches de houille n'ont pas été retrouvés.
La fig, AfPl.I, représente une section du bassin houiller de Ségure, dans le département de TAude , que nous empruntons à la Description géologique de la France , par MM. Dufrénoy et Ëlie de Beaumont. Ici les proéminences porphyriques qui traversent le terrain houiller à la manière des filons, s'élèvent au-dessus de la surface en forme de crêtes ou de pitons.
Filons, — On filon est une masse d'une épaisseur plus ou moins grande , mais toujours très-petite par rapport aux deux autres dimensions qui sont indéfinies , différente des roches dans lesquelles elle est encaissée , tant par la nature , que par la structure et l'état d'agrégation des substances qui la composent. Cette masse s'étend fréquemment dans plusieurs terrains différents ; dans les terrains stratifiés , elle coupe habituellement les couches; quelquefois aussi elle est intercalée entre elles, et ne s'en dislingue alors que par la composition
NOTIONS PKÉUimiAIRÊS. d
et la 8lrttetiir6^ qui sent généralement fort différentes pour les filong et les couches (1). Tandis que celles-ci forment un tout assez homo«» gêne, fes premiers sont au contraire remplis de matières très*diverses« On y rencontre , avec des fragments anguleux de roches isolés , oii agglomérés entre eux, des argiles , des cavités dont Tintérieur est tapissé de cristaux, des minerais métalliques en masses cristallines tapissant Tintérieur de cavités , ou bien en veinules irréguUéres ser* pentant au milieu de la masse , etc. On a remarqué fréquemment dans les liions une structure par zones ou bandes , disposées symétriquement de part et d'autre d'un plan parallèle aux deux parois cncais^ gantes , et divisant le gite en deux parties égales.
On distingue dans un filon ^ comme dans une coiucbe , la direction^ YinclinaUon^ la pumance, le /oi7, le mur, VaffUurewenU Le toit et le mur sont, aussi appelés les épontesdu filon.
Beaucoup de filons sont nettement séparés de leurs épMites, pour lesquelles ils n'ont presque aucune adhérence ; il existe alors entre la masse du filon et chacune des parois un lit d'ai^ile tendre dont les mineurs profitent pour abattre plus facilement la masse à exploiter. Ces lits d'argile contigus aux parois se nomment aalbandes. U y a aussi des filons dont la matière se fond , pour ainsi dire , dons la roche encaissante, de sorte qu'il serait impossible de dire précisément où finit le filon et où commencent les épontes. Beaucoup de fiions sont l'objet d'exploitations utiles. D'autres sont connus des mineurs , comme interrorapSnt la continuité des couches qu'ils exploitent , et reçoivent alors la dénomination particulière de faiUes.
Lorsqu'un filon coupe les couches d'un terrain stratifié, si l'on exa^ mine les couches des deux côtés de ce filon , on trouve qu'elles sont , de part et d'autre, superposées dans le même ordre , que le plus souvent leur direction et leur inclinaison sont peu ou ne sont pas du tout modifiées y mais que généralement les couches d'un côté ne se trouvent pas sur le prolongement des mêmes couches du côté opposé. Presque toujours les couches du côté du toit se trouvent à un niveau plus bas que du côté du mur, comme si la masse du toit avait glissé sur la masse du mur suivant la ligne de plus grande pente. C'est ainsi que
0) Les filous intercalés entre les couches reçoivent quelquefois la dénomination particulière de veines. Les mineurs et les géologues anglais appellent Iode les filons qui coupent les couches du terrain encaissant y et teins les filons ou gites intercalés à peu près parallèlement aux couches.
tO CttiPltRE t.
lor)5^uHl se tait un éboulemcnt sur les bords d*uiie tranchée profonde, cr^sé|e(fans dçs terrains tendres^ le terrain se fendille parâttëleméht" à r^jçe de la tranchée, suivant des plans de rupture inclinés verscèUé- " ci,,(|( Ifj^ niasses situées du côté de la tranchée , glissent sur ces plans' de rupture. Si les terrains dont il s'agit sont stratifiés , et si' ta cohé-^ si^ 4^^ (fiasses détachées n'est pas entièrement détruite, oh aura une* ' in^^j^. assez exacte du genre de dislocation de terrain qui âccûmpa'gb^ le p)fji9 habituelleine^t les filons (l). '
^c/iffffint$ d^ plans.— Les filons sont sujets^ comme les côiidhesV*' à ^^^fl^^^q^^^ des amincissements, des étranglements et dés brouiilage^ :^f^f^.a^ç;c\iien}Â Y sont même plus fréquents que dans tes coiichèsl ' Ils.^joy t é^i^emept sùjjets à être interrompus par d'autres filons, bans ' ces sojT^e^ de, rencontres de deux filons, celui qui se continue sans' infpTjÇ^j^tjOjn est appelé filon croiseur ou croiseur; l'autre s'appelle le filon craiséy
l^^i^s cerfains terrains stratifiés , on a remarqué que les amincissements, et les brouillages se trouvent précisément dans les parties où lé' filon est encaissé dans certains bancs de roche; c'est ce qui arrive npjapjimçnt aux filons de plomb du IXerbyshire qui traversent un terra iji calcaire, entrie les assises duquel sont intercalées des masses d'jf^e'roche tn^ppéenne à laquelle les géologues et les mineurs anglais ' dOjiji^eritlenomde^oarf^/owe (pierr^ de crapaud). Les filons exproités danj^ 1^ assises calcaires où ils sont puissants et réguliers , s'amincissent dans les masses de toadstone , à tel point que l'on a cru d^abofd qu'ils étaient entièrement interrompus par cette roche. La continuité à travers le toadstone parait aujourd'hui bien constatée. Les filons de plomb du Gumberland , exploités dans un terrain composé de couches calcaires , alternant avec des couches de grès et de schiste argileux , et qui contient une masse de trapp intercalée, sont aussi en gjënéral moins puissants dans les couches schisteuses et dans les cg|ijich^s de grès que dans les assises calcaires. L'abondance du mine|^ai de pton^b^ dans les filons est aussi plus grande, dans les parties où ji$ sont encaissés dans le calcaire. Bnfin il est remarquable que les' filpfis , presque verticaux dans les assises calcaires , coupent oblique- '
(1) La comparaison que nous faisons entre le résultat d'éboulemenU de terre «t les dislocations qui accompagnent les filQO^, a seulement pour but de 4onner une idée simple des apparences que présentent les faits obsçrvés , sans que nous entendions attribuer les deux genres de faits aux mêmes causes.
NOTIONS PftÉLlAlNAÏRÈS. Il
me^t IjBS hancs d^ grès et de rocbes schisteuses , ce qui dohae k la secj^^on de ces i^lpns, par un plan vertical perpendiculaire à iedr 'il" reçiipn^Ja for|[ne d'un escalier , genre de structure qui se retri>iive encore, dans d^autre^ contrées , et que Wêirnèr avait observée àti' fflori d^^^lst^^l^ner-^path , près Freyberg. " * » » ■ i •
I^I^S .fijon^ Djr|séntent, dans leur étendue , de grahdi^k vârîéliùûk àè richesses en minerai , et dans beaucoup àé IocaIlC'é^',l*'^^nchîsseièem ou X's^pauvridsement d*un filon semblent iàvoir une côn^èl^llôn Wec là^aturp delà roche dans laquelle il est encaissé. îinst lè^^fil'ons de pl<mil> du Gumberland que nous avons déjh ciïé^ ^ 'éùûi^'p)ixi ridbeè dans j|es assises calcaires que dans lés assises de grès , ëè ëutfddt que da^Je .çch^ste où ils sont presque toujours éntièrèiheiil stiériliés. ' ténr riç^e,f se. augmente particulièrement dans certains bancs câkcàirès.
Dans le Gornwall, où des filons métalliques traversent fréquemment uae^roche schisteuse appelée killas^ le granit sur lequel etlè est appu)fé^ , et d^ grandes masses d'une roche porphyriquè api^elée e^iJ&H^ qui ,<;oostitjuent elles-mêmes, dans le terrain, d'énormes ^lôiis' où dy]|^es ,.on,^ reniarqué que l^s filons , riches là où ils sont ehcaiskés d^s^^^^^lla^, sopt entièrement stériles dans le granit , bien qûlti' ié' prolonj^ent dans cette roche régulièrement et avec la puissance '<ia*i\k avaiepi auparavant^ plus rarement des filons riches dans ïé grànt't s'aj|^|[)fi^yrissent en pénétrant dans le killas, ou telvàii'. Enfin la richçs^e piarait surtout augmenter, pour quelques-uns de ces filbn^^, dai^sjes parties encaissées dans certains bancs dé klUas.
Il ^rri^^ souvent qu'un lilon pousse dans le terrain qui conétituè ses épontes , des ramifications ou veines assez étendues et puissantes', pour être es^plpitées comme des filons séparés , et qui se réunissent de nouveau au filon , à une distance plus ou moins grande du point où elles s'en étaient détachées. Souvent aussi un filon productif est accompagné d'autres filons affectant à peu près la même direction , et situj&sà une petite distance , dans la région du toit ou dans celle ^u nijur. Indj^pendamment de ces filons latéraux qui semblent dés annexas, d'un filon principal, il est très-ordinaire qu'un filon métallifère n'existe pas seul dans la contrée où il se trouve : le plus souvent on y rencontre plusieursautres filons contenant des minerais de même nature, et dans ce cas les directions et les inclinaisons de tous ces filons, séj^rés par de granés intervalles , sont, à 99a près parallèles , de sorte qftfe Pdtt est eooduit à les regarder comme formant «n ensemble ou citerne de fèténê. Certaines contrées sont ainsi sillonDées t»snr deux ou plusieurs systèmes de filons. L'on remarque alors que les fifotts des divers systèmes , qui se distinguent par leurs directions , diffèrent
12 CSAPltRË î.
aii«si'((éiiéralement par la nature des substances quMts eon tiennent. Enfin tons les -filons d*un niém« système croisent tous les filons d^iin autre système , on -sont croisés par ceuT^-ei.
Lorsqu'un filon est covpé par un croiseur, le filon croisé est habituellement rejeté , et Pobservation prouve que le rejet a lien fe phis souvent , comme s'il était le résultat du glissement en ma&Sê de la région du tolt^ur la région du mur du croiseur.
•Les mineurs disent dhin filon ou d*une couche interrompus par un croiseur ou mve' faille , qu'ils sont rejetés horiJaontalemeni ou veHCcaiêêtnent. Presque toujours le rejet a lieu à la fbis dans le sens horizontal et 'dans le sens vertical , c^est-à-dlre qu'il est possible de retnoHVter le gtte interrompu , au delà du filon ou de la faille , soit en cheminant horizontalement, soit en marchant de haut en bas , ou de bas en haut suivant la ligne de plus grande pente du croiseur. Le rejet dans le sens horizontal n'est pas nécessairement le résultat d'un dé" placement relatif dans ce sens , des deux parties du terrain séparées par le croiseur. Il peut tout anssi bien résulter d'un déplacement relatif suivant la ligne de plus grande pente , ainsi que cela sera expliqué , lorsque nous exposerons les règles à suivre dans la reciierche du prolongement des gites interrompus.
Amas, -— On appelle mnas des masses minérales de forme irrégulière, le pkis souvent ovale ou arrondie, qui se rencontrent, soitdtons les terrains en couches, soit dans les terrains non stratifiés; en wa mot on désigne par cette dénomination tous les gites de minéraux utiles qui ne sont ni en couches ni en filons. Les amas sont souventdes expansions de filons.
On distingue les amas entrelacés ou stockiùerks, qui consistent en masses de roches pénétrées d'un grand nombre de veinules de mhfierais métalliques, se croisant dans tous les sens. C'est ainsi que l'oxyde d'étain se trouve en veinules entrelacées dans des masses de granit ou de porphyre , qui forment des amas distincts au milieu de I» roche encaissante à Garclaze dans le Gornvirall , à Geyer , à Zinnwald et à Altenberg, en Saxe et en Bohême. Le fer oxydulé se rencontre en veinules dans des amas de serpentine , ou de roches talqueuses.
Les mines en sac sont des amas de minerais remplissant des cavités superficielles ou des crevasses, qui se rencontrent principalement dans les terrains calcaires. Beaucoup dé minerais de fer sont exploités dans des gisements de ce genre ; ils constituent plusieurs des gttes que la législation française sur les mines qualifie de minières. Les amas couchés ou bancs, sont des masses intercalées dans les
NOTIONS PItËUMINAIRES. 13
(errabn «tiaUSés , el ne diffëranl ^uôre des vérllaMes couebes qoe par leur étendue bornée. Celle-ci e^ cependant généralement avfiiMHite pour qu*Ott puisse les exploiter eomnie de véritables couches. > •
Von donne le nom de veines à des iils minces peu étendus 5- intercalés dans des terraiiks stratifiés.
Enfin on a encore des ama$ droits , ou masses droites , s^hende stocke j qui paraissent être des filons très-épais ,00 des parties ren**' fiées de filons. On a remarqué que ces filons très>puissants eûsttikit principalement à la jonction de deux terrains , dont Tiu est stratifié et Tautre ne Test pas, et qu^ils sont intercalés parallèlement «hx couches du terrain stratifié. Aussi quelques auteurs leur ont donné le nom de fiions en couches. Ils se distinguent des couches par leur structure : d^aitleurs le parallélisme à la stratifitalion n*est presque jamais complet; et la plupart du temps , ils coupent les eonches dans une partie de leur étendue.
Mode de gisement des principales substances minérales. — Nous terminerons ces notions préliminaires par Tindication du mode habi* tuel de gisement des substances minérales qui sont Tobjet des exploitations les plus nombreuses et les plus importantes.
On rencontre en couches :
Les ardoises , les grès, les marnes , la plupart des calcaires exploités comme moellons, pierres de taille ou pierres à chaux, les calcaires argileux pour la fabrication des chaux hydrauliques et des ciments , le gypse, le sel gemme : peut-être ces deux dernières substances ne constituent-elles pas , du moins ordinairement , de véritables couches , mais des amas couchés d^une étendue moindre que celle du terrain dont ils font partie ; néanmoins , celte étendue est assez grande pour que ces amas ne se distinguent pas des véritables couches, sous le rapport du mode d*expIoitation qui leur convient.
On rencontre encore en couches tous les combustibles minéraux , depuis les anthracites des terrains de transition , jusqu^aux dépôts superficiels de tourbe. Bien que les combustibles minéraux soient principalement abondants dans le terrain houiller proprement dit, il en existe cependant dans tous les terrains stratifiés , depuis les schistes et les calcaires de transition jusque dans les dépôts les plus récents.
Le combustible des terrains de transition est presque toujours de Tanthracite, c'est-à-dire une houille sèche, non flambante, très-riche en carbone et d'une combustion difficile. Tels sont les combustibles exploités à Sablé, et sur d'autres points des départements de la Sarthe et de la Mayenne , ceux du sud de l'Irlande , etc. Dans le terrain houiller proprement dit, les couches d'anthracite
14 CHAWTfifE r.
sdk ^ïàs' HtH : là 'ImnltTé y est lé [ilùB dnfltf aH^tkfenl'biOimtiitfâtfe et rïâMbaDté , 'Mafr^'âlâ quatîtël^Màiae , é&n^ l«S MPéfènteà^edUCl^'d'Iui Mèfàié (ét^n ,'éi^ souvent âUd»iclart9fét«iidaed\^e fbéfiH&'èdacAie. ' >'
'Lé^'c6Mbtf6ll7blé$ Èe tétitôMreûi hésiutmp plos rdrefttent'dàÉëfes (ëri^^iiikstk'atlfiéksùpérîeursàutén^ain hôcAlfélr. €e][veihf amfe où ti^^ é^b^él^s tracés de boiiille et mêikie d'anthracite' danâ lés màrttifes méèes-'; lëc^cahre jàràssique et jusque dans là éraié. AiiDs! on èlptôitè die l^'iièlûitté'dat^ lèfsikrrtreâlrïséed, àGeïhonval et dans d'autres lOica- HfCl^iiu4JépaKllihènt delà Vaule^SaAne. LesetfochesdelKMÉHIe'âeseiivfM>ii»tfo»MiRMm ('Ave^^itm) ^ 1e»glte&#anlbraoite des em/IrOD» d« la imik^ •( isèfféf> ; cebx de Brèra , en ^osse , appartiennent aitcatefiâf« jurassique ; enfin les gîtes de combustibles d'Entrevernes dans les A$pes , 4e Tonnau en Svvole , qui ont,, en grande, partie au . motna ^ îles caracitàres de la houille , appartiennent au groupe des terrains crêpés. »> lesgttes de ligmtes , bien qu'il s*en trouve déjà dansiez terrains crétfftésiêt mé (de jusque dans les marnes irisées, abondent suKout dans lés tétraltis tertiaires et les terrains de sédiment encore plus modernes. Tels sont les lignites du Soissonnaîs, dans les assises inférieures du terrain' de Paris, les lignites contenus dans la inolasse , .^ Proveàce , daflH le bas Languedoc et en Suisse, ceux qui se trourent dans up lëè)^aitt de sâiment plus récent encore que la molasse , près deLatonr^ tt^-Pîri (Isère), etc.
Enfin celle série de combustibles minéraux se termine aux dépôts de tourbe recouverls seulement par une faible épaisseur de terre végéiate, auï forêls soiïs-marinesque Ton aperçoit â marée basse sur les J)or<isac la mer^ en plusieurs endroits, et notamment sur les côtes àe France el d*Aiiîîleterre, et aux dépôts de végétaux qui sont encore entraînés aujourd'hui par quelques grands fleuves , tels que le Mississipi, et s'ammoncèlent à leur embouchure.
, PQf;^j.fe,s minerais métalliques , les minerais de fer sont souvent en jq9i\^dl;ie^.A^si,0j;i,a , dans le terrain houiller, des couches de fer çar- ^i9iW^é..UthPïdei,,enn^?S5esi continues., comna,ç d^i^s les envjroi;^ dJAq- \^%{ À^eyron). , 014 en rognons isolés et séparés les uns djs^^utrejç j)fjr dfi^î^rgU*^. Le mineifai de fer oxydé hydraté se.trouye . fréqqç;9jm^ent en coucjbLes, parfaitement caractérisées dans les divers étages du terrain jurassique : je citerai comme exemples les gîtes de Mondalazac (Aveyron), de Couches (Saône-et-Loire), de Châtîllofn-sùf-Seine ( Côt(B-d'pr) , de la Voûte CArdèche) , et ceux des envirorts d^Aàïeii et de Wasseralfingen dans le Wurtemberg. . • . • •'»
Les minerais de fer en grains paraissent encore constituer de véritables couches dans les assises inférieures du terrain crétacé, le grès vert et Targile Wealdienne.
NOTIONS PEtiUlfUSAIRES. 15
, {,eft«iij^â$.<Tl|iQ«r9is méUilliqufs s« reiic«9ir«iit^ancoiiP)|^);i^S|AréqpfiQMBiefit ^Sbans^w en amas qii*e9£4>uche6» Cep^i^U^ le$f|^f^,4e cui?r6^inrUeiix.^ Maiisfeld.«t.deld: Ti}riDge«onl«.d«s com^e^.j^^p ^p^l^ri^^daps.^e ^nraw.péDéett,. 0^40(4 ajusii^rf^j^porl^jç ?\i3f 16*»ft^e^tf^.en^ç^ij^s^ le«a^sUea,de.|prê9tQnU9fM^t d« .petits i^c^^i/il^s dç^gaJtè^çij^e^tploiUesau Bleyberg près de Cologne,. ç^qq^^qt^^r VfMTté^.P^t Ja plupaH àes géologues au (e^rraîn de grisbigarré^iç gUe de plçwb de Védria prè? lyamur, $^DSi^ teri*alp4iç ..traDi/WlPï»»» les H^itea 4e plomb sulAicé et de calamine dans les eavtiviiiei de Jjaa^^ vilz tn Siléâie , sont en CQUclies dans un terraiaoalGàÂnr, ii.e m€»Qvr£ $vMmé est en couches dans la Bavière cbénane , pcès Gous^^et Obfsmsioscfeel» ,fu
'■ "On ti'ouve aussi sur plusieurs points de la France , de la galène disséminée dffiM des couches de grès qui appartiennent au terrahi Jurgissique (grès du lias). L'oxyde d*étain en morceaux roulés se troi^ye con- «entré 4ans quelque^unes des couches de certaiafi dép6ts d'all«i¥ion« qui ont «imblé des vallées basses , dans le voisinage de gitctf d'âtaia enfilmift. . t
Tom les minerato métalliques se trouvent en filons «u enamasi La plupart des minerais de fer exploités dans le sod-oucstide laFraaaes d(ins les départements de la Pordogne, du Lot, de; Lqt-ei.-<3arQnne, e(c., ceux des départements de Tlndre et du Cher, etc., ^onsti^uçi^t d^^ppu^s l^uperficiels de forme irrégulière qui paraissent remplir le§ cavités de» terrains calcaires qui les renferment. Les minerais de fer de ftancié dçf Fillols, etc., et tous les gîtes exploitée en France au pied de la chairje des Pyrénées forment des amas de fiorme irrégulière , plus ou moiqs étendus, dans des terrains stratifiés composés principalement de calcaire ; tous se trouvent dans le voisinage de la ligne de séparation de» terrains stratifiés et des terrains inférieurs non stratifiés.
L^on a d'ailleurs de nombreux exemples de gUes métallifères soit en filloi^s caractérisés , soit en amas , dans des positions semblables^, de âbrtè que beaucoup de géologues sont disposés à croire qàe VstpflM'' t)6n erès roches cristallines, dont Porigiiie phttonique est gékiéraflè- Hàéid afdtaise, telles qne les granités, les porphyres, lesroeb^ Mf). '))lèMità;s,^ a jouéutirdle important dans 'la formation de ce» éTépdÀ. ^fo;^cz Études sur les dépôts métallifères y par M. J. Feurtfel. )
Beaucoup de substances non métalliques se rencontrent aussi en amas. Le gypse et le sel gemme se trouvent en amas dans le calcaire jurassique , dans les marnes irisées , etc. Les kaolins ou terres à porcelaine exploitées dans le département delà Haule-Yîenne , près de Salnt-Yrieix, et dans le comté de Cornwall , près Saint- Au slle , forment des amas dans le granité.
t6 COAPITRE I.
Les minéraux que Ton rencontre en amas entrelacés ou stodcwerks, sont principalement Toxyde d'étain en veinules dans des roches de granité ou de porphyre; le fer oxyduié en veinules datas des masses de serpentine, de roclies talqueusesouamphiboliques; le cuivre pyriteux dans des schistes argileux , des rocbes lalqueuses , ampbyboliques ou trappéennes.
Enfin on trouve de Por, des minerais de platine , de Toxyde d^étain , disséminés dans des sables superficiels , ou dans des couches de sable et de gravier situées à une petite profondeur, d'où on les extrait par Topération du lavage. Ces sortes de gisements sont appelées en allemand seiffenwerk , en anglais sireamwork» Tels sont les minerais d*or et de platine de la Sybérie , au pied des monts Ourals et des monts Altaï*. Les sables.de plusieurs rivières contiennent des paillettes d'or; le Rhône , la Garonne , TAriége , la Cèze sont dans ce cas. Les dia-> mants et beaucoup de gemmes se trouvent également disséminés dans des sables superficiels.
KECHISllCKB BES MXITS*.
Indices de Inexistence de gtles. — La découverte des mines «st due le plus habituellement à des indices extérieurs que le hasard fait apercevoir. Ces indices consistent dans des affleurements du gUe, des fragments accidentellement détachés de ces affleurements , qui peu* vent conduire à la recherche et à la découverte de ceux-ci , ou des émanations du gîte qui arrivent à la surface par les fissures des terrains supérieurs. Il n'y a guère que le terrain houiller proprement dit, dans lequel les gîtes de combustibles soient assez fréquents, pour que son existence seule bien constatée puisse être un motif sufllsant d*y entreprendre des recherches suivies. Ce terrain est caractérisé par sa position géologique dans la série des terrains , par la nature des roches qui le composent , et qui consistent en assises de grès , d*argiles schisteuses et de houille , interstratifiées sans ordre périodique régulier, et par la nature des empreintes végétales très-nombreuses qui s'y rencontrent. Celles«ci suffiraient , dans le cas où les caractères de position géologique viendraient à manquer, pour le distinguer de plusieurs autres terrains composés, comme lui , d'assises de grès et de schistes, mais qui contiennent des végétaux fossiles d'espèces différentes.
U ne sera pas inutile dédire ici que les observations multipliées des hommes éminents qui, dans ces derniers temps, ont fait faire de grands progrès à la géologie , ont montré que les gîtes métallifères ne se trouvent pas exclusivement dans les terrains de transition ou les terrains secondaires les plusanciens , comme on le croyait autrefois , mais qu'il en existe jusque dans les terrains les plus modernes. Nous répéterons ce qui a été rapporté dans le chapitre précédent au sujet de la fréquence des dépôts métalliques , près des points où les roches d'origines différentes sont en contact. Mais ces faits généraux sont loin de pouvoir guider le mineur dans des travaux de recherche spéciaux. Lorsqu'un gUe est une fois découvert, c'est à l'étude attentive de la contrée environnante , des dislocations que le terrain a subies , aux analogies avec les gîtes analogues existants dans les environs, s'il y en a de tels, que le mineur doit recourir, pour éclairer ses recherches ultérieures.
TOXB I. 9
î« CHAPITRE n.
Les sources qui contiennent en dissolution du muriate de soude , tiont haMtuellement un indice de Texistence de bancs de sel gemme dans le voisinage. Cestà des sources de ce genre, qu'est due la découverte du sel dans les départements de la Meurlhe et de la Haute- Saône , dans le £^and-duché de Bade , le Wurtemberg , etc. Cependant certaines sources salées paraissent tirer leur salure d*amas situés à de grandes distances. Telles sont celles qui alimentent les salines de iKreutznacb , près de Bingen ; elles sortent d'une roche de porphyre et >so&t analogues aux sources thermales.
Xes sources de napltte et d*asphalte sont des indices de Texistence xle gisements de ces substances. On a dit que celles qui existent dans l'Obto et le Kentiiky , sont en relation avec des couches de ^houille. Aucune coTrélation de ce genre n^a été signalée , à ma connaissance , dans les terrains houillers de l'Europe , où les sources de naphte émanent de dépôts de combustibles plus récents que la houille. 0» Tencontre aussi des émanations gazeuses, principalement de gaz acide Carbonique , d'hydrogène protocarbooé , et d'hydrogène sulfuré. Les émainaftions d'acide carbonique et d'hydrogène sulfuré arrivent au jour dans le voisinage d'eaux mhiérales , qui contiennent ces gaz en dissolution et ne paraissent en connexion avec aucun gite exploitable. liC gaz hydrogène prolocarboné pur ou mélangé de gaz oléâant, se dégage assez fré(|iiemiiienl par des fissures qui communiquent avec des couches de houille, d'où il émane. Mais les jets les plus abondants de ce gaz proviennent de terrams contenant du naphte , de l'asphalte, ou des gttés de sel gemme^ Bans le territoire des environs de Bakou , sur les bords de la mer Caspienne , qui est fortement fm* prégné de naphte, il suffit de creuser un trou en terre , pour que le gaz en sorte aussitôt et s'enflamme à rapproche d'une torche. Vu son<^ dage , exécuté en 183Spar M. Begoiisée., à Schwabweiler (Bas>-Rhin), a atteint à la profondeur de SA^,66, une couche d'argile sableuse imprégnée de pétrole , qui arrivait à la surface avec les eaux ascendantes; cette découverte fut accompagnée d'un dégagement abondant d'hydrogène protocarboné. D'un autre côté , des forages exécutés en Chine dans des terrains contenant d«s gttes de s^ genrnie, ont donné naissance à des jets de gaz inflammable qui sont utilisés , dans ce pays, pour l'évaporalion des eaux salées; l'on a aussi signalédes émanations de ce gaz , dans plusieurs mines de sel de l'Europe , notamment dans celle de Bex en Suisse , de Gottesgabe , à Reine comté de Tecklenberg , de Wielickzka en Pologne , etc.
Les recherches des mineurs ont le plus souvent pour objet , des gttes analogues à ceux qui sont déj^ connus et exploités dans «ne «cor-
ftECHERCtfE DES MtNÈS. )d
ïtéé , ou te prolongement de gttes connus , à des distances pins oil moins considérables , et an delà d'accidents qtii les ont interrompus. Les recherciles de ce dernier genre se font le plus ordinairement par des travaux souterrains qui se rattachent aux travaux existants. On peut feiire usage de la sOnde, lorsqu'il s'agit de retrouver le prolongemott de gisements en couches, à des distances assei grandes des points où ils sont reconnus;.
Enfin on peut aussi qualifier d< travaux de recherche , ceilx qui sont entrepris dans le but d^arriver à la reprise d'anciennes mines abandonnées, dont les plans «ont perdus, et sur lesquelles on ne possède que des renseignements vagues, fournis par la tradition ^ ou par la na> ture des déblais retirés des anciennes exploitations ^ et abandonnés sur les haldes.
Recherches entreprises sur des indices extérieurs — Nous nous occuperons d'abord des recherches entreprises sur de simples indices extérieurs. Si ces indices consistent en fragments détachés des affleurements, on tâchera d'abord de retrouver ceux-ci. Pour y parvenir 4 on examinera avec soin l'aspect que présentent les fragments, leur composition , le lied où ils ont été trouvés. L^aspect et là nature des fragments feront reconnaître en général sHls proviennent d'uii filon ou d'une couche. Si ces fragments sont tendres , si leurs angles ne sont p<Hnt émoussés , on en conclura naturellement que les affleure-* ments sont peu éloignés. Si les fragments sont durs, arrondis ^ et à arêtes émoussées, on en conclura qu'ils ont été roulés, qu^ils peuvent venir d'une grande distance , et qtle les matières dont ils sont com-> posés ont pu être associées dans l'origine à des matières plus tendres qui auraient été détruites, ou détachées pendant le transport. Dans ce dernier cas^ la configuration du sol pourra indiquer de quel côtévien-> nenl les fragments et quelles causes les ont entraînés ; on remontera les vallées, les eours d^eau aboutissant au lieu de la découverte ; on in-» terrogera les escarpements, les flancs des vallées , etc.
U faut savoir distinguer des fragments détachés et entraînés par les causes mécaniques actuellement agissantes à la surface dû globe, de ceux qui auraient été dé|>osés parles causes, beaucoup plus puissantes^ qui ont agi antérieurement à la période actuelle. C'est ainsi que l'on rencontre sur beaucoup de points , dans les départements du Lot, dit Cantal et de l'Aveyron^ des minerais de fer oxydé hydraté , à gangue de quarts , épars dans les champs , tout à fait à la surface du sol. Ils sont quelquefois si abondants , qu'on est tenté de croire qu'ils ont été détachés par la charrue de la roche inférieure à la terre végétale^ Cependant cette roche n'en contient aucune trace , et les mines en sac
où se trouvent les dépôts exploitables de minerais analogues , sont souvent situées à de grandes distances des champs où sont les minerais épars. De même des morceaux roulés d*étain oxydé <{ue Ton rencontre h la surface, peuvent être des indices de dépôts d*étain d'alluvion^ comme aussi ils peuvent être Isolés et éloignés de tout gisement exploitable, à la manière des minerais de fer dont nous venons de parler.
Recherches sur les affleurements. — Quand on sera parvenu à remonter des fragments isolés à Taffleurement du gîte auquel ils ont appartenu , on devra s^attacher à poursuivre cet affleurement , et on explorera le gîle par des travaux peu dispendieux. On s'assurera d'abord s'il appartient à une couche , à un filon régulier, ou à un amas. S'il s'agit d'un dépôt de combustible , bouille, anthracite ou lignite, le gîte sera en couche : on déterminera d'abord sa direction , qui sera celle des couches du terrain stratifié dont il fait partie. Dans les pays de montagnes , il sera très - rare qu'on ne puisse pas découvrir facilement plusieurs points de Tafileurement assez distants les uns des autres. Dans les pays de plaine, et en général quand les roches seront partout cachées par des dépôts plus modernes , ou de la terre végétale , on reconnaîtra approximativement la direction et l'inclinaison, au moyen d'une tranchée à ciel ouvert exécutée au point où l'afileurement est connu, et peut-être commencera-t-on à approfondir une galerie inclinée suivant la pente du gîte , entre son toit et son mur. On Jalonnera à peu près la direction de la Couche à la surface et on cherchera à découvrir d'autres points de l'affleurement , en creusant de distance en distance des tranchées transversales à la direction approximative. En chacun des points, où l'affleurement aura été retrouvé , on pourra exécuter des galeries inclinées suivant la pente, pour explorer le gîte près de la surface. S'il s'agit d'un gîte métallifère , on cherchera de môme à s'assurer s'il constitue un filon régulier. Si l'affleurement n'est pas découvert sur plusieurs points , des fouilles peu profondes à l'endroit de la découverte serviront à faire connaître sa direction et son inclinaison appro-» chées , et la nature des substances qu'il renferme. Si c'est un filon bien caractérisé, parce qu'il coupe les assises du terrain qui le renferme , parce qu*il a des salbandes, et qu'il est nettement séparé des épontes, parce qu'il présente cette structure symétrique , à partir du toit et du mur, que l'on remarque dans beaucoup de filons, on se comportera comme dans le cas d'une couche ; et il pourra être convenable de chercher à découvrir plusieurs points de l'affleurement au moyen de tranchées superficielles , assez distantes les unes des autres , et dont
RECHEftCRE DES MINES. SI
Taxe sera perpeodiculaire à la direction approchée reconnue par les premières fouilles.
Si les premières fouilles donnent lieu de croire que Ton a aflRaiire à un amas , où si les tranchées entreprises à quelque distance prouvent que le gUe ne se poursuit pas en ligne à peu près droite , on concentrera les travaux sur un même point, en s*attachant à reconnaître de t^ut côté les parois du gîte.
Quand les affleurements nouveaux sont découverts dans une contrée où il existe déjà des exploitations sur des gites analogues, on ne devra pas perdre de vue la règle à peu près générale du parallélisme entre les gites d*une même nature. Quant aux concheii , ce paraltélisme est prescjue rigoureux ; mais comme les couches sont fréquemment contournées , un affleurement peut très-bien dépendre d'un gite déjà connu et exploité ailleurs, bien que Tinclinaison et même la direction J soient différentes. Quant aux filons, le parallélisme des gîtes de même nature est également, sinon tout à fait général, du moins sujet à. des exceptions assez rares, ou à des écarts peu étendus.
AUéraiionB des afftburemênts» — Généralement, un gîte ne pré-» sente pas sur ses affleurements , les mêmes caractères que dans la profondeur. Les matières y ont été altérées, tant dans leur aspect que dans leur qualité et- même leur composition chimique , par Tinfluence de Tair et de Teau. Cette «itération pénètre d^ailleurs jusqu'à des profon* deurs variables , suivant la nature des substances dont il s*agit et Tétat d^agrégation des masses. AJnsi, pour la plupart des bancs de pierres employées dans les constructions, pour le gypse, les argiles , les mine^ . rais de fer hydraté , TaUération est nulle ou limitée à une profondeur de quelques décimètres. Pour les dépôts de combustibles , elle pénètre un peu plus, profondément , mais s'étend rarement - au delà de 10 à 12 mètres; souvent même le combustible est d'aussi bonne qualité et aussi pur à 2 ou 3 mètres de la surface que dans le reste du gtte Pour la plupart des filons et des giles métallifères.^ Taltération es^ plus prononcée et a. pénétré plus. loin. Beaucoup d*entre eux contiennent sur les affleurements de Thydrate d'oxyde de fer mêlé à du quartz; c'est ce que les mineurs allemandsappellent \e chapeau de fer des filons. Les filons métalliques du comté de Cornwall présentent aussi sur leur crête de grandes masses de fer hydraté , que les mineurs du pays nomment ^oaaan. On remarque, dans cette même contrée, que beaucoup de fiions qui ont été exploités comme mines d'étain près delà surface, le sont aujourd'hui, à de grandes profondeurs , comme mines, de cuivre , de sorte que l'oxide d'étain parait s'être coqcentCié
n CHAPITRE If.
dans le voisinage du jour, et la pyrite de cuivre dans la profondeur. Au surplus , il est évident que Ton ne doit point s*attendre à trouver à la surface des substances décomposaMes par Taction de Tair et de rhumidité. Ainsi , des protocarbonatas et des sulftires pourront avoir été transformés en peroxydes ou en sulfates, et s| <;es derniers sont solubles, ils; auront pu être entraînés par les eaux pluviales.
FariatiQns de richesse des filons, — G*est ici le lien de rappeler Que la richesse des irions est la plus grande y tantdt dam les parties voisines de la surface, tantôt dans la profondeur, tantôt dans les parties interoiédiaires, et que le plus ou moins de ricbesse semble Ké , dans beaucoup de cas , à la nature des roches qui constituent les parois. Aiqsi les filons des environs de Joachimsthal , en Bohème , ont été beaucoup plus riches dans les parties voisines de la surface, qui ont été e3(ploitées dans le commencement du xvi« siècle , qu'elles ne le sont actuellement que Ton est arrivé ^ une grande profondeur. Les ^lons de la Hongrie ont leur plus grande richesse dans une zone intermédiaire entre 80 et 150 toises au dessous du sol. Les filons de pyrite cuivreuse du comté de Gorows^U paraissent au contraire s'enrichir à mesure que la profondeur augmente. Les filons de Gumberland , du perbyshire, ceux de. I^ongsberg en Norwége, etc., sont beaucoup plus riches dans les parties où ils traversent certains bancs du terrain dans lequel ils sont encaissés. Il résulte de ces faits , que les variations de richesse des filons ne soqt soumises h aucune règle générale y mais que dans une contrée donnée, tous les filons de même nature, qui sont à peu près parallèles , sont aussi sujets aux mêmes variations de richesse, dans les mêmes circonstances. Ainsi on pourra prévoir, avec un grand degré de probabilité , par ce qui est arrivé dans certains gîtes exploités anciennement dans un pays, ce qui arriv^'a pour des gites nouveaux du même sfstème qui pourraient y ^re découverts,
(/UlUé de ne comtnencer l'ewploU^iion qu'à la suite de travauûf de recherche suffisamment étendus. ^ Si les première^ fouilles entreprises sur les affleurements donnent lieu de penser que le gîte peut être exploité avec avantage , il est essentiel de s'attacher , dès le principe , avant d'entreprendre des travaux plus dispendieux, à bien reconnaître sa forme et son allure^ Ainsi il nç sufiira pas de savcftr que c'est une couche ou un filon; il faudra encore reconnaître sa puissance^ interroger la nature du toit et du mur, s'assurer que l'on n'a point pris pour parois encaissantes , de simples nerfs ou lits de poches stériles intercalés. Enfin, il faut reconnaître les inflexions du gîte. Le pnçlll^ur mode d'exploration consiste à combiner une ou deux galeries
HECnBRGIie DES MINES. S!^
llorikoDtateSL;^é6ulées sur te mur même du «Ite , avec des gâteries moniaotes ou, descendantes sar te mur , suivant ^a ligne de plus grande pente, et quelques galeries transversales, allant jdu mur sur lequel on est appuyé, au toit, dans te cas oà le gite a une puissance sui^ârieureà te largeur des igaleriçs. Ce n'est, qu^après. des travaux de reoonnaissanee-snffisants.puur donner une idée nelte de la^ftMrnMdu' glle , sur une assez-grande étendue-, que Ton. peut arrèterle système de travaux par lesquels on devra Tatteindre et Texi^oiter à des pv»londeufsplus ou moins considérables , décider sUl convtent de te rattaebep à des gîtes déjà exploités dans les environs, ou deTatiaquer. par des travaux indépendants, enfin^déterminer un. mode approprié d'exploiiationi
On ne saurait* trop recommander à ceux qul-dtrigent'dea-miiiesi, de ne pas se presser d!établir des chantiers ^'exploitation- au milieu d'un gke dont te I6nne leur est. encore inconnue , de s'abstenir surtout , d'y ouvrir des galeries à diffiftrenlfr niveaux ou étages. 11 serait prtncipa» lement dangereux d!agiR ainsi dans- les gîtes d'une grande puissance , dont l'exploitation ultérieure peut être rendue extrêmement difficite efc coûteuse par suite de premiers travaux mal disposés..
En général , les fouilles^ntreprises sur les affleurements, etufui sont poussées d'ailleurs jp&qu'à une profondeur variable, suivant les apparences de richesse, et tes difficultés qui accompagnent ces travaux,, suffisent, quand elles sont dirigées avec intelligence, peur que Ton; puisse se décider sur te marche à suivre ultérieurement ,.et(sur Tenir placement le plus convenable des orifices qui: mettront le gUe^àr uneprofondeur plus ou moins grande , en commnnicatioB.ayee la«surfaee.. Il est très-rare que l'on ait recours- à des.sondagips. pour l!expteration des profondeurs, quand les affleurements sont à découvert : il n'est avantageux de le faire que dans des circonstances exceptionnelles quis seront indiquées plus loin.
Dans quels C€u il convient d^avùit reoour^au sondà§e, — Quand; un gîte n'a point d'affleurements et que son existence en couches dans, un terrain stratifié est rendue probable par des- émanations d'eaux chargées de matières salines en dissolution,. ou de certains gaz, la méthode de recherche la moins dispendieuse consiste ordinairement dans des sondages ou forages, qui font connaitre la nature des assises dont le terrain se compose suivant une ligne verticale. Le sondage s'applique surtout avec avantage à la recherche des substances liquides ou solubles dans l'eau, telles que les eaux douces ou salées , et le sel gemme , parce que les premières arrivent à la surface par le trou de sonde luirméme, et parce que les secondes peuvent élre exploitées par
dtêêolution , «ans qu*oii soit obligé de mettre le gîte en communicstion avec la surface par d*aafres travaux que les trous de sonde eux-mêmes. Nous consacrerons un article spécial à la description des outils employés pour ft>rer le terrain à tonte profondeur , et de la manœuvre de ces outils.
Recherches par gttiêriefperpendieutaires mix gîtes, — Le parallélisme habituel des gîtes analogues dans une contrée donnée, et fexistence fréquente de filons latéraux , sont des motifs qui doivent engager à pratiquer des galeries transversales perpendiculaires à la direction du gtte exploité. On doit d*al>ord , toutes choses égales d*allleurs , préférer la direction transversale à celle qui est parallèle aux gîtes , pour les travaux nécessaires à une exploitation existante , tels que les galeries d*écouleraent , afin que ces travaux puissent conduire à la découverte de gîtes parallèles , s*il en existe de semblabFes. Dans le cas général, il sera bon d^explorer de loin en loin les épontes des filons ; on profitera pour cela des veines détachées accidentellement du filon principal , que Ton suivra par des galeries qui pourront être prolongées, comme travaux de recherche, au delà des points où elles cessent d'être productives.
Recherche des g^îtes interrompus» — Le mineur a souvent à rechercher la continuation d'un gtto interrompu accidentellement par un brouillage, un amincissement, une faille ou filon croiseur. Quant aux brouillages et aux ankincissements , il est impossible de poser des règles précises. Les accidents de ce genre ont généralement une étendue fort restreinte ; l*k)n doit s'attacher à suivre les traces du gîte , qui sont rarement tout à fait efiacées. Quand elles disparaissent complètement , il faut examiner si la suppression du gîte exploité a lieu par simple rapprochement du toit et du mur ; dans ce cas , on suivra , par une galerie , la limite de Tamincissement ; il pourra arriver que Ton rencontre un point où le gîte exploité se continue, sinon avec toute sa puissance , du moins avec une épaisseur notable, et qu'en suivant ainsi la limite de Taccident , on parvienne à le contourner. Si le barrage a une étendue considérable , si le gîte est interrompu partout , et si néanmoins le toit denteure nettement distinct du mur , on cheminera dans le plan de séparation dn toit et du mur par une galerie qui entaillera l'un et l'autre, ou l'un d'eux seulement, en s'appuyant sur l'autre , suivant une direction perpendiculaire à b ligne du barrage. Le cas le plus embarrassant est celui où le toit et le mur cessent d'être distincts, et où par conséquent toute trace du gîte et même de la place qu'il occupait, est effacée. Dans celte circonstance, on examinera de plus près , si ce que l'on a pris d'abord pour un amincissement ne
nECHEnCEE DES MINES. 25
serait pas ^\uM une fissure, une fente accorapj^aée (l*ua giisseqitQt du terraio. S'il en était aliisi, on devrait se conduire comine nous Tex^ pliqueroDspliis loin. L'existence d'une fissure avec giissemeni ou chute du terrain est généralement facile à reconnaître , quand le gite est une couche ou un filon encaissé dans un terrain stratifié , composé d'assises différentes , et dont les caractères sont trancliés. La nature des couches que Ton rencontre en arrière de Taceident suffit alors pour ttontrer s'il y a eu glissement ou non , et même dans le premier cas, quand la successimi des couches dont le terrain se comifiose est connue d'avance , pour indiquer dans quel sens a eu lieu le déplace ment relatif des deux parties du terrain séparées par la fissure. Mais si le gite est un filon encaissé dans un terrain non stratifié^ ou qui, bien que stratifié, est composé d'une succession de couches qui ne se distinguent pas les unes des autres par des caractères tranchés , on n'aura plus aucun moyen indirect de reconnaître l'existence de la fis<^ sure ; il faudra donc suivre avec persévérance les limites du barrage^ examiner les circonstances les plus minutieuses de l'accident , pour retrouver les traces du gîte que Ton suivait, ou constater Texistence d'une fente. 11 serait d'ailleurs p«Asible que Taccident rencontré fût la limite réelle du gi(e, surtout si ce gîte est du genre des amas, qui sont souvent circonscrits de toute part entre des limites assez peu étendues.
Rejeta des filons et couches, — Un accident très- fréquent consiste dans l'interruption du gîte exploité par une faille ou filon croiseur , ou par une simple fissure accompagnée d'un rejet. Le rejet n'est autre chose que le résultat de la dislocation du terrain , du déplacement i«^ latlf de» deux masses qui sont séparées par la fissure , faille ou filon croiseur. Tune par rapport à Tautre. Or ce déplacement produit en général un rejet apparent tout à lafois , dans le sens horizontal et dans le sens vertical. On doit concevoir que lorsque la fente remplie par la matière du croiseur ou de la faille s'est formée , le gite interrompu* existait déjà. Par suite de la dislocation qui a eu lieu , le ppoiongeai«nt * de ce gite a été transporté ailleurs f mais comme il a la forme d'un plan indéfini , du moins si c'est une couche ou un filon , il s'ensuit qu'il peut être retrouvé en cheminant au delà de la faille, dans une direction quelconque , pourvu qu'elle ne soit pas parallèle au plan du gîte déplacé ; il sera seulement nécessaire de connaître le sens du déplacement relatif qui a eu lieu, afin de déterminer le sens dans lequel on devra marcher, pour rencontrer le gîte , dont on s'éloignerait de plus en plus , en marchant en sens inverse.
Recherche d'une couche au delà d'une faille. Sens du rejet, —
2e eiUPlTEB IT.
te seoft dam lequel oa doit marcher , peut être deterariaé d^ioe manière certaine , lorsque te g^tte exploité est encaissé dans un terrain stratifié , composé de couclies dffitinctes les unes des antres , et que d^ailleurs on connaît bien Tordre de superposition des couches.
Soit , par exemple, on terrain stratifié à couches inclinées, dont la fig, 1 , PL II, est une section Terticale par un plan perpendiculaire à la direction , et dans lequel on exploite une couche a ; supposons que Ton connaisse la nature des couches successives qui se trouvent au toit et au nnir de la couche exploitée , et qui peuvent différer entre elles par leur nature, leur structure, ou même simplement, par leur épaisseur. Si , en exécutant dans la couche a la galerie horizontale AB (fig. 2 , PI, II) on rencontre une faille FG , on traversera d'abord cette faille d*outro en outre , en prolongeant la galerie ÂB à travers les matières dont elle est remplie. On reconnaîtra en même temps sa direction et son inclinaison. Je suppose que FG soit sa direction, et que son inclinaison soit dans le sens indiqué par la flèche zv, tandis que Vincllnaison des couches est dans le sens indiqué par la flèche ^. te* lettres N , B , S , indiquent les directions des quatre ])oints cardinaux sur les deux figures 1 et 2. Si , après avoir traversé la faille et avoir mis son mur à découvert en B' , on reconnaît distinctement que la couche qui se trouve en B' derrière cette faille est la même , par exemple , que la couche &'', l'une de celles qui se trouvent dans la région du mur de la couche a , on en conclura que le déplacement relatif du terrain situé au mur de la faille a eu lieu vers l'est , pourvu toutefois que l'inclinaison des plans de stratification n'ait pas changé ou n'ait changé que d'une faible quantité , d'un côté de la faille à l'autre. (La direction et l'inclinaison restent en effet généralement à peu près les mêmes.) 11 s'ensuit que la couche rejetée , sera rencontrée par une galerie quelconque , poussée derrière la faille , à l'est du prolongement fictif de la couche, tandis qu'au contraire les galeries poussées à l'ouest de ce prolongement s'en écarteraient de plus en plus. On pourra même , d'après les épaisseurs des couches que l'on suppose connues , fixer approximativement la position de la trace du mur de la couche rejetée sur le plan horizontal , au delà de la faille. Soit mn {fig, 2) cette trace ainsi déterminée approximativement.
Parmi toutes les galeries par lesquelles on peut rejoindre la couche, la plus courte est une galerie inclinée partant du point B' , et dont l'axe est perpendiculaire au plan de la couche rejetée, pourvu toutefois que cette galerie demeure derrière le mur de la faille. Voici comment on s*assurera si celte dernière condition est remplie. L'axe d'une
RECttERCHB DES MIKES. 37
galerie perpendiculaire au plan de la couche sera projeté borizontaiement, suivant la ligne B'S, menée par le point B' perpendiculaire* ment à la trace horizontale nm du plan du mur de la couche répétée. On aura pu vérifier si la direction des couches est restée au delà , la même qu'en deçà de la faille » ou si elle a varié , et par conséquent on aura la direction exacte à laquelle la ligne B'S doit être perpendiculaire. On aura pu également mesurer Tangle d'inclinaison des couches , au delà de la faille. Cela posé , il est clair que Taxe de la galerie projetée est un des côtés de Tangle droit d'un triangle rectangle dont rbypolénuse est B'S , et dont l'angle en S est égal à l'inclinaison du plan de la couche rejetée sur l'horizon , le point S étant pris sur la trace horizontale présumée «m du mur de la couche. Si donc on trace une droite indéfinie SI faisant avec B'S un angle égal à l'inclinaison de la couche rejetée , et si l'on mène B'ft perpendiculaire à SI , le triangle B'SR sera le triangle , dont nous venons de parler , rabattu sur le plan horizontal. Si ensuite on mène RG perpendiculaire à B'S , le point G sera la projection horizontale du point de rencontre de l'axe de la galerie et du mur de la couche , au delà de la faille. Pour savoir si ce point est au mur de la faille , il suffira de déterminer la projection horizontale de l'intersection commune du plan de la faille et du plan de la couche rejelée. Il faudra pour cela avoir mesuré les angles d'inclinaison de la faille et de la couche. Je suppose que « , € {flg, 5 et 4, PL JI), soient ces angles respectifs. Le point m appartenant déjà à la projection horizontale cherchée, il suffit d'en déterminer un second. Or si l'on conçoit que les deux plans de la faille et de la couche soient coupés par un même plan horizontal situé à une distance arbitraire HK ^= H'K' {ftg, 3 et 4) au-dessus du plan de projection , les traces du plan coupant et des deux plans de la faille et de la couche seront projetées suivant des lignes respectivement parallèles aux traces mK , tnn^ et dont les distances à ces traces seront égales aux lignes KP , K'P' {flg. 3 et 4) que l'on détermine en élevant deux perpendiculaires égales HK et H'K' sur l'un des côtés de chacun des angles « et ^ , et menant les parallèles KP , K'P' au même côté. Portant donc ces longueurs KP , K'P' , sur des perpendiculaires respectives aux traces mK, mn ifig, 2) , et menant les parallèles OX , OY, le point où ces parallèles se rencontrent sera un second point de la projection cherchée. Getle projection sera donc la droite indéfinie DD' qui passe par les points m et 0. Tous les points de la couche rejetée situés derrière la faille se projetteront horizontalement dans l'espace embrassé par les deux angles Vtmn , Wmn tandis que les points de la couche y avant le rejet , se projetteront de l'autre côté de la ligne D,0/
s» CHAPITRE It.
menée par le poinl U, p»raUèlement à bl)\ La latid« comprise entre DO' et D.D/ sera , dans le cas où la direction des couches n'a pas varié , le vide que la dislocation du terrain laisse dans la projection borizontale du gîte. En conséquence , si le point C déterminé ainsi que nous TavoQs dit tombe en dehors de l'espace compris entre ces parallèles , la galerie de plus courte di&tance pourra être exécutée j si au contraire le point G tombe entre ces parallèles , comme cela a lieu dans la figure ^ , cette galerie rentrerait dans la faille , et ne rencontrerait pas le gUe. Dans ce dernier cas, le plus court chemin pour aller retrouver la couche , en parlant du point B' est une galerie inclinée, exécutée dans la faille même , appuyée sur son mur , et dirigée perpendiculairement à l'intersection commune du plan de ce mur et du plan du gite, laquelle est projetée horizontalement suivant DD'. Pour trouver la longueur de cette galerie , concevons que le plan de la faille soit rabattu sur le plan horizontal de projection , en tournant autour de sa trace B'm, H sera facile de trouver la position qu'occupera dans le rabattement , Hnlersection commune projetée en DD\ Menant en effet OA: perpendiculaire à B'm , et portant sur le prolongement de OA; une longueur hk égale à HP , joignant le point m au point /( , la tigne mh sera le rabattement de Tinterscction commune. La ligne B'R' perpendiculaire à mh sera la longueur cherchée , et Tangle R'B'm sera celui que la direction de Taxe de la galerie fonnera avec la trace horizontale de. la faille. Cela suffira pour fixer sa position^ et donner au mineur les indications nécessaires pour son exécution, puisqu'elle doit d'ailleurs demeurer appuyée sur le mur de la faille. Rapports de longueur des diverses galeries par lesquelles on peut rejoindre le gite rejeté. — En général il est plus commode, pour la continuation des travaux d^'exploitation , de rejoindre la couche interrompue, par une galerie horizontale que par une galerie inclinée à l'horizon. Une galerie de jonction horizontale est possible toutes les fois que les couches rejetées ne sont point elles-mêmes horizontales. Elle peut être exécutée, soit dans la faille même, soit derrière la faille, et à travers les couches, ou , suivant l'expression des mineurs, àtru" vers bancs. Si Ton chemine à travers bancs, la meilleure direction sera évidemment celle qui sera perpendiculaire à la direction des coucbesf elle est indiquée danjsla figure 2 par la ligne B'S, dont la longueur sera aussi celle de la galerie à exécuter. La plus courte distance du point B' à la couche étant la perpendiculaire au plan de la couche, dont B'R est la longueur, on voit que le rapport de B'S à cette plus courte distance est celui de Funilé au sinus de l'angle d'inclinaison de la conche, que nous avons désigné par S. Ainsi d désignant la plus.
courte distance , on a : B^ = -^
sin S'
La distance B'S augmente donc à mesure que ranj^le ff diminue et devient infinie pour ^=0, c'est-à-dire quand la couche est horizontale.
Si l'on chemine horizontalement dans la faille même, il faudra suiFre la ligne B'm dont la longueur est toujours plus grande que B'S d«ins le rapport de Tunilé au sinus de l'angle B'w S, que comprennent entre elles les traces horizontales de la faille et de la couche rejetée.
Appelant x cet angle, on a h'm=z -: = . B'm aue-
sinjr sin r sin/ ^^"^
mente donc à mesure que l'angle r compris entre les directions de la faille et de la couche est plus pelit. La galerie de jonction la plus courte ne sera pas toujours celle qu'il conviendra d'exécuter. La dureté et la solidité comparées des matières qui remplissent la faille et des roches qui constituent le terrain , l'utilité qu'il peut y avoir à explorer de préférence la faille, ou les couches voisines du gîte, la crainte d'amener dans les travaux des fillrations d'eaux qui se rencontrent fréquemment dans les failles, la facilité de raccorder entre elles les voies de roulage, telles sont les considérations principales d'après lesquelles on déterminera, dans chaque cas, la direction la plus avantageuse à donner à la galerie de jonction.
Recherche des filons rejetés. Règle de Schmidl. — Nous avons traité en premier lieu , de la recherche d'une couche interrompue par une faille, parce que la nature même du terrain qui se retrouve derrière la faille peut alors indiquer le sens du déplacement relatif des deux masses disjointes, et par conséquent la direaion dans laquelle on doit pousser les recherches, et même la longueur du chemin à faire pour arriver. Néanmoins il peut se faire, même pour les failles qui traversent un terrain stratifié, que l'inspection des couches n'apprenne rien de ))Ositif , soit à cause de la similitude des couches existantes dans les régions du toit et du mur du gîte soit parce que le terrain a subi uue dislocation considérable, et que Ton ne connaît pas l'ordre de succession des couches jusqu'à cette distance. Enfin ces indices manquent toujours quand il s'agit de filons croiseurs qui interrompent des gîtes encaissés dans des terrains non stratifiés , ou composés de couches qu'il n'est pas possible de distinguer les unes des autres. Dans ce cas, l'observation montre que le plus souvent la dislocation du terrain a consisté principalement en un glissement du toit sur le mur du filon croiseur, suivant la ligne d'inclinaison de ce dernier. Telle est la règle énoncée d'abord par Schmidt.
30 caapithë h.
Elle est confirmée par un grand nombl^e de faits observés par Schmidt lui-même, par le D' Christian Zimmefmann, et par d'autres géologues ou ingénieurs des mines.
On conçoit qu'en effet , dans la dislocation qui a eu lieu , la masse ^tuée au toit du croiseur a dà généralement s'abaisser par rapport à la masse située au mur. La fente qui constitue le filon croiseur a pu se former dans Torigine , soit parce qu'une portion de terrain qui ti^était pas suflisamment soutenue à sa base , s'est séparée du reste. Dans ce Cas la séparation a dû avoir lieu suivant une surface inclinée à Phorizon , et la masse détachée , celle qui plus tard a constitué le toit du croiseur , a dû , en vertu de son poids , glisser sur la masse demeurée immobile. C'est ce que nous voyons arriver journellement, dans les éboulements en masses , des terrains de peu de consistance , qui ne sont pas soutenus à leur base. Le glissement du toit sur le mur est très-apparent en général , dans les failles qui traversent les terrains stratifiés , surtout les plus modernes. Les fentes primitives qui ont donné lieu au^ failles , peuvent aussi avoir été déterminées par l'action de forces intérieures qui ont rompu l'écorce ou enveloppe supérieure. Les fentes formées ont été alors les soupiraux par lesquels les matières gazeuses , ou fondues et liquides sont venues à la surface. A la suite de ces éruptions , il est resté dans l'intérieur des espaces vides ^ et les masses soulevées et détachées les unes des autres, ont dû s'abaisser de nouveau en obéissant aux lois de la pesanteur. Dans cette seconde période où elles ont pris l'assiette définitive qu'elles ont conservée , c'est encore la région du toit qui a dû généralement glisser sur celle du mur ; car autrement les masses du toit demeurées en surplomb , par suite de l'affaissement du mur , se seraient détachées, et auraient donné lieu à de nouvelles fentes. Cependant les fragments détachés ont pu s'arc-bouter les uns contre les autres , et quelques-uns d'entre eux ont pu se relever , tandis que les autres s'affaissaient; de même que dans une voûte qui se renverse en dedans, les voussoirs voisins du sommet sont repoussés et soulevés par la pression des voussoirs eontigus. On comprend donc que le glissement du toit sur le mur ne peut être une règle absolue , ainsi que l'ont prétendu quelques personnes. D'ailleurs , beaucoup de fentes de filons sont tellement irrégulières dans leur direction et leur inclinaison , qu'il est impossible d'admettre qu'il y ait eu un tassement des parties disloquées du terrain par simple glissement des unes sur les autres. Comment , par exemple , pourrait-on concevoir un glissement régulier du toit sur le mur des filons en escaliers ^ observés par Werner, des filons du Derbysbire , dont nous avons parlé dans le chapitre pré* cèdent, etc.?
ïirCHERCHE DES MINES. 31
Nous àdmelUyns, en conséquence, la rè^^le de Scbmidt , non comme absolument générale et nécessaire , mais comme conforme à la plupart des faits observés sur des failles ou âlons réguliers , et nous conseillons de la suivre , en Tabsence de faits locaux précis qui indiquent la direction à donner aux travaux de recherche. Voici d'ailleurs comment on procédera , en partant de cette règle.
Jpplicaiton de la régie de Schmidt, — Quand un filon ou une couche seront interrompus par une faille ou un croiseur, on reconnailra d*abord la direclion et Tinclinaison du croiseur ; connaissant d^ailleurs Tinclinaison et la direction du glle interrompu , on déterminera la projection horizontale de Tintersectlon commune de ce gf te et du croiseur. Ce tracé graphique se fera diaprés les principes posés dans l'article précédent.
Soient FG et CGC', fig, 5, PL TI, les traces horizontales des plans du gUe exploité et du filon croiseur comprenant entre elles Vangle FCC que Ton pourra facilement mesurer, et que nous désignerons par y. Supposons que les inclinaisons du gite et du croiseur soient dans le sens Indiqué par les flèches sx et zv , et que les angles d'inclinaison soient respectivement égaux aux angles bkM , 6'A'M' , /7^. 6 et 7 , que nous appellerons «et €. L*on prendra une longueur arbitraire Aa=i'af; on construira les triangles rectangles kab, âV6'; on portera les distances Qh^alh\ sur des perpendiculaires respectives aux traces FC,G"GC' élevées dans le sens des inclinaisons; on tracera les parallèles OX, OY à ces traces, et la droite indéfinie COE sera la projection horizontale de Tinterseclion commune du plan du gite et du plan du croiseur , ou plus exactement du plan du gite par le plan du toit du croiseur, puisque la figure suppose, ainsi que Tindiquent les flèches, que c'est le toit de celui-ci que Ton a rencontré.
Cela posé , si Ton admet que , dans la dislocation du terrain , la masse située au toit du filon croiseur a glissé sur le mur de celui-ci, suivant la ligne de plus grande pente , il s'ensuivra que si Ton perce le croiseur d'outre en outre par une galerie normale à sa direction , cette galerie débouchera dans la masse située au mur de la partie du g;îte rejetée. L'intersection commune du plan du mur du croiseur et du plan du gtte , après le rejet , sera une ligne parallèle à l'intersection dont CE est la projection horizontale, mais située au-dessus de celle-ci dans le plan du croiseur. Si donc on mène la droite CM , perpendiculaire à la trace CC , et dirigée du côté opposé à la pointe de la flèche ZfB , cette droite sera la projection horizontale de la ligne de plus grande pente du croiseur, dans sa partie ascendante à partir de ce , et ira couper quelque part l'intersection du gite interrompu et
du mur du croiseur, à une distance d'autant plus grande que retendue du glissement aura été plus grande. Dans tous les cas , la projection horizontale de cette intersection des deux lignes se trouvera quelque part sur C^, et si elle tombe , par exemple , en D, la projection iiorizontale de Tintersection commune du gite rejeté et du mur du. croiseur , sera la ligne indéfinie DD', mené par le point D , parallèlement à CE. Cette projection rencontrera la trace CC du croiseur, en un certain point L situé sur la partie CC de la trace C'C , et le point L appartiendra nécessairement à la trace du plan du gUe rejeté sur le plan horizontal de projection ; cette trace , qui doit d'ailleurs être parallèle à OF, sera la droite indéfinie KLI menée par le point L parallèlement à CF.
Cette construction graphique nous montre que la suite du gîte in-* terrompu sera rencontrée par une galerie quelconque, exécutée à partir du point G , et qui sera située tout entière du côté du toit du gîte, avant le rejet, et au mur du croiseur, tandis que les galeries qui ne satisferaient pas à cette double condition , s'en écarteraient de plus en plus.
La galerie de jonction la plus courte sera celle qui , partant du point C pris sur le mur du croiseur, sera dirigée perpendiculairement au plan du gîte, pourvu toutefois que cette galerie demeure derrière le mur du croiseur. La projection horizontale de son axe sera la droite C?f perpendiculaire àlK. On obtiendra sa longueur, en rabattant le plan vertical dont la trace est CN sur le plan horizontal. L'intersection du gîte interrompu , et du plan vertical se rabattra suivant la ligne NP faisant avec la projection horizontale NC un angle CNP égal à l'inclinaison « du gite, et la perpendiculaire CP à la droite NP sera la longueur de la galerie de plus courte distance ; menant ensuite PQ perpendiculaire à CN, le point Q sera la projection du point de rencontre de la galerie et du plan du gîte rejeté. Ce point , tombant, dans la figure, en deçà de la projection horizontale de l'intersection commune DLD', il en résulte que la galerie CP n'est point exécutable dans ce cas, puisqu'elle se trouverait dans la région du toit , et en deçà du croiseur. La bande indéfinie comprise entre les deux droites CE' et LD, à partir de la ligne CL , est en effet la lacune existante y par suite du rejet, dans la projection horizontale de la partie du gite , qui est située en dessus du plan horizontal de projection.
La galerie de plus courte distance est alors une galerie inclinée exécutée sur le mur du croiseur, et dirigée perpendiculairement à l'intersection du gite interrompu et du plan de ce mur. Pour déter-
RECHEBCH£ DES «INES. Z^j
miùet $à lotigfueur et sa position il faut, rabattre sur le plan horizonta\ en le faisant tourner autewr de sa traee Kelrizontale y le plan du creiseur^ et tracer dans le rabattement Tin tersectîon commune qui est prfiei^e sMnrunt 1H[4I>'. lie foin^-JD^de cette inttmeMlofi emiinMiiiie vient y dans le rabattement, se placer sur le prolongement de CD, en un point S tel que l'on ait : dS : CD : : Â'ôf : a'I/ {fig. 7). Le point S ^nt ainsi déterminé, H Iff^ LS sera Fintersection rabattue. La droite GR perpendiculaire à LS sera la longueur de la galerie menée dans le croiseur,^ perpendiculairement à Tintersectlon comn^une » et Tangle RGL sera celui que la direction de l'axe de cette calorie fera avec la trace horizontale du croiseur,. ce qui suffira pour donner sa. direction. La projection horizontale du point R devra sjq ^rouv«er , d^ailleurs sur LD , et sera par conséquent en t! , ËR' éCant perpendiculaire à €C\
Ordinairement il sera plus avantageux de rechercher le gfte par une galerie horizontale. La galerie horizontale la plus courte que Ton puisse faire sera pefpendieulalire à la trace horizontale du* i^e. knterrompu.CIi,. perpendiciilaûre .^ LK, j»ûra l'ake de cette galerie. L'angle NGL sera Fangle compris entre cet axe et là trace du croisenr.
Souvent ou va à la recherche du gîte par mie galerie lM)ri^oni2^1e exécutée daqif I4 croiseurk Ici cettef^altrie devrait être fip^i^éQ sur \^ nnr, et.a»-J«ig^euK serait égale à- CL.
L^épure très-simple que nous venons d'expliquer avec détail sufBt donc pour déterminer la direction des recherches à faire , en admettant la règle de Schmidt, et les rapports entre les longueurs des di-* verses galeries que Ton peut exécuter pour atteindre le gSte inter« rompu, en cheminaat, soiCdansle plan du.' croiseur, soit à travers la roche située derrière le croiseur: Ob ne pevC , ei> effeitv <M|nifdérer que les rapports des i^Ogueurs de&ligne» ^P^ CR, ON et GL , puisque leurs grandeurs absolues dépendent^ de réjl«nd«e û^ gUssemmil- «mi demeure inconnu ^ du moins dans le cas général. La question se réduit à la détermination des éléments d*un angle trièêihe dans lequel on connaît un angle plan et les deux angles dièdres adjaçepts. Ç'est.un des problèmes les plus simples de la géométrie descriptive , qui pei^t aussi être résolu par la trigonométrie rectiligne ou sphérique.
Il peut être utile dç conpattre les rapports des galeries GP, GR , GN et CL en fonction des lignes trigonométrique^ des angles « , ^ et y^ .0^ voit d*abord que^ XH désignant la longueur GP de la galerie de plus courte distjsince , oti a dans le triangle rectangle CPN, dont Tangle en N est égal à « : )
TOHE I. 3
S4 CHAPITRE It.
c«=-it'>
Puis éam I* triangle rectangle CIH., dont l'angle en L Mt égal i i :
sin f sin^iittiiy
Ouànt à la déterminatioit delà distance GR , perpendiculaire à Tintérsecttra coisununev.nieBée éaifs le plan du croiseur, die eiige d'àhotd que ron Caicble l*adgle CLS qUe riiitersecUon commune forme avec la trace du croiseur. On parvient, par les principes delà trigonométrie rectiiigne ou sphérique , aux valeurs suivantes (1) :