‹ Traité de l'exploitation des minesChapitre 33 sur 38 · MODE · texte numérisé non relu

MODE

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Vive. . .

La chaudière à tombeau était garantie contre les pertes de chaleur par plusieurs enveloppes d'une étoffe feutrée , mais elle ne marchait que pendant le jour; et M. Wicksteed a trouvé que quand elle était constamment en activité , comme les 4 chaudières du Gornwall , la quantité d'eau vaporisée par kilogramme de houille était accrue de

3,38 pour 100, de soKe que si la chaudière eût été en activité constante,! Idlogramme de houille aurait vaporisé 8k>i.,499 au lieu de 8Kii.,501 d^eau prise à 26,66 degrés centigrades.

D^un autre côté je dois faire ohsenrer que la tension dans les chaudières du Gornwall a pu s'élever jusqu'à 51ibi7 par pouce carré anglais (3>'i-,6d5 par centimètre carré , soit 3auii.,2/3 environ) , tandis qu'elle n'a pas dépassé 17{b>7 par pouce carré (I^îi-, 24 par centimètre carré , soit !•<"> ,1/4) dans la chaudière à tombeau. L'eau était donc, dans la dernière chaudière, à une température de 105 degrés environ , et dans les premières à 140 degrés à peu près. L'épaisseur de la tôle était aussi plus grande dans les chaudières du Cornwall que dans la chaudière à tombeau ; ces deux circonstances sont défavorables à la transmission de la chaleur à l'eau contenue dans les chaudières cylindriques. Enfin une certaine quantité d'eau parait avoir été entraînée par la vapeur , dans la chaudière à tombeau , ce qui n'avait certainement pas lieu, dans les chaudières cylindriques. Des résultats rapportés ci-dessus, on peut conclure, ce me semble : l» qu'il y a avantage, sous le rapport de l'économie du combustible, à augmenter , jusqu'à un certain point, l'étendue de la grille et l'étendue de la surface de chauffe , comme dans les chaudières cylindriques d'Oldford (système du Cornwall) ; 2o qu'une combustion excessivement lente diminue d'environ 4 pour 100 TefiFet utile du combustible brûlé sur la grille; 3o qu'une combustion lente , dans laquelle on brûle environ 21 à 22 kilogrammes de houille à l'heure par mètre carré de grille , est la plus avantageuse , lorsque les surfaces de chauffe ont une grande étendue; 4oque les résultats obtenus avec des chaudières à tombeau, pourvues d'un tuyau intérieur pour la circulation des gaz chauds et de la fumée au milieu de la masse d'eau; et qui produisent 28 kilogrammes environ de vapeur par heure et par mètre carré de surface de chauffe, la quantité de combustible brûlé étant d'environ 50 kilogrammes à l'heure et par mètre carré de surface de grille, ne sont pas fort au dessous de ceux que Ton obtient parla combustion lente et une surface de chauffe beaucoup plus développée; 5<> que la très-grande étendue de surface de chauffle et les longs circuits parcourus par la flamme et l'air chaud dans les chaudières du Cornwall, mises en expérience par M. Wicksteed, semblent être an moins inutiles. U parait du reste qu'on reMiiee en Angleterre à ces termes cnmplifuées, et même aux foyers intériewa.

Ckttudières f!ijrUnân§U9s placéeê $ur la mine du Roeker-Bku, — Les chaHdiâves de la «achine d'épuisement placée récomaent

sur la mine delif^nite du Rocher^Bleu (Bouches-dii-Rhône) , et soriant des atielierfi de m. John Taylor, près de Mold, sont tout simplement des chaudières cylindriques terrainéespardescalottes hémisphériques. La surface demi-cylindrique inférieure est exposée en totalité à Taction du courantde flamme et d'air chaud, qui se rend directement à la che-< minée , sans autres circuits à travers ou autour de la chaudière. La surface totale de chauffe est ainsi de 26 mètres carrés pour une chaudière cylindrique de On,70 de long sur 1n,70 de diamètre. La grille a l»,90de long sur G«,92de large, ce qui donne une surface de liii.car.,74g, Les passages de Pair offrent une superficie égale au quart de la surface de la grille, ce qui est à peu près la même proportion que dans les grilles d'Qldfdrd. La capacité de chaque chaudiè* re est d'environ ^ ^- c«i>-,63 , dont un peu plus de la moitié est occupée par Teau, etle reste par la vapeur. La surface exposée à Taclion directe du feu est celle d*un demi-cylindre à base circulaire de l",70de diamètre et l^jOD de hauteur, égale par conséquente 5 mètres carrés environ, ce qui est beaucoup plus que dans les chaudières cylindriques d'Oldford.

L'expérience a donné pour l'effet utile maximum de la machine du Rocher-Bleu (voyez le mémoire de M. Diday, Jnnales des mines ^ t. XX , 3« série , p. 534 , et t. Il , 4» série , p. 21) , 3118.960 kilogram-* mes élevés à un mètre pour l»i-,045 de houille d'Ecosse; c'est 219.531 kilogrammes élevés à un mètre par kilogramme de houille brûlée.

La quantité totale de houille brûlée dans une heure et dix minutes, du* rée de l'expérience, a été de 73 kilogrammes, ou 6â^i^.57 par heure. Si les trois chaudières étaient allumées à la fdis , comme cela est probable, pui&quelecoatrairen'est point dit dans le procè.s-verbal des expériences, la surface totale de grille était de 3 .X 1.748 sra 5mèt. ctr. 244« et la quantité de combustible brûlée 11kii%95 par mètre carré de grille à Theure ; c'était une combustion trèsleçte.

Si l'on admet que chaque kilogramme de houille vaporisait 8^1^36 d'eau , comme dans l'expérience de M. Wicksteed , où la combustion a été la plus lente, chaque kilogramme de vapeur aurait fouroi un travail utile de 26.576 kilogrammes élevés à un mètre de hauteur , résultat comparable à celui des bonnes machines établies dans le comté deCornwall ; l'installation et la forme des chaudières du Rocher-Bleu ne paraît donc pas présenter un désavantage marqué , comparativement à la forme et à l'installation des chaudières usitées autrefois en Angleterre , et que l'on a imitées à Oldfèrd. Il est à regretter toutefois que les expériences de M. Diday n'aient pas été pro- Tons lu. 26

lonjfées {yendant un temps plus 1on{; , et qu^il n'ait pu mesurer les quanlités d*eau vaporisées pendant la durée de ces expériences.*

Les chaudières à larges tubes intérieurs sont plus sujettes aux explosions que les simples chaudières cxUndriques. — Nous hésitons d'autant moins à conseiller d^adopter de préférence des chaudières de formes simples, qu'elles sont beaucoup moins Sujettes aux explosions, que celles à larges tubes intérieurs pour la circulation de la flamme et de la fumée. L*usage de ces tubes <, qui d'ailleurs facilitent beaucoup la transmission de la chaleur à reau,et permettent de diminuer le volume et le poids delà chaudière, devrait être limitée aux chaudières où la force élastique de la vapeur ne dépasse pas 2 atmosphères ; pour des pressions plus élevées, il vaudra mieux faire usage, quand on ne sera pas gêné par l'espace, de longues chaudières cyliridriiiues terminées par des calottes hémisphériques, ou , si l'on veut, de deux chaudières cylindriques placées à côté l'une de l'autre, sous l'une desquelles serait placée la grille, tandis que la seconde ne serait échauffée que par le passage des gaz chauds se rendant à la cheminée. Celle-ci pourrait être inclinée, de manière à ce que sa partie la plus élevée fût seule au niveau de l'eau contenue dans la première, avec laquelle elle communiquerait par un large tuyau débouchant un peu au dessous du plan d'eau. L'eau alimentaire serait foulée au bas de la chaudière inclinée , qui serait entièrement remplie d'eau et pourrait être enveloppée par le courant de fumée et de gaz , qui parcourrait , en descendant , le canal en maçonnerie dans lequel elle Serait logée, avant de se rendre à la cheminée. Des bouilleurs inclinés offrant des dispositions analoguesà celles que j'indique ici , ont été déjà employés, en Allemagne par M. Hensebell^ et en France par M. Farcot.

Pouvoir calorifique des diverses houilles anglaises* — Je termine parun tableau extrait du mémoire de M. Wicksteed, des quantités d'eau évaporées dans l'établissement d*01dford par des houilles anglaises de diverses provenances.

ÉPUISEMENT DES EhVX DES MINES.

NATURE et

F&OTIIlAnGK 00 COnUSTIBLl BEDLt.

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