‹ Traité de l'exploitation des minesChapitre 7 sur 38 · AE -T · texte numérisé non relu

AE -T

ce qui est la valeur de x correspondante à^-»0.

Joignant de même le point I au milieu du côté BD, et menant 1» parallèle G^K^ à E'I , le point K^ sera le point de tangence de Tellipse et du côté supérieur du rectangle.

(*) Lafig. 10 et les fig, 11, 12 et 13 sont tracées à une échelle moitié de la grandeur naturelle.

8fi CHAPITRE X.

Car OD a :

CK -L-DK-L-^X ^^^ --X^^^^

ce qui est la valeur d'i? correspondante à / =: 2(/-|-**).

Il est ainsi facile de tracer Tellipse dont on connaît le centre et les directions des deux diamètres conjugués avec les diamètres horizontal el vertical, sans prendre la peine de calculer les valeurs de^ correspondantes à diverses valeurs de x dans Téquation (a).

La courbe indiquant les positions correspondantes du tiroir et du piston , fait connaître les grandeurs des orifices démasqués, tant pour Tadmission que pour Técoulement de la vapeur, en un point quelconque de la course* Ainsi, à Torigine de la course du piston de E vers E', j?=0 , Tordonnée correspondante à ar = touche la courbe en F. L'ouverture pour Tadmission de la vapeur sur la face antérieure du piston est encore fermée , mais elle est sur le point de s'ouvrir. Quand le piston se sera enfoncé dans le cylindre d'une longueur égale à une abscisse quelconque Aa , la longueur ah de l'ordonnée correspondante de la courbe exprimera la distance du tiroir à l'extrémité de sa course. L'orifice d'admission ayant commencé à être démasqué, quand le tiroir était à la distance AF de celte même extrémité de sa course , il en résulte que la hauteur hm de l'extrémité 6, d'une ordonnée quelconque au dessus de l'horizontale FF% menée par le point F , mesure la largeur de l'orifice par lequel la vapeur pénètre dans le cylindre , quand le piston a parcouru l'intervalle mesuré par l'abscisse Aa correspondante à celte ordonnée. L'ouverture d'admission est donc entiA-ement démasquée sur toute sa largeur FG, lorsque le piston a parcouru l'abscisse ka* correspondante à l'ordonnée du point K' où la courbe touche le côté supérieur CD du rectangle. Le tiroir est alors à l'extrémité de son excursion. Le piston continuant à avancer au delà du point a\ le sens du mouvement du tiroir change. Son bord antérieur masque progressivement l'orifice d'admission; cet orifice est entièrement recouvert, et la vapeur cesse d'entrer dans le cylindre au point déterminé par l'intersection J de l'horizontale FF^ et de la courbe. Le piston a alors parcouru l'espace ha** , et il lui reste à parcourir , pour achever sa course, l'espace a'^B. Pendant cette dernière parlie de la course, le cylindre ne reçoit plus de vapeur; celle qui était entrée précédemment se détend, el continue à exercer sur le piston une pression qui décroît à peu près dans la même proportion que le volume augmente. Remarquons

gue TordooDée AFs=o''J est égale à / -f- ^^- Faisant dans Inéquation (0)^ = /-)- 2r, celle-ci devient, en supprimant les termes qui se détruisent :

4(/+r)2jp24-4Lr(l+2r)jr-4L(/+r)(/+2r)j?«»0,

elle est satisfaite, comme nous le savions, pour ^=0.

En supprimant le facteur 4j;, on trouve pour la seconde racine de celle équation :

p est la fraction de la course enlière du piston , pendant laquelle la

vapeur est admise par Torifice a.

On peut se servir de Téquation (fr) pour déterminer retendue que

Ton doit donner au recouvrement r, pour que r- soit une fraction

déterminée. Il suffira qu*on se soit donné d*avance la largeur / des orifices.

L*équation (6) donne :

Le signe — devant le radical donnant une valeur négative , c*e$t la première valeur de r qui doit être adoptée.

Si , par exemple, on veut qu^une machine, disposée d'ailleurs comme

celle de la /l^. 9, reçoive la vapeur pendant les -r^ seulement de la

course du piston , on fera f = îâ» On aura -«= y , et Téqualion (c) donnera :

r=-|-/ = i,ai x/,

c*est-à-dire que le recouvrement sera égal à une fois et — la largeur

de chacun des orifices a et h. Si ceux-ci ont 3 centimètres , comme Tindiquent les /î^. 9 et 11 , le recouvrement sera égal à 2««»ti-,43. La

largeur totale de chaque bord du tiroir sera de 4«»^-,43, et Texcur- 8ion du tiroir de 8o«°^-,84.

Revenons à la discussion de la courbe. Tout étant symétrique dans les deux excursions du piston , il est évident que quand celui-ci partira du point h^fig. 10, pour revenir vers A, Torifice d*admission commencera à s'ouvrir, pour laisser pénétrer la vapeur sur la face postérieure du piston. Cet orifice sera entièrement démasqué lorsque le piston aura parcouru l'intervalle BR. Pour une longueur quelconque ha\ parcourue par le piston , la largeur de Porifice démasquée sera égale à la portion d'ordonnée de correspondante à l'abscisse Ba\ , comprise entre la courbe et l'horizontale 6G'. Le point où l'orifice d'admission sera entièrement recouvert , sera déterminé par Pintersection J^ de la courbe et de Phorizontale G'G, et la partie de la course qui aura précédé la suppression de la vapeur, sera égale à Pabscisse ha^\ du point y.

La fig. 10 montre également les circonstances de l'ouverture et de la fermeture de l'orifice par lequel la vapeur s'écoule hors du cylindre. Il suffit de se rappeler que lorsque le tiroir est au milieu de sa course, ce qui correspond à Pordonnée verticale AE égale au milieu du côté AG du rectangle, les deux orifices sont entièrement couverts, et que les arêtes internes des bords du tiroir coïncident alors avec les arêtes internes des orifices. Menant donc Phorizontale EE^ elle coupera la courbe en deux points M, M^ Cela nous montre que , dans la course du piston de A vers B, le point M'' détermine le point de cette course où l'espace qui est derrière le piston cesse de communiquer avec le creux du tiroir, et par conséquent avec le condenseur. En même temps que Porifice postérieur b se ferme à l'échappement de la vapeur, Porifice antérieur a s'ouvre pour laisser s'écouler la vapeur quia pressé la face antérieure du piston. Ainsi, dans la dernière partie delà course du piston, dont la longueur est M^£^=ME, la vapeur qui est derrière le piston cesse de s'écouler au dehors : cette vapeur, qui d'ailleurs est très-raréfiée , est au contraire comprimée par le piston qui achève sa course , tandis que la vapeur contenue dans Pespace qui est en avant du piston , commence à s'écouler au dehors. La vapeur qui commence à se détendre dans le cylindre lorsque le piston est parvenu en a^^, dans sa marche de A vers B , commence à s'échapper quand le piston est arrivé en o-"', extrémité de Pabscisse correspondante au point M^ Si l'on fait dans l'équation (o)/'=/-|-r, celte équation devient :

tfoù

Si nous supposons , par exemple , r^1,31/ , ce qui est la condition pour que la vapeur soit supprimée au 7/10« de la course du piston,

les valeurs précédentes de x se réduisent à - L (1 :±: 0,837) ; la se-

conde est celle de la portion de la course qui a lieu après la fermeture de Véchappement derrière , et Touverture de V échappement devant

le piston. Elle est égale à 0,081 L, c*est-à-dire un peu plus des f^de

la course totale.

Quant à la largeur de la partie de Torifice d'échappement qui est démasquée derrière le piston , en un point quelconque de sa course, elle est mesurée , pour la course du piston de A vers B , par les longueurs des ordonnées comprises entre Thorizontale EE' et la partie supérieure de la courbe, et pour la course du piston de B vers A, par les longueurs d'ordonnées comprises entre cette même ligne horizontale et la partie inférieure de la courbe. Il est essentiel toutefois de remarquer que la largeur totale des orifices étant égale à GP ou AG, Torifice d'échappement est démasqué en plein , dès que la portion d'ordonnée comprise entre la courbe et l'horizontale ££' est égale à CF. Si, donc, on porte à partir de £ une longueur £</<=FC, et si Ton mène l'horizontale dd^^ la partie de la course du piston correspondante à la partie de courbe supérieure à dd' , égale par conséquent en longueur à d&^ sera celle où l'orifice d'échappement est ouvert en plein. Cet orifice se ferme graduellement de e^ en S^, et demeure ensuite fermé jusqu'à la fin de la course.

Effet du recouvrement à l'intérieur.— On a donné quelquefois aux bords du tiroir un recouvrement intérieur, c'est-à-dire que, lorsque le tiroir est au milieu de son excursion, ses bords dépassent, intérieurement, d'une petite quantité les arêtes internes des orifices a et b,fig. 12. Bésignons par r^ la largeur du recouvrement intérieur, et supposons que l'excursion totale du tiroir demeure égale à 3 {i+r). La courbe étant tracée comme précédemment , on portera de part et d'autre du milieu £ de la ligne AC, les longueurs EL, EN, égales aux recouvrements intérieurs. On tracera les horizontales LL', NN', qui sont en lignes ponctuées en longs traits dans la fig, 10. Rien n'étant d'ailleurs changé à la position relative du tiroir et du piston , il est évident que , dans la course du piston de A vers B , la fermeture

de Torifice d*échappement de la vapeur derrière le piston aura Iteo au point déterminé par Tinterseotion q' de la ligne ponctuée supérieure LL' et de la courbe , de sorte que la vapeur sera comprioiée derrière le piston pendant la dernière partie qfV de la course. D'un autre côté , la vapeur qui pousse le piston de i vers B, et qui se sera détendue dans la paKie delà course égale à la projection de Jf i , ne s^échappera au condenseur qu'au point déterminé par Tintersection ^ de la même ligne ponctuée et de la courbe. L'effet du recouvrement intérieur est donc de retarder Téchappement de la vapeur motrice « et en même temps d^augmenler retendue de celte partie de la course, pendant laquelle la vapeur est comprimée entre la face postérieure du piston et le fond du cylindre.

Effet du découvert à Tintérieur.— Si au lieu de donner du recouvrement intérieur, on donnait au contraire du découvert^ c'est-à-dire si on faisait le creux dti tiroir plus large que l'intervalle qui sépare les bords internes des orifices, fig. 13, on obtiendrait un effet opposé à celui qui résulte du recouvrement. Si , par exemple , £N«=EL représentait la largeur de la partie de chaque orifice qui est découverte intérieurement quand le tiroir est au milieu de sa course , il est évident queTorifice d'échappement delà vapeur derrière le piston, marchant de A vers B , ne serait fermée que dans la position déterminée par le point d'intersection q^ de l'horizontale NN^et de la courbe, et la longueur de la course pendant laquelle la vapeur serait comprimée se réduirait à ^|N^. D'un autre c6té, la vapeur commencerait à s'échapper de la partie antérieure du cylindre en un point déterminé par l'intersection q\ de la courbe et de la même ligne NN% de sorte que la partie de la course pendant laquelle le piston cesserait d'être pressé parla vapeur motrice serait égale à ffq\.

Effet du calage de Vexcentrique, — Tout demeurant égal d'ailleurs, si l'excentrique était calé sur l'arbre de telle sorte cpie le bord du tiroir ne coïncidât pa6 avec le bord extérieur de l'orifice correspondant, quand le piston atteint les limites de sa course , l'admission de la vapeur dans le cylindre ne coïnciderait plus avec l'origine de la course du piston : elle pourrait avoir lieu un peu avant, ou un peu après le commencement de cette course. On exprime l'une ou l'autre de ces circonstances respectives, en disant qu'il y a avance ou retard à l'admission de la vapeur. II est évident que cette avance ou ce retard doivent être , dans tous les cas , très-peu étendus ; car, dans le cas de l'avance, le piston doit surmonter, à la fin de chaque course , toute la résistance due à la pression de la vapeur, qui vient le presser en sens contraire de sa marche. Dans le cas du retard , le piston , au

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ooinroenccflieai de m course , est entrainé par rioertie du volant et des autres pièces du système animées d'un mouvement de rotation continu; il laisse derrière lui un espace vide , qui se remplit de vapeur, au moment où celle-ci est admise. Or ce volume de vapeur ne produit aucun travail moteur; il est dépensé en pure perte. On donne généralement une petite avance à Tad mission, lorsque le piston doit prendre un mouvement très-rapide , comme dans les machines locomotives. Le piston éprouvant ainsi, à la fin de sa course , une résistance considérable de la part de la vapeur , la vitesse s*éteint sans qu'il s'exerce une forte pression sur la manivelle et sur les paliers de Tarbre de la manivelle, qui, dans les locomotives, est Tessieu des roues menantes. La vapeur se comprime d'ailleurs derrière le piston, au point d'avoir acquis une tension presque égale à celle de la chaudière , au moment où la vapeur motrice est admise , de sorte que la pression sur le |>iston varie d'une manière continue. Sous ce rapport, l'avance à l'admission peut être favorable à la conservation de l'appareil. Dans l'établissement des autres machines , on ne donne ni avance , ni retard ; et si on donne une faible avance , c'est uniquement pour éviter un retard accidentel à l'admission, qui pourrait être causé par un léger défaut d'ajustage, ou par un petit dérangement des pièces du système.

Quoi qu'il en soit , l'épure fig. 10 étant tracée, si l'admission delà vapeur ne coïncide pas avec l'origine de la course du piston , on marquera sur le c6té AG du rectangle ABCD les extrémités des ordonnées qui correspondent aux positions du tiroir où la vapeur commence à être admise par les orifices antérieur et postérieur. Ces ordonnées ne seront plus celles qui correspondent aux points de tangence de la courbe et des côtés verticaux AC etBD du rectangle. On tracera par leurs extrémités deux lignes horizontales , qui couperont chacune la courbe en deux points. Les points d'intersection de la ligne supérieure détermineront , l'un le point de la course du piston de A vers B, où la vapeur est admise dans le cylindre; l'autre le point où, cette vapeur étant supprimée , la détente commence. Les points d'intersection de la ligne inférieure feront connaître les points analogues, pour la course du piston de B vers A.

Influence de V obliquité des bielles, ^ Dans tout ce qui précède , nous avons fait abstraction de l'obliquité des bielles , et c'est ainsi que nous avons pu déterminer d'une manière simple l'équation de la courbe fig, 10, calculer les largeurs à donner aux rebords pour utiliser la détente de la vapeur pendant une fraction donnée de la course du piston , etc. Dans la pratique , l'obliquité des bielles produit un

effet Irès-appréciable. Ainsi pour un angle « dont l'arbre de la manivelle aura tourné, à partir de la position où le piston était à Torigine de sa course ,fig.9j PL XL , il est facile de voir que Tavance-

ment du piston n'est pas égal à-^ (i — cos«), mais qu'il est exactement exprimé par

— (1 — cos«> — B(l— cos«'),

B désignant la longueur de la bielle qui lie le piston à la manivelle , et a' l'angle compris entre l'axe de la bielle et le prolongement de l'axe de la tige du piston. Or, on a dans le triangle AM^K ,

sin «' : sin M'AK ou sin eel * -r- : B ,

d'où

sin«'=:— sin«, et cos«'=\/ 1 — — sin*«,

ce qui permet d'exprimer exactement , en fonction du seul angle « , le chemin parcouru par le piston.

L'expression de l'espace parcouru par le tiroir en fonction de l'angle « dépendra de même de la longueur de la bielle de l'excentrique , et du levier qui transmet le mouvement de cette bielle au tiroir ; cette expression serait encore plus compliquée que celle de la course du piston. La courbe réelle qui aurait pour ordonnées les espaces parcourus par le tiroir correspondants aux excursions du piston , différera donc de l'ellipse fig. 10 ; mais elle s'en écartera peu , si les bielles ont une grande longueur. Dans un premier projet de machine , on pourra se servir de l'ellipse et des méthodes indiquées , afin de déterminer les largeurs à donner aux bords du tiroir pour obtenir une détente donnée ; ensuite on rectifiera ces déterminations dans les épures en grand qui serviront à la construction de la machine. Enfin , après que celle-ci sera montée, on relèvera sur la machine même , en faisant tourner le volant à bras, la marche comparée du tiroir et du piston. On tracera par points la courbe résultant de ce relèvement , l'on verra d'après celte épure , si la combinaison adoptée atteint le but qu'on s'est proposé. Si elle s'en écarte, on y remédiera en rectifiant le calage de l'excentrique , en retouchant le tiroir , modifiant les longueurs des leviers , etc.

Celui qui possède une machine à vapeur, s'il vfut se rendre compte des circonstances de la distribution, fera découvrir la boite à vapeur, relèvera la marche comparée du piston et du tiroir, en faisant tourner à brasParbre du volant, et tracera la courbe résultant de ce relèvement. 11 aura d'ailleurs mesuré les dimensions exactes du creux et des bords du tiroir, ainsi que la grandeur et la position des orifices ouverts dans la plaque sur laquelle il glisse. Enfin il faudra qu'il ait relevé très-exactement l'ordonnée correspondante au point où l'un des bords du tiroir commence à démasquer l'orifice pour l'admission de la vapeur, pour qu'il puisse tracer sur l'épure les lignes horizontales qui déterminent les points où les orifices sont ouverts et fermés à l'admission et à l'échappement de la vapeur, de chaque côté du piston.

Economie de combustible qui résulte de Pusage du tiroir à recouvrement, — Il y a longtemps que l'on a introduit les tiroirs à recouvrement , dans la construction des machines de bateaux et des machines locomotives; l'expérience a montré que cette disposition avait pour effet une économie considérable dans la dépense de combustible. Cette économie résulte non-seulement de ce que l'on utilise la force expansive de la vapeur, mais encore de ce que , l'échappement de la vapeur ayant précédé l'arrivée du piston à la limite de la course , un vide beaucoup plus complet existe , dès le commencement de l'excursion suivante , derrière le piston qui éprouve ainsi une pression résistante beaucoup moins forte. Dans les machines les plus récentes , les bords du tiroir sont réglés de façon à ce que la

vapeur soit supprimée aux r^de la course du piston. Dans les machines de bateaux , l'excentrique est calé de manière à ce que l'admission de la vapeur coïncide avec l'origine de la course ; dans les machines locomotives , on cale l'excentrique de manière à ce que la vapeur soit admise , un peu avant que le piston ait terminé son excursion. Nous avons indiqué les motifs qui paraissent justifier cette manière de procéder. Partout où l'économie de combustible aura quelque importance , il sera convenable d'employer à l'extraction des minerais , des machines pourvues de tiroirs à large recouvrement; nous conseillerons de supprimer l'admission de la vapeur

aux 7^ de la course , d'admettre la vapeur à Torigine de la course

du piston , et de ne laisser ni recouvrement , ni découvert à l'intérieur. Les dimensions du tiroir et des orifices représentés dans les A'^. 9et 11 y PL XL, correspondent à ces données. La /l^. 10 est

l^Uipse représentant les mouyements simultanés du tiroir et du piston de la machine , pg. 9 , abstraction faite de Tinflueiiee de Tobliquité des bielles. Nous avons donné aux orifices , pour Tadmission et Técoulement de la vapeur, une section éfjale à 1/90 de la section droite du cylindre , ce qui est suffisant. La section droite des tuyaux amenant la vapeur doit être au moins égale à celle des ori-ficesa et^. Enfin Torificec conduisant au condenseur doit être au moins 1/15 de la section droite du cylindre, et les conduits allant au condenseur doivent avoir une section égale ou plus grande.

Disposition du toc et du heurtoir dan$ les machines d'extraction pourvues d*un tiroir d recouvrement. — lx>rsque le tiroir est à recouvrement, nous avons vu que l'excentrique devait être placé sur Tarbre, de manière à ce que le rayon d*excentricité formât avec la ligne perpendiculaire à Taxe de la manivelle, un angle a dont le sinus, mesuré dans le cercle dont le rayon est TexcentriciLé, fût égal à la largeur r du recouvrement. En admettant que Ton veuille sup-

primer la vapeur aux rr de la course du piston , on aura :

Ce sinus correspond à 53o 10^ qui sera Tavance angulaire de Fexcenlrique. Ainsi, lorsque la bielle de Texcentrique transmet le mouvement à la'tige du tiroir, par rintermédiaired^nn balancier ife^, comme cela est représenté dans la /(^. 9, la'Jigne Aod^excenlricité doit faire avec Taxe de la manivelle un angle de OO»— S^V 1<y=56o50,cet angle étant compté ensens inverse du mouvement de rotation indiqué par la flèche ay. Si la bielle d'excentrique transmettait directement lemouvement à la tige du tiroir, il faudrait évidemment que la ligne dVxcentriclté formât avec l*axe de la manivelle un angle de OO» -(- S3o KH =: I^SolO' compté dans le sens du mouvement de rotation. Il résulte de là, que pour une machine pourvue d'un tiroir à recouvrement, on ne peut pas changer le sens du mouvement de rotation, en transportant la bielle d*excentrique d'un bouton k^ sur un bouton k* placé à égale distance de l'autre côté de Taxe d*un balancier kg. ainsi que cela se fait pour les machines à tiroir simple sans recouvrement, semblables à celle qui est représentée ftg. 1, PL XXXIX. En agissant ainsi avec les machines pourvues d'un tiroir à recouvrement, on aurait une distribution de la vapeur extrêmement vicieuse. En effet, si l'arbre de la manivelle tournait dans le sens opposé à la flèche xf^ fig- 0, PL XL,

EXTRACTION DBS MINERAIS. 05

et si la bielle tramsinetlait directement le moaveraent au tiroîp, celuiet, au momeot où le piston P arriverait à rextrémité E de sa course, serait en avant de la position qu^il occupe dans ta figure, de deux fois le recouvrement r = n^o. il occuperait donc la position marquée en lignes ponctuées dans la ftg. 9. D^où Ton voit que Torifice a serait en communication avec le creux du tiroir, tandis que Torifice b serait encore entièrement masqué par le bord postérieur du tiroir. Si on se reporte à la courbe ^ fly. 10, on voit que Ton aurait pour jr*» a , /=--/, c^est^à'dire que la courbe viendrait toucher le côté AC du rectangle en G, au lieu de le toucher en F. En un mot, la courbe serait celle de la fig. 10, que Ton aurait fait tourner de 180 degrés autour de son diamètre HI, de façon à ce que son dia mètre FG' prit la position GFMl résulte de là que la distribution serait complétementrenversée. La vapeur neserait admise sur le piston qu*au moment oà elle est suppri mée dans la marche régulière, c*est-à-dire aux 7/10<» de la course. Elle serait supprimée précisément à la fin de la course. L*échappementde la vapeur deixière le piston ne commencerait qu'après que celui-ci aurait parcouru Ies0,081 de sa course, et cesserait quand il lui resterait encore autant de chemin à faire pour arriver à la limite de son excursion.

En conséquence, pour une machine d^extraction qui doit tourner indifféremment dans les deux sens, il faut avoir deux excentriques calés sur Tarbre symétriquement par rapporta Taxe de la manivelle, qui conduiront le tiroir alternativement, suivant le sens de la rotation de Tarbre du volant; ou bien, on peut n*avoir qu'un seul excentri(|ue fou sur Taxe, comme dans la disposition déjà décrite et à laquelle se rapporte la fig. ^^PL XXXIX. Mais il est nécessaire, dans ce dernier cas, que le toc fixé à Texcentrique et le heurtoir fixé à Tarbre sous-tendent ensemble un angle égala Texcès de quatre angles droits sur la somme des deux angles égaux que doivent faire avec l'axe de la manivelle de part et d'autre de cet axe, les diamètres des excentriques de la rotation dans un sens et de la rotation en sens inverse. C'est ainsi que dans la fig, 9 PL Jr£,le toc et le heurtoir sous-tendent ensemble un angle de 560o -.2y 56o50'. Gela étant ainsi, après avoir dégagé le bouton k de la bielle dePexcentrique, on change, en agissant avec la main sur le levier kh^ le sens de la rotation de l'arbre; celui-ci tourne dans l'œil de l'excentrique de 2x56o50%âvanl que le heurtoir vienne de nouveau s'appliquer sur le toc, et Taxe de la manivelle AM forme alors avec le rayon Ko qui aboutit au centre de l'excentrique , un angle égal à lttAo,derautre côté de Ao, ce qui est la condition nécessaire pour la distribution de la vapeur , lorsque la rotation a lieu

dans le sens contraire à celui qui est indiqué par la flèche xy. Par la même raison, si la transmission de Texcentrique à la tige du tiroir était directe, Tangle sous-tendu par le toc et le heurtoir pris ensemble devrait être de 360o — 2 X 123ol0'=115o40^

Indication des dispositions récemment imaginées pour obtenir une détente variable dans les machines locomotives. ^Vn seul excentrique /(m sur Parbre et équilibré est usité dans les machines de bateaux. Dansles machines locomotives, on emploie toujours au contraire deux excentriques dontPun sert pour la marche en avant <, etPaulre pour la marche rétrograde de la machine. Dans ces dernières années « M. Stephenson a imaginé de lier les extrémités des bielles de ces deux excentriques par un coulisseau dans lequel est engagé le bouton du balancier du levier coudé , qui mène la tige du tiroir. Ce coulisseau est en outre suspendu par un de ses points à Pextrémité d*un levier coudé tournant autour d'un axe horizontal , ce qui oblige ce point à se mouvoir dans un arc de cercle contenu dans un plan vertical. L*autre extrémité du levier coudé est chargée d'un contre-poids qui équilibre le système des deux bielles. Suivant que Ton relève plus ou moins le coulisseau , ce qui se fait en faisant tourner Parbre du levier coudé , le bouton se trouve engagé dans ce coulisseau en un point plus ou moins rapproché ou éloigné de ses extrémités respectives. Lorsque le bouton est engagé près de Pextrémité de Pune des bielles 9 le mouvement du tiroir est à peu près le même que si cette bielle était tout-à-fait indépendante de Pautre ; de sorte qu'en portant le système des deux bielles à Pune des positions extrêmes qu'il peut occuper, la machine est enclanchée pour la marche en avant ou la marche en arrière , et la distribution de la vapeur se fait comme dans les anciennes machines à deux excentriques indépendants. Quand le bouton est dans une position intermédiaire , le mouvement du tiroir participe à la fois de celui qu'il recevrait des deux excentriques opposés : la longueur de son excursion est diminuée, d'autant plus qu'il est plus éloigné des extrémités des bielles , et plus rapproché du milieu de Pintervalle qui les sépare. Quand il est exactement au milieu , la course du tiroir est assez courte pour que les deux orifices a et 6 soient toujours recouverts par le tiroir ; de sorte que la vapeur n'est pas admise dans le cylindre. La machine marche alors sans dépense de vapeur, soit qu'elle continue à se mouvoir en vertu de la vitesse acquise , soit qu'elle descende une pente assez forte pour que l'action de la gravité suffise à entretenir la marche du train. Quand le bouton occupe une position intermédiaire entre le milieu et Pune des extrémités du coulisseau , la fermeture de Porlfice d'admission de la va-

peur a lieu d^autant plus lot que Texcursion du tiroir est moindre : on utilise aiasi la détente de la vapeur, pendant une plus grande fraction de la course totale. 11 est possible d^ailleurs d^adopter pour Tensemble du système , et, pour la forme du coulisseau des dispositions telles que la vapeur soit toujours admise dès le commencement delà course du piston. Mais Texposé complet du système appliqué par Stepheson aux locomotives, et des dispositifs très-ingénieux par lesquels MM. Gallafant, Farcot, Meyer sont parvenus à obtenir dans les machines fixes ou locomotives , une détente de la vapeur variable à la volonté du mécanicien , ou avec la vitesse de la machine , nous écarteraient trop du but de cet ouvrage. Nous pensons en effet qu*aucune de ces dispositions n^est applicable avec avantage aux machines d^extraction , parce que le mouvement de ces machines ne dure jamais que très-peu de temps ; il doit être très-fréquemment ralenti , suspendu, renversé. Il faut que le mécanicien conduise souvent à la main. Il est donc surtout important que les mécanismes soient simples et facilement maniables. Cest parce que le tiroir à recouvrement , conduit par un seul excentrique équilibré sur Tarbre du volant , avec toc et heurtoir, n*ajoute aucune complication au système , et réalise un perfectionnement très-important, que nous le recommandons aux exploitants de mines, et que nous sommes entrés dans tous les détails nécessaires, pour en faire apprécier Tutilité.

Mouihines à détente proprement difes,— kiouions cependant que Ton ne peut guère , avec le tiroir à recouvrement , supprimer la vapeur avant que le piston ait parcouru les 7/10« de sa course. On n'utilise donc encore la détente de la vapeur que dans une assez faible proportion : lorsqu'on se servira de machines à haute pression • il sera plus économique de n'admettre la vapeur que pendant 1/4 ou une fraction encore moindre de la course totale du piston. On atteint ce but par plusieurs dispositions dont une des plus simples consiste à faire arriver la vapeur dans la boile de distribution G , fig. 1 , PI. XXXJX , par un orifice qui s'ouvre au moment où le piston commence son excursion, et qui se ferme dès que celui-ci a parcouru la fraction de sa course , au delà de laquelle on veut utiliser la détente. Cet orifice peut être d'ailleurs un orifice rectangulaire percé dans une paroi plane, qui sera masqué et démasqué , aux moments convenables, par une plaque pleine glissant sur la paroi, et qui recevra un mouvement alternatif d'un excentrique ou d'une came placée sur l'arbre du volant ; ou bien , ce sera un orifice circulaire évasé auquel s'adaptera une soupape conique pleine y qui sera alternativement tirée par l'action d'une came , et repoussée dans l'ori-

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