‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 104 sur 188 · SERREMENTS EN BOIS · texte numérisé non relu

SERREMENTS EN BOIS

solidement assujetties, soit par la vis et la ehaine, soit par les étais intercalés entre leur pied et le sol , on procède au calfatage. La mousse est introduite dans le joint compris entre la première pièce de gauche et le rocher ; entre chacune des pièces, écartées successivement les unes des autres, à Taide de coins de fer; entre la dernière pièce et la paroi de droite , et aux entailles du sol et du faite entre les lambourdes et le rocher. Puis^ enGn, des ouvriers placés en avant du serrement enfoncent dans le pourtour des coins de peuplier ou de saule et des picots de hêtre jusqu'à ce que la mousse, fortement comprimée, devienne partout imperméable & l'eau. Alors le boulon est retiré de la clef, les trous d'air et de déversement de l'eau sont bouchés, et , en avant du serrement , est établie une charpente qui , dans le cas actuel , consiste en trois poteaux /,/, en deux pièces transversales m, m, et en douze étais n^Hy appuyant deux & deux contre chaque pièce dont ils préviennent la flexion. Les figures 8 et 9 expriment la construction dans un état de complet achèvement.

Un serrement de cette espèce , visité par celui qui écrit ces lignes, supportait une colonne liquide de 80 mètres de hauteur et résistait à une pression excédant 500 tonnes métriques.

Page 1