‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 11 sur 188 · Guns d^émlement plus simples que les précédentes · texte numérisé non relu

Guns d^émlement plus simples que les précédentes

Les dislocations auxquelles sont exposées les gares cidessus décrites, lorsqu'elles reposent sur un sol quelque

peu mobile, les réparations fréquentes qui en résultent et les interruptions dans le transport souterrain rendent quelquefois ees eonstruetions impraticables et forcent le mineur à en adopter d'autres plus simples.

La figure i8 représente une gare dans laquelle le croisement des rails est remplacé par un dallage en fonte SSf muni à sa partie extérieure d'un rebord saillant, prolongement des rails de sa voie. Le seul inconvénient de cette disposition provient de la fragilité de la matière et , par conséquent , du remplacement assez fréquent des plaques brisées par les pieds des chevaux.

Des planches en bois sont aussi employées pour faciliter le croisement des voitures dans les galeries. La figure 17 , quoique ne se rapportant pas spécialement aux gares d'évitement , suffit pour indiquer ce mode de construction. La voie JB est interrompue, sur une longueur de quelques mètres, par un plancher M composé de forts madriers jointifs cloués sur des solives encastrées dans le sol. Contre ce plancher vient porter immédiatement l'extrémité des rails , dont le prolongement s'effectue au moyen de deux barres de fer méplat ; celles-ci sont recourbées et munies d'oreillettes pour les fixer à l'aide de clous ou de vis. Au milieu de la voie et sur le plancher se trouvent également des pièces de fer k^ k en forme d'ogive et attachées de la même manière. Ces pièces ont pour objet de faciliter le passage des vases de transport de la gare sur la voie. Enfin , et dans la crainte que le frottement des roues n'use le plancher avec trop de promptitude, on le recouvre souvent de tôles de fer provenant, la plupait du temps, de la destruction des vieilles chaudières des machines |i vapeur.

Lorsqu'une voiture vide débouche sur le plancher , le

routeur lui donne unQ Unpul^içn €|ui la portç m debora

(le la voie 9 veni Yum des parois de la galerie j le wagoq chargé traverse lu garq en ligne droiie ; alor^ , imprioiaiit à la première m mouvement obliqae , (es roues s'engiigent sur les rails , guidées comme elles le sept par \es quâfrs ares eq fer ips(a|lés ^ux d^x extri&mibés 4e la ^e^

SSS. Changements de voies.

Le lecteur a pu voir, dans le chapitre contré à Tçiplo^T fation proprement dite , combien sont variables Ifss direcT tions des diverses galeries creusées dans ifne même couche { aussi- le fnotenr est-il souvent exposé à changer su^tement sa directiop primitive, en formant avec elle les apgles Ifs plii< variés. Les changements de yoie i angles obtus, q|i oèèim h angles droits , sont faciles k exécuter ; mais ^i le^ dis(m directions forment un angle aigu, )es difficultés sao^roissenf à mesure que l'angle se ferme; aussi s'efforpe-t-on 4'éyiler cette espèce d'embranchement jutant qu'^ est pospiblç 4$ le fairCf

Les changements 4a voie dans les chemin^ dci fer ,4 rails plats (fig. 19) se font w moyen de plusieurs pièfoes de fer fondu , dpnt Tune Jf plac|£e an centra, esf ïs seuig qui affecte une semblable Gof me ; les autres , telles qua BtB^^ CiQ^ D^lf^, etc.i sont syfnétriques deux à 4eux dff forme et de position. Les plaques sont munjes latéralement de rebords saillants dans toutes les parties où ils peuven| prévenir les déraillements de la roue ; mais on fes inter? rompt partout où cette dernière doit avoir un libre passage, Ces diverses pièces de fonte sont , comme d'prdinaire , vissées ou clouées sur des traverses, et Tespace intérieur^ compris entre deux rails , est remblayé.

Quant à l'exécution des chemins de fer à rails saiUapis dans les changements (^e yoie , Ips détails ayaiU l^ pl^4

grande analogie avec les gares d'évitement ei-dessus décrites, 41 M reste que fort pea de dioses à en dire.

La figure 23 représente les embranchements d'une voie construite avec des rails saiUaoCs et des coussinets en fonte. Â^ By C sont les points d'intersection des rails, fixés à l'aide de supports à double mâchoire. D et E sont les points où trois barres se rencontrent et sont maintenues simultanément par des coussinets pourvus de trois entailles, l^ Qgnre %i exprime les détails de l'qn de ces ajustements. Les aiguilles mobiles sont fermées lorsque la yojliire dçîf qoQtlouer ^a roule ea ligne droite; Tune 4^11^ s'ouvfQ ei l'autre reste fermée lorsqu'il s'agit d'enjgager le v^e de transport sur l'une des voies latérales. l^ ^gure 3Q est un exemple de la rencontre simple de 4eux voies à rails saillants fixés sur les traverses par des ijoins eq hoi». Cette figure ne réclame pas d'explicatioi). IfCS aiguille^ peiiveot être supprimées , surtout si le transport se fait à bras d'hommes, le rouleur pouvant pousser la voiliire à droite ou à gauche , suivant la route sur laquelle il veut s'engager.

La figure 17 , déjà décrite à l'occasion des gares d'éviteaateM » représente un changeipent de voie exécuté au moyen de madriers en bois.

La figure 22 , un embranchement avec plateaux en fonte.

De seipblables dispositions rendent la manœuvre facile , ear , dès que la voiture a atteint le milieu de la plateforme , il suffit de lui imprimer un mouvement qui lui faaqe déorire un quart de cercle, pour l'engager sur Tembnincheraent latéral. Ce pivotement s'exécute avec facilité lorsque les roues reposent sur des tôles ou des plaques de fonte. Les mêmes procédés sont mis en usage dans les efaangemrals de voie des chemins de fer à rails plats.

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