De téptmement des eaux en général
L'épuisement proprement dit consiste à réunir les eaux sur quelques points déterminés de la mine , à les élever au jour & l'aide de certains appareils et à les faire écouler à la surface du sol. Cette réunion des eaux en des points donnés de la mine exige le creusement de puisards , prolongements des puits au-dessous des étages d'exploitation , et de réservoirs j excavations disposées latéralement au puits , dans le gite ou dans les roches encaissantes.
ÏAis appareils usités pour les amener à la surface se divisent en deux catégories. Ce sont: tantôt des seaux ^ des tonnes ou autres vases analogues à ceux dont on se sert pour Textraclion delà houille, qui, contenant Teau , s'élèvent au jour avec elle ; tantôt diverses espèces de pompes offrant une série de canaux traversés par le liquide dans son mouvement ascensionnel.
Les moteurs de l'épuisement sont les bras des hommes , la traction des chevaux , les roues hydrauliques , les machines à vapeur , les machines à colonne d'eau et les turbines. Les paragraphes suivans auront pour objet les procédés d'épuisement à l'aide de seaux» de tines et de tonnes ; les pompes , les moteurs des pompes et les intermédiaires entre ces deux derniers objets. Quant aux réser** voirs , il ne reste que peu de chose à ajouter à ce qui a été dit dans le second chapitre ^ si ce n'est de signaler leur grande importance relativement à l'épuisement, quel que soit le moteur employé, £n effet , ces excavations permettant de retenir , aux étages supérieurs , les eaux d'infiltration qui, sans cela, tomberaient au fond du puits,
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irai béttéfioier le imiêtir é» «dule Ié hnoMir «omprbe entre les réservoirs et le nivesu te plus bti dès (rav«iii y en sorte qu'en beaucoup de circonstances , l'épuisement a la lonne resté pendant loiigt«m{M dini des cefUditions favorables, tandis qu'il deviendrait promptement impratieable , si les eaut d'infiltration pouvaient 8*ét^hâpp«r et tomber dans les éUiges ittférieurâ.
Leé réservoirs de grande eâpaeitë som utiles, en ce qtiè, pouvant contenir toutes les eaux d'une mine pendant Uit kips de temps plus ou moimf grand , il est toujours possible de faire ini moteur toutes les réparations néeessaire^ el de renouveler li» pièces défectueuses , usée^ du brisées. Dans beaucoup de eirconstanees , si k rééervoir est en rapport avec le voluttié deB eaut affluéfiie^ dati^ la Mifie, en peut ims^i réaliser quelque économie sur h main-» d'œuvre relative aux machinistes et aut ehauSèurs. banir tous les cas , H imp<n*te que le mirteur connaisse h capa^ cité des réservoirs dont il dispose , afin d'être en mesure de régler la durée des chômages de la machine , d'aprM le temps pendant lequel ces excavations peuvent servir t t'emmagasiMge des eaUt.
677. De Pépuiiement à faidë des seaux, des tinès et des tonnes d'extraction.
Ce mode^ employé d'une manière tempômit^ pour Ah eilrfer le creusemem des puits , Fest aussi d'une manière permanente pendant TexploitAtiofi de la houiflé ; mais ki eaux , peu abondantes , ne doivent pas être extraîCe^ d'une trop grande profondeur. Dansées circonstance^, les vases d'extraction sont aussi les vases d'assèchement , dont la capacité est en rapport avec lé» efforts du moteur. Ce 9om 4c9 $çaax 4e 0,90 à t bcctoii(r«, pour Fé(miscmeti<
APUUBMEAT a U TORlIft. ^37
k bras d'homme, pendant le fonçage des poiUi; de 1.00 à 4^00 hectolitres» lorsque le moteur est une machine à molettes; ek enfin des tonnes ou culFats dont la eapacilé aUeint 10 et quelquefois 3Q hectolitres, si la puiasanœ de la machine à vapeur est asseî considérable.
Lorsque les eaux à élever sont contenues dans un réservoir , le point de jonction de ce dernier et du puits esi disposé ainsi que le lecteur l'a déjà vu dans les figures 2K et 96 de la planche XVII. Pour le vider, un ou deux ouvrien, suivant la capacité des vases, descendeol dasf la cavité latérale , appelée en Belgique paê de euffai , recueillent les tonnes , y font plonger le boyau en cuir et livrent passage à l'eau. Si le boyau a été supprimé , ils e«vrem simplement le robinet , et l'eau est projetée dans b tonne, par suite de la force d'impulsion que lui impriRK la hauteur de la colonne liquide. Le vase étant rempli, ils l'aecrocbent au eàble d'extraction, après avoir recueilli la tonne vide qui y était suspendue, et le moteur amène le premier au jour. Quelquefois , ainsi que cela se pratique dans les avaleresses d'Anfein , l'absence du pas de cufiit forée à auspendre la tonne à une diaine en fer fixée à Porigiee de la galerie.
Si l'épuisement a lieu dans un puisard , la tonne , arrivée è b sur&ee de l'eau , se couche et se remplit par son orifice, en vertu du mouvement de ba»« cule que lui imprime la distension du câble ; ce dernier, relevé ensuite par les efforts du moteur, entraine le vaae, ^ ne se redresse qu'en partie au moment où, soumis au mouvement ascensionnel, il s'élève au jour. Sortant de l'eau obliquement , il acquiert de suite un mouvement de pendule en vertu duquel il heurte alter« nativement les parois opposées du puits , dont il dégrade les revêtements, en se détruisant lui-même avec une grande
promptitude. Ces effets désastreux sont d'autant plus in« tenses que les tonnes ont des dimensions plus considérables. Le lecteur verra dans le paragraphe suivant les moyens d'anéantir ce grave inconvénient.
Les tonnes^ à leur arrivée au jour^ ne sont pas détachées du câble ; mais elles basculent sur une traverse mobile , comme les vases affectés à l'extraction de la houille. Il convient d'empêcher les eaux de revenir vers le puits dans lequel elles pourraient se déverser en partie ; aussi y la partie de la margelle sur laquelle elles doivent être projetées , est- elle disposée d'une manière particulière. Un encaissement triangulaire est placé en contre bas du sol; sa base est appliquée contre l'un des côtés du puits, et son sommet , dont le niveau est au-dessous de celui de la base , est muni d'un canal destiné a conduire les eaux hors du bâtiment. Quelquefois un simple plancher, légè* renient incliné en avant , les transporte à une distance telle qu'elles ne puissent revenir s'infiltrer dans le puits.
Dans les mines en exploitation où le peu d'abondance des eaux favorise l'épuisement par tonnes, les réservoirs et les puisards peuvent n'avoir que de faibles dimensions. S*ils contiennent celles qui affluent pendant la journée, leur épuisement s'effectue immédiatement après Textraction de la houille; s'ils sont assez grands pour emmaga* siner les eaux de toute une semaine, l'enlèvement n'en a lieu que le dimanche.