‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 112 sur 188 · frases spécialement deêtinéê à l'épuisement des eaux · texte numérisé non relu

frases spécialement deêtinéê à l'épuisement des eaux

Le lecteur a vu ci-dessus les inconvénients inhérents à l'emploi des vases ordinaires d'extraction, appliqués à l'épuisement des eaux. £n outre , les tonnes de forte capa*

ÉPmSEUCNT A LA TOf^Nfi. i39

bité appelées & basculer sur la mai^elie dés puits, né peuvent être manœuvrées qu*à grand renfort de bras d*homines ; et comme pendant leur culbute , elles tombent do côté de leur orifice, celui-ci s'ovalise et le vase est promptement détruit. Ces inconvénients peuvent être supprimés par remploi de vases spéciaux dont le fond est muni de soupapes ou de clapets ; ces derniers , venant en contact avec la surface de Teau renfermée dans le puisard , sont soulevés et permettent au liquide de se répandre à rintérieur. Le moteur rappelle les vases au jour; mais l'eau pressant de tout son poids sur les soupapes , les ferme et la tonne s'élève sans avoir dévié un instant de sa position verticale.

Les figures 39 et 50 de la planche LXIV représentent le fond d'un cuffat, sur lequel ont été ajustés quatre clapets; chacun d'eux est formé d'une pièce de cuir com^ prise entre deux plaques de tôle; le cuir forme la charnière et s'attache immédiatement sur les bords des orifices. La plupart des vases de cette espèce doivent être vidés par renversement , en sorte que la moitié des inconvénients subsistent encore ; mais on leur substitue des caisses en tôle , parallélipipédiques ou cylindriques , munies de deux clapets de grande dimension; ceux-ci, construits comme les précédents, peuvent être soulevés de bas en haut à l'aide d'une chaîne et déterminer ainsi l'écoulement de l'eau contenue dans le vase.

Les figures 31 et 32 se rapportent à une tonne, dont le fond est pourvu d'une soupape conique. La broche fixée au centre de celle-ci traverse deux œillets qui la guident dans ses mouvements de va-et-vient verticaux , tandis que sa queue, dépassant le fond du cuffat, la force à se soulever dès qu'elle heurte contre le sol. Le lecteur a déjà eu l'occasion de voir un vase de ce genre

4S0 CHÀ^ITRfr vt. ^ n*. SCCtION.

lors de la detcripiion des proeédés d*eiti^cdô«k Ut mine du Piéto» (6g. 7 et 8 , p(. LXIX).

Le déversemeot des eaux au jour, à l'aide dea dam derniera appareils, réclame remploi des pools wbola, JBttpis d'un encaissemeot dont la fend sait indiaédv oMi où les eaus doivent s'écouler. La mancsuvre est akm ds plus simples. Lorsque le vase arrivant au jour dépaas le plan de la mai^elle, Touvrier recouvre l'orifiao dv puils avee le pont volani sur lequd le vaae vient portar; s*il emploie une eaisse en lôle, il lire la ekaine de bas en haul et les clapets s'ouvrent ; s'agit-il d'une soupape , €elle-cî se soulève dès que la broche est en eoniaet avec le fond de l'encaissement; et dans les deux eai9> l'eau a'écoule librement. Le vase remonte; le pool est retiré et le vase descend sans avoir dévié de sa posilîoo primitive et verticale.

L'épuisement à la tonne est peu coûteux quent aw appareils; il est toujours praticable qudque soit le degré de pureté des eaux, qu'elles soient claires, boueuses ou mélangées de terres; enfin les vases peuvent suivre l'abaiasement progressif du niveau dans les puisards. D'ua autre eôté, ce procédé est inoooipatible avee de grandes peufondeurs ou avec une affluence d'eau trop eonédérable; car, non-seulement la contenance des vases est limitée, mais encore le volume d'eau extrait en un eertaio espace de temps , de profondeurs données » est à peu prèa eo raison inverse de cette profondeur. En outre, la maind'œuvre réclamée par les différentes manœuvres eoLécutées i la surface, et l'usure très-prompte des câbles conatane ment exposés à l'humidité, rendent ce mode d'asaèebemeut fort coûteux.

Il reste à ajouter que l'épuisement des eaux réunies au fond des galeries descendantes , ou vallées , s'eilectu^,

. iraiiEifttff k u tomii. 131

si leur volame n'es! pas trop considérable, avec des tonnes

sont remorqués suivant la pente du sol , soit directement par des traineurs, wi par rirttermédîaire de treuils, si Tinclinaison est assez forte pour réclamer ce mode de transport. Les eaux sont déversées sur une galerie qui l«i 4Mi4t|it4aitf W réi^rvokft d'où die» «ont wl^v^ ensuite par d'autres appareils.

43Î CHAPITRI VI. — m*. SICTiOIf.

IIP. SECTION.

MMPES APPLIQUÉES A l'ÉPIHSBMBNT DES EAUX DE MINES.

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