DÉTAILS UËLATIFS AUX POMPES
sage plus profond et la formation d'une cavité en retraite aurait entraîné des frais plus considérables , auxquels le mécanicien a désiré se soustraire.
Enfin ^ quelques constructeurs se sont assurés récemment que Tapplicalion à nu des deux surfaces des brides, rendues préalablement bien planes , suffisait pour rendre les joints complètement élanches.
La réparation des garnitures défectueuses s'exécute avec facilité et promptitude par le procédé usité dans les mines du Couchant de Mons ( fig. 8 et 8^», p|. LXXI ). Quelle que soit la position de la partie à renouveler , Textrémité du dernier tuyau de la colonne ascendante est saisie à Taide d'une boUe aa^ c'est-à-dire de deux pièces de bois échan- , crées en demi-cercle, réunies et serrées par deux boulons. Les boulons du joint ce, objet de la réparation, sont d'abord enlevés ; puis la partie supérieure de la colonne montante est soulevée au moyen de deux vis de rappel 6,6' attachés à la botte, et de leurs écrous, qui pressent sur un sommier oo encastré dans les parois du puits. La garniture étant renouvelée, de longues vis d,d\ introduites dans les œillets correspondants des brides , servent à guider, pendant leur descente , les tuyaux situés au-dessus et à les replacer dans leur position normale.
Si les garnitures de toute une série de tuyaux doivent être l'objet d'une réparation , les ouvriers commencent par celui de dessous ; puis ils placent les grandes vis , nonseulement aux brides du joint ee qui vient d'être renouvelé, mais encore à celles du joint ce, pour lequel ils se préparent à procéder. Ils desserrent ensuite les écrous dont ces vis sont munies et déterminent ainsi, sans choc, la descente d'un tuyau ou de toute la partie de la colonne comprise entre deux joints sujets aux ré|)arations. En agissant ainsi de proche en proche et de bas en huut, ils
arrivent a ia partie supérieure après avoir rétabli , si cela est nécessaire, toutes les garnitures d'un jeu de pompes.
69S. Hauteur à donner aux jeux d'un appareil d'épuisement.
Les pompes élévatoires et les pompes foulantes peuvent théoriquement élever les eaux à une hauteur indéfinie ; mais pratiquement il n*en est pas ainsi. Il convient de se tenir dans de certaines limites, variables suivant la nature de Tappareil et qu*il serait dangereux d'outrepasser.
D'un côté, une trop faible hauteur des jeux et, par conséquent , un trop grand nombre d'étages multiplie les corps de pompe , les clapets , les pistons , d'où résulte ^ une majoration de la dépense occasionnée par l'établissement de ces organes , de leur pose et leur entretien ; des résistances et des frottements de plus; l'emploi d'une force motrice plus grande, et, enfin, Taugmentation de la hauteur totale à laquelle il faut élever l'eau , augmentation égale à la somme des hauteurs comprises entre la prise d'eau d'un jeu et le fond du déversoir du jeu immédiatement inférieur.
D'un autre côté, des colonnes de grande hauteur exigent des tuyaux plus épais, des ajustements plus parfaits; on peut craindre l'énergie des chocs produits par la fermeture des soupapes ; enfin , les clapets et les pistons, soumise la pression d'une colonne d'eau considérable, ne présentent plus les mêmes garanties de résistance et d'imperméabilité.
Les constructeurs belges pensent que la hauteur d'action d'une pompe élévatoire doit élre comprise entre 40 et 80 mètres et celle des pompes à pistons plongeurs enire 60 et 70 mètres. Dans les mines du département de la Loire, celte action esi quelquefois portée jusqu'à 100 mèiresj