Première classe. Traîneaux et brouettes
Les traîneaux se composent d'un caveau évasé, d'une caisse rectangulaire ou simplement d'un panier en osier posés sur deux poHns ou semelles ferrées glissant sur le sol des galeries. Un anneau fixé à chaque extrémité reçoit un crochet au moyen duquel s'opère la traction.
On voit dans les figures 36 et 36>>» , pi. XL , les vases de cette espèce usités dans quelques mines du Centre du Hainaut. La cuve oo, k base elliptique, est formée de douves liées entre elles par des cercles de fer ; elle est indépendante des patins p, g et se loge entre quatre entailles pratiquées à la partie supérieure du traîneau. Leur contenance est de 120 & 135 litres.
Les traîneaux sont encore actuellement en usage en diflérents districts de l'Allemagne. La figure 37 représente un vase de cette espèce appelé Schlepirog dans le bassin de la Ruhr. Les caisses sont invariablement fixées sur les patins au moyen de bandes en fer qui embrassent les deux objets; leur capacité moyenne et de 190 litres; elles sont toujours combles et contiennent 180 kilog. de char* bon. Le traîneau lui-même pèse 46 à 47 kilog.
En certaines circonstances , c'est-à-dire lorsque l'exlrac* (ion doit ^rc liée avec le transport inl^ricur, les traîneaux
10 GU4P1TM V, ^ B% smmnf
ppl HOQ plus faiblQ cootenaDiOf), ^ U même wif§6| |nd4r pendante des patiris, parcoart (ouf l'^apacç çompria eqtra les ateliers et Forifice du puits. Dans Od ogp, qq 3j|q i la pfirtia BMpérleMre du eadra 4w P^Mos quatre l>rp(|hes ^ t^T , entre l^ueU^s ^e plaee unç earb^ille 4*a9Îei on tom avtre yaa^ circulaire poqt^nant environ 83 lîtrep, {« |rflinea4 vl46 peso 38 kilog» ^ «A cliargo 79 kilogt
Les traîneaux de Blanzy (fig. 28), appelai bim^ê à patim, se composent d'un cuveau auquel sont attachées les semelles ferrées j ils sont munis d'anneaux serygQl à les lier au câble d'extraction.
Ce mode de transport exige dos voies inelinées, dans lesquelles le vase descend à chaire la pente qu'il dok remonter à vide. Le minimtim d'indin^ison est de 8 | 9 p. c. IS i 3K p. e, est très-faveraUe au traiiiagei roaii 40 est un maximum qu'il serait peu oonvenaUe de dépasser, car )e transport , dangereux en descendant, serait pénible en remontant*
Les iratneaux sont peu coûteux; leur entretten ail presque nul; ils n'exigent aucune voie perfectionnée M peuvent être employés dans les galeriefs d'une petite haiir teur. Mais les désavantages inhérents à ces vaaes aopt très* graves; ils exigent, en effet, une force de traction cou? sidérable; la quantité de houille transportée par chacun d'eux étant fort minime, il fout un grand nombre de Iralneurs pour une notable quotité d'extraction. Sn résumé, ils ne soni applicables qu'aux champs d'exploitation peu importants, à des distanoes courtes, à un sol uni, résis? lant et d'une pente convenable.
La brouette , dont la contenance est raremem au-delà de 75 litres, a été mise en usage dans les galeries pei} inclinées de Rive-de-<sîer, du Grcuzot et de Blanzy, Ce niode de transport exige rétablissement de voies i pey
pti» hoMOQtales el des galeries percées sur une assesi graiHle hautmir. Le rouleur, daos cette eircoQstBfie0 , devam porter une partie de la charge , cherche , «utaat que possible , à rapprocher le œntrq de gravité de 1a ver*? tiaal# passant par l'axe de la roue»
S28. Deuodème classe, rases destinés slfimltanémêfU au transport et à Vextraetion sans tintennédimre Vautres appareils.
Les vokures si fréquemmeoc usitées dans la provhiee de Liège ( fig. 1'*. , pi. XLI ) portent le nom de bêrlaines. BHes sont emstruites de fers d'angle, de pièees méplates et de tôles de grandes dimensions rivées sur le squelette* La caisse est renflée vers le milieu de sa hauteur , et les roues sont logées en dessous , afin d'éviter toutes les parUes saillantes qui pourraient s'ac(»rocher aux parois du puUs, Pour lier la voiture et le moteur , il suffit d'insérer la dernier anneau de la chaîne du brancard (fig. 3^), d*ail* leurs constamment attaehé aux flancs du cheval , dans l'une des mortaises to, et, lorsque les trous forés dans ces deriHéres correspondent avec le vide de maillon , de les traverser d'une olavette suspendue à une chaînette. Des aweaux 1,1, attachés aux quatre angles de la caisse, servent à l'accrocher au câble d'extraction. La contenance de ces vases est de 6 à 8 hectolitres ; celui que reprér sente la figure est un des plus grands de la province de Liège ; il pèse 308 kilog. et renferme; lorsqu'il est comble, 8p5 hectolitres de bouille, formant un poids d'environ 730 kilogrammes. Le poids considérable de ces voitures ; la prompte destruction des voies qui en est la conséquence ; le p^tit difiO^ètre des roues , auquel il est impossible da remédier sans donner & lapparcil une trop grande hauteur ;
la facilité offerte au déraillement par quatre roues fort rapprochées ; la difficulté de les remettre sur les rails et les nombreux retards résultant de ces accidents sont de graves inconvénients, que compensent toutefois l'activité d'un transport effectué par grands volumes et la faculté d'amener les produits au jour sans leur faire subir aucun transbordement.
Quelques exploitants du district de la Wurm ( Aix-la- Chapelle ) , trouvant les berlaines en fer beaucoup trop pesantes, ont pensé devoir les construire en bois (fig. 3). Ils ont formé la caisse de madriers de 0.035 mètre d*épaisseur , consolidée extérieurement par des armures en fer, et l'ont placée sur quatre roues en fonte. Ces voitures, dont la contenance est de S hectolitres y ne pèsent que 90 kilog. Aussi peut-on les conduire à bras d'hommes au moyen des anneaux «,s , dans lesquels le rouleur fait passer le crochet de sa bricole. Elles sont hissées dans les puits en les suspendant à quatre chaînes.
Dans le Staffordshire, où le charbon en morceaux est l'objet presque exclusif de l'extraction , le transport se fait des ateliers d'arrachement aux magasins situés à la surface à l'aide d'appareils appelés Skips (fig. 16), composés d'une plate-forme posée sur des roues ou sur des patins ferrés el de trois ou quatre cercles en tôle de fer. Après avoir accumulé une certaine quantité de houille sur la plate-forme, le chargeur ajuste le cercle le plus grand , entasse de nouveaux blocs , pose un autre cercle pour lequel il agit de la même manière, puis un troisième dont le diamètre décroit , et ainsi de suite. La pyramide ainsi formée est consolidée par les quatre chaînes, auxquelles se rattache le câble destiné è soulever le fardeau. Un cheval traîne un skip sur un chemin de fer & rails plats ; raroment il est appelé é c» conduire dçw,
VASES DE TnARSPORT INTÉRIECIE. 39.
Ces appareils servent également au transport des minerais de fer entassés comme la houille, en ayant soin de mettre i la circonférence les rognons les plus gros et les plus petits au centre.
S29. TVomèfiie clasge. Voitures qui se rendent aux aeerodiages^ 9oit isotément, soit en formant un convoi traîné par des chevaux.
Les voitures les plus en usage dans la province de Hainaut, représentées par les flg* 13 , 13 , 14 et IK, sont établies sur les mêmes principes que les anciens gaUiots de la province de Liège. I^ train, entièrement en fer, est articulé en c,c; la caisse, dont la forme est un prisme tronqué, est fixée sur Fessieu a au moyen de deux boulons ; comme ses autres parties sont complètement indépendantes du train , elle peut tourner autour de a comme sur un axe. Chacun de ceux-ci porte un anneau 6,6 auquel est attachée une chaînette terminée par une petite tringle; cet ajustement sert à lier un chariot à celui qui le précède et à former ainsi un convoi traîné par un seul cheval. La contenance de ces vases est de 2 1/3 à 3 hectolitres.
Les voitures partant des chantiers d'exploitation , où elles sont chargées par des ouvriers spéciaux {chargeurs A la taille) , sont traînées sur les voies secondaires par les esclauneurs^ elles parviennent en un point de la voie principale, où la réunion de dix & quinze d'entre elles forme une rame conduite à Taccrochage par un chevaK Pendant la marche , elles sont surveillées par un jeune homme de 14 à 16 ans {suiveur de rames) qui les dirige , afin de prévenir les déraillements et autres accidents. Dès que le train arrivç au bas du puits , les wanceurs.
M CHAPlTRfi V, — Ifi SECTIOW.
dB chariots s'emparent dés voitures et les traùslffiettèitt aux cAorgfMir^ de charbon , chargés de déverser lettr centédU dabs lés vases d'eitraction ; ils placent leur eitréaiité ail^ térieure immédiatement au-dessus du MffHi i saisissent Id manette e et soulèvent la caisse; les roues de devant tournent 9 tandis qlie le traid resté stti* le sol> et la hotiillé tbfiibè dans le vase qui doit la recevoir^
Dans ces derniers temps ^ quelques éxfïloltatitd du Gbuchant de Mons ont substitué le fer au bois pour la éohstrtactioà des caisses de wagons. Ces noiiVeàUx Vases (flg; I et K), dont la foi*me est la tnémé que ci-dessii^^ pèsent 12S kilogrammes $ ils contiennent, lorsqu'ils àbhi éiltièretnent combles, i 1/2 hectolitres de houille , doilt le poids est d'environ 579 ft 380 kildg. Lés roues sont calées sut* les essieux et ceux-ci tournent dans des crapâù-» dines. Là caisse est également pourvue d'titié poigne é pour les culbutei^, et d'anneaux ft, b destinés â en opèref la traction et & les relier lés unes aux autres.
Les wagons de ta mine de Marcinelle, prés dé Chàrïé^ol (flg. 6, 7, 8 et 9), sont formés d'un squelette eh tel^ l'evêtti extérieurement de tôles de O.OOâ mètre d'épais^' ^ur (1 ). Des boites à graisse sont fixées par des boulon^ & la surface inférieure de deux traverses efi boij. tes boites, représentées par les fig. 10 et 11 eh éoupe trahsvefsale et longitudinale, servent de support aux esslètix x> dont les fusées sont constamrhent enveldp|)ées dé màtiéreS oléagineuses. Leur orifice est fermé par de petite^ pdrtést en tôle ndobiles sur leur axe i les deiîx extrémités dé célui-di traversent des oreillettes venues à la tbnté avëé lu boite. Les wagons sont pourvus d'une porte P, thaintéhilé
(1) teiié cônstractioh est due & M. Smits, ingéiiiéiir des ihinès 4e ttottlllé annexées k Ttisine de Couliiet.
VAsis Mi TRAksPORf iJftéftiBmi. âf
dN ^ac6 ^f AeM croèîieis d, c^^ et dé deux ànnëàux à, â propres & l*edévàii' te bricolé du rouleui" et ft fomîer liîi boturài. Lé poids de ces rasés est de 170 kiIo((i et leur coDfeUaoee de t bectolitres dé 100 kilog. Mais ébtnme là bddille déborde te caisse d'un décimètre m iboins, on peut éraluei* lé poids du combustible trabs-^ potiê k 480 kilo^.
Le^ figures 17, 18, i 9 et 20 représentent tes iMbres employées dans quelques inines du district dé la Wurm. Là caisse 9 consolidée par des armures en fer, est munie, â sa partie antérieure , d'une porte P suspendue par deux j^nthrés eu ter H, h k iiii aké, autour duquel elle peut iàurnei' librement* t'our en vider le contenu, il suffit d'enlever ted clavettes i , de souleVer la partie postérietirë du wàgbh, et lé porte, en s^ouvrant, laisse sortir le éharbon. Les rôties, placées en dessous dé la caisse , fèduisent k sa plus simple expression l'espace en pix>jecti6ii( boHzontale qu'occupe cet appareil, circonstance favorable à l^extf action , à laquelle il est destiné, et à la circulation sUr le Sol de galeries étroites percées dans des couches minces 6t verticales , dont l'arrachement des rocher encaissantes est ménagé autant que possible. Les essieux , placés à tme petite distance Fun de l'autre ( 0.36 mètfe ) , sont maintenue paf un triangle g^g^ en fer Inéplat, qui en prévient la flexion assez fréquente lorsque la voiture , at)rés aVôiV acquié un mouvement l'apide , arrive à la basé d'un plafi automoteur. Dans cette disposition , les axés , Solidaires l'Un de l'autre , devraient se courber simultanément, te qui tend & en atigmenteï* te résistance. Ces wagons, imitation des appareils en iisage dans les niidès de SaarbrûciLen , contiennent 2.75 hectolitres et pèsent de M II 60 kilogrammes^
Les voitures des houillères domaniales de Kerkrade ( Lllta-
bourg hollandais ) se composent ( fig. 35 et 26 ) d'un train, portant à Tune de ses extrémités un axe en fer forgé i, autour duquel tournent librement deux anneaux boutonnés
sur la surface inférieure du fond de la caisse. Celle-ci est
en bois, et lorsqu'il s'agit de transvaser son contenu dans le vase d'extraction, on la soulève par derrière & l'aide d'un anneau en appuyant le pied sur le train ; elle tourne autour de l'axe et se vide complètement. La contenance de ces chariots, suivant qu'ils sont arasés ou pleins, est de 4.5 à S.5 hectolitres ; leur poids & vide est de 148 kilog.
Les vases de transport les plus répandus dans le nord et le centre de FAngleterre, où ils sont désignés par le nom de Tub$9 consistent en une caisse rectangulaire en bois ou en tôle de fer portée sur quatre roues. Les figures 23 et 24 représentent les chariots de ce genre employés dans les mines des environs de Worsley , district de Lancashire. Deux solives forment une base sur laquelle est installée une caisse en bois, consolidée par des équerres en fer cloués sur les angles extérieurs. En dessous de chaque solive sont boulonnées des plaques en fonte munies de deux saillies contenant les crapaudines dans lesquelles tournent les essieux , tandis que les roues elles-mêmes sont mobiles sur les fusées. Ces wagons, construits avec soin et solidité, contiennenf 4 i 8 hectolitres , selon qu'ils sont arasés ou non ( 1 ).
Dans le nord de l'Angleterre, la caisse C (fig. 1**. , pi. XLII ), construite en tôles de fer rivées sur des pièces d'angle, est fixée par des vis sur deux semelles m; les quatre roues, en fonte, sont logées en dessous du vase. On leur donne ordinairement 0.90 mètre de longueur ,
(!) Mémoire sur les canaux souterrains t par MM. H« Foimani et