Maitresse-tige des pompes de Himmelfahrt
Le moteur à double effet est une roue hydraulique communiquant un mouvement alternatif vertical à deux maltresses -tiges , par Tintermédiaire de manivelles, de tirants horizontaux et de varlets ou équerres. La dispo^ sition des manivelles est telle que Tune descend quand l^autre remonte et vice-versA. Les tirants en fer forgé (fig. 7 et 8, pi. LXV) sont à traction directe; ils consistent en barres // renflées a leurs extrémités et juxta« posées par leurs bouts; deux armures fnm, également en fer, appliquées de chaque côté du joint, sont réunies par quatre boulons à tète ronde. L'introduction dans une cavité pratiquée sur Tarmure d'un appendice saillant ménagé à leur télé, empêche ceux-ci de tourner pendant le serrage des écrous. Partout où se trouve une pompe, la tige est interrompue par un châssis destiné à embrasser le cylindre et la boite à soupape; ces châssis consistent en deux triangles nn et n^ n\ et en deux branches laléraies pp^p^p\ dont la somme des équarrissages est égal à celui du maître-tirant. La tige du piston est terminée
par un enfourchement 99, embrassant le milieu de la base et le sommet du triangle* Au-dessous de chaque jeu se trouve une pièce (fig. 9) destinée à opérer rallongement ou le raccourcissement de la tige , afin d'amener le piston précisément à la place qu'il doit occuper. Cest une boucle en fer forgé ilf , percée, suivant son axe, de deux trous : celui de dessus reçoit l'extrémité arrondie de la tige sur laquelle a été forgé un renflement 0 qui, quoique garantissant la réunion invariable des deux organes, leur permet de tourner librement. Le trou de dessous est taraudé et reçoit l'autre partie de la maitresse-tige , préalablement filetée. Lorsque , suivant les besoins , il s'agit de soulever ou d'abaisser le piston , il suffit de tourner la boucle pour rappeler ou écarter la partie inférieure de la tige. Une clavette traversant simultanément le pas de vis et son écrou prévient les dévisscmenls spontanés.
Chaque fraction du tirant, correspondante à un jeu de pompes, est munie d'un parachute (fig. 10). C'est un talon forgé en même temps que la tige, destiné à venir porter, en cas d'accident, sur les traverses superposées aux sommiers; ceux-ci, encastrés dans la roche, sont en outre soutenus, dans le milieu de leur portée^ par des arcsboutans appuyés également contre les parois ; des boulons relient et traversent tout le système. L'attirail est enduit dans toutes ses parties d'un corps gras propre à le garantir de l'oxidation.
La hauteur des diverses sections de la tige et l'équarrissage dus parties correspondantes sont exprimées par les chiffres suivants ;
TIGES ET liAlTRES-TIlUNTS.