MONTAGE DES POMPES. SI
roue déniée/' et un pignon d*^ ces deux objets peuvent glisser librement sur leur axe ou s'y fixer à volonté par Tintroduction de clavettes dans des rainures à section carrée, entaillées par moitié dans Taxe et dans les organes mobiles. La corde peut recevoir ainsi deux vitesses différentes : la plus grande , lorsque les pièces sont disposés comme rindique la figure, c*est-à«dire lorsque Tarbre a ne par* ticipe pas au mouvement et que le seul pignon d' engrène avec la grande roue. Pour obtenir la petite vitesse et , par conséquent , développer le maximum de force , la petite roue f est calée sur son axe , dans une position à pouvoir engrener avec lu roue moyenne ; le pignon d' est retiré de côté et le mouvement imprimé aux manivelles est alors transmis à la grande roue par l'intermédiaire de la petite et de la moyenne roue. Une roue à rochet H et un cliquet préviennent à chaque instant les mouvements de retraite que pourrait provoquer le fardeau.
Cet appareil peut se placer dans les localités les plus exiguës ; il suffit en toute circonstance , et fonctionne au moyen de quatre ou cinq manœuvres seulement.
Le treuil établi à la mine de Houssu mérite de fixer Tattention tant sous le rapport de la sécurité que sous celui du grand effet utile produit par une dépense minime de main-d*œuvre. Sur un cadre en charpente JJ (fig. 7 et 8) , lié par des boulons à la maçonnerie des fondations , est établie une bobine B B analogue à celle des machines à vapeur d'extraction ; son noyau b sert à Icn* roulement d'une corde plate, en chanvre, de 0.12 mètre de largeur et de 0.015 mètre d*épaisseur; cette bobine, dentée & sa circonférence , est conmiandée directement par deux pignons t, t montés sur un même axe g , dont l'une des extrémités reçoit , en outre , une roue moyenne D. L'addition d un autre arbre A, muni de deux manivelles kyk^
818 GUAPITRB yu "^ Y*. 6BCT10N.
H d'un pignôik/ commandant la roue moyenne , oomplèie Fensemble des organes nécessaires à la prodaelion de la vitesse la pins grande que l'appareil puisse oommaniqaer à la corde ; cette vitesse est cependant modérée , quoique très-convenable dans toutes les circonstances relatives à la pose des pompes et de leurs accessoires. C'est la seule dont on se soit servi à la mine de Houssu , et jamais elle n'a fait éprouver ancun retard dans le montage.
Pour augmenter l'intensité de Teffort, il suffit de &ire (glisser Taxe intermédiaire p de J? en F; la roue moyenne F el le pignon £, calés sur cet arbre, viennent se placer, la première sous le pignon G qui la commande, et le second sous la roue D j la vitesse est alors diminuée dans le rapport des rayons de la roue F eC du pignon 6 : mais l'emploi de ce mouvement est fort rare.
Pour arrêter subitement la marche de Fappareil , on emploie deux cliquets fn,m\ dont l'une des extrémités recourbées pénètre entre deux dents consécutives des pignons t,f. Un disque cylindrique venu i la fonte avec la roue D , et tourné à sa surface extérieure , est enveloppé d*nn cercle n en fer forgé. C'est le frein destiné k ralentir la vitesse en opérant par pression , de haut en bas , sur le bras de levier o qui réunit les deux extrémités du cerdie. Le frein est toujours serré un instant avant de rabattre les cliquets sur les pignons , afin que le mouvement d'arrêt ne soit pas trop brusque ; il sert aussi k modérer la vitesse, lors de la descente des fortes cliarges dans le puits ; cependant , les manœuvres ne sont pas pour cela dispensés de mettre la main aux manivelles , soit pour aider è l'action du frein , soit pour être tout prêts à agir en cas d'accident.
L'emploi d'une corde plate et les divers autres moyens de sûreté sont si efficaces que, pendant le montage
moutagi des pompes. 519
des pompes de Houssu (et, depuis ee moment^ dans les localités où cet appareil a été imité ) , il n'est jamais arrivé aucun accident , quoiqu'on ait souvent descendu simultanément trois tuyaux qui , réunis par leurs boulons , pesaient 1 ,300 kilog. , ou même deux pièces de la mai^ fresse-tige rcYétues de leur double arnsure, dont le poids dépassait 3,000 kilog.
Le treuil a toujours fonctionné sous l'impulsion de deux eo de trob femmes , suivant les profondeurs où se faisait k pose : un ouvrier actif et intelligent , chargé du service du frein et des encliquetages , commandait la manONivre. Cet appareil a donc une supériorité incontestable sur les cabestans ordinaires , dont la mise en activité exige quelquefois deux ohevaux , leur conducteur et plusieiirs manoeuvres.