Opérations qui doivent précéder la pose des pompes
Les figures 1 et 3 de la plandie LXX indiquent chacune , par deux sections réciproquement perpendiculaires^ la disposition dans les puils des anciennes pompes soulevantes et des pompes & pistons plongeurs. Ces dessins contribueront à la clarté des détails suivants.
Les pompes s'installent contre l'une des parois du puits , «fin de réserver une partie de la section de ce dernier pour la circulation des ouvriers et des fardeaux. Les mineurs commencent d'abord par vérifier l'état de ces parois sous le rapport de la verticalité et de la solidité. La première de des conditions est rarement remplie, quelque soin qu'ils oient mis au creusement de l'excavation ; et l'on sait par expérience combien le montage de certaines pompes a coûté de temps et d'argent pour avoir négligé de prendre toutes
les précautions nécessaires à ce sujet. Le contre-mailre opère cette vérification à l'aide d'un gabarit en planches représentant l'espace occupé, en section horizontale» par la maitressetige et les divers tuyaux; il le fixe à l'orifice du puits et suspend à son contour un nombre suffisant de fils à plomb pour reproduire cette section sur toute la hauteur de l'excavation. Ceux-ci dénonçant les parties saillantes par leur contact avec la paroi , il y fait porter remède , soit en entaillant la roche, soit en reculant le revêtement. Lorsqu'il s'est assuré qu'il n'y a aucune difficulté à placer les pompes dans la situation assignée, il examine attentivement l'état du rocher dans tous les points où doivent porter les supports principaux ou pièces d'assise a, a (fig. 1 et 3, pi. LXX), destinées à recevoir les colonnes des pompes» Si la roche est résistante, il détermine les points où doivent être creusées les entailles d'encastrement dont la surface inférieure est dressée avec le plus grand soin. Si la consistance du terrain ne parait pas suffisante , il cherche , par un allongement ou un raccourcissement peu considérable des divers jeux , à faire porter les supports sur des stratifications qu'il estime pouvoir résister a la pression. Il peut aussi, si le terrain n'est pas trop disloqué, pratiquer une entaille assez large et assez profonde au fond de laquelle est disposé un soi artificiel au moyen de pièces de cfiéne jointives perpendiculaires aux pièces d'assise. Il ne se fie jamais aux revêtements, quelle que soit leur nature, pour résister au poids de toute une colonne. Si le puits est revêtu d'un boisage, il fait affermir les supports à l'aide de coins engagés entre celui-ci et la roche; s'il est mu« raillé, les vides sont remplis de briques et de mortier^ et la maçonnerie est resserrée contre le bois, afin de lui donner plus de fixité. Mais comme la chaux attaque le chêne et détruit ses fibres, il jpr^vient cet effet en recouvrant les extrémités