MO'TAGE DES POMPES. B
Interrompu par chaque corps de pompes, son montage, au eontraire, n'a lien qu'après la pose complète de tous 1^ jeux i dont les axes doivent se confondre avec la plui Hi^oureuse exactitude.
Quant aux pompes elles-mêmes, le tuyau aspirateur est le premier mis en place ; il s'installe sur le fond de la bâche ; puis successivement au-dessus , les chapelles et chaque tuyau de la colonne ascendante. Si , comme dans les pompes de Houssu , les bâches sont disposées latéralement, le cylindre travaillant et le tuyau d'aspiration reposent immédiatement sur la pièce d'assise, avec laquelle ils se lient invariablement au moyen de quatre boulons.
Il convient de maintenir l'axe de la colonne ascendante suivant une ligne d'aplomb , ce qui est indispensable pour prévenir toute dislocation dont IVffet serait la de8tructiof> des garnitures, ou tout au moins l'écartement des joints , et , par conséquent , une perte de l'effet utile. Dans ce but , les ouvriers établissent y à des distances variables , des supports composés de deux poutrelles c,c ou étrésillons parallèles recouverts par d'autres pièces transversales ; ceux-ci embrtssent dans des échancrures latérales une partie de la surface convexe du tuyau et en supportent les brides ou etiUiers, sans toutefois les soulever, car il se produirait alors une disjonction fort nuisible. Si un espace trop restreint l'exige, ils ne placent qu'un seul étrésillon du côté de la paroi et enveloppent le tuyau , sur la moitié de sa circonférence , d'une fretle ou carcan serré par deux écrous. Us rattachent alors les pistons et leurs tiges au maitretirant ; puis ils règlent Técartement des deux derniers organes à l'aide du jeu qu'offrent les potences dans les élévatoires et en augmentant ou diminuant , suivant les etroonstances , l'équarrissage de la pièce interposée , entre le tirant et la tige partielle, dans les pistons plongeurs.
824 ciiAPiTnB VI. — v\ section.
L'assiette invariable et solide que réclame chaque pièce ; la nécessité d*une pose précise et soignée, exécutée dans un milieu obscur pendant que les ouvriers sont exposés à la chute incessante des eaux ; la pesanteur des fardeaux h déplacer ; les mesures de grande longueur prises du haut en bas des puits d*exhaure ; enfin les précautions que réclament la sûreté des ouvriers et des organes eux-mêmes , font de la pose des pompes une opération des plus délicates de Tart des mines, et dont , la plupart du temps , on ne vient à bout qu'à force de temps et de dépenses.