Opérations accessoires
Si , par suite d'un accident quelconque , le volume d'eau enlevé par Tune des pompes est moindre que la quantité déversée dans la bâche par la pompe immédiatement inférieure , il y a extravasement de Teau par-dessus les bords, ce qui rend Taccés du puits fort difficile aux ouvriers. Le remède à cet inconvénient consiste dans l'intallation de petits tuyaux de trop plein , en plomb ou en zinc , ajustés à quelques centimètres au-dessous des bords supérieurs des bâches qu'ils mettent en communication ; en sorte que, si l'une d'elle reçoit de l'eau en excès, celle-ci se rend à travers le tuyau de décharge dans la bâche immédiatement inférieure ; si le même accident se prononce à ce dernier étage, elle s'écoule sur la suivante et peut ainsi, de bâche en bâche, retourner dans le puisard ou dans le réservoir d'où elle provient. Dans tous les cas , comme les eaux , en retombant dans le puits , compliquent les difficultés des réparations , le mineur cherche , autant que possible , è les réunir dans les rigoles régnant le long des parois ; lorsqu'elles se divisent e( ^oq^bent sous forme
alONTAGE DES POMPi^S. Î>2S
de pluie , il les reçoit sur des planchers inclinés disposés partout où le besoin s'en fait sentir.
Une ligne d'échelles verticales placées contre la paroi opposée & celle où se trouvent les colonnes ascendantes sert à la circulation des ouvriers, à la visite des pompes , è leur réparation et au guidage des pièces descendantes en cas de placement d'un nouveau jeu inférieur. Des paliers de repos sont établis à des distances d'environ 20 mètres les uns des autres ; mais on s'arrange de façon qu'il s'en trouve un au niveau de chaque chapelle , pour supporter les ouvriers pendant le déplacement des portes et le changement des soupapes et des pistons. Enfin, une sonnette, établie au jour, est mise en communication avec les divers étages des pompes à l'aide d'un cordon en fil de fer ; elle sert à. prévenir le machiniste des divers mouvements à imprimer au moteur en cas de réparations.
Le lecteur peut voir^ dans les figures 14, 1 S et 16 de la planche LXVIl , le procédé destiné à équilibrer la corde en fil de fer qui met en jeu la sonnette des pompes de Houssu. Le cordon s est attaché & un levier t^ muni d'un contre-poids cylindrique en fonte u ; la sonnette v , de son côté, est liée avec un équerre en fer x sur la branche horizontale duquel porte l'extrémité du levier ^ Lorsque le mineur , placé dans le puits , tire le cordon et le lâche immédiatement, le contre-poids , d'abord soulevé^ retombe sur l'équerre et met en vibration la sonnette fixée à l'extrémité d'un ressort y.