‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 152 sur 188 · Suspenmn des jeux volans · texte numérisé non relu

Suspenmn des jeux volans

Si la nature tendre et friable des stratifications rencontrées au fond du puits fait craindre au mineur de voir le tuyau aspirateur s'enfoncer dans le terrain, les narines se boucher , et , par suite , l'épuisement interrompu , il a recours è l'emploi du procédé dit à jeux su^tmitit (Fig. 1 et 2, pi. LXXI).

AS8iCHBliBNT DES AVALCRESSpS. S9!t

' Supposant d'abord les parois du puits, situées au niveau de.ia bAehe, asseï solides pour supporter le jeux fixe ei les attirails de suspension du jeu volant , le fond de Tex- ^vation offrant seule quelques stratifications qui se laissent pénétrer. On établit , parallèlement aux sommiers qui sup-» portent la bàehe , deux autres pièces 1 1 , t' î*, encastrées dans la roche et surmontées de bottes kk^ destinées à embrasser les tuyaux supérieurs de chaque colonne ascendante. Lea deux parties de la botte sont percées chacune d*un trou dans lequel jouent librement, des vis à filets carrés v^v\ dont la partie filetée a environ deux mètres de longueur* Ces vis montent ou descendent suivant le sens dans lequel sont tournés les écrous ia,n. Des tringles pp^fi p^ (fig. 1 et 15) forment deux lignes de tirants; leur partie inférieure , terminée par des chaînes o , offre un pœud coulant dont le tuyau d'aspiration est enveloppé 9U-dessous de sa bride. Ces tringles, de 1.80 à 3.60 mètres de longueur et d'un diamètre de 0.03 mètre , s'assemblent entre elles et avec les vis par des enfourche* ments r à travers lesquels pénètrent lés clavettes q , 9*. L'effort de traction ayant lieu de haut en bas , le double l^lon dont ces clavettes sont munies les empêche de se 4élacher spontanément de la tige.

Lorsque le travail commence , les vis étant placées dans leur position la plus élevée, il suffit, pour faire descendre tout le système, d*en desserrer les écrous à mesura que le puits s'approfondit. La partie filetée arrive bientôt au bas de l'espace qu elle peut parcourir et le collier du tuyau supérieur vient reposer sur la botte. Le jeu étant ainsi suspendu , on continue à desserrer les vis jusqu'à ce que l^s talons des clavettes puissent se dégager de l'enfour* çbement; celles qui retiennent la dernière tringle sont enlevées; les écrous sont tournés afin de relever les vis de

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toute leur hauteur^ puis une nouvelle tige est ajoutée à chaque tirant. Enfin, si les deux qui ont été assemblées antérieurement appartiennent à la série des tringles de 1 .80 mètre de longueur , elles sont retirées pour leur en substituer une autre de 3.60 mètres. La suspension des pompes d*un grand diamètre exige quatre tirants.

Dans le cas fort rare où la qualité ébouleuse des parois du puits sur une grande hauteur ne permet pas d*y encastrer les sommiers, le mineur reporte au jour les points de suspension des pompes; il dispose alors sur la margelle deux pièces d'un fort équarrïssage (0.35 à 0.40 mètre), traversées par quatre tirants dont les tiges partielles , assemblées comme ci-dessus , sont fixées aux sommiers par des écrous. Ces tirants maintiennent suspendues è la hauteur voulue dans le puits les deux pièces d'assise îî,î*î*, dont les oscillations latérales sont prévenues par leur encastrement partiel dans les parois , quelque ébouleuses qu'elles soient. Ces pièces reçoivent la bâche des jeux fixes et deux traverses comprenant entre elles les tuyaux supérieurs des jeux volans ; ceux-ci sont embrassés , d'ailleurs , par des bottes à travers lesquelles jouent les vis qui, comme ci-dessus, déterminent la descente des pompes au fur et à mesure du creusement. L'impossibilité de trouver une assiette solide , capable de soutenir les guides de la colonne (le tuyaux, force è les rattacher par des tirants aux pièces d'assise suspendues dans le puits*

721. Précautions employées pour prévenir les accidents et moyens d'y porter remède.

Les pertes de temps provenant du changement des pistons et des soupapes sont très-fréquentes : aussi Tattention doit-elle se concentrer sur les moyens propres i empé-

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cher les eaux de remonter dans les puits en creusement , ou tout au moins doit-on s'arranger de telle façon que cet accident soit rare et sa durée aussi courte que

La chapelle de la soupape aspirante doit se trouver à une certaine hauteur au-dessus du fond de Tavaleresse, et, par conséquent, Taspirateur doit être assez long, si le mineur veut éviter les chances de submersion pendant le changement ou la réparation des clapets. Gomme cette longueur ne peut excéder quatre ou cinq mètres , il doit , par mesure de précaution, employer un clapet volant facile & enlever et è introduire par lorifice supérieur de la colonne ascendante. Ce clapet, dont le poids est au moins de 150 kilog., porte à sa partie inférieure une queue formée d'une tige en fer de 0.10 mètre de diamètre; il repose sur un siège conique ménagé dans le corps du tuyau luimême et porte une anse qui permet de le saisir par un crochet.

La rupture de la partie en fer d'une tige de piston est un accident assez fréquent contre réventualité duquel il importe de se prémunir à Favance. Si elle se prononce au-dessus d'un renflement conique ménagé par le forgeron sur un point de la tige très-rapprochée des soupapes , le piston est retiré è l'aide d'un outil (fig. 18) composé d'une couronne sur laquelle battent deux clapets en fer fort ; cet organe , assemblé à la manière ordinaire à Textrémité d'une tige en bois, est descendu sur la partie rompue ; les clapets s'ouvrent au contact du renflement , qu'ils dépassent, puis se referment en partie; lorsque la tige est soulevée par le cabestan , ils s'arc-boutent contre la saillie ; le piston est arraché et ramené à l'orifice de la pompe. Si la rupture a lieu au-dessous du point de renflement, un crochet (fig. 19) , terminé par une pointe

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