‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 153 sur 188 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

aciérée et fort aiguë, «ert à pereer Tune 44)9 vtl4e$ dv clapet ; alors Tappendice latéral t?, empéebanl rinflruoiCBl de se dégager du Trou qu*il a produit , ramèiie U piMao vers le haut de la colonne. Enfin , si aucun de ce^ moyenf n'est suivi de succès , et le cas n'est malheureusement pas rare , il ne reste d*autre ressource que d*entever le? pompes jusqu'à la bâche fixe et quelquefois jusqu'au jour» Heift* reux encore si, pendant les diverses tentatives, Um eaux n'ont pas submergé les bois de guides; car, si le mineiir n'a pas le temps de les enlever ou tout au inoina de lei écarter pour livrer passage aux tuyaux , il doit se résoudre i les arracher en soulevant la pompe. Cette inaMauvr^ produit un grand désordre dans le puits et réclame uké? rieurement beaucoup de main-d'œuvre et de temps pAUr rétablir les choses dan» leur état primitif.

Les appareils de petite et de moyenne seetion sont élevés au jour au moyen de la corde du cabestan ; mais oeUe*ei devient insuffisante pour les pompes d'un grand diamètri qui réclament , en outre , Tinterpositioti d'un pabn à six ou huit poulies.

Les pompes d'avaleresse n'ont erdînairement qoHins seule chapelle , l'usage étant de retirer le piston par Toriies 4e la colonne ascendante. Si le mineur , dans le |)ut d*uti^ liser celles qu'il a en sa possession , se sert de pmipef munies de deux chapelles , il n'en doit pas moins prendre loutes les précautions nécessaires pour pouvoir enle^^ev également le piston par le dégorgeoir, dans la «raînte qua )a suspension du jeu de la machine ne provoque la sub^ mersion de la partie inférieure de Tappareil.

ASSiCHEMENT DES ÀVAUBESSIS. 539

m. Pompes (Jtavakresse en usage dans les mines d^Anzin.

La nécessité de déplacer constamment le jeu du fond^. I mesure que Ton s'enfonce, a engagé les mineurs d« département du Nord à substituer à la fonte des matières plus légères , telles que le bois et la tôle , en sorte que les tuyaux en deviennent plus faciles à manier. Les chapelles et le premier tuyau de la colonne , appelé gobelet (6g. 14 ), sont en fonte. Les autres tuyaux ( fig. il et 12) sont formés de douves en bois blanc ou en sapin, consolidées par des cercles en fer. Le tuyau qui se place immédiate* ment sur le gobelet offre, ainsi que l'indique la figure 13, deux emmanchements : celui de dessus reçoit le pied du luyau eontigu et celui de dessous recouvre le gobelet. Le joint compris entre la fonte et le bois est rendu étanche par l'introduction de picots de bois blanc et de chêne. La partie supérieure de la colonne {guetde de pompe) est munie d'un déversoir également en bois ( fig. 9 et 10 ). La longueur des tuyaux varie de 1 à 3 mètres; l'épaisseur des douves est proportionnée à la hauteur de la colonne et au diamètre des tuyaux ; ainsi, pour des hauteurs de 33 mètres et des diamètres de 0.43 mètre et de 0.19 mètre, les épaisseurs sont respectivement de 0.06 et 0.033 mètre. Les figures indiquent suffisamment la manière dont s'emmanchent deux organes consécutifs; le pied est entaillé coniquement, mais suivant une ligne génératrice légèrement courbe ; en sorte que la jonction se fait suivant l'une des circonférences. Il a été reconnu que les fuites étaient ainsi moins à craindre que pour des surfaces en contact sur toute leur étendue. Les joints sont calfatés avec des éloupes goudronnées introduites à l'aide d'un brandissoir.

Les tuyaux en bois ont été remplacés ultérieurement par d*autres en tôle dont la construction est indiquée dans les figures 32 et 35. A la partie inférieure de chacun d'eux est ajusté à frottement un manchon ^« en tôle forte, qui en déborde Textrémité de 0.08 à 0.10 mètre; des rivets fixent invariablement les deux objets. A la partie supérieure , à environ 0.14 mètre du bord, est placé un anneau en tôle d'une faible hauteur, recouvert d'un manchon de même matière tt; enfin, Tensemble est lié par une ligne de rivets , traversant simultanément le manchon , Panneau et le tuyau. L'espace annulaire compris entre la surface extérieure de ce dernier et le manchon II est rempli d'éloupes goudronnées , au milieu desquelles pénètre le manchon 55, appliqué è la partie inférieure du tuyau contigu; puis le tout est comprimé par trois boulons ti,tt, traversant chacun deux oreilles en fonte w^w\ attachées par des rivets. Le premier tuyau de la colonne ascendante est assemblé sur le gobelet , en ajustant à la partie supérieure de ce dernier un manchon et un anneau jouant le même rôle que ci-dessus. Le dernier tuyau porte un dégorgeoir et peut tourner horizontalement autour de son axe, afin de déverser les eaux vers des points variables suivant les circonstances. On obtient ce mouvement , en substituant aux oreilles un cercle en fer d'une épaisseur assez forte , qui s'appuie sur l'extrémité du dernier tuyau et dans lequel ce dernier joue assez librement ( 1 ).

La force de résistance de la tôle étant vingt fois plus grande

que celle de la fonte , c'est-à-dire de 800 kilog. par centimètre

carré, il semblequ'il doit suffire, pour connaître l'épaisseur des

tuyaux ainsi composés, de remplacer dans la formule (696)

dh le dénominateur 800 par 16,000, d'où résulte: e= , ^ ^^^*

(i) AnmUsdes Mines ^ 4^. série, tome IH, pages 133 et 134.

ASsicHBMENT DES AVALEHESSES. i(4l

Mais les épaisseurs ainsi calculées sont trop faibles , et les tuyaux ne peuvent résister aux déformations dérivant de leur simple déplacement ; c*est ainsi que , trouvant , par exemple, 0.002 métré pour une colonne ascendante de 64 métrés et d*un diamètre de 0.50 mètre , il est impossible de s*en tenir à cette épaisseur , même pour des hauteurs et des diamètres bien inférieurs à ces termes.

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