‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 166 sur 188 · Machines dépuisement à traction directe · texte numérisé non relu

Machines dépuisement à traction directe

Les machines à traction directe , dans lesquelles les axes du piston moteur et de sa tige, du maitre-tirant et des corps de pompe coïncident suivant une même ligne verticale, étaient connues depuis longtemps, mais n^ctaient pas en usage (1). Elles avaient été, il est vrai, Tobjet de quelques essais; mais soit que les constructeurs chargés de ce travail fussent peu familiarisés avec les principes qui doivent présider è rétablissement des appareils d'épuisement, soit que ces derniers se fussent trouvés dans des conditions défavorables, les résultats ne répondirent pas à Tattente des exploitants, qui, dès lors, s'en tinrent aux machines à balanciers. En 1837, M. Letoret, de MonSj choisissant, parmi les organes connus, ceux qui lui semblaient les plus convenables à employer , forma un ensemble dont chaque détail était fondé sur les véritables principes de l'épuisement des eaux , et construisit une petite machine d'essai sur le puits dit Grand-Trait de la mine de houille de l'Agrappe ( à Frameries , Couchant de Mons )• Cette expérience , quoique exécutée avec des pièces de rebut

. ( 1 ) En 1822 , M. FuMOT a pris en France un brevet â*inventîon pour une machine à vapeur appliquée à une pompe dont Us pUUnu sont liés Pun à Vautre par une tige rigide.

En 1827 (le 31 août), MM. Blahc et CouviLLE,de Paris, se sont assuré, par un brevet, la priorité d'invention d'une machine à deux tiges liées par une chaîne qui s'infléchit sur une poulie. L*axe du piston moteur et ceux de la moitié des corps de pompes sont situés sur la même verticale. Cet appareil est en tout semblable I ççl^i de M, Fafcbaiips, dont le brevet belge remonte à ISSQ,

MOTBUIIS D*ÉPII18BnRT. S69

et sans proportions entre elles , démontra qu'une machine de ce genre, régulièrement construite, serait de la plus grande simplicité, très-appropriée aux besoins des mines de houille et moins coûteuse qu'aucun des appareils actuellement existants.

Cependant, malgré les résultats constatés à TAgrappe, de nombreuses critiques accueillirent cetCe conception; la mieux fondée donne la mesure de toutes les autres; elle était relative à la prétendue impossibilité d'assécher les puits en creusement, dont rorifice serait obstrué par le cylindre; mais on ne réfléchissait pas qu'en installant celui-ci à quelques mètres au-dessus de la margelle, les nouveaux appareils étaient aussi convenables pour cet oliyet que les machines à balanciers. Aussi seraient-ils restés longtemps encore à l'état de projets, si le directeur de la mine de Houssu (Centre du Hainaut) , convaincu du grand effet utile qu'ils étaient susceptibles de développer et de la grande économie qu'ils devaient entraîner quant au capital de premier établissement , ne fût parvenu à vaincre les préventions généralement conçues contre ce genre d'appareil et à obtenir de ses commettants l'autorisation d*en établir un pour le service de la mine placée sous sa direction. Depuis cette époque (1844), ces machines se sont propagées avec la plus grande rapidité. Les con« structeurs n'ont pas craint de leur donner des dimensions considérables , puisque la mine de Mariemont (Centre du Hainaut) en possède une dont l'effet utile, évalué à 300 chevaux, permet d'épuiser les eaux à une profondeur de 500 mètres ; enfin , elles tendent tous les jours à se substituer, dans les bassins belges, aux anciennes machines & balanciers.

Le paragraphe suivant contient la description de la machine de Houssu, construite dans les ateliers des Forges

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ettusne» de Haine-Saînl-Pierre (Habaiit) M piftie «l'tprét les indicalk)DS générales fournies far M. Letorel (1).

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