MOTEURS ANIMAS. 6S
barites ou une machine h molettes semblable à celles dont on se sert à la surface, mais de dimensions plus faibles. £lles se composent d*un arbre vertical portant un tambour , sur lequel s'enroule le câble , et d'un bras de manège auquel est attelé le cheval. L'appareil s'installe, au sommet du plan incliné , dans une cavité percée un peu en arrière de la partie horizontale de la voie. Le sol reçoit un double chemin de fer ; les voitures vides descendent pendant l'ascension des voitures pleines , auxquelles elles font en partie contre-poids. Si la galerie, trop étroite, ne permet pas Tins* taliation d'une double voie , la remonte et la descente ont lieu alternativement, en faisant tourner l'appareil dans les deux sens opposés. Pendant la descente , la corde se déroule, et l'action d'un frein empêche les bras du manège de blesser le cheval.
M. Marsais, dans le but d'éviter ce double mouvement , a construit à la mine de la Ricamarie , près de St.-Étienne , une machine à molettes ( vargue ) dont les dispositions sont assez remarquables. L'arbre en fonte aai (fig. 9, pi. XLII) et le tambour B peuvent tourner indépendamment du bras du manège ; ce bras , lié avec deux mâchoires en fonte 5 s* et embrassant la partie tournée de l'arbre sans la serrer , repose , par l'intermédiaire d'un tasseau t, sur une couronne ce'. Celle-ci et le bras de levier sont attachés à volonté par une chaîne c\ Quand le cheval doit élever les vases pleins, la chaîne rendant les divers organes de l'appareil solidaires , le système tourne tout entier. Pour la descente des vases vides y il suffit de la décrocher ; alors le tambour , la couronne et l'arbre tournent seuls ; la corde se déroule , et \% bras , muni de son tasseau , forme un frein dont le conducteur fait varier l'effet en appuyant dessus.