Cames silésiennes et plates-formes du Staff or dshîre
Les caisses d'extraction dont se servent les Silésiens ont hi forme d'un cube ou d'un paraliélipipède rectangulaire; elles sont en bois et solidement ferrées. Leur transport souterrain s'effectue en les superposant, au nombre de deux ou trois , sur un chariot porteur que traîne un cheval. Le conducteur, arrivé & l'accrochage, attache successivement chaque «aisse à l'extrémité du câble. Celles-ci parviennent au-dessus de l'orifice du puits , qui est alors recouvert d'un pont volant , sur lequel est roulé un chariot propre à faciliter le renversement des caisses.
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Ce chariot, & bascule (fig. 12, pi. XLV), est formé de deux montants verticaux assujettis sur un train à quatre roues ; Textrémité supérieure des montants est terminée par des entailles x en forme de fourchette; dans ces entailles viennent reposer les tourillons boulonnés sur les côtés opposés de la caisse , maintenue , d'ailleurs , en éta( de stabilité à Faide des deux chaînettes y,y* dont la bascule est munie. Pour verser la houille dans le magasin ou dans Tune des voitures de transport extérieur , les chaînes sont décrochées ; le plus léger choc suffit ensuite pour faire culbuter le vase, dont les tourillons sont placés un peu au-dessous du centre de gravité.
Le procédé dont on se sert en Staffordshire pour recueiltir les skips consisie quelquefois à les attirer simplement sur la marge du puits au moyen d*un crochet dont le déchai^eur {BatJcsfnan) est muni; et le plus souvent , en faisant glisser des tiroirs ou planchers volants, sur lesquels il les reçoit. Quand la plate-forme arrive au jour , l'ouvrier pousse le plancher sur l'oriGce du puits, qui se trouve fermé; le vase prend un léger mouvement de descente, et le déchargeur le conduit de telle façon que ses roues viennent tomber dans les rainures correspondantes aux rails du chemin de fer & ornières établi & la surface. Après avoir substitué un vase vide au vase plein qu'il vient de retirer , il pousse celui-ci à quelque distance de la marge, où les blocs de houille, dont la voiture est exclusivement chargée, sont enlevés & la main. L'ascension et la descente des vases sont ordinairement assez lentes , quoique le trajet soit peu considérable , pour que le banksman luimême puisse en exécuter le déchaînement.
VAStes d'extraction. lis
S6S. Caisses t^sitées à la mine du Boîs-^u^Luc. Bedaines ou tubs isolément extraits.
Les caisses en usage à Tun des puits du Bois-du-Luc ( fig. 8 et 6, pL LXII) diffèrent des précédentes par une plus grande contenance ; elles sont chargées à raccrochage , où elles eccupent une cavité pratiquée dans Tune des parois du puits en contre-bas du sol de la chambre ; elles ne servent jamais au transport intérieur, leur objet principal, outre l'extraction f étant le transport extérieur. Lorsque la caisse est arrivée à la margelle , on abaisse une espèce de poni-levis, au-dessus duquel roule un train de voiture; elle redescend, s'assied sur le train, qui se retire, et le pont-levis se relève. Même manœuvre pour une seconde caisse complétant la charge qu'un cheval conduit aux dépôts situés sur les bords du canal. Ces vases, destinés, d'ailleurs, h la mesure du charbon , ont une contenance uniforme : dix hectolitres ou un mètre cube.
Les berlaines en fer des mines de Liège , de même que les cuffats , s'accrochent au cAble de deux manières : ou bien ce dernier est terminé par un anneau auquel sont suspendues quatre chaînes munies de crochets qui s'engagent dans les œillets du vase; ou bien les quatre chaînes, attachées invariablement aux œillets , sont réunies deux à deux par des anneaux, dans lesquels on fait passer un crochet fixé & la partie inférieure de la corde d'extraction. Les mineurs liégeois ont souvent employé la disposition dite en ehapetei^ consistant à élever au jour deux vases , dont l'un est suspendu au-dessus de l'autre par quatre chaînes ; il est même possible d'en extraire trois simuU lanément.