‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 30 sur 188 · TOME ni · texte numérisé non relu

TOME ni

1 1 4 CHAPITRE V. — y^ SPÇTION.

Quoi qu*il en soit, les berlaines, chargées aux ateliers d*arraehement , sont conduites au fopd du puits pu (}an$ les accrochages supérieurs; puis , attachées au càble, elles s'élèvent au jour , où elles sont immédiatement recueillies et déchargées ; ou bien elles se rendent directement aux magasins établis à la surface , à des distances queiqurfois assez considéraUes.

866. Ponts roulants^ propres à recueillir à Porifiçe des puits les berlaines et autres vases analogues.

Les figures 1 p , 1 1 , 1 2 et 1 3 ^^, plancha XLV I , iadiqvem Tune des plus anciennes disposition^ adoptéies eo Belgique. Le tablier ou pont roulant a , composé d'un .c^dre rpepuyert de forts madriers , reppse , par Vintermédiair^ d« quatre roulettes à gorge de poulie , sur deux lignes da rails saillants c, c^ fixjés de chaque côté de l'orifice du pujts. ^^'inclinaison du chemin de fer est telle que I^ plancher» par sa tendance à descendre , puisse vainpre les frottements inhérents à Tappareil. Une corde e,e, attachée par l'une de ses extrémités à la partie postérieure du tablier , passe successivement sur deux poulies f^p et vient 9'enrouler sur une troisième 9, d'un diamètre plus grai^jj ; l'axi} de celle-ci en porte deux autres A,A^ , dont une à cbacuna de ses extrémités. En avant de l'orifice du puits se trouva une balustrade en fer t, i* dont les extrémités des traverse? hqrizpntales k,k^ , percées de trous, sont traversé^ p^f df^ tiges verticales /,/, qi^i ne lui permettent qu'un mouyçnient de va-et-vient suivant un plan vertical. Sur lej^ deux pou* lies 6, A* sont inyariabjement fixées deux cordes sans fin i^,fn', qui s'y enroulent un certain nombre de fois; fyite$ tombent librement sur la margelle du puits, mais ^opt Coûter

VASfiS o'BXTRi^CTION. US

fois fittaobées, en un cerUin point de leur hauteur, à la (Faver^e supérieure de la bolustr^ide.

L*appareil étant dan^ la position indiquée par la figure, il est évident que le plancher mobile sera dans une corn* p|è(e immobilité, malgré sa tendance à deseradre sur le plan incliné , parce que le poids de la balustrade, appliqué j| la poulie, Tempéche de tourner et oppose une résis^ tapée au quoiivement du pont volant ; mais si des ouvriers , ^iaissant la partie antérieure des cordes sans fin mM # lea tirent du haut en bas , ils impriment aux poulies h^hf |in mouveipent de retour indiqué par la flèche \ la corde r ^ dérqule et le tablier, livré à son propre poids , vient re« eouvrir l'orifice du puits. Comme le premier doit égale^ ment rester immobile dans cette dernière position , il faut que le poids de la balustrade , Teffort du pont volant /sur le plap incliné et tous les frottements concourent k réquilibre mutuel des diverses parties de l'appareil.

Quant & la manœuvre des ouvriers , il est presque inutile de dire qu'elle consiste à élever la balustrctde afin d'amener le pont volant au-dessous du vase} à recevoir ee dernier , à le décrocher , à l'entraîner sur la margelle et enfia à lui substituer une autre berlaine vide qui s'élève au-dessus du tablier pendant que ce dernier est retiré.

Le plancher roulant n'a aucune fixité; il est simplement en équilibre. Comme les ouvriers qui recueillent les vases sont fréquemment appelés à y appuyer les pieds pendant les manœuvres, il peut arriver qu'ils repoussent accidentellement le tablier, découvrent l'orifice du puitfli et soient précipités dans l'iniérieur* Pour prévenir cet accident , on fixe sur la margelle deux crochets à pédalea 0,0 (6g. 15 et 13^*^) qui s'engagent dans deux entailles pratiquées à la partie antérieure du tablier , auquel Ils sont constamment tenus accrochés par un ressort*

116 cHAPitRB V. — V'. section.

Lorsque le pont volant doit être enlevé de rorifiee da puits, l'ouvrier, en attirant la corde, appuie son pied sur la pédale, comprime le ressort et dégage le crochet de Tentaille.

Les figures 1 , 2 et 3 de la même planche expriment d'autres dispositions analogues. Le puits est divisé en deux compartiments; chacun d'eux est recouvert par un. tablier spécial pp* ; ceux-ci et les balustrades q sont liés au moyen de chaînes rr^r^r^ passant sur trois poulies en fer«,s*s". L'extrémité antérieuro du pont volant p\ plus étroite que la partie postérieure , passe entre les moniants verticaux f,f; deux talons en fer ii,u viennent rcfposer sur le bord de la mai^elle , afin de prévenir les mouvements de bascule. Les pédales sont d'ailleurs inutiles , les ouvriers n'étant jamais appelés à porter leurs pieds sur les ponts, puisque les vases d'extraction sont toujours & la portée de leurs mains. Enfin , les balustrades en bois sont guidées dans leur mouvement de va-et-vient vertical par des rainures creusées dans les montants verticaux t;,r.

7. Procédés employés pour vider au jour les berhines et les autres wagons de transport.

Un moyen fréquemment mis en usage consiste simplement à culbuter le vase sur l'un de ses flancs en le soulevant au moyen de forts leviers en bois; une partie de la houille s'épanche au*dehors, et ce qui ne sort pas spontanément est enlevé à l'aide d'une pelle recourbée. Ce procédé , fort grossier , déforme les vases construits en tôle de fer et les met hors de service , quelle que soit d'ailleurs la nature des matériaux dont ils sont formés. Les dispositions suivantes sont beaucoup plus convenables.

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