VASES D*EXTRACTION
Les bascules sont fréquemment usitées dans les mines des environs de Liège ; leur emploi exige des wagons munis & leur partie antérieure d'une porte mobile sur un axe. Un plancher, formé d'un cadre en bois recouvert de madriers, reçoit deux rails formant le prolongement du chemin de fer établi de Torifice du puits au point de déchargement. Les wagons, dont les roues portent contre l'extrémité recourbée des rails, sont attachés avec une chaîne; deux hommes , saisissant les leviers , les culbutent et déversent leur contenu dans le magasin. L'appareil est mobile, afin qu'on puisse l'avancer sur le tas de charbon à mesure que celui-ci s'accroît en surface ( 1 ).
Les figures 13 et 14 de la planche XLV se rapportent à un culbuteur en usage dans la mine de Ben Well , près de Newcastle (3). Il est composé d'un cadre en bois, de deux montants verticaux, liés entre eux par quatre tiges de fer inclinées, et d'une barre horizontale e tournant autour de deux tourillons c^c\ Le tub, étant poussé sur le cadre, vient heurter par ses roues de devant contre une poutrelle c(; il se trouve alors dans une position telle que l'axe des points de suspension passe un peu au-dessous du centre de gravité de tout le système , en sorte qu'il suffit d'un l^r effort pour renverser le tout et projeter au-dehors le contenu du vase. Celui-ci , pendant le mouvement de culbute, reste en place, retenu d'une part par la poutrelle d et de l'autre par la traverse horizontale «, qui réunit les sommets des montants. Aussitôt que le tub est vidé, le centre de gravité se déplace et l'appareil reprend sa position primitive.
(1) Le lecteur prendra une idée de cet appareil en Jetant un coup d*œil sur les bascules de même espèce (fig. 5,6et6bU, pi. LXUI) appliquées à la vidange des vases de transport exténeur.
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118 CHAPITRE V. — T*« 8ICTI0II.
Le culbuteur représelité dans les figures Itt et 10, en projectton verticale et horizontale, a été employé dansr quelques mines de houille de la Belgique. Ici , comme dans tous les appareils de cette espèce, on cherche & faire décrire au vase un arc de cercle, et à le placer dans une position qui permette au combustible de sortir et de se déverser sur le tas. Pour cela, une cage en fer S est irrévoea^ biement liée avec une grande roue dentée an; ces deux objets sont mobiles autour de deux tourillons è , 6%« ht roue est conduite par un pignon d, fixé sur un axe à l'extrémité duquel sont attachées des manivelles c,c^ Le vase de transport, dont Tune des parois tourne autour de charnières attachées à sa partie supérieure j s'oèvre et se feritte au moyen de deux verrous f,p. 11 est poussié dans la cage ; les roues de devaM viennent buter contré ^extrémité recourbée des rails ; pOM le ^agon et la cage sont liés à^ l'aide d'un bout de cbaine g. Les ouvriers, après avo^r tiré les verroûx, saisissent les manrveftes, fone basculer l'appareil jusqu'à œ que le vase soit entièrement vidé; puis, par un mouvement en sens contraire,' réca-* blissent le cadre dans son état horizontal.
A Worsiey (LancashJre) et dans quelques autres disvtie» de l'Angleterre, on emptoîe les culbuteurs circulaires représ«mé8 dans les figures 17 et 18. Ces appareils, actnellemenf fort répandus en France et en Belgique , consistent en' un tambour de fer mobile sur deux tourillons u,ti. Ce tan^ bour est formé de deux roues dont les jantes h h sont liées par des traverses boulonnées /,/; les rails ,* fixés sur deun^ barres transversales k , sont recourbés à leur extrémité , soit pour empêcher les tubs de s'avancer au-delà du point convenable, soit poui* les retenir au moment de la culbute. Des poutrelles l,l\ attachées à la partie supérieure de r«|)pareil, ne kisscut eMio \^W fac<$ inférieure et le va^c