CiMines ou câbles en fer
Dans l'application des chaînes aux travaux d'extraction , répaisseur des maillons et, par suite, leur grandeur , sont proportionnées non-seulement au poids du fardeau à soulever , mais à la profondeur plus ou moins grande de la chambre d'accrochuge. En effet, chaque muillon ou anneau d'une chaîne , supportant tous ceux qui se trouvent audessous de lui , doit offrir une résistance d'autant plus
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grande que le point d'où se fait Textraetion est plus profond et que l^heau dont on s'occupe est placé dans une position plus rapprochée de la partie supérieure du cèble, désignée en Belgrque par le nom d'éievage. Pour les profondeurs comprimes entre 80 à 100 naètres» la chaîne, uniforme dans toute sa longeur, pèse de 7 à 8 kilogrammes par mètre courant. Les dimensions des maillons augmentant avec la profondeur, ceux-ci offrent, dans leur faculté résistante, une progression croissante de Textrémiié inférieure du céble à sa partie supérieure. Voici quelques exeniples relatifs à ces attirails, ,dont Tusage était encore, en 1838* fort répandu dans les mines de la province ; de Liège. Les anciennes chaînes pesaient 18 à 30 kilogrammes par mètre courant, quelque les puits fussent relativement peu profonds. A la mine de Marihaye , trois chaînes , dont les anneaux, de dimensions différentes, étaient attachées bout à bout , extrayaient la houille d*une. profondeur de 348 mètres et pesaient 3,S70 kilogrammes ou, en moyenne, 14 kilogrammes par mètre courant. A Tancien puits de la concession des Six-Boniers, la chaîne se composait de trois parties d'égales longueurs et de pesanteurs différentes. Le poids des maillons était respectivement de ktlog. 0.696 , 0»S80 et 0.464. Le mètre courant pesait > en moyenne, 10 kilogrammes , ce qui faisait , pour la totalité dil càble k là profondeur de 300 mètres , le poids énorme de 3,000 kilog. La durée des chaînes peut être prolongée par le rem« placement des anneaux défectueux , mais elles ne présentent jamais une sécurité complète ; il suffit d'une setile paille pour produire une rupture imprévue; la partie. qui re* tombe dans le puits dévaste les revêtements; les nuirllons détériorés par le froissement provoquent de nouvelles chutes de plus en plus fréquentes, malgré lei réparations fort coûteuses dont ils sont l'objet. La survrîtlance doit
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être incessante; fréquemment il» doivent pfas^r dans t^Mtlf afin d*enlever les bùuei ou les poussières qui îeè récèuvréftt et empêchent de discerner les anneaux gérées, htut pèids considérable diminue Tefiet utile, nécessite TeiAploi de moteurs énergiques et coûteux et limite la prôfondeui^ des puits, Car H est un terme passé lequel il n*est plui possible d'extraire de fortes charges. Aussi ces attiratli sont-ils actuellement tombés en désuétude sur te cônti^ nent, même dans des localités comme le Hartfe, où iit sont un produit indigène , tandis que les câbles en ehahtrft j sont importés ft grands frais d*Angleterre.
Dans les districts houillers du pays de Gatleé et dH Lancashire, les chaînes sont encore appliquées aiî sertieè des balances hydrostatiques. Elles sont également eh usagé dans quelques puits peu profonds du Shi^opshire et dH Staffordshire ; leur poids, dééroissant dU haut eu baé| n^est, en moyenne, que de huit kilogrammes. Enfin, M foit aussi fonctionner dans cette dernière localité dès tàïÀH en fer composés de quatre ou cinq chaînes ordinaires jtixte-* pesées ; cellék-cl èont i^nies par dès calés en boia hitl^ dutteà simultanément dans les n^aillons dé riiAg pair M impair, en laissant libres lès anheàux interittèdiaireè. tént durée est assez grande, et leur prix, yu la taleurdu fét eh 'Afigletérrè, n*est pas aussi élevé qu*An pourrait tè ciboire au premier abord (1 ).
Sur le continent , les chaînes n*ont plus d'autre objet que le service des plans automoteurs , pour lesquelâ ellél sont d'ailleurs en concurrence avec les cordes en fil dé fer. Les maillons ^ construits alors en fer forgé de pré-
(i) Voir, poor cet objet, le Mémoire que M. Oombes a publia dans les AnnaUs des Mines ^ a«. série, tome XI, et le Voyage tu "jingtetèrré dé MM. Ct/ibaL , B^tt él ëttpm , i>6ge 81,
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»iêf9 Qualité , font rondi eu oblongs. Pour mettre obstacle à h t^ndande de ces derniers à prendre une positbtt tntiPftmki les longs côtés arqués se touchent par leur milieu , et l'espace restant suffit rigoureusenoent aii jeo dsi anneaux adjacente.
B81 • Cdbhë ronde en chanvre et en aloè$.
Les câbles appliqués à TexCraction de la houille gisant â de petites profondeurs , au fonçage des puits à bras d'hommes et h beaucoup d'autres usages » ont une seetioii circulaire et sont formés de chanvre ou d'aloès.
Les fiis destinés à la fabrication des cordages sont des fiiê de caret. Leur épaisseur < mesurée par leur circon- Mrenee, est en raison du nombre da brins employés; elle est de 6 à 9 millimètres pour les gros et de 4,t) à 7 millimàtres pour les petites et les moyennes cordes. Un knvn est la réunion de plusieurs fils par la torsion oa par le éommeltage 'f deux, trois et même quatre torotis ïRomqiia ensemble ferment une corde ronde à làqndlè est également appliqué le nbtn d'iroiaf^ra , si toutefois elle est destinée à la Hibrication ultérieure d*un câble plat (1 )• La: g#osseui^ d^une corde inonde ^'exprime par le nombre d'uDft^s linéaires contenues dans son périmèti^è.
La torsion itnptiméo «ox fiis eénstttmils d*une eorde réduit notablement leur lohgueur primitive. Cette dimi* flution, évaluée en moyenne à un tiers, s'accroît natitrellemeni avec le diamètre. D*après les expériences
(i ) Un toron de 6 centimètres de circonférence comprend 37 flis ; trois torons forment une corde de 11 centimètres. La supériorité deé cordes en trois torons a été constatée par un grand nombt^ é'sxiiérieaoas.
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de M. Duhamel, les cordages tordus au tiers et même au quart perdent une notable partie de leur force de résistance. Pour bien faire, elle ne devrait pas s^élever au-delà de un cinquième, sans jamais excéder un quart, dont 2/3 pour le raccourcissement des fils réunis en torons et 1/3 pour le commet toge des torons eux-mêmes. Cette torsion est fort désavantageuse sous plusieurs rapports ; en effet , la théorie et Texpérience concordent pour établir les principes suivants : Une corde ne peut supporter avant la rupture un poids aussi grand que la somme des poids dont chaque toron pris indépendamment peut être chargé ; son maximum de résistance exige des torons disposés parallèlement ; et d'autant plus leur direction s*écarte du parallélisme, ou, en d*autres (ermes, plus Tangle qu'ils forment avec Taxe est ouvert, plus la résistance à la rup* ture est diminuée. En outre^ la torsion des cordes favorise leur allongement, dans les premiers temps de leur emploi, sous rinfluence de leur propre poids et de celui de la charge à élever. Cet allongement^ variable suivant la profondeur des. puits, n'a pas lieu sans provoquer la rupture d'un assez grand nombre de fils, ce qui tend à affaiblir le câble.
Dans la fabrication des cordes à la main , l'inhale tension des fils résulte de la place qu'ils occupent après le commettage; cette inégalité croit avec la grosseur des cordages, dont elle diminue la force, parce que les fils les plus tendus , étant aussi les plus chargés , rompent avant les autres. Pour porter remède à cet inconvénient, les cordiers ont imaginé un appareil au moyen duquel les fils les plus courts, placés au centre, sont enveloppés par des fils plus longs ; ceux-ci par une série d'autres soumis è un allongement progressif en marchant du centrera la circonférence. Les torons ainsi fabriqués fournissent des
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càbies dont toutes les parties supportent une fraction dé là charge. En général , dans le commettage opéré à Faide d'appareils mécaniques, les fils sont plus régulièrement dis* posés et le fardeau se répartit plus uniformément que dans les cordes exclusivement fabriquées à la main.