Câbles plats en chanvre et en ahès
Les cordes rondes appliquées à des fardeaux considérâbles et k de grandes profondeurs deviendraient énormes, leur roideur augmenterait outre mesure, tandis que leur résistance à la rupture diminuerait par suite du degré.de torsion auquel les torons seraient soumis. Le célèbre Muschenbrock , recherchant les moyens de se garantir de ces inconvénients , avait proposé de tresser les torons de manière à les disposer entre eux aussi parallèlement que possible. Cette proposition était restée sans résultat, lorsque M. John Curr^ l'inventeur des appareils pour guider les vases d'extraction, imagina de réunir, par une couture transversale, plusieurs anssières disposées dans le même plan , et de telle manière que les axes fussent tous parallèles entre eux. Son brevet date du 17 novembre 1798.
Les câbles plats anglais , formés de quatre aussières de forte épaisseur, ont reçu en Belgique des perfectionnements fort importants, dus en grande partie à M. Goens, de Termonde. Ils se composent, non plus de quatre, mais de six aussières, dont trois sont tordues de droite è gauche, et les autres de gauche a droite; la juxta-posi* tion parallèle et alternative des premières et des secondes détermine, dans Tensemble, l'aspect extérieur d'une tresse. Chaque aussiëre est formée de trois torons dont la torsion est rigoureusement surfisnnte pour maintenir les fils réunis, en attendant la couture. Celle-ci s'opère au moyen de deux
18# . CHAPITRE V. -*- ViV SBCTION.
j^rdelettes e))mposées de douze ils non t»rdus.i in •imuUnnéfUenl dans les aussîêres, par ééui cèlés oppoiél du cible; ces cordelettes foritienc des tigia|[s dont le* d{»> verses lignes brisées se croisent entre ellek ail milieu éê Ip corde, et une série de trapèses en oohtaot par leurs angUs obtus. Les quatre aussières à trois torons des cibles anglais doivent, pour supporter le mime poids, ivoir iliM épaisseur plus grande que les aussières adoptées en Belgique; âUM, i poids ^al et i longueur égale, la oorde anglaise est plus roide; la direction des fils s'éoarte davantage de la ligne parallèle à Taxe, et par eonséqueni leur réststanek est kirérieure aux cibles fabriqués sur le eontineht. Gmiom» en outre, la couture se fait à Taide d*une ficelle mimt et fragile I les aussières se disjoignent et des déhrti dfe houille , s*introduisant dans les vides , agrandissent ces fi»* Bures et détériorent le eible.
Les motifs de préférence des cibles plats sur les éuKrim rondes dérivent de leur plus grande solidité , de lelfir moindre résistance i la flexion , de Timpossibiliié où ib se trouvent de se tordfe et de se détordre aussi fréquem^ Ment que les secondes > dans lesquelles est itinsi détérmii^ée ta rupture d'un grand nombre de fils; enfin < Us aussières , agissant parsUèlelnent , peuvent éM chard^ées d'un |i6tds égal à la somme de tous eeux que peut supporier cl>ftcune d'elles prise isolément. La difféi^nee de résistance observée entre deux cibles, l'un plat et Tautne rond , tous deux de mémo longueur et de même poids , est, en vertu de cette circonstance, très-considérable, car si le premier a six centimètres de largeur sur un centimètre d*épnis8eury il supportera 8,000 kilog. i la rupture, tandis que le second, dont le diamètre serait d'environ S7.5 millimètres, ne résistera qu'à un poids de ^,$^00 kilog. Toutefois il est Une limite minimum pour la seoti^
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ibi ûàb\e8 phifl ; il est rare, en effet , que leurs diitoen» sions soient au-dessous dun décimètre de laideur sur m millimètreB d'épaisseur, vu la difficulté de lès coudre; m. outre, ii existe dans certains moteurs des diàpositiom qui forcent à faire usage de cordes rondes, quelle qUt puisse être leur épaisseur.
M5é Durée dês câbles et précautions à prendre pont leur conservation.
Il est bien difficile , pour ne pas dire impossible , dé déterminer oette durée d'une manière absolue , puisqu'elle dépend non -seulement de la fabrication, de la qualité des tuatéHaux employés et de la longueur , mais encore éé ia dherge et du chemin parcouru, o'est-à-dire de lé (|ulihtité de charbon extraite dans un temps donné. L* dufée des câbles est également influeACée par là Aalurè de ratmosphére des puits où ils circulent ; ainsi « il M hkh différent , pour leur conservation , que Tair ^is prévienne directement de la surface, ou qu*il soit chaud M iiiÂé par tes émaneilons de llntérieur ; qu*il soit see ou saturé d*httmidiié; que les eôrdes soient dtredtemëm mouillées par les sources jaillissant des parois des puilS., 6u exposées aux alternatives d'humidité et de sécheresses si nuisibles à cet intermédiaire de rextraction.
Quoi qu'il en soit^ s'il est permis d'indiquer une moyenne expérimentale à ce sujet , on peut considérer la durée des câbles ronds d'un petit diamètre comme étant de quatre à six mois ; celle d'une plus grande épaisseur de six à neuf , et les câbles plats de deux a trois ans. Cependant , si ces derniers sont environnés d'une atmosphère sèche et fréquemment renouvelée, le temps de leur service peut dépaSifT ee terme et s'élever i quatre et même cinq ans,
tandis que, dans les puits humides, il se réduit à dix-huit mois, un an et même moins.
. La durée des cordes en chanvre et en aioés dépendant en grande partie de la bonne qualité des matériaux employéSy Texploitant doit toujours avoir le soin de les exa^ miner à Tintérieur pour vérifier si cette condition est remplie. Il doit s'assurer si la torsion régulière des fils a été réduite au minimum ; si les ausstères d*égale longueur se répartissent également la charge; si la couture double a été faite à points écarlés , avec des cordelettes et non avec des ficelles ; si le cèble plat se dispose suivant une ligne droite et sans donner lieu à aucune inflexion, car une tendance contraire ferait présumer une couture pou soignée et un câble de fort mauvais usage. Enfin , la section choisie sera en rapport avec le poids à soulever et non au-delà, car lexcédant constitue une charge pour la corde elle-même. Dans tous les cas, il est plus convenable d exagérer la laideur et de diminuer Tépaisseur.
La cause la plus active de la destruction des câbles est rhumidiié , dont on les préserve par le goudronnage , malgré la diminution de force de résistance résultant de cette opération. Il existe deux procédés à ce sujet. Le premier consiste à recouvrir isolément chaque fil de cet hydrofuge appliqué à chaud avant de les réunir en faisceaux : cVst le goudronnage en fils. Dans le second , le cible , entièrement achevé , est enduit d*une couche de goudron qui , s attachant exclusivement à la surface , laisse Tintérieur à Tétat de corde blanche. Si Tatmosphére de Texcavation est aquifère, ce dernier procédé n*est pas toujours suffisamment efficace , mais la corde consene presque toute sa force de résistance ; le premier , au contraire , s'applique avantageusement aux puits fort humides ; cependant Texploitant doit vérifier si les cordages ne contiennent pas
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trop- de goudroD y car il ne peut payer au prix du elianvre ou de Taloës une substance peu coûteuse par elle-même et fort nuisible en cas d'excès. Le chanvre absorbe 17 p. c. de son poids de goudron et laloès seulement 13 p. c. lin kilogramme sufût pour une corde ronde en chanvre de 0.015 mètre de diamètre et de 40 mètres de longueur.
Cest ici le lieu de parler d*un procédé spécial de fabrication dont le but est d'obvier h la perte de force résultant de la torsion et du goudronnage. II consiste à placer à rintérieur des aussières une âme en chanvre blanc , c'esti-dire un faisceau de fils parallèles non goudronnés, et de préserver cette âme par une enveloppe de fils enduits de goudron; mais comme Thumidité contracte avec plus d'énergie les fils crus que l'enveloppe goudronnée, une partie du câble supporte toute la charge, se détériore promptement et finit par se rompre. Ce procédé, d'ailleurs, ayant donné lieu à l'introduction dans le faisceau central de substances de qualité inférieure, a été généralement proscrit»
Les autres précautions à prendre pour conserver les eordes et augmenter leur durée consistent à les visiter fréquemment ; à réparer sans retard les parties défectueuses; à les faire travailler pendant leur parcours de la molette à la bobine d'enroulement , dans un plan rigoureusement vertical , sans les forcer à s'infléchir à droite ou à gauche.
Lorsque les vases d'extraction s'accrochent mutuellement au point de rencontre^ ou isolément aux parois des puits, il en résulte un choc , qui se propage dans toute la longueur de la corde et la fait soufl'rir considérablement. Les puits divisés en compartiments , et surtout les conducteurs ou glissières , ont , sous ce rapport , une grande influence .sur la durée de ces organes de communication.
\W . CHAPITRE Y. — Yl*. SICTloa. •
: Im eàbloa suspendus dans les puits se déiétioreol seivs Tinfluenoe de leur propre poids , mais ne souffrent pas uniformément sur toute leur longueur; la charge à laquelle leurs différentes parties sont soumises est d*autailt pins grande que eelles-ei se rapproehent davantage di point de suspension , où elle est au maximum. Il en résulta que la partie inférieure d'une corde sera encore dans un état satisfaisant, lorsque déjà la partie supérieure commenta fera à devenir défectueuse. Il convient de ne pas attendre l'exoés du mal pour y porter remède ; mais dès «pie , par des allongements trop sensibles à Yélevage^ elle fait pressentir une grande fatigue , il convient de la retourner en plaçant auHlessus ce qui était d*abord au-dessouf, et ftce-trtrsd. Les câbles peuvent aussi, dès Teriginci, être composés de deux ou trois fractions de cordes à se^ tions décroissantes et réunies bout à bout par le procé4é indiqué dans le paragraphe suivant. Lorsque leur partie supérieure menace de se dégrader , elles sont disjointes , retournées , puis réunies de nouveau , en intercalant toutefois des parties neuves partout où le besoin s*en fait sentir, finfln , les cordiers construisent , dans le mène but , des eAbles dont l'épaisseur et la largeur diminuent de haut en )mi ees diminutions ne s'effectuent pas par gradation et 4*une manière continue , mais par la division du câble on un certain nombre de parties égales , auxquelles sont applî*^ quées des sections successivement décroissantes. Le diiiDiitre des six aussières diminue avec le nombre 4e fils de earet employés au commettage. La transition d'une action i la suivante a lieu insensiblement sur une longu^r d^enviroa 10 mètres. Tous les oteiiers de eorderie ne 9QRI pas outillés de manière à effectuer un travail de eetfe nature^ aussi ces câbles sont^ils peu répandus quoique leur usage ait répondu au but qu'il s'agissait d^atteindre»
CAUM SU ÇA4NVM Wt UN àLOÉf. iJH)