Baritek ou machines à molettes
La grande quantité de tireurs qu'exigent les treuils appliqués à de grandes prorondeurs engage , la plupart du temps , à les remplacer par des baritels. Les figures i 1 , 13 et 13 de la planche L représentent, en projections verticales et horizontales, une machine à molettes telle que les construisent les mineurs belges dans les cas , fort rares , où ils ont recours & ces appareils.
Un arbre ou cabestan vertical A porte à sa partie supérieure un tambour cylindrique BB^ et à sa partie infé* Heure une ou deux flèches ou bras de levier C^O, k Textrémité desquels agissent les chevaux. Ceux-ci sont attelés à des paloniiiers que supportent des pièces de bois verticales d, appelées demoiselles en Belgique et poupées en France. De même que dans le treuil , les câbles simples ou doubles passent sur deux molettes ou poulies de renvoi e,e\ placées dans des plans tangents aux deux côtés du cylindre. La charpente des molettes SS est formée de quatre montants verticaux assemblés à tenons et mortaises avec les semelles et les chapeaux , et consolidés par des jambes de force t^t, qui lui permettent de résister à la traction de la machine.
L'enroulement des câbles est régularisé par un ajustement particulier. Sur le prolongement de l'axe du tam* bour et à sa partie supérieure est fixé un petit cylindre /; sur lequel s'enroulent deux cordons attachés par une de leurs extrémités à de petites moufles r,r^; chaque moufle est liée, à la partie supérieure des cadres verticaux m, m', qui glissent librement entre des rainures pratiquées sur les deux montants. Ces cadres, munis de deux roulettes entre lesquelles passent les câbles d extraction et soumis à l'actio^
MACHINES A MOLETTES. i8!t
des poids 9,9% sont toujours sollicités h se mouvoir do haut eu bns. Que le tambour soit mis en mouvement, le petit cylindre tourne avec lui et dans le même sens ; les cadres , sollicités par les poids, descendent et dirigent l'enroulement ou le déroulement des câbles. Le tambour tourne en sens inverse ; alors les cadres , rappelés de haut en bas , tendent à replacer la corde dans la situation qu'elle occupait auparavant. La seule condition essentielle pour la régularité de Teffet produit , est que la longueur du cordon enveloppé sur le petit cylindre pendant une révolution complète soit égale au diamètre du câble d*ex(raction. Si le tambour porte un double câble ,' ou si un câble est affecté au service de chaque vase , Tenroulement des cordons s'effectue en sens contraire Tun de l'autre : l'un des cadres descend, tandis que l'autre s'élève, et réci* proquement.
Le conducteur d'un baritel doit toujours être en me* sure d'arrêter instantanément la marche de cet appareil^ soit que les chevaux , n'obéissant pas à sa voix , entraînent le vase d'extraction vers les moleUes , soit que la rupture d'un câble ou des traits du cheval ait lieu dans un instant où le poids de la charge, est assez grand pour faire persévérer la machine dans son mouvement de rotation, soit dans toute autre circonstance analogue qui aurait pour résultat de blesser les hommes et les chevaux , ou tout au moins d'endommager la machine ou de détériorer les parois du puits. Ces accidents sont prévenus par l'emploi d'un frein RR, formé de deux pièces de bois horizontales et munies de sabots à leur point de contact avec le tam* bour ; aux extrémités de chacune de ces pièces sont encastrées deux poulies v, v sur lesquelles passe une corde x,a;; celte disposition constitue une véritable moufle que met en jeu un petit treuil y , sur lequel vient s'en*-
i%$ CHAPITRE V. — Vil*. SBCTIOIf.
rouler rextrémité de la corde. En ca^ d'accideqt^ VouvrijQtf déçrooliQur , placé à portée de la manivelle du treuil « saisit vivement cette dernière et lui imprime un mouveiDent de rotation. Les deux solives $e rapprochent ei (ç frptlemeot des semelles sur le cylindre enraie Tappar^il. Eo cessant d*appuyer sur le treuil « la corde se. relàcbç St les deux contre-poids J, J* suffisent pour écarter h t^t^ des solives du frein et rendre au tambour sa U^erlé df mouvement.
Les manèges sont ordinairement recouverts d*une toiture destinée à préserver les chevaux et leurs conducteurs des ialempérics de Tatmosphère ; cette toiture est support^ par une enceinte muraillée de forme octogone , percée de portes et de fenêtres, et dans laquelle sont encastréf leç sommiers et les jambes de force. En outre , la plateforme sur laquelle circulent les chevaux est établie à 3 ou 5 mètres au-dessus du sol naturel, par lentassei^ent des déblais fournis par les premiers mètres du fongage«