Machine rotative à cylindre horizontal
Les figures 9, 10 et il de la planche LI représentent une machine à cylindre horizontal, à haute pression et sans condensation, en usage dans les mines de houille pour extraire le charbon à de petites profondeurs, pour commencer Tavaleresse d'un puits ou remorquer les produits des tailles le long d'un plan incliné. Ces trois figures comprennent les détails suivants :
J, cylindre à vapeur. Son diamètre étant de 0.30 mètre ^ la course du piston de 0.60, la tension de la vapeur dans la chaudière de 3 à 4 atmosphères et le nombre de révolutions du volant par minute de 40 à 50, il en résulte que la machine peut être considérée comme ayant une force exprimée par 9 à 12 chevaux-vapeur d'effet utile.
6et c, le piston et sa tige, dont l'extrémité repose, par TOME m. 13
194 CHAPITRE V. — va*. SECTION.
rinlcrmédiaire de deux galets, sur deux lames de fer bien dressées et disposées horizontalement.
<7, boite à vapeur placée au-dessus du cylindre; elle contient le tiroir de distribution.
Z>, tuyau adducteur transmettant la vapeur des chaudières au cylindre. Une manivelle, liée avec un robinet, règle la quantité de vapeur admise dans le cylindre.
Ef tuyau de décharge de la vapeur qui a produit son effet.
d, bielle liée par Tune de ses extrémités à la mani* velle e, à laquelle est imprimé un mouvement de rotation.
F, arbre portant le volant G vers le milieu de sa lon^ gueur, et, & Tune de ses extrémîtés, le pignon /.
JT, grande roue dentée commandée par le pignon.
M, arbre des bobines , ainsi désigné parce qu'il reçoh les deux organes de ce nom sur lesquels s'enroulent les câbles plats d'extraction. L'une de ces bobines est visible dans la figure 1 1 , où elle est désignée par les lettres N N.
P, pompes alimentaires.
La distribution de la vapeur se fait à l'aide d'un (iroir unique s y auquel une bielle, montée excentriquement sur l'arbre du volant, communique un mouvement de va eC vient par l'intermédiaire de quelques pièces.
/■, excentrique ajusté sur l'arbre F.
g , tige terminée à l'une de ses extrémités par un collier enveloppant l'excentrique, et, à l'autre, par une poignée A servant à soulever la tige. Une entaille demi-circulaire i est engagée à volonté sur l'un des deux boutons k (m là. du bras de levier /.
m , arbre horizontal attaché à la tige du tiroir de distribution par un levier coudé n; il porte, en outre, une poignée o, dont le machiniste se sert pour conduire le tiroir à la main.
MACHINES A VAPEtn. 195
L'introduclion de la vapeur sur les deux feces du piston ^'effectue à la main ou par le mouvement de la machine ^Ue-méme. Dans la première opération, le machiniste saisit la poignée o, la pousse en avant et la retire pour déterminer la rotation de l'arbre m , tantôt dans un sens , tantôt dans le sens contraire; ce mouvement, commitnique par te levier coudé n, feit successivement avancer et reeuler le tiroir de distribution «, et met alternativement les deux fiiees du piston en communication avec les générateurs. Le méflie effet pouvant se produire par Finterraédiaire de rexoentrique /*, de sa lige g et du levier /, la maehioe, pendant la niarche, se Charge de régler ell^ même Fintroduetion de la vapeur dans le cylindre*
Suspendre le mouvement ou en changer le sens est une opération prompte et facile. Les diverses pièces étant disposées entre elles de telle façon que , quand le leviei* / est vertical , le tiroir se trouve au milieu de son excursion et recouvre simultanément les deux orifices d'introduction de la vapeur ) il suffit , lorsque la machine est en marche, de soulever la tige de rexcentrique, de d^ger son entaille du bouton sur lequel elle repose, et, en tnéme temps, de saisir la poignée o pour amener le levier / dans une position verticale; alors, les communications entre la vapeur et l'incérieur du cylindre étant interrempoes, l'appareil s'arrête subitement. S'agit-il , après un temps d'arrêt 9 de reprendre dans le même sens le mouvement Interrompu , le tiroir est remis dans la position qu'il occupait avant l'interruption ; le piston continue la route commencée, et, dès qu'il atteint l'extrémité du cylindre, le machiniste fait affluer la vapeur sur l'autre côté du piston; lorsque, après quelques excursions déterminées à fci main, la machine est en train, il replace l'échancrure de la tige de l'excentrique sur le même bouton et la rotation
196 CHAPÏTHB V. — Vn*. SECTION,
recommence dans le même sens qu'auparavant. Le mouvement doit-il, ou contraire, être renversé, le machiniste, soulevant la tige de Texcentrique de la main gauche, saisit la poignée de la droite et transporte rapidement le tiroir du côté où se dirige le piston; la vapeur afflue sur le point opposé à celui d où elle arrivait, et celle qui se trouve de l'autre côté se répand dans l'atmosphère. Si , par exemple , le piston cheminant de A* en A occupe la position indiquée par la figure 9, il suffit de ramener vivement le tiroir en arrière vers s pour que la vapeur, agissant avec toute sa force d'expansion , détruise les vitesses ac« quises^ arrête le piston et le force de rétrograder vers A\ Lorsque ce dernier arrive à l'extrémité de sa course , le machiniste change la position du tiroir et continue de conduire à la main jusqu'au moment où la marche est régularisée ; il place alors l'échancrure de la tige sur le bouton k^ que porte l'autre extrémité du levier / , et le tiroir continue h s'ouvrir et à se fermer en sens inverse de la manière dont il s'ouvrait et se fermait précédemment;
Quoique ces dispositions présentent assez de sûreté pour qu'il soit permis d'arrêter le mouvement au moyen des seuls tiroirs , le machiniste a ordinairement le soin , dans ces diverses opérations , d'obstruer en totalité ou en partie le passage de la vapeur; il emploie pour cela la manivelle ajustée au-dehors du tuyau adducteur.
Ce moteur, installé sur un cadre formé de sommiers reliés avec des boulons , est éminemment portatif et facile à déplacer.
600. Machine d'extraction à cylindre vertical et à balancier.
La machine représentée en projection verticale par la figure i de la planche LU, et en projection horizontale