Compteurs et indicateurs
G*es( è l'aide des indicateurs que le machinisle est à chaque instant prévenu de la position relative des vases et de leur hauteur dans le puits. Les compteurs^ en outre, font connaître d'une manière exacte le nombre de vase9 extraits dans un temps donné. La description suivante (fig. 1 et 9, pL LV) s'applique à un appareil de cette dernière espèce, installé à Torifice de l'ancien puits de fai mine de Guley (district de la Wurm).
Sur l'une quelconque des parois du bâtiment de la ma* ebine d'eictraction est appliqué un tableau peint en noir^^\ i chaque extrémité duquel sont fixées des poulies à gorge m, m. Un cordeau enveloppe ces deux poulies et supporte des poids p,p* qui représentent les vases d'extraction et se meuvept alternativement de bas en haut et de haut en bas; le mouvement qu'ils reçoivent vient de l'arbre des bobines et leur est communiqué par un système d'axeç en fer et de courroies. La combinaison des organes doit être telle que chacun des poids coïncide avec les lignes extrêmes au moment où les vases d'extraction se trouvent A l'accrochage et à la margelle , et se rencontrent sur la planche lorsque les tonnes se renconlreni également dans le puits ; alors , des expériences directe servent A tracer des lignes correspondantes aux diverses couches
intermédiaires, lelies que Ath, Ueister etc., et aux accrochages dont elles sont Tobjet.
A cet indicateur est adjoint un compteur destiné à marquer spontanément le nombre de Irails ou d'ascensions successives des vases pleins. Cet appareil , représenté dans son ensemble par les ûgures 1 et 3, est exprime en détail par les figures 3 et 4. Il se compose d^un double crochet d'encliquetage a , d*un déclic b , d un contre-poids H et d'une fourchette d , comprenant entre ses deux branches une tige élastique /* terminée par une sonnette g; tous ces objets sont mobiles sur le même axe. Au-dessous se trouve une roue d'encliquetage à six dents e avançant de 1/13*. de tour à chaque impulsion qu'elle reçoit de l'une des extrémités du crochet a; son axe, prolongé au-dehors de la boite , porte en h une aiguille indicatrice.
Voici la manière dont fonctionnent ces divers organes : Supposant que le poids p , cheminant de bas en haut , arrive à l'extrémité de sa course, il se porte contre le dés clic 6 qu'il fait tourner sur son axe , et entraine avec lui le contre-poids J7, qui, franchissant la ligne verticale, retombe en produisant une secousse ; alors le crochet a heurte l'une des dents de la roue e, la fait avancer de un douzième de circonférence , et ce cheminement , transmis à la plus longue des deux aiguilles , est immédiatement indiqué sur le cadran. Dans ce moment , la position de la fourchette étant renversée , la secousse imprimée par le contre^^poids se communique à la sonnette; celle-ci, par ses tintements, prévient le machiniste de la présence du vase plein lorsqu'il se trouve encore a quelques mètres au-dessous de la margelle du puits. Le poids p redescend; p* vient à son tour beurter le déclic , en produisant un mouvement inverse ; et l'autre extrémité du crochet a , se portant sur une dent opposée de la roue d'encliquetage , la fait encore
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avancer dans le même sens d'une quantité égale à un douzième de la circonférence.
Comme la grande aiguille poursuit sa route après avoir reçu douze impuisions successives; et comme après avoir achevé le tour du cadran , elle ne laisserait aucune trace de la révolution effectuée , il a fallu pourvoir à l'adjonction des pièces suivantes : î et î* sont deux roues de simple communication de mouvement, dont la première est fixée sur Taxe de la roue d*encliquetage, et la seconde, sur un axe spécial portant, en outre , un petit pignon k; ce pignon , muni de huit dents, commande une roue d'engrenage mm de 96 dents , qui tourne autour de Taxe h , sans toutefois participer à son mouvement 9 puisqu'elle ne s'y rattache qu'au moyen d'un tube r portant une petite aiguille à son extrémité. Cette disposition est évidemment la même dont se servent les horlogers pour conserver l'indépendance des deux aiguilles d'une montre. Si Ton suppose actuellement que la roue d'encliquetage , après douze impulsions des crochets , ait fait une révolution complète , il en sera de même de la roue t calée sur le même axe, de t* qui engrène avec cette dernière , et du pignon k] or , le nombre des dents de ce pignon étant à celui de sa grande roue comme 8 : 96 ou comme \ : 12 , il s'ensuit que pendant ce temps la petite aiguille se sera avancée d'un arc égal à un douzième de cette circonférence et qu'elle indiquera sur le cadran chaque douzaine de vases extraits jusqu'à concurrence de 12 douzaines. Ainsi , dans la position indiquée par la figure i , la petite aiguille étant sur deux heures et la grande sur six, on en conclut que , dans le moment de l'observation , le nombre de vases extraits a été de 2 1/2 douzaines ou de trente. Telle est la méthode applicable au conirêle des indications données à ce sujet par les personnes chai^;ées de prendre note de la quantité de houille extraite.
Les figures S, 6 et 7 ont pour objet an indieatetir appliqué au service du puits n*. 7 de la mine de Lod^ linsart, près de Gharleroi.
BB^ est une caisse ouverte par-devant; c une poulie tirant son mouvement de Tarbre des bobines , par Tintérmédiaire d'un axe et de deux courroies; p,c,p^ la cordé et les deux poids cylindriques représentant les vases d'extraction; 00 y est une ligne correspondant à la rencontre des vases. Au-dessous de cette ligne se trouve un axe e et deux palettes u, u mobiles autour des points i\t et une tige fg , terminée , d*un cdté par un contre-poids /*, de l'autre par une fourchette gg^ dont les deux branches viennent alternativement heurter la tige flexible d'une sonnette A.
Lorsque les poids descendants viennent porter sur les palettes, celles-ci cèdent et leur livrent passage; si, au eontraire, la rencontre a lieu pendant Tascension, les mêmes palettes, retenues par leur queue, résistent jusqu'à ce que le poids soulève tout le système , qui alors tourne sur son axe en imprimant une secousse à la sonnette. Ce tintement se faisant entendre un peu avant le moment de la reii* eontre des vases, le machiniste peut modérer en temps utile la vitesse de la marche du moteur.