‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 72 sur 188 · Transmission des signaux du jour à Cintirimar · texte numérisé non relu

Transmission des signaux du jour à Cintirimar

des travaux et vice-versâ.

Ces procédés consistent en signaux de diverses espèces qui , ayant pour but des manœuvres relatives à l'extraction^ appartiennent naturellement au chapitre actuel.

Les puits entièrement libres de cloisons, dépourvus de revêtement ou murailles , permettent Tusage de ia voix comme moyen de correspondance entre Tintérieur et le jour»

TRANSMISSION dES SldRAOX. S7i

Un franil nombre de mines du centre (Hainaut) ttansmetieitt ainsi les ordres d*une profondeur de plus de 900 mètres ; ehàquo ordre est précédé d'un cri d'aver-* tissement; les phrases prononcées doivent être brèves ; 1^ mots peu nombreui , accentués et séparés les uns des autres par un certain laps de temps; enfin , comme dddd eeis mines l'usage est de faire remonter les ouvriers sur ied câbles , le machiniste est prévenu de cette circonstance par les coups précipités que les accrocheurs donnent sur TUH des vases d*exiraction«

On place aussi dans les chambres d'accrochage des lam« boors en bois qui , par leur sonorité , transmettent led signaux , consistant en un certain nombre de coupa de marteau et dans la manière dont ils se succèdent. Cet usage $ plus particulièrement adopté dans les mines du district de bharteroi , s'applique à des puits d'une profondeur notable ^ tnàis non divisés en compartiments et dont^ par consél]uent , les parois ont conservé leur sonorité.

Dans les puits boisés, naturellement très-sourds, c*est' ù'^dire dont les parois sont peu propres à répercuter les 6ons , les signaux se transmettent à l'aide de sonnettes mises en mouvement par des cordons en fer descendant le long des parois de l'excavation. Le cordon est ordinairement imposé d'un certain nombre de tiges en fer rond , d'environ 0.01 mètre de diamètre sur deux mètres de longueur, liées entre elles par les anneaux que forment les extrémités de CCS tiges repliées sur elles-mêmes. Il en résulte uhe espèce de chaîne suspendue par sa partie supérieure à une pièce de bois faisant fonction de ressort et à l'extrémité de laquelle est attachée la sonnette. Pout» agiter cette dernière il suffit de mettre en mouvement un levier fixé à l'extrémité inférieure du cordeau. Lorsque les signaux doivent partir d'une grande profondeur , le

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levier rencontre , dans le ressort en bois , une résistanoe eonsidérable , puisqu'elle doit égaler au moins le poids du cordeau ; les tiges alors , cédant aux efforts que doivent faire les ouvriers , finissent par se détacher les unes des autres , par se rompre et apporter du trouble dans cette partie accessoire de Textraclion. Enfin, cette difficulté de manœuvrer Tappareil introduit souvent de la confusion dans les signaux , et l'ouvrier est rarement sur du nombre de coups dont il a fait retentir la sonnette. Les mineurs liégeois ont cherché à porter remède à cet inconvénient en disposant au jour un balancier de contre-poids capable d'équilibrer la totalité du cordeau. Mais il vaut mieux opérer partiellement tous les 40 ou 50 mètres , au moyen d'une poulie et d'une chainette , à l'extrémité de laquelle est suspendue un poids égal à celui de la longueur du cordon compris entre deux poulies. On a aussi substitué fort avantageusement aux tiges une corde en fil de fer formée de cinq à six fils peu tordus , dont la solidité est plus grande sous un poids moindre.

Les principaux signaux pour lesquels les ouvriers de la surface doivent se concerter avec ceux de l'intérieur ont pour objet d'arrêter les vases d'extraction , de leur impri* mer, en temps utile, les mouvements d'ascension et de descente, et surtout d'annoncer le moment où des hommes se pincent sur le câble pour sortir des travaux. Ces signaux de convention se font entendre soit dans lo chambre même du machiniste^ soit à l'orifice du puiis ; ils consistent en un nombre déterminé de coups de sonnette , précipités ou séparés par des intervalles de temps égaux ou inégaux suivant la manœuvre à prescrire.

Les conducleurs des machines d'extraction des districts d'Essen et dcBochum (Westphalie) reçoivent les avertissements de l'intérieur de la mine, par l'interinédinire d'un marteau

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