TRANSMISSION DES SIGNAUX
{Signal ou Klopf'hammer ) ; ce marteau , soulevé par un cordeau dont une extrémité pend dans raccrochage, retombe sur une planche installée au-dessus de la margelle, où le bruit qu*il produit remplace celui de la sonnette.
Les mineurs du Cornwall ont fait usage de barres de fer continues, fixées le long des parois des puits et sur les* quelles il suffit de frapper quelques coups de marteau pour que le son se propage à Tautre extrémité. C*est ainsi qu*à Huel Friendship , près de Tavistock, les signaux se transmettent sans difficulté sur une longueur de 1073 mètres ( 1 ).
Lorsque la disposition des localités l'a permis , la colonne des tuyaux d*épuisement des eaux a été employée avec succès.
Les deux derniers modes semblent très-convenables ; non-seulement ils sont à Fabri de toutes les interruptions causées par les ruptures du cordon , mais encore les signaux peuvent aussi bien se faire du jour à Tintérieur que de raccrochage à Torifice du puits , avantage que n'offrent pas les premiers appareils mentionnés ci-dessus* Alors la transmission des ordres partant de la surface nécessite l'emploi de morceaux de bois ou de bouchons de paille , auxquels les mineurs attachent une certaine signification; ces bouchons, contenant quelquefois un J}illet , sont liés à la chaîne des vases d'extraction , ou simplement jetés dans le puits , au fond duquel ils arrivent fréquemment inaperçus.
Le procédé mis en usage dans quelques puits des mines d'Anzin, sans être sujet à ces inconvénients, offre l'avantage de n'être , en aucune manière , limité dans le nombre des signaux. C'est un tuyau en zinc qui, régnant de la margelle & la chambre d'accrochage, forme un porte-voix au moyen duquel sont transmis prompte-
(I) ÀnnaUs dti Mines ^ Z^. série, tome V, 1834.