‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 77 sur 188 · Echelles en fer droites et hélicoïdales · texte numérisé non relu

Echelles en fer droites et hélicoïdales

M. Plumât , ingénieur de la mine du Levant du Flénu, est le premier qui ait eu l'idée de substituer le fer au bois dans la construction des échelles des paliers et des pièces de support. Ces appareils ont pour montants des barres de fer méplat de 0.06 mètre sur 0.006 mètre d'épaisseur ; ils sont supportés par des barres de fer rond d*un diamètre de 0.025 , encastrées dans les parois du puits. Les échelons ont 0.015 de diamètre. Les paliers , formés de quatre sommiers de même équarris-

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sage que les montants , sont placés de champ et recouverts de barreaux de 0.01 mètre fixés dans les échancrures des sommiers ; ils laissent entre eux un intervalle vide de 0.06 mètre. Les parties qui doivent être encastrées dans la roche sont préservées de la rouille par des enveloppes en toile imbibée de suif; celles qui restent exposées au contact de Tair sont revêtues d'une couche de goudron appliquée à chaud.

Les édielles en fer offrent toute la solidité désirable ; leur durée est plus grande que celle des échelles en bois ; elles ne coûtent guère plus et n'exigent aucune réparation. Leur application dans les mines du Flénu a eu pour résultat de diminuer les effets nuisibles de l'étranglement du courant d'air, puisque les intervalles compris entre les lattes des paliers en bois ne sont en moyenne que de 1/7 de la section du puits ; tandis que , par l'emploi des barreaux en fer, ils représentent les 6/7 de cette surface. Si cette nouvelle construction ne détruit pas les vices inhérents à la position des échelles au milieu de l'atmosphère qui a circulé dans les travaux , elle remédie au moins partiellement à l'insuffisance du courant d'air. Un seul reproche peut leur être adressé : l'impression douloureuse de froid qu'éprouve la main du mineur lorsque , pendant l'hiver , il saisit les échelons situés à la partie de l'appareil la plus rapprochée de la surface.

Les échelles hélicoïdales de M. Lambert , assez semblables aux escaliers tournants si légers des cafés de Paris, ont pour but de concilier , dans les mines du (louchant de Mons , Tinclinaison suivant un angle de 70 degrés , avec la faible section des puits et l'écartement suffisant de deux paliers consécutifs. Elles sont entièrement construites en fer ; les montants , courbés en hélice , sont des barres de fer méplat de 0.09 mëtrç dç largeur et 0.005 mètre

d'épaisseur. L'auteur, dans le but d'en assimiler les éche* Ions aux marches d'un escalier , a disposé deux barreaux dans un même plan horizontal ; comme ils sont séparés par un intervalle de O.OS à 0.06 métré , le mineur ne saisit que celui de devant , auquel est attribué un diamètre plus fort qu'à l'échelon de derrière. D'autres pièces forment une espèce de cloison hélicoïdale propre k garantir l'ouvrier contre les chutes dirigées vers le centre du puits. La hauteur du pas de l'hélice s'accorde, d'ailleurs, avec le diamètre du puits^ de telle façon que les échelles , au point où reposent les pieds de l'ouvrier, fassent un angle constant de 70 degrés avec le plan horizontal.

Ce système semble très-applicable aux puits d'une section trop faible pour pouvoir y placer des échelles inclinées; cependant il ne s'est pas répandu comme on aurait pu Tespérer , quoique les craintes préconçues sur les effets du tournoiement ne se soient pas réalisées. Serait-ce, comme le pensent quelques ingénieurs , parce que Tapplication des mains sur les échelons , provoquant la torsion du corps de l'homme , rend fort difQcile la descente à reculons et trés*faligant leur emploi pour des hauteurs notables?

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