EMPLOI DES CABLES ET DES ÉCHELLES
personnes & une profondeur de 300 mètres , donnerait lieu aux appréeiations suivantes. Les traineurs , au nombre de 94, étant en majeure partie des jeunes gens de 13 à 15 ans, les euffats contiendront en moyenne dix ouvriers; quinze voyages devront être effectués pour descendre le personnel au fond et autant pour le remonter à la surface ; ce seront donc trente traits complètement improduclifs. Comme la marche de la machine est toujours ralentie dans ces circonstances ; comme il faut du temps pour se placer dans les vases et pour en sortir, les retards éprouvés s^clèveront h six heures au moins , pendant lesquelles la vapeur sera absorbée sans produire d^effet proQtable. L'ascension et la descente des mineurs de nuit (au nombre de 75, dont 28boiseurs, coupeurs de mur, etc., et 47 traineurs) n'en* traînent aucune perte de temps , puisqu'elles s'effectuent pendant la sortie ou rentrée des mineurs de jour.
Le compte de ces diverses dépenses peut s'établir comme suit pour les deux cent quatre-vingts jours de travail annuel:
25,000 hectolitres de charbon menu de qualité inférieure à 0,40 fr. . • . fr. 10,000 »
Huile , savon , suif et réparations de la machine . • » 2,150 »
Total, fr. 12,150 n dont 1/4 pour le temps perdu. ...» 3,057 50
Perte provenant des cordes réformées avant leur usure complète » 1,500 »
Secours et pensions attribués aux victimes des vases d'extraction ou à leurs veuves. . • • • »» 86 96
C'est donc, en déflnitive, une dépense annuelle de fr. 4,624 46
f98 CHAPITRE V. — IX"". SECTION.
ifae rexpWicant éccmomise par la cireolation des ouvrten attr les échelles (1).
Mais cette éeonomie est-elle réelle ?
I^a somme de force qu'un bomme peut dépenser tn une journée est une quantité étidemment déQnie el bornée i dont H convient de retrancber les efforts appliqués k Tas* eensioo et à la descente sur les échelles lorsqu'il s'agie de connaître le travail utile dont il est capable. C'est done aux dépens de ce travail que Fouvrier peut se renitë de la surface à l'intérieur de la mine , et réeiproquemeiH< La Société polytechnique du Cornwall a reconnu qu'un homme du poids de 72.5 kilogrammes emploie une heure pour s'élever d'une profondeur de 475.S0 métrés, que h descente réclame une force égale au tiers de la force absorbée par l'ascension, et que, comme il ne peut soin tenir de pareils efforts pendant plus de quatre heures , sa dépense s'élève au tiers de la force que la nature lui accorde pour chaque journée de travail.
Dans de semblables conditions , le puits de 300 méires
( 1 ) Le salaire des conducteurs de la machine ne peut dire compris dans les éléments de ce compte i car» quoique la durée de Texiraction soit limitée à 12 ou 13 heures et que les U*avaax accessoires en réclament au plus 4 ou 5, les ouvriers qui composent ce personnel reçoivent leur patment intégral , que le moteur marche ou qu*il reste à Tétat de repos. Il en est de même des réparations des bâtiments, opération indépendante du mode usité pour rintroduction et la sortie des mineurs.
Quant à la base sur laquelle est établi le chiffre des pensions, le lecteur verra plus loin qu*un ouvrier sur onze cents est blessé ou tué par remploi des cuffats. S'il suppose que Tun de ces accidents coûte six cents francs, les 223 ouvriers entraîneront la chance d*une dépense de fr, 121-64, dont les 3/7 seulement sont impnubles au compte des câbles, puisque remploi des échelles a contre lui une chance de 2/7. Il résulte , en définiiive , une somme de Ar. 86-98 assez tnsignilianle , quorqu*exag(5réc.