EMPLOI DES CABLES ET DES ÉCHELLES. S
de profondeur pris ci-dessas pour exemple exigera un cin* quième de celte force , et comme la dépense journalière pour 89haveiirs, boiseurs, coupeurs de mur,ete.,à3 fr. 164 fr. 141 traineurs et manœuvres . • • 1 » 141 »
forme une somme de 305 fr.
280 jours de travail donneront .... 8S,400 n
dont le cinquième 17,080 »
forme un chiffre bien plus élevé que la dépense nécessitée par remploi des vases d'extraction ( 1 ).
Mais penserait-on que Touvrier ne dépense pas un cinquième de la force dont il peut disposer? Sans s*arréter alors à la quotité des efforts absorbés en pure perte, sans rechercher si, ainsi que le disent les mineurs du Couchant de Mons, il ne leur est pas possible de franchir plus de sept fois par jour une hauteur de 330 mètres par les échelles actuelles (2) , on peut, en faisant abstraction de la descente et en se plaçant dans des conditions tellement favorables qu'elles en soient anormales, considérer les échelles comme de véritables escaliers sur lesquels les mineurs montent et descendent librement. Comme, d'après M. Navier, le travail développé dans ces circonstances par un homme du poids de 65 kilogrammes peut être évalué è 281^000 kilog. élevés à un mètre de hauteur , c'est-à-dire que cet homme peut s'élever lui-même de 281,000
4,323 mètres, le mineur remontera du fond
des travaux. ' =14 fois delà profondeur de 300 met.,
(1) On sait d'ailleurs que chaque puits de la Compagnie d*An£tn, dont la profondeur atteint 300 mètres , lui coûte • pour excédant de salaire, une somme annuelle de 12 à 14,000 francs.
(3) Brochure publiée à Mons par M. Lambert, aspirant ingéaieur des mines.
300 CUAPITRE V. — IX*. SECTION.
la dépense de force se réduit alors à — j^— = 6,100 fr. ,
somme qui, quoique résultant de conditions impossibles à obtenir, est encore plus forte que la valeur dépensée pour la circulation sur les câbles d'extraction. Les échelles n oiïrcnt donc , quant à Téconomie , aucune supériorité sur les vases ; elles se trouvent , au contraire , dans un état d'infériorité très-notable.
634. Du ciioix à faire entre les deux procédés relativement aux accidents et à la durée de la vie des mineurs.
Sous le point de vue de Thumanité, ni les cuffats, ni les échelles ne peuvent malheureusement présenter aux mineurs une garantie suffisante contre les accidents; car si^ d*un côté, la rupture du câble, de la chaîne qui le termine ou des chaincltcs d attache; la dislocation ou la fracture de Tun des organes de communication du cylindre aux bobines; l'inattention du machiniste ou Tiraprudence des ouvriers places dans le cuffat; si la chute d*une pierre qui se détache des parois du puits, sont autant de causes efficientes d'accidents toujours extrêmement graves, puisqu'ils entraînent ordinairement la perte de la vie , de l'autre , les échelles offrent-elles tine sécurité complète ? N'a-t-on pas à craindre , en effet , la rupture d'un ou plusieurs échelons; l'arrachement d'un crampon ; la pourriture des bois de support et leur affaissement sous le poids des ouvriers? N'a-t*on pas à redouter à un plus haut degré et & chaque instant l'imprudence de ces derniers ou les conséquences de leur précipitation dans les changements d'échelle? Ils peuvent, il est vrai, descendre par escouades commandées par un mineur prudent ; mais cnipéchera-t-il