‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 85 sur 188 · TOME ni · texte numérisé non relu

TOME ni

étiMigifinento où ces apënitiont, eéndiittef aVee ^nidilièt^^ 8'éxécutent nvee ordre , où le ehoix de» maéhintsles dMM tante garantie , les accidenta de cette nature sont extrérile* ment rares.

Cependant l'inspection des chiffres eontemis dans le tableau semble au premier abord faire une question d*huma-^ nité de l'emploi des échelles et de la proscription eDiii}>lèlé des vases d'extraction. Mais qu'est-ce donc t|u'lin homme tué ou blessé sur 1,150, en comparaison du nombre de ceux qui succombent aux affections pulmonaireà? Si^ comme le pense M. Hanot, la vieillesse anticipée et la mort pré* maturëe de la moitié de la population charbonnière active du Couchant de Mons doivent être attribuées à ces maladies si meurtrières (1 ); si, comme l'a reconnu la Société polytechnique du Cornwall, les travaux des mines , et êurtoui l'influence nuisible des échelles, abrègent de vingt ans la vie des mineurs , n'est-on pas fatalement conduit à regarder les victimes du cuffat, quoique provenant d'un état de choses déplorable , comme n'offrant qu'une importance secondaire relativement aux cas si nombreux de mortalité imputables à l'usage des échelles? N'y a-t-il pas également lieu de faire entrer en ligne de compte la situation pénible dans laquelle se trouvent les malheureux forcés de renoncer à leur travail vers la fin de leur existence, lorsque, pour subvenir à leurs besoins, ils devraient le continuer; îors^ qu'ils le continueraient, en effet, si leur constitution n'avait été prématurément détruite , et s'ils ne devaient s'exposer

(1) Si (M Mies texaete», semblables k eellès des leeMeMI fm prefment ^its, pehnéttaleiit éé eota^tatêr lé noflibrè éès oafHM èhlev^li la fl«ar de Tftge psr les sfiieetîoiis fRil0oiMitres*,fiKilt que le nombre total indiqué ne fAt des plus effhiyanli.

KMPLOI BIS CàBktS ET DU É€flBl.LES. 307

1 OD sarcroit de fatigue il*aulent plus grand qu'ils son« pii» égés (1)?

Dans toutes les exploitations belges « exeepté cdles do Gouobant de Mons et quelques mines dispersées dans leé tntrea districts ^ l'osage des cordes est généralement admis fbur Tasoension et la descente des ouvriers (2), L'Angle- %^n n*offre aucune exception aous ce rapport, il en esl de même dans les mines de la Loire. AAncin, on no se sert que des échelles ; mais si , en astreignant les mineurs à ce travail fatigant, les exploitants ont eu pour objet quelque motif d'économie, tout bénéfice a disparu du moment où le salaire a dû être augmenté de fr. 0,9B par jovr pour les profondeurs excédant SOO mètres. Enfin ^ en Prusse, remploi presque général des cftbies en fil de fcr donnant lieu à des ruptures instantanées que la texture ne peut faire prévoir ^ les vases d'extraction sont proscrits comme moyen de cireuiacion dans les puits. Mais les tra* taux de ces mines sont généralement situés à une si futble profondeur au-dessous du sol que ce mode n'offre jusqu*^ présent aucun inconvénient de quelque gravité.

Quoi qu'il en soit, l'imperfection des deux procédés de Iransiation est actuellement si généralement reconnue qu'un grand nombre de bons esprits se sont occupés et s'oc«

(1) Si, dans certains districts o& remploi du câble esl générai, les mineurs étaient astreints à Tusage des échelles, un cinquièma •t qoelquaféis un qoart de la popolatton appUqaée aax travaux inl^ienrs serait condamnée k rioaction et, par suite, li la piol proronde misère.

{i) Ces lignes étaient écrites lorsque, dans les premiers Jours de Janvier 1891 , est intervenu un arrêté royal qui rend les échelles obligatoires pour la descente, en laissant facultatif l*emploi des vases fÊ^MnMm poor la remonte. U ett peut^tre été convenable de |Mar «ne exeepikm en flivear des cages et des autres vases cîN culant sur des voles verticales.

SOS CHAPITRE. V. — IXV SBCTIO:<.

cupent encore de trouver des moyens propres & resserrer le nombre des accidents de ce genre dans des limites aussi étroites que possible ; car le mal ne peut que s'aggraver à mesure que les puits s'approfondissent y soit que les ouvriers fassent usage des échelles , qui alors deviennent de plus en plus fatigantes, soit qu'ils se placent sur les câbles, dont les accroissements de longueur augmentent les chances de rupture.

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