JppareU du même genre proposé par M. GutbaL
Cet appareil n*a malheureusement pas encore été con* struit sur une grande échelle. Il se compose de deux systèmes de tiges oscillantes suspendues à des pistons plongeurs qui, fonctionnant dans des cylindres, reçoivent du moteur un mouv^ent de va-et-vient vertical. Cette partie , désignée par M. Guibal sous le nom d'outil, se lie avec un cylindre dans lequel un piston fait mouvoir des colonnes d'eau qui , alternativement , pressent la base des plongeurs ou leur permettent de céder & l'action de la gravité. La tige du piston est elle-même liée, par des manivelles et des roues d'engrenage, avec une machine & vapeur, origine de tout mouvement.
Chaque système oscillant , animé d'un mouvement alternatif inverse , porte à divers étages équidistants des paliers destinés aux hommes et des rails propres à recevoir les vases qu'il s'agit de faire circuler. Ces rails étant soulevés à la fin de chaque oscillation, les wagons, placés sur un plan incliné, passent alors d'un système sur l'autre; leur marche est analogue à celle des hommes sur les échelles mobiles, malgré le défaut de spontanéité de ces objets inanimés.
Les figures 1 et S de la planche LIX sont des coupes verticales, l'une, longitudinale, l'autre transversale, de la partie de l'appareil installée dans le puits et à son orifice. TOME m. 23
538 cuAPiTaB V. — ix". segtioic«
La figure 3 en est In projection horizontale. Daos Ipqtes ces figures , les mêmes lettres désignent les mémeç objets^
AyAy ^ diverses pièces d'une charpente construite sur la margelle du puits pour recevoir les organes mécaniques de l'appareil et guider les attirails pendant leur course. Elle se compose de montants , de semelles , de moises , de contre-fiches , etc. , et s'élève à 10 mètres au-dessus du sol.
CjC^CyC^ cylindres assujettis entre les six montants de la charpente. Semblables en tout aux corps des pompes foulantes , ils sont munis , à leur extrémité supérieure , d'une boite à bourrage, et communiquent^ par leur partie inférieure , avec les tuyaux d'entrée et de sortie de Teau.
P, P, P% P* , pistons que le liquide soulève et laisse retomber allernativement. Ils sont, réunis deux à deux par des sommiers en fonte T, pourvus , vers le milieu de leur longueur, de nervures saillantes 6,6; dans ces nervures viennent se fixer , à Paide d'écrous , quatre fortes tiges en fer f ^ tt constituant les systèmes oscillants. Ces tiges, assemblées à vis et à douille taraudée , comme les tiges de sonde , reçoivent alternativement et tous les six mètres les rails r destinés aux wagons vides qui descendent et les rails q des wagons pleins qui remontent; en sorte que les paliers affectés au même service sont disposés à des distances de 12 mètres les uns des autres. Les plates-formes A, A, servant à l'introduction des hommes dans les travaux , sont intercalées entre les précédentes. Lorsque ^ après chaque oscillation , les paliers se trouvent au même niveau , les ouvriers et les wagons passent d'un système sur Taut^re , les premiers, par un mouvement de marche; les seconds, par un mouvement de bascule , ou plutôt , par l'inclinaison que prennent les rails au moment où ils doivent rejeter leur charge sur les chemins de fer des plates-formes opposées.
NOUVEAUX APPAREILS l>* EXTRACTION. 35l^
Les paliers des wagons (fig. 3 et 4, pi. LX) se eomposeot chacun de deux semelles transversales en bois a^a , fixées en place par des écrous serrés au-dessus et au-dessous. Des contre-rails c^c complètent le cadre et préviennent toute chance de déraillement des wagons*
M. Guibal , prévoyant le cas où , par suite de l'extensibilité des tirants en fer , les paUers cesseraient de eorres* pondre entre eux , a trouvé une disposition fort ingénieuse pour racheter leur défaut de coïncidence verticale.
Les rails r^r^ formés de bandes de fer plat recourbées eo arriére , s'articulent sur de petites potences en fer faisanl saillie de 0.22 métré vers le centre du puits ; c'est sur cet organe qu'ils s'appuient et se soulèvent. Leurs extrémités ne viennent pas se placer bout à bout , mais se croisent sur une longueur de 0.40 mètre et sont déviées de leur direction pour se livrer mutuellement passage ; d'où il résulte que , si l'un d'eux reste à un niveau plus bas que le rail correspondant , ils se font réciproquement ciseau ; leur point d'intersection chemine en avant ou en arrière et n'occupe la position du milieu que dans le cas de niveau exact. Cette disposition permet de racheter les défauts de coïncidence verticale moindres de 0.06 mètre.
Les deux tiges oscillantes , quoique librement suspendues dans le puits, sont cependant liées l'une à l'autre, et assujetties à occuper une position relative invariable pendant les mouvements de va-et-vient. Cette disposition , visible dans les figures 3 et 4 de la planche LX , consiste en une barre de fer en forme de T , placée sur l'un des tirants , tandis que l'autre tirant reçoit, de distance en distance, des griffes qui embrassent la barre ^ en sorte que, tout eu conservant le glissement nécessaire au jeu de l'appareil^ les déplacements horizontaux sont prévenus et aucun écarte-% ment des tiges ne peut avoir lieu.
Le soulèvement des rails est provoque par quatretringles disposées à Tarrière de chaque système et qui s'étendent sans interruption sur toute sur la hauteur du puits. Deux d'entre elles ss^ss {ûg. 1 et 2, pi. LIX) correspondent aux voitures vides et les deux autres uv,uu aux wagons pleins. Il suffit d'agir sur ces tiges pour imprimer un mouvement convenable h tous les rails avec lesquels elles sont liées.
Les figures i et 3 de la planche LX donnent le détail des organes nécessaires à la communication de ces mouvements. La partie des dessins située h gauche du lecteur se rapporte aux wagons vides , et celle de droite , aux vases pleins. Quelques tringles ont été supprimées afin d'éviter la confusion. Les tiges s,s sont suspendues à une traverse x assise sur l'extrémité de deux leviers /, l ; ces leviers sont calés sur un même axe, qui repose, par les entretoises e,e , sur les quatre tiges de suspension ; ils sont, en outre, liés par des barreaux à une autre traverse z, dont les extrémités, formant douille, glissent le long des deux tirants d'arrière. Au-dessous, et ù une distance égale à la course des pistons plongeurs , se trouve une disposition analogue affectée aux wagons pleins, mais qui tend à renverser le sens du mouvement. Cette disposition est visible dans les figures d'ensemble de la planche LIX et dans la partie de droite des figures 1 et 2 de la planche LX. Elle consiste en tiges de soulèvement ti^ ti, également suspendues & une traverse x* qui s'appuie sur l'extrémité de deux petits leviers /',i'; ceux-ci reposent sur un axe que supportent les traverses e' , c' fixées aux tirants de suspension ; z^ est une seconde traverse également liée avec les leviers /' , P.
Entre ces pièces correspondantes au haut et au bas de la course des pistons sont installés divers organes fixes , consistant en balanciers £, B^ assujettis sur leurs axes.