‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 93 sur 188 · NOUVEAUX APPAREILS D^EXTRACTION · texte numérisé non relu

NOUVEAUX APPAREILS D^EXTRACTION

et en deux manivelles if, IP mises en rapport, par deux bielles d, d*, avec la tige f du piston plongeur d'une pompe foulante animée d'un mouvement de va-et-vient vertical* Ce mouvement est communiqué, par les bielles et les manivelles, aux balanciers By B\ Le premier soulève la traverse z et, par suite, x , à laquelle sont suspendues les tiges «, s , qui agissent par soulèvement sur tous les rails chargés de wagons vides. Le balancier B^ abaisse la traverse z'; celle-ci, par Tintermédiaire des leviers i^,/^ soulève la traverse x\ les tiges u , u qui y sont suspendues et, par conséquent, tous les rails chargés de wagons pleins. C'est ainsi que les vases passent réciproquement d'un système oscillant sur le système parallèle.

Les organes de la transmission de mouvement sont : un cylindre horizontal CC (fig. 5 et 6, pi. LX)^ dans lequel se meut un piston P, auquel un système de bielles BB^ et de manivelles M imprime le mouvement alternatif; deux roues d'engrenage A, A', placées en porte à faux sur leurs axes et commandées par des pignons Q,Q\ reçoivent le mouvement d'une machine à vapeur par Tintcrmédiairc de la roue 5 et du pignon V. Des tuyaux ^,^, qui ont leur origine aux deux extrémités du cylindre C C , établissent une communication entre celui-ci et les cylindres des pistons plongeurs (fig. 2, pi. LIX), de manière que l'eau^ dont tout l'appareil est rempli , provoque l'ascension ou la descente de ceux-ci dès que le piston moteur se met en mouvement.

Linventeur obtient le repos absolu à la fin de chaque excursion et le soulèvement des paliers pendant ce temps d'arrêt, au moyen des organes suivants :

La traverse t«t< (fig. 5 et 6) porte un manchon D (représenté sur une plus grande échelle dans les fig. 7 et 8). Ce manchon , doublement fileté , fait écrou pour la tige T

et vis pour la traverse un. Il est accompagné d*un levier curseur E qui se meut dans une rainure F pratiquée audessus des glissières. Il résulte de cette disposition que, pendant le temps où le levier curseur est maintenu dans la partie rectiligne de la rainure , le manchon D ne peut tourner autour de son axe , et que , par conséquent , tout le mouvement des bielles transmis à la traverse tiu est intégralement transmis au piston. Mais, aux extrémités de la course , la direction de la rainure permettant au curseur de dévier de la ligne droite , le manchon tourne sur luimême , chemine dans la traverse, en entrnine la tige du piston dans le même sens , si , toutefois , le mouvement circulaire est interdit tant à cette dernière qu*à la traverse. Or, si les choses ont été combinées de telle façon que le mouvement de rotation du manchon produise un cheminement égal à celui des bielles, mais dirigé en sens inverse, les deux mouvements s'annihilant mutuellement, il en résulte un repos absolu à la fln de chaque excursion. Les figures 8 et 6 indiquent le milieu du moment de repos. Quoique le piston P cesse de cheminer pendant un certain laps de temps , la traverse uu, poussée par les bielles, n'en a pas moins continué sa route. C'est pendant cette prolongation de mouvement qu'a eu lieu le soulèvement* des tiges auxquelles sont attachés les rails des paliers. Dès que la force du moteur devient disponible en raison de l'état de repos absolu dans lequel se trouvent les systèmes oscillants , la traverse uu rencontre l'un des leviers / ou P, qu'elle incline en les poussant devant elle; ce mouvement, transmis aux pièces d'un parallélogramme d'Olivier Evans, entraîne la descente du piston d'une pompe foulante JT; alors la colonne d'eau , sur laquelle presse le piston , soulève l'autre piston de la pompe k (fig. 3, pK LIX), qui agit sur les balanciers £,£ (fig. 1 et 2 , pi. LX), placés à

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