AMIACHBIIBNT DE LA HOUILLE
eui^iuém^ , ou , suivant le mode de travail adopté, d0B éavrien spéciaux portant le nom d'abaîteurs , en déterminent la rupture et le détachent complètement. Cette opération est facile lorsqu'on agit sur des couches létldrea et déliteused , ou recoupées de nombreuses fissures 9UfB^mment ouvertes ; mais il faut que le mineur ait eu le âoin de se diriger de telle façon que la face antérieure du parallélipipède soit parallèle au plan de clivage, afin de déterminer par derrière une cinquième face presque entièrement dégagée. A mesure que rabatteur fait tomber ïeê arcs-boutants et disparaître les massifs réservés dans le haVage^ la couche s^affaisse spontanément, et quelquefois si promptement que l'ouvrier doit être très-attentif s'il veut éviter l'atteinte des blocs qui tombent de tous cdtés sur le sol.
Si l'adhérence de la houille à la roche empêche le parallélipipéde de s'affaisser sous son propre poids, le mineur en facilite la chute par l'insertion de coins entre la couche et le toit, ou dans les fissures parallèles aux pians de stratification. Il choisit, dans tous les cas , les points où cette adhérence est la plus grande , et où , par conséquent, le fer produira les effets les plus avantageux. Souvent renfoncement d'un seul coin bien placé produit plus d'effet que ne le pourrait faire un grand nombre d'entre eux disposés sans discernement.
Les houilles compactes et exemptes de fissures fbrceni le mineur à recourir à la poudre. Il fore avec la tarière un trou aussi profond que l'entaille ; il y introduit une cartouche de 60 à 100 grammes seulement , car son but n'est pas de faire sauter la couche, mais d'ébranler la masse, d'y déterminer des fissures ou d'agrandir celles qui existent déjii. Il provoque ensuite la chute de la houille au moyea de coins et se sert des leviers pour achever de détacher
3b2 CHAPITRE IV. — r*. SECTION.
les blocs. Une trop forte charge serait de la poudre inutilement perdue et réduirait en menu beaucoup de gros charbon.
Lorsque le havage est pratiqué vers le toit ou au milieu de la couche , Tarrachement des bancs inférieurs se fait à Taide de la pince. Le mineur, armé de cel outil, en introduit l'extrémité tranchante entre le mur et la bouille ; puis , s'appuyant sur l'autre extrémité , il agil par une série de chocs, soulève le parallélipipède , Té* branle, agrandit les fissures et donne prise aux coins et aux haveresses, au moyen desquels il achève de détacher les blocs. Mais ce travail , fort pénible déjà dans les couches minces , vu la nécessité de les soulever dans leur intégrité, devient tout-à-fait impraticable pour l'arrachement des couches d'une certaine épaisseur. On doit alors diviser le travail et attaquer successivement les divers bancs de houille, ou, si celle-ci ne forme qu'une seule masse^ employer des coups de mine placés horizontalement et très* près du mur.
Ce qui précède se rapporte aux couches sur lesquelles reposent des stratifications suffisamment solides. Mais si le havage doit s'effectuer dans un lit de schiste voisin d'un toit déliteux, l'abattage devient une opération délicate, et exige de grandes précautions. Dans ce cas, après avoir ménagé des massifs 5,«, et avoir inséré des pilots tels que r (fig. 4), on procède, non plus par l'arrachement simultané de tout le parallélipipède circonscrit par les entailles , mais par l'enlèvement successif des divers fragments. Ainsi , 9,9* représentent deux blocs remplacés , après leur enlèvement , par deux étan« çons provisoires ti , v , auxquels on substitue , lorsque la cavité devient suffisante, des chapeaux to, 10 appliqués contre le toit , avec superposition de bois de