ARBACHEMENT DE LA HOUILLE
F, voie de retour de Tair ; o^o , élançons ; p^p , bois de taille,
La figure 13 représente un boisage complet du front de taille, tel que peut le réclamer la nature fort ébouleuse du toit, p^p^ étançons; 9,9, chapeaux ou belles recouvertes de bois de reliement (wâies).
La figure 14 indique la position des remblaiset le boisage des deux galeries £ et F de roulage et d*aérage. La puismoœ de la couche étant assez grande , le coupage de voie o'a eu pour but que de rendre horizontal le sol de la galerie de roulage dirigée suivant le sens de Talongement.
La figure 11 représente une taille exécutée dans une eouclie dont le toit, assez compact, permet de se dispenser de remploi des chapeaux. Les étais installés dans les galeries , au-dessous des parties peu solides du faite (fig. 16), $om fixés en place à Taide de coins insérés entre le toit et leur partie supérieure ; les extrémités inférieures de ces bois se logent dans des entailles pratiquées au mur.
Dans la figure 12 , les roches encaissantes ne réclament aiu^un moyen de soutènement ; on se contente de maintenir réeartement du toit et du mur , à Taide de quelques étais. L'arraebemeot du toit s'est fait par un seul coup de mine c.
Lorsque le terrain est disloqué , il arrive quelquefois que 1*00 combine , pour le revêtement des galeries , le n^iiraîlMment et le boisage, ainsi que l'indique la figure 17.
39^. Tailles droites établies dans les couches en dressant.
La figure 3 de la planche XXVIII est la représentation d*une taille droite , dont B G est la galerie de roulage, et /f D la voie de retour de Pair. La figure 2 est une section perpendiculaire à la précédente, dans laquelle EeiD rcpré-
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sentent respectivement les deux galeries ci^essus indiquées.
iC',rest le front de cet atelier, pour lequel la nature des roches encaissantes est supposée exiger un boisage trèscomplet. Les semelles et les chapeaux ou beiks a, a, a sont des bouts de perches de 0.10 mètre de diamètre et de 3 à 4 mètres de longueur ; ils sont appliqués contre les parois de la couche et leur écartement est maintenu par des bois de taille c, c, c placés à chacune de leurs extrémités et au milieu de leur longueur. Derrière les belles sont insérés des bois de garnissage b,b^b d*environ 1.50 mèlre de longueur, sur un diamètre de 0.03 à 0.04 mètre. Ces todles, comme les appelle le mineur liégeois , servent à maintenir en place de menus branchages ( veloutés ) semblables aux tiges des balais communs , ajoutés dans le but de prévenir la chute des éclats d*un mur ou d'un toit déliteux. Le tout est consolidé par des bois de retenue d,d, cCd* (Tendrais) encastrés par leurs extrémités dans les roches encaissantes ; leur objet est de résister à la déviation des belles chassées en avant par la pression des remblais ou de la houille du front de taille C, C ( 1 ). Dans les cîrconstanoes plus favorables , cette opération se réduit è de simples étais disposés sur les points qui offrent quelque danger d*éboulenient.
Les échafaudages 0^0, sur lesquels s'installent les mineurs , sont formés d'étais horizontaux et de quelques bouts de planches. Ces paliers , qui ont aussi pour but d'empé* cher les débris du havage d*incommoder les ouvriers placés au-dessous , doivent offrir une parfaite solidité ; car si Fun d'eux vient à se détacher ou à se rompre sous la pression des blocs de houille^ hommes et boisage tombent péle-méie au bas de la taille, et les premiers doivent se considérer
( i ) Les termes employés poor désigner les différentes parties du boisage se rappoftfint ici aux mi^es des environs de Liège.
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comme fort heureux s'ils ne sont que blessés ou meurtris. Un semblable aoeîdent , arrivé en 1857 , à la mine des Six-Bonniers ( Liège ) , a coûté la vie à Tun des haveurs et esusé des blessures fort graves à plusieurs autres.
Le procédé d'arracbement du mineur liégeois dans les eoudies droites est analogue à celui qu'il emploie pour les plaleures de la rive droite. II produit d'abord, è la limite supérieure de la partie dé la taille qui lui est attribuée, une cavité dont la profondeur est égale à l'avancement et la hauteur d'environ 0.60 mètre ; puis il boise et attaque le massif en descendant par reprises de hauteurs très-variables , jusqu'à ce qu'il ait abattu tout le prisme qui constitue sa tâche.
Le coupage de voie est une opération dont on peut se dispenser si la couche ( fig. 4 et 5 ) , assez puissante , est dans une position rapprochée de la verticale. Mais on doit entailler les salbandes ( fig. 8 et 2) si l'inclinaison diminue et si la couche peut être classée parmi les stratifications minces , quelle que soit, d'ailleurs , son inclinaison.
Quant au boisage des galeries , on doit toujours employer au moins un chapeau (ponte) et des bois de reliement pour empêcher les remblais de tomber dans la voie inférieure. Si les roches encaissantes , peu solides , donnent des craintes relativement à la pression des remblais , on ajoute un ou deux piliers , et quelquefois on renforce le boisage par des cadres intermédiaires ( fig. 3 ). Lorsque la pression latérale est considérable ( fig. 2 ) , on augmente la résistiince des piliers /, f et on maintient leur écartement au moyen d'une pièce t (Tendrai)^ ajustée au-dessous du chapeau g. Enfin • la galerie supérieure , placée sur les remblais, réclame toujours l'emploi d'une semelle A,A, qui, portant sur une grande étendue , empêche les étançons de s'enfoncer. Dans les tailles très-rapprochées de la verticale,
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on doit laisser entiôremeut libres les deux deroiers aviine^ ments ; le plus rapproché du front de taille est ooeopé par les paliers, et Tavant dernier est réservé pour ia oireulallon de Tair, marchant dans le sens indiqué par les flèehes. Les remblais sont maintenus dans un plan vertical par le boisage qui, deux jours auparavant» servait à préserver les ouvriers contre les éboulements , et qui acCuellement ast revêtu de menus bois. Dans certaines localités, on ehoisil les débris les plus consistants pour en former des murs , derrière lesquels on entasse les roches plus déliteoses. Les ouvriers d'Azineourt (département du Nord) emploient tant d'art dans ce travail , que le boisage consiste aaulament en quelques étais iolercaiés dans le mar de pierres sèches, et destinés à former liaison.
Comme les remblais^ quelle que soit leur origine, m trouvait toujours déposés dans la galerie de roulage, on les fait parvenir à la partie supérieure du ehaaiier es les chargeant dans des paniers qu'on élève au moyen 4*ua petit treuil simple.