‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 122 sur 193 · DISTRICT DE CHARLEROI · texte numérisé non relu

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en bas; dans d*autres localités, mal entretenues, elles s'obstruèrent et leur utilité fut complètement annulée.

Les gites houillers de ce bassin s'offrent, quant à lexploitation , sous deux aspects fort différents : les maitresses-allures, ou grands plats du Nord, dont l'exploi- Cation est facile et régulière^ mais dans lesquels on rencontre ordinairement beaucoup d'eau, et les retours, ou alternatives de droits et de plats. C'est parmi ces derniers et au centre du bassin que se trouvent les couches propres à la fabrication du coke ; mais leur état de dislocation donne lieu à un arrachement difficile, à une quotité d'extraction comparativement faible, et à des prix de revient assez élevés.

Dans quelques rares mines de ce district ^ la disposition des lieux a permis l'établissement de galeries d'exploitation pour conduire au jour les produits de l'arrachement; partout ailleurs on emploie des puits d'extraction (maUresses-fasses). Ceux-ci sont généralement elliptiques ; les plus grands ont une section de 3.20 sur 3.35 mètres. Quelques-uns , destinés simultanément à l'extraction et à l'exhaure , sont circulaires; leur diamètre est de 3 mètres. Les puits d'aérage {fifsses al feyère) ont un diamètre moyen de i.76 mètre; ils sont ordinairement creusés à environ 10 mètres en amont des précédents. Les mineurs étant habitués à pénétrer dans les mines et à en sortir à l'aide des vases d'extraction , il existe peu de puits spéciaux pour les échelles, etj cellesci ne sont considérées que comme moyen de sauve* tage. Le diamètre des puits d'exhaure varie de 1.75 à 9.35 mètres. Ordinairement, une seule machine assez puissante suffit pour toute une concession ; quelquefois on en applique deux. Dans des circonstances tout-à-fait exceptionnelles, on voit certaines mines faire fonctionner un plus grand nombre d'appareils d'épuisement au moment des TOME H. 26

hauts niveatuc, c'est-à-dire au printemps, époque de U plus grande affluence des eaux dans les mines. Les roches encais- ^Dtes du district de Charleroi sont assez solides pour que Ie3 parois des puits , quoique privées de revêtement, restent intactes pendant' un assez long espace de tem|tt« Mais les nombreuses réparations dont ces excavations sont l'objet font souvent regretter de ne les avoir pas munullés du haut en bas dès Forigine de leur creusement.

Les chambres d'accrochage (enwyages) ont leurs parois parallèles au petit axe du puits , aûn que leur largeur soit la plus grande possible; au fond de cette excavation est percée une galerie à travers bancs destinée à recouper la série des couches. Enfin, on établit sur un point convenable un rappuroir ou cavité dans laquelle se réunissent les eaux de la partie supérieure du terrain.

413. Àndmne eoi^ploitation du district de QuurknÂ. (Fig. 5, pi. XXIX.)

La ligne d'allongement A J^ , passant par le point de rencontre du puits principal et de la couche , divise celle-ci en deux parties appelées veine de comble et veine de pied. Après avoir établi une communication entre les deux puits d'extraction A et d'aérage B , le mineur perçait, suivant la direction, une galerie de 2 mètres de laq[eur, qu'il prolongeait jusqu'à une distance de 25 à 30 mètres du premier de ces puits; puis, se retournant à angle droit , il ouvrait une voie ascendaïue et la dirigeait suivant la ligne de plus grande pente , si l'inclinaisoft de la couche était faible , ou dlagonalement ( ett beriai^ sant)^ dans le cas contraire. Arrivé à une certaioue hauteur, il se hâtait de desserrer au puits de retour, ferowiil la première communication à l'aide de deux portes tré9*

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solides , et le courant d'air se trouvait établi. Perçant alors , un peu plus à Test ou à Touest , une série de voies montantes » il atteignait la partie la plus élevée du champ qu'il se proposait d'arracher , apràs avoir ainsi préparé des tailles en nombre assez variable , c'est-à-dire deux ou trois dans les retours et 6 à 7 dans les maltresses-allures. Le courant d'air , parvenu à l'extrémité de la voie de niveau , circulait dans les galeries ascendantes et redescendait par le pilier PfP^ ou voie de retour de l'air. Dés le commencement de ce travail de préparation , on avait pu reconnaître la nature consistante ou ébouleuse du toit : dans le premier cas, les ateliers étaient portés à leur plus grande hauteur ( 20 métrés ) et s'accolaient les uns aux autres , de manière à arracher la totalité de la couche ; dans le second, la hauteur était réduite à 15 et même 10 mètres , et les tailles étaient séparées entre elles par des massifs de houille o, o {stois) de 7 à 8 mètres au maximum et de 5 à 4 mètres pour les travaux de peu de durée. La partie du comble étant ainsi disposée , l'exploitation commençait par le chantier le plus élevé ; on le chassait jusqu'à une distance de f KO à 900 mètres , puis on prenait successivement les autres tailles en descendant. La galerie partant du puits était appelée, comme elle l'est encore actuellement, voie de niveau^ et les tailles parallèles étaient désignées par des numéros d'ordre dont la valeur s'accroissait à mesure que l'on s'éloignait du puits d'extraction. L'abandon successif de chaque atelier était suivi de la construction de deux barrages (estoupées) g et h; ce dernier, établi dans la voie d'aén^, était traversé par un tuyau de fer livrant passage au gaz {piUeux ou monesté) qui se rendait incessamment, mais en faibles quantités, sur le foyer d'appel {feu du monastère).

L'exploitation de la couche du pied se faisait par voiea

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descendanles {défonceménts) , disposées oomme les voies montaûtes. Dès que le premier défoncemeot était arrivé à la profondeur voulue , le mineur chassait une taille parallèle à la voie de niveau , dont elle était ordinairement séparée par un massif destiné à empêcher les eaux d'îafiltration de s*écouler des excavations du comble dans les travaux inférieurs. Pendant ce travail, un second défoncement était immédiatement suivi d'une taille, et ainsi de suite, jusqu'à ce que la difficulté d'épuiser les eaux et les frais du transport de la houiUe sur les galeries inclinées fussent tels qu'il devint impossible de porter l'exploitation à un niveau inférieur. C'est ainsi que , dans quelques localités , on a vu successivement 7 & 8 défoncements , dont les chantiers formaient une tranche de plus de i50 mètres mesurés suivant la ligne de plus grande pente. Il arrivait aussi qu'un seul défoncement donnait naissance à plusieurs tailles avee ou sans massifs de séparation. Avant de se retirer, l'ouvrier arrachait aux stots la quantité de houille compatible avee la nature des roches encaissantes; cette opération portait le nom de rebassenage ( 1 ). La marclie du courant venii* lateur , figurée par les flèches , était alors ascendante à partir des tailles et se trouvait dans des conditions satisfaisantes de salubrité. Les produits parvenaient au pied du puits d'extraction à l'aide de treuils (moulins) installés à la tète de chaque galerie descendante*

On observait .certaines règles quant à l'ordre à suivre dans la succession des tailles du comble et du pied. Lorsque les stratifications contenant des infiltrations faisaient craindre une trop grande affluence d'eau dans les défoncements , on commençait par l'arrachement de la partie inférieure de la couclie. Mais, s'il était possible de

(!) Toutes ces expressions sont encore actuellement en usage*

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prévoir d'abondants dégagements de gaz inflammable , les premiers travaux se portaient , au contraire , dans les combles , afin de créer des réservoirs dans lesquels le grisou pût s'accumoler sans incommoder les ouvriers.

A cette époque, des galeries à travers bancs {bauweUes) étaient percées pour atteindre certaines parties de couches. Une cloison verticale les divisait en deux compartiments , dont Tun servait à l'introduction, et l'autre (le kemé) au retour du courant d'air. Plus tard , les mineurs ayant eu l'occasion d'observer que la destruction de cette paroi par les coups de feu avait pour résultat de supprimer immédiatement la circulation de l'air, prirent l'habitude, dans quelques mines, de percer simultanément et sur le même plan horizontal deux bauwettes parallèles séparées par un masaf de rocher de 6 à 7 mètres d'épaisseur. Cette disposition était déjà une amélioration ; mais elle était coûteuse^ et il est évident que la division du* champ d'exploitation en tranches déterminées par des galeries à travers bancs placées ainlessus les autres , fut un grand progrès sous le rapport de l'économie; car, dans l'ancienne méthode, il fallait deux fois autant de bauwettes, plus deux, que de tranches à exploiter ; tandis qu'il suffit , dans la nouveile , d'en creuser une de plus que le nombre des zones.

4i4. Nouveau mode assez généralement usité dans les mines de Charleroi.

L'ancien procédé , si défectueux sous le rapport de la ventilation des tailles du comble et du transport des produits des défoncements à Venvoyage (chambre d'accrochage), s'est transformé par la seule modification relative à l'aménagement du terrain. Actuellement, sauf quelques exceptions plus ou moins motivées , les chantiers d'arrachement

se trouvent constamment au-dessus de la galerie d'allon* gement , les massifs sont supprimés , de même que les défoncements , et le courant d*air est ascensionnel. Le système général est le suivant.

Soient a et 6 ( fig« 6 ) les puits d'extraction et de retour deTair; ce* et d(P les galeries qui limitent la tranche à exploiter, galeries que Ton met en communication par le percement dans la ooucbe d'une voie e , e dirigée suivant la ligne de plus grande pente. La circulation du courant ventilateur étant ainsi établie « la hauteur de la tranche , qui , par hypothèse , est de 60 mètres , est divisée en trois ateliers , attaqués simultanément sur toute la loin gueur de la ligne. On coupe Ui voies ^ c'est-à-dire on excave le toit ou le mur de la couche pour donner aux diverses galeries {voies de niveau d,d\ voies intermédiaires fi /* et piliers c , c*) les hauteurs oonvenables. Le charbon de chaque atelier ^t réuni sur la voie de roulage et transporté en arrière jusqu'à la tète des plans automor teurs s^ Sy d'où il descend à l'aide d*un treuil (touret). On construit quelquefois autant de plans incHnéa qu'il y a de tailles « moins une , et les produits de la partie supérieure de la tranche les parcourent tous successivement*

Le front des tailles est dispo^ suivant une seule ligne droite ; cependant , lorsque l'insuffisance des remblais force le mineur à en recueillir 3ur d'autres points de la mine, comme il doit les relever le long des plans inclinés et les conduire dans les divers chantiers , il dispose ceux-ci en gradins , afin que , l'arrachement du mur se faisant audelà du point où les remblais sont versés dans la taille, il soit possible d'éviter une confusion nuisible à ces deux genres de travaux*

L'exploitation de la couche dite Gros-Pierre par le puits n*". 3 de la mine du Gouffre est un exemple fort

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régaUer de ce mode d'exploitation (fig* 1 et 3, pL XXIX). A est le puits d'extraction dont la section est rectangu* laire. L'air qui a parcouru les travaux se réunit dans un puits intérieur 6 (burquin)^ traverse la bauwette c d et s'engage dans le puits d'aérage e , dont le fond correspond & l'étage supérieur. La galerie destinée au retour de Taif forme ainsi avec le puits principal une tranche d'une grande hauteur , qui se subdivise en zones plus petites contenant trois ou quatre tailles seulement. De l'envoyage t part une petite bauwette A A* recoupant la couche en A* , point où doit s'établir la voie de niveau 9,9,9* Au^ dessous, la taille MM mise en communication avec le puisard sert de réservoir ; là se réunissent les eaux provenant de la partie de la couche en exploitation, qui, peu abondantes, sont enlevées pendant la nuit à l'aide des vases d'extraction , les pompes n'étant pas pro^ longées jusqu'au fond et s'arrétant è l'étage supérieur de. Le mineur s'est d'abord porté du puits J au burquin b en conduisant l'air avec lui ; pour cela il a chassé une taille NN suivant l'inclinaison ; puis il a établi trois chantiers superposés n"*. 1, n*. 2, n°. 3, dont les produits parviennent sur la voie de niveau le long des plans automoteurs ^ après avoir circulé sur les voies intermédiaires. Le boisage des voies de roulage consiste en portes ( siancenures ) composées de deux étais : le bais de voie , placé du coté d'amont ; le bois de fond, situé en aval du précédent , et d'un chapeau , ou beite. Les bois de reliement établis au-dessus de ce dernier ( êclimpes ) sont des pièce» de O.OS mètre de diamètre. Les queues, de mêmes dimensions que les sclimpes , se placent derrière les bois de voie et préviennent la chute des remblais dans les galeries ; on les remplace fréquemment par des murs en pierre sèche ( muriioè ) , qui concourent efficacement au soutènement

du toit. Le boisage de la voie supérieure d'aérage se compose également d'un 60» de pilier y placé du oôlé des rem* biais; d'un bois de troussage^ du coté opposé, d'une beUê^ de 8climpe$ et de queues. Dans les chantiers , le toit est soutenu par des chapeaux ou ralongues surmontées d'éiais normaux aux stratifications {bm de taille).

41 S. Emploi des défoneements.

La nouvelle disposition adoptée pour les galeries à travers bancs n'a pas fait entièrement disparaître le système des défoneements. On les emploie encore , soit abusivement, soit parce qu'en certaines circonstances on ne peut faire autrement ; ainsi , lorsque le mineur chasse des voies descendantes pour -reconnaître le droit du pied , c'est-àdire le crochon inférieur d'un plat en exploitation, s'il rencontre la couche dans des conditions avantageuses, il monte d'abord un chantier et remet à une époque ultérieure le fonçage du puits d'extraction et le percement de la bauwette inférieure; il en établit un second audessous du premier, puis un troisième, et continue ainsi jusqu'à ce que toute la tranche soit exploitée* Il agit de même si la couche , peu productive , lui fait craindre d'entreprendre des travaux qui seraient cependant un acheminement vers les autres couches qu'il devra ultérieurement exploiter, et, dans tous les cas, il dépense successivement en frais de transport une somme plas considérable que s'il eût exécuté les percements nécessaires à travers les stratifications stériles. Mais ces anomalies deviennent de jour en jour plus rares , et l'on ne voit plus que quelques mines peu importantes céder a oet entraînement si désavantageux.

Cependant les défoneements sQPt quelquefois une néces-

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tàîè pour le mineur qui exploite les couches en retour ou les alternatives de droits et de plats. Ces circonstances » dont les figures 3 et 4 de la planche XXIX offrent un exemple, se rencontrent fréquemment dans la pratique. La première de ces figures est un plan horizontal de la partie de la couche repliée sur elle-même, dans laquelle gc exprime la ligne d'intersection du plat et du droit ei gh la voie de niveau. La seconde est une section par un plan perpendiculaire à la direction ^ de c* est le crochon pris en cd de la figure 3 , et baa^ le même crochon en a 6. ji étant le point où la couche a été recoupée par la galerie à travers bancs , on voit qu'il reste au-dessus de la voie de niveau une partie triangulaire N d'autant plus grande que Tennoyage est plus considérable. Si cette houille devait être prise par une galerie horizontale , on devrait , après ^voir enfoncé le puits , percer deux galeries dans les roches stériles , Tune à travers bancs , Tautre suivant la direction ; celle-ci , pouvant être fort prolongée , occasionnerait des dépenses hors de proportion avec les bénéfices résultant de la partie triangulaire à exploiter. Il est alors indispensable de procéder par défoncements et de faire remonter les produits sur la voie de niveau à l'aide d'une série de treuils rr, ou, mieux encore, en établissant pour toutes les tailles un seul plan incliné ^ sur lequel un manège remorque les charbons.

416. Difficultés rehUvea à la direction ascensionnelle du courant d^air dans les couches en retour.

Les couches reeoupées par des galeries à travers bancs pereées à deux étages différents donnent lieu à des travaux dont le courant d'air est constamment ascensionnel à partir du pied des Cailles jusqu'à leur partie supérieure, et hori«

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zontal pour le reste du parcours ; la l^éreté qu^il acquiert en circulant dans les travaux- vient en aide au mouvemenl. Ce résultat, facile è obtenir dans les grandes plateures» peut, au contraire, présenter des difficultés et entraîner de grandes dépenses lorsque Texploitation a pour objet les couches soumises aux inflexions et aux irrégularités si fréquentes dans la partie méridionale des bassins belges, et» en particulier, dans le district de Gharleroi. En efiet^ dans rignorance où se trouve le mineur de la position exacte du crochon» dont la connaissance est indispensable pour diriger les travaux dans les roches encaissantes, il peroe la première galerie à travers bancs à peu près a Tavenlure ; la hauteur de la tranche à exploiter , sauf de légères modifications , entraine la position de la seconde voie, et il lorive fréquemment que, au-dessus de celle-ci, se trouvent des parties notables de couche , dans lesquelles le coui^nl ne peut être ascensionnel. Mais supposant qu'il ne peree Ie$ galeries à travers banes qu'après avoir reconnu les ero« cbons , si ces galeries sont disposées de manière à atteindre le retour en deux points convenables, la oonfiguratiofi des inflexions est toujours telle que les autres stratifica^ tions, recoupées nécessairement au^essus ou ainkasoua de leurs orochoos , seroni exposées aux mêmes incenvénieuls. Ainsi l'application trop rigoureuse du règlement relatif à la direction constamment ascensionnelle du courant d'air place le mineur dans la fâcheuse alternative , ou d'abandonner de trèa-notables parties de eooehes, ou de se livrer à des travaux de percement hors de toute proportion avec les produits qu'il espère pouvoir obtenir ; c'est ce que démontrent suffisamment les exemple» suivants :

Soie une plateure abde rencontrée par deux galaîes c et s; d*c(ec* et b^baa^ les coupes transversales passant par c d et a fr. Les crochons , se relevant par suite

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de Tennoyage p forment , avec l'horizon , un angle quelconque fndl. Si le retour de Tair doit nécessairement s'effee* tqer à travers une galerie horizontale ikc, la surface à exploiter se rétrécira peu à peu et s*annihilera à une distance d'autant plus petite du point de départ que Tinelinaison de Tennoyage sera plus considérable^ or, à Gbarleroi par exemple, Tinclinaison étant souvent* de IS degrés, il en résultera qu'à 100 mètres de l'origine le mineur aura déjà au-dessus de sa tête une hauteur de couche de 26 à 27 mètres , mesurée suivant rinclinaison et formant un triangle kca complètement inaccessible. Si la plateure intercalée dans le droit n'a qu'i^ne faible largeur , les tailles devront s'arrêter peu après leur mise en activité , car si cette largeur est de 80 mètres, par exemple, l'exploitation oe pourra être prolongée au-delà de 300 mètres du point de déport. Que fera alors l'exploitant, qui, après s'être imposé de grandes dépenses en percement de galeries à travers les roches encaissantes , se trouvera privé des produits «ur lesquels il avait le droit de compter ? Ira«t-il , partant d'an point supérieur , percer , suivant la direction des atrates» une excavation or destinée au retour de l'air, exe?^vation qu'il d^vra proloiiger à de grandes distances et qpi, peut-être , n'aura aucuQ résultat » si l'ennoyage vient à changer? Abaodonnera*t-il le reste de la couche pour se plaeer dans une autre qui , symétriquement placée , lui donnera lep mêmes résultats 7 Évidemment non , car le épurant ventilateur étant un mélange parfeitement uniforme d'air et de gaz nuisibles, il peut, sans danger, le faire pasaer à travers une galerie descendante , inclinée même de 15 degrés, s'il a le soin d'éviter les contournements et les inflexions trop brusques , s'il la dirige suivant une ligne sensiblement droite^ et surtout s'il s'astreint à prendre toD)es les précautions nécessaires. Évidemment , des près-

criptions trop absolues auraient , dans ces circonstances , des conséquences très-fàcheuses. L'administration des mines belges l'a si bien senti qu'elle a dû , plusieurs fois déjk , faire fléchir le principe et autoriser les exploitants à procéder d'une manière exceptionnelle , afin de les soustraire aux graves inconvénients résultant de son application trop rigoureuse.

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